Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
www.jacqueline.salenson.fr

www.jacqueline.salenson.fr

QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

mort douce, mort volontaire ou mort acceptée?

http://www.liberation.fr/societe/2014/06/29/l-anorexie-finale-une-mort-en-douceur-pour-les-personnes-agees_1053370

L’anorexie finale, une mort en douceur pour les personnes âgées, par Marie de HENNEZEL Psychologue, psychothérapeute 29 juin 2014 à 18:06

TRIBUNE

On parle beaucoup, ces jours-ci, de l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles.

Cette façon de mourir est mal perçue par le monde des bien-portants, jeunes, autonomes. On la juge archaïque et cruelle. Mourir de faim ou de soif ! On préfère l’idée d’une mort rapide, voire immédiate, par injection d’un poison à la lente agonie supposée douloureuse qu’entraîne le fait d’arrêter d’être alimenté et hydraté. La charge symbolique est forte.

JE PENSE QUE C'EST UNE IDÉE FAUSSE :

LE CHOIX de la façon de mourir n'est pas entre mort lente ou plus rapide : tant qu'on ne souffre pas, ce n'est pas l'essentiel, il est ENTRE MORT VOLONTAIRE, choisie, aidée ou non, et MORT PASSIVE, acceptée, aidée ou non.

SI CERTAINS (peu nombreux, À PEINE 2% des mourants au Benelux qui le permet) préfèrent une MORT VOLONTAIRE, ET RAPIDE, ce qui devrait être leur droit, et on devrait pouvoir les accompagner et les aider,

LA MAJORITÉ DES PERSONNES (98%) NE SOUHAITENT PAS UNE MORT VOLONTAIRE.

Elles veulent seulement qu'on les laisse mourir tranquilles : ni acharnement, ni souffrances, et peu importe le temps que cela prendra si cela est respecté.

«quand on n’a plus faim et que l’on est très affaibli, on ne souffre pas de ne plus s’alimenter. »

Tout à fait d'accord. On souffre au contraire de se voir obliger de prendre de la nourriture qu'on ne veut pas.

Remarque : Marie de Hennezel parle avec des personnes autonomes et vieillissantes, pas avec tout le monde.

« J’anime, régulièrement, des ateliers sur le sens de l’âge dans des résidences services pour personnes âgées autonomes... chacun exprime ses peurs, ses souhaits, l’idée qu’il se fait d’une fin digne, et les échanges vont bon train. Quand je pose la question : «Qu’est-ce que c’est pour vous mourir dans la dignité ?» la réponse est unanime :

«Mourir chez soi, dans son lit, surtout pas à l’hôpital, sans souffrir, sans acharnement thérapeutique, entouré d’affection et de présence. Pouvoir glisser lentement dans la mort, dans un environnement protégé, sans être forcé à s’alimenter si l’on n’a plus faim.»

Quand je rappelle que notre cadre législatif permet, aujourd’hui, de mourir ainsi, mais que

  • il faut savoir anticiper, écrire ses souhaits, »

oui, IL FAUT ABSOLUMENT QUE TOUS LES FRANÇAIS MAJEURS ÉCRIVENT LEURS DIRECTIVES ANTICIPÉES sans attendre l'approche de fin de vie (qui ne viendra peut-être jamais, la mort étant par essence imprévue), la réitération est très importante, et on peut bien sûr les modifier à tout moment.

A chacun ses idées sur sa vie et sa fin de vie, sa mort, il faut en parler et y réfléchir, nous sommes tous mortels.

  • « il faut prendre contact suffisamment tôt avec une équipe mobile de soins palliatifs - ce qui ne fait pas mourir pour autant - »

Comment prendre contact avec des équipes, même mobiles, de soins palliatifs qui n'existent presque pas ? Et sont débordées ?

Et pourquoi faudrait-il obligatoirement passer par elles ? Elles dépendent toujours de l'hôpital.

On sait d'autre part que la plupart s'opposent à la mort volontaire et poussent à l'acharnement dit palliatif: alimentation et hydratation artificielles, voire autres machines (oxygène, dialyses, chimios, etc...) pour ceux qui ne peuvent ou veulent plus manger et boire.

Pourquoi notre médecin traitant ne pourrait-il pas soulager nos souffrances et nous accompagner, alors qu'il nous connaît bien ? C'est à lui (elle) de le faire, pas à l'hôpital, sauf si on est hospitalisé.

  • « alors mes interlocuteurs se demandent pourquoi réclamer une loi qui légalise l’euthanasie ou le suicide assisté. Ces deux «solutions de fin de vie» leur font peur.

Pourquoi systématiquement INTERDIRE l'expression de la volonté de décider de sa vie, donc de sa mort ? (sans y pousser non plus)

Parce qu'on leur présente ce choix comme celui du médecin, pas le leur,

ce qui n'est pas le sens donné par les associations « pour mourir dignement ».

Parce qu'elles ne sont pas courantes, le frein des religions et des habitudes est important :

on ne décide pas de sa vie ! C'est leur dieu qui en décide ! (ou plutôt leur médecin, qui serait assimilé à Dieu, ou à une Science déifiée, je ne sais pas pourquoi...)

« Plus les personnes âgées se fragilisent, plus elles ont besoin de confiance dans leurs rapports àautrui, plus elles craignent d’être, tôt ou tard, perçues comme un fardeau. »

Elles le sont en réalité, il est inutile de se voiler la face, et pour leurs proches et pour la société, et elles le savent, mais pas pour ceux qui font de l'argent sur « l'or gris », et qui tiennent aux prolongations de vie, même inutiles, même en souffrances...

« La loi actuelle - qui maintient l’interdit de donner délibérément la mort - est une loi qui les protège, du moins l’espèrent-ils » ou leur dit-on ?

oui, l'espoir fait vivre et on les persuade que cette loi est bonne même quand on sait que nul ne l'applique, pourquoi ?parce que son application n'est pas clairement définie.

UNE NOUVELLE LOI CONSERVERA CET INTERDIT :

« Je sais déjà, ayant reçu quelques réactions à l’acquittement du docteur Bonnemaison, qu’une forme d’inquiétude se lève. »

Je vois mal un médecin tuer délibérément un malade, c'est absurde, et

ceux qui ont acquitté le Dr Bonnemaison l'ont bien compris :

ce médecin est opposé à « l'euthanasie », au sens de décision délibérée du médecin de « tuer » le mourant,

il l'a dit et répété, il n'a pas tué mais seulement soulagé des souffrances de l'agonie, ce qui, en conséquence, peut abréger la vie, mais ceci est légal!

MAIS UNE NOUVELLE LOI RESPECTERA AUSSI

  • CEUX QUI VEULENT ÊTRE AIDÉS POUR UNE MORT VOLONTAIRE, selon LEUR VOLONTÉ et

  • CEUX QUI NE LE VEULENT PAS. .

«On voudrait partir doucement, avoir le temps de dire au revoir, se sentir prêt. »

Marie de Henenzel parle avec des personnes autonomes ! Ce qui n'est pas le cas de la majorité des mourants, pensionnaires d'EHPAD, ou certains handicapés lourds maintenus artificiellement en vie.

Pour pouvoir dire « au revoir » ou « adieu », il faudrait pouvoir le faire, pour beaucoup, c'est trop tard : de nombreuses personnes âgées sont hors d'état de s'exprimer normalement et ne reconnaisse plus leurs proches depuis longtemps... de nombreuses personnes lourdement handicapées ne peuvent plus le faire, d'où LA NÉCESSITÉ DES DIRECTIVES ANTICIPÉES.

Ceux qui refusent de mourir ne sont jamais prêts : voir la fable de la Fontaine : "la mort et le mourant."

« Beaucoup de personnes âgées rêvent de mourir ainsi, d’anorexie finale. Dans un livre récent ( «Nous voulons tous mourir dans la dignité», Robert Laffont, 20131), j’ai raconté comment ma propre belle-mère s’était éteinte de cette façon, sans souffrir. ... cela a mis deux mois. Comme c’était sa décision, et que nous l’avons respectée, elle était sereine. Sa fin a été douce et de ce fait bien vécue par un entourage qui a eu le temps de se préparer à cette mort acceptée. »

L'ESSENTIEL EST BIEN DE RESPECTER LA PERSONNE et ses volontés pour sa fin de vie.

« Pourquoi, alors, appelle-t-on le Samu dès qu’une personne âgée cesse de s’alimenter et demande à ce qu’on la laisse mourir tranquillement ? On les forçait à vivre. Aujourd’hui, de tels comportements sont illégaux. Mais la culture soignante n’a pas beaucoup évolué. On mesure alors l’urgence d’une pédagogie.

D'où l'intérêt du suivi par son médecin habituel. Et pas par de nouvelles personnes inconnues.

Cliniquement, me disait le gériatre François Blanchard, cela n’a pas la même tonalité.

Chez les dépressifs, il y a une tristesse affreuse, un désespoir, une souffrance morale,

chez les autres, le sentiment tranquille d’avoir fait son temps. On est au bout du rouleau, la lampe n’a plus d’huile. Il est temps de partir et de se laisser aller paisiblement.

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article