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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

enquête fins devie, suicide assisté, euthanasie france 3 champagne ardennes

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2014/09/21/enquete-le-suicide-assiste-alternative-la-fin-de-vie-555338.html

REPORTAGE SUR ULTIME LIBERTE et suicide assisté. Excellent et simple.

Mais pourquoi ne pas « aider » au suicide en France ?

On en a le droit, ne pas l'oublier.

M Leonetti lui-même le rappelle très souvent. Il réclame des jurisprudences.

Mais pour cela il faudrait que les suicides cachés soient dévoilés au grand jour. Pas encore dans les habitudes. Beaucoup de familles préfèrent taire leurs suicidés et beaucoup de morts dites naturelles ne le sont pas (tant empoisonnements que accidents de voiture ou autres accidents).

Ne pas confondre l'idée du suicide « assisté » par un médecin et l'idée de simplement « aider » à un acte qui n'est pas condamnable : le suicide : mettre soi-même fin à sa vie.

On nous serine sans cesse que le suicide, c'est mal, c'est honteux, que ce serait suite de dépression, maladie mentale, qu'on peut guérir. C'est faux.

Ne pas oublier que l'Eglise romaine condamne le suicide, comme outrage à son dogme.

Pourquoi tout ce poids de l'Eglise dans une République soi-disant laïque (loi 1905 : séparation des églises et de l'état) ?

Hé bien non, le suicide n'a rien de mal, ni de honteux. C'est la liberté de chacun, un des droits de l'Homme, le droit de disposer de son corps.

Il peut effectivement faire suite à une dépression nerveuse, guérissable ou pas, maladie qu'on doit d'abord essayer de guérir.

L'idée du suicide dépressif est liée aussi à l'idée du harcèlement, harcèlement condamné par la loi, fort heureusement, on parle de « pousser au suicide » : personnellement, je n'y crois pas : on ne peut pas pousser au suicide quelqu'un qui VEUT vivre, sauf le rendre dépressif à force de harcèlement.

Mais le fait de mourir par soi-même peut aussi être le résultat d'une longue réflexion sereine, de sa propre philosophie de vie, l'idée de la liberté d'user de soi-même et de son corps, de rester relativement autonome, ce qui ne veut pas dire qu'on refuse toute aide et accompagnement, l'idée d'une délivrance d'une vie qui a perdu sa qualité, ou sa dignité selon le sens donné à ce mot (pas la dignité venant d'un supposé Dieu créateur, mais MA dignité, au sens où moi, je l'entends : le respect de moi-même, dans mes idées, mon corps).

Il faut rappeler que la loi républicaine ne condamne pas le suicide, donc qu'elle ne peut pas condamner une aide à un acte qui n'est pas délictueux.

Quelle aide possible :

  • Informer sur les moyens à disposition du « pauvre » citoyen qui n'y connaît rien pour un suicide en douceur et non pas un suicide violent, car évidemment le suicide violent traumatise ceux qui restent, alors que mourir en s'endormant est une mort douce. Pourquoi cette information est-elle censurée, donc réservée aux « sachants » ? injustice, inégalité, censure !
  • Accompagner au moment de la mort une personne qui ne veut pas mourir seule. Et de quel droit interdirait-on cet accompagnement à un ami, un époux, une épouse, un enfant, qu'il soit médecin, soignant, ou de tout autre métier ?

Qu'est-ce qui bloque l'information ?

Les lois contre l'incitation au suicide (caduques puisque doublées par les lois anti-harcèlement) et cette loi de non-assistance à personne en danger qui ne distingue pas l'abandon d'un accidenté qui ne veut pas mourir avec la reconnaissance de celui ou celle qui va mourir, de toutes façons et ne souhaite qu'avancer l'échéance prévue.

Ces lois doivent être supprimées ou modifiées.

DÉBAT FRANCE 3 : je conteste LE CHOIX DES INTERVENANTS :

d'abord des catholiques notoires et un médecin, puis des responsables associatifs,

des citoyens variés et divers, malades et en bonne santé ? Non, jamais !

Pourquoi donner tant de place à la seule religion catholique romaine dans une émission de service public ? Cela me choque profondément.

La majorité des français ne sont pas catholiques pratiquants, même si il existe encore des traditions catholiques. Ne pas oublier ces français protestants de divers protestantismes, ces musulmans de diverses façons, ces juifs, ces bouddhistes, etc... mais surtout on semble oublier que la majorité des français sont agnostiques, vaguement croyants mais loin des dogmes des églises, sinon athées.

La France ne se confond pas avec l'Eglise.

on fait parler: un archevêque, les parents de Vincent Lambert : des catholiques farouches, militants.

Tous opposés à toute idée de sui-cide, puisque la vie appartient à leur Dieu.

Tous persuadés que l'amour ( de qui ? des soignants ?) supprime la souffrance de l'agonie, et que ceux qui veulent mourir plus vite sont des gens seuls abandonnés (faux, constaté par une grande expérience).

Tous persuadés qu'il est impératif de nourrir, hydrater artificiellement toute personne, y compris dans le cas d'une sur-vie sans espoir de retour, obstination déraisonnable.

L'archevêque rappelle que pour l'Eglise, la mort subite imprévue est la pire : pas le temps de se confesser et de recevoir les derniers sacrements (il oublie de le dire).

Tout artifice médical technique est un traitement médical, qui ne se justifie qu'en fonction du rapport bénéfices/risques, qui devient de l'obstination déraisonnable dès lors que le bénéfice est nul.

Un médecin catholique (suivant le mouvement de Christine Boutin) très raisonnable, qui remet le débat à sa place par rapport à Vincent Lambert, un cas d'obstination déraisonnable et non pas un cas ni d'euthanasie (mot dont il précise le sens qu'il lui donne : pour un médecin, provoquer la mort de quelqu'un par acte ou par omission de traitements, alors qu'il n'est pas dans le cas de l'obstination déraisonnable, donc qu'on peut encore espérer pour lui un retour à une certaine qualité de vie, ce n'est pas le sens du mot donné par tous) ni de suicide assisté (qu'entend-il par là?).

Mais la loi ne définit pas clairement ce qu'est l'obstination déraisonnable pour un médecin, il est sous-entendu que c'est donner des traitements qui ne procurent au malade aucun bénéfice par rapport à sa qualité de vie (et seul le malade peut définir ce qu'est pour lui la qualité de vie à préserver, par ses directives anticipées et/ou sa parole, pour moi c'est le sens du mot : sa dignité »).

Autres intervenants : les représentants de deux associations nationales qui militent avec les mouvements européens et internationaux pour le droit de « mourir dignement »:

Ultime Liberté avec sa présidente (ex admd) et une adhérente, personnes encore en bonne santé, accent mis sur le suicide assisté comme en Suisse.

admd : la déléguée de Champagne Ardennes (qui signale ses cancers en rémission : c'est ce qu'on appelle une malade chronique) et parle de modifier la loi actuelle dite Leonetti avec des directives anticipées indispensables (méconnues, mais pourquoi ? Nul ne les a fait connaître en milieu médical), qui devraient être rendues opposables, et qui souhaite la possibilité donnée aux médecins de pratiquer l'euthanasie à la belge (sans préciser le sens du mot).

Les deux autres associations nationales (mouvement libre choix et AAVIVRE... sa fin de vie ) ne sont pas invitées, sans doute encore inconnues en Champagne Ardennes.

Nul n'interviewe jamais les simples citoyens, en bonne santé comme en fin de vie, catholiques ou d'autres religions, ou agnostiques et athées.

Et pourtant, n'est-ce pas à eux qu'on s'adresse en premier ?

Jamais d'interview avec des associations laïques ou athées/agnostiques. Pourquoi ?

La médecine ne devrait-elle pas être au service du bien-être des citoyens ? Et pas des bénéfices des labos de pharmacie, médecins, pharmaciens et des ingénieurs apprentis-sorciers qui fabriquent des machines qu'ils se doivent d'amortir (système capitaliste) ?

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LE CONTENU DES DÉBATS :

merci au Dr Karinger qui dit que :

« dans notre société, toute personne a le droit de ne pas souffrir, et le droit d'être autonome ».

« personne ne meure de faim ou de soif, les personnes en fin de vie meurent de ne plus avoir ni faim ni soif ».

par contre deux choses me choquent toujours :

On parle de DÉCISION « COLLÉGIALE » pour la fin de la vie dans la loi Leonetti : C'EST FAUX.

Dans la loi, il est dit que, dans le cas d'un malade qui ne peut plus s'exprimer, c'est le médecin qui décide.

Devoir prendre auparavant l'avis de la personne de confiance, des directives anticipées, de son équipe, voire d'un d'autre médecin (obligatoire par la loi), n'a rien à voir avec la décision d'un collège, décision prise à 50% des voix plus 1, dans un collège qui devrait être défini le même pour tous sur le territoire français, avec autant de non soignants que de soignants, en nombre impair et dont la voix prépondérante devrait être celle de la personne concernée.

On sait que l'équipe d'un médecin lui est plus ou moins soumis, sinon infirmiers ou aide-soignants risquent leur place, l'avis du deuxième médecin n'est pas toujours si indépendant que çà.

Prendre l'avis d'experts demande une action en justice qui peut durer si longtemps que le mourant est mort avant la fin ?

On dit que les directives anticipées ne sont pas écrites parce que parler de sa mort n'est pas facile.

C'est en partie vrai, parce que d'abord ce sont les médecins qui ont peur de la mort et peur de parler de çà avec leurs clients, peur de perdre des clients. Ils sont fautifs de ne pas avoir fait connaître ce dispositif légal depuis 2005 !, à adjoindre pourtant au dossier médical.

Mais en petite partie seulement, l'essentiel du « pourquoi ? cette absence de directives » vient de ce que nul n'a fait connaître ce dispositif à part quelques associations, et aussi parce qu'on sait que le médecin n'a aucune obligation de les suivre et beaucoup disent : « de toutes façons, çà ne sert à rien, le médecin fait ce qu'il veut de nous! »

Quel hôpital propose à l'entrant un modèle de directives anticipées, comme ceux des soins palliatifs de fin de vie, ou autre ? Quel EHPAD les propose ? TRÈS PEU, et très récemment.

Au mieux, on propose la nomination écrite d'une personne de confiance.

Et c'est vrai, tout dépend du médecin sur lequel on tombe à l'hôpital, de notre médecin traitant dont le choix est restreint, surtout dans les déserts ruraux.

La loi permet au médecin d'aider avec les sédations, avec l'arrêt de traitements inutiles, la loi du double effet lui permet d'agir pour supprimer les souffrances sans faire traîner les agonies en longueur, mais c'est lui qui décide, dès lors qu'il considère la personne comme incapable de s'exprimer raisonnablement (bien des personnes qui s'expriment encore ne sont pas écoutées, sous le prétexte qu'une vieille fatiguée et fragile, mais consciente, ne sait pas ce qu'elle dit quand elle dit qu'elle refuse tout traitement, qu'elle arrache tous les tuyaux auxquels on l'a branchée et qu'elle ne veut que mourir, on la brutalise, on la traumatise et on la fait taire -c'est du vécu-).

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