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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 12:09

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse/le-bus-de-la-liberte-fait-etape-toulouse-pour-parler-d-un-sujet-delicat-l-euthanasie-et-le-suicide-assiste-769865.html

je lis :

Tout l'été, de jeunes militants admd sillonnent les routes de France à bord d'un bus.

L'objectif : parler de la mort sans tabou.

« L'ADMD espère obtenir une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs. » : Ce n'est pas « parler de la mort sans tabou ».

Les jeunes de l'admd se promènent, beau voyage aux frais de la princesse! mais pour quoi faire ?

Des mots utilisés sans cesse par la presse et qui compliquent la compréhension des choses :

Que veut dire ce mot « euthanasie » ?

  • Pour nous, associations militantes pour la liberté de choisir sa façon de vivre et de mourir, c'est la mort programmée par la personne, un suicide aidé par un médecin ou autre.

    La décision donc la responsabilité de la mort est celle de l'intéressé seulement.

  • Contrairement aux gens des soins palliatifs français qui interprètent ce mot comme

    la mort donnée par un médecin qui l'a décidée, ce que nul ne souhaite évidemment.

Impossible de s'entendre avec des mots que chacun comprend différemment.

Que veut dire « suicide assisté » ?

un suicide pour lequel la personne est accompagnée: elle ne mourra pas seule.

Sans que l'accompagnant puisse être accusé de non assistance à personne en danger, loi à modifier impérativement pour ces cas là, où le danger pour la personne n'est pas de mourir (c'est son vœu le plus cher), mais de voir sa vie prolongée par la médecine. .

Mourir seul est le lot de tous ceux qui meurent dans la nuit à l'hôpital. Faut-il mourir à l'hôpital ?

Pour moi, non, ce n'est pas le lieu qui convient à un bon accompagnement du mourant.

L'hôpital est fait pour guérir, on ne guérit pas de la mort.

Il y est impossible de donner la main au mourant jusqu'au dernier moment, même s'il le souhaite.

Hors des habitations de la personne ou de quelqu'un de sa famille, il faudrait ouvrir des lieux simples pour mourir comme chacun le souhaite, avec ou sans souffrances, selon la volonté de chacun, mieux que les EHPAD actuels, où on s'occupe d'abord de faire de l'argent et de « distraire » ceux qui peuvent encore profiter des distractions.

« AAVIVRE … sa fin de vie » a cet objectif : créer des maisons de fin de vie, petites unités où chaun pourrait mourir selon son vœu.

PARLER DE LA MORT SANS TABOU, OUI

mais

SANS FAIRE CROIRE QUE LA MORT PROGRAMMÉE SERAIT LA MEILLEURE,

ET INDISPENSABLE DANS NOS LOIS DE SANTÉ.

LA LOI PERMET LE SUICIDE, ou mort programmée actée par soi même, DEPUIS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE, acte non délictueux, hors église catholique romaine, pour lequel une aide simple (ni incitation, ni harcèlement) est possible légalement, avec ou sans médecine.

Si c'est ce que vous souhaitez pour votre fin de vie (philosophie stoïcienne), à vous de l'affirmer dans vos directives et de vous y préparer longtemps à l'avance.


À CHACUN SES OPINIONS SUR SA PROPRE VIE!

  • On sait que la mort programmée en fin de vie n'intéresse pas plus de 2% des mourants (voir la belgique), c'est ainsi et pourquoi pas ? Il faut respecter ces personnes.

  • La plupart des gens préfèrent la mort naturelle voire retardée et beaucoup demandent l'acharnement parce qu'ils veulent vivre le plus longtemps possible, même en triste état et en souffrances (tant qu'elles sont supportables). Faudrait-il pour autant admettre l'obstination déraisonnable payée par tous les citoyens?

Ce que disent les fables de la Fontaine, venant d'Esope, rien de bien récent : peu de gens se sentent stoïciens et ne craignent pas la mort (voir pièce jointe).

AUX MÉDECINS D'ÊTRE HONNÊTES et de ne pas faire croire des billevesées, nul n'est immortel sur terre.

Non, ils ne savent pas tout guérir, non, ils ne savent pas soulager toutes les souffrances, surtout les souffrances morales qu'ils préfèrent ignorer pour avoir la conscience tranquille.

Non, ce ne sont pas des dieux et la médecine n'est pas une science exacte.

A CHACUN D'ENVISAGER SA PROPRE MORT ET DE RÉFLÉCHIR à ce qu'il demandera au système de santé lorsque la fin de la vie s'annoncera, avec des problèmes de santé et des souffrances diverses:

IL EST INDISPENSABLE D'ECRIRE SES DIRECTIVES ANTICIPEES
pour le cas où on deviendrait incapable de dire et de défendre ses propres idées.

LA LOI PERMET DE LAISSER MOURIR SANS LAISSER SOUFFRIR

(ni médicaments ni machines en fin de vie, seulement de quoi ne pas souffrir: sédations partielles ou profondes jusqu'à la mort)

A vous de le demander si c'est cela que vous souhaitez

à partir d'un certain état de santé que vous définirez vous même,

en fonction des capacités et des sens qui vous resteraient.

Car comment définir votre fin de vie, hors des derniers moments d'agonie ?

C'est à vous de donner votre définition, selon l'état de santté où vous serez.

Aucun médecin ne peut prédire la durée de votre fin de vie, même grabataire et sans alimentation et sans médecines. Cela peut durer de quelques jours à quelques mois.

NOUS ESPÉRONS QUE LES MÉDECINS REVIENNENT AU BON SENS des temps anciens des médecins de campagne où nul ne laissait « traîner » trop longtemps un mourant, avec ou sans loi précise sur un geste médical qui aiderait à mourir.

Quelle que soit la méthode utilisée (à laisser aux soins de la science évolutive par essence), ne pas laisser souffrir (moralement et physiquement) est un devoir de tout médecin, prioritaire en fin de vie à tout acte qui prolongerait la vie et serait donc déraisonnable.

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Published by jacqueline.salenson
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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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