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www.jacqueline.salenson.fr

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LOIS ET SANTÉ, FIN DE VIE, MORT: pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs directives anticipées avec leur personne de confiance nommée par écrit, y compris en cas de demande de mort volontaire pour souffrances incurables, avec AAVIVRE ... sa fin de vie.

mort et médiation familiale

http://www.lamaisondelautonomie.com/decisions-medicales-entre-tensions-et-confits-intrafamiliaux-developper-loutil-daide-a-la-decision-familiale/

Je lis des phrases qui me hérissent :

Parmi les principaux facteurs qui sous-tendent les conflits intrafamiliaux et les différents aspects :

La désignation de la personne de confiance comme seul interlocuteur direct du médecin, au sein du groupe familial, génère chez les autres membres de la famille un sentiment de non reconnaissance de leur place et rôle en tant que parents, enfants, conjoints ou proches de la personne malade.....

Justement, le dr Kouchner a institué la personne de confiance (qui n'a aucune raison de faire partie du cercle familial trop proche) pour que les médecins et les familles, y compris en désaccord, puissent respecter les vœux de l'intéressé sur sa vie, sa santé, sa mort : ses directives anticipées, légalisées par le Dr Leonetti en 2005.

Ce qu'il faut ajouter à la loi actuelle, ce qui manque maintenant, c'est le pouvoir de cette personne de confiance, qui devrait être le mandant du pouvoir de décision du malade, lorsque celui ci ne peut plus s'exprimer.

De plus, du fait des différences liées à l’âge et à l’évolution individuelle de chacun, les membres de la famille ne partagent pas les mêmes points de vue, ni les mêmes perceptions et voient différemment les événements.

Des avis divergents entre eux les modes de prise en charge ou le choix de vie pour la personne malade aggravent ces crises assourdies ou manifestes.

On n'y peut rien, les familles désunies voire hostiles entre membres sont la large majorité, ne rêvons pas. Nous sommes des individus dès lors que nous sommes majeurs et nous mettons en place nos propres valeurs.

Pour moi, « famille, je vous hais », est et reste d'actualité.

Il existe un autre aspect, celui du respect de la dignité de la personne ce qui signifie également, celui de l’attachement au système de valeurs et de croyances familiales.

Pourquoi la dignité de la personne serait-elle attachée à un système de valeurs qui ne serait pas le sien ?

Mon système de valeurs peut être très éloigné du milieu où j'ai grandi.

Pourquoi devrais-je être attaché à un système de croyances familiales (çà veut dire quoi exactement ? Que tous les membres d'une même famille croient la même chose???) que j'ai rejeté ?

….................

Donc, quand la prise en charge est encombrée de tensions émotionnelles, le conflit décisionnel associé au conflit lié à la place et au rôle de chacun, cristallisent les rapports de forces.

Il n’y a qu’une seule solution : Le judiciaire.

Aucune alternative extrajudiciaire n’existe aujourd’hui....

PARCE QUE LA LOI EST MAL FAITE, IL FAUT LA CHANGER

elle ne permet pas que la personne de confiance dûment désignée soit le mandant au sujet de la santé, qui a tout pouvoir décisionnel sur la santé de la personne qui l'a mandaté, et qui a donné ses consignes dans ses directives anticipées, papiers qui devraient être obligatoires pour tout adulte responsable, encouragé par les médecins :

en cas d'accident me laissant dans un état de santé mauvais et incurable, je dois en tant qu'adulte responsable y avoir réfléchi et pouvoir dire les soins que j'accepte et refuse selon ma propre éthique de vie, ma philosophie de vie, mes idées sur le système de santé actuel, mon état de santé, au cas où je ne pourrais plus m'exprimer.

La médiation en tant qu’outil d’aide à la décision pourra favoriser une culture de la paix familiale qui préviendra et aidera à la résolution des conflits décisionnels par la construction du dialogue et de la négociation. Ainsi, il est clair qu’aujourd’hui, face au progrès de la médecine dans le champ gérontologique et les soins palliatifs, la médiation familiale devient incontournable.

Désormais, le système de soins et de santé doit faire face à cette réalité :

une organisation familiale harmonieuse, qui permet à l’environnement familial du patient d’assurer son rôle primordial, nécessite un soutien à la reconstruction de l’unité familiale.

JE NE SUIS PAS DU TOUT EN ACCORD AVEC CELA :

Pourquoi voudrait-on une unité familiale par rapport à la mort d'un de ses membres,

et où la famille commence, où elle s'arrête ?

Pour moi, la famille d'un adulte est celle qu'il a construit avec femme et enfants, ou en célibataire avec ses amis.

Ses parents sont déjà de la famille éloignée, qui ne doit en rien influencer les décisions de santé qui le concernent.

Dans le cas de V Lambert, le drame est qu'il n'avait rien écrit, et que notre société ne se contente plus de la parole donnée, elle veut des preuves écrites, système kafkaîen, mais...

Il faut que les médecins ne tiennent pas compte des parents d'un adulte qui a formé sa propre famille en quittant celle des parents, et dont l'éthique était visiblement opposée à celle de ses parents.

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Nathalie 15/08/2015 17:04

Il me semble avoir constaté que le site dont vous nous mettez le lien en entrée est un site commercial. De tout ce qui se joue autour de la fin de vie et de la mort, on peut surtout conclure qu'il y a de forts juteux profits à faire en jouant sur la détresse des gens. Et la moralité ou le soit disant respect de la vie a bon dos, permettant une véritable explosion de toutes sortes d'officines dont le fonds de commerce ne réside pas particulièrement dans l'altruisme et la gratuité. Il y a beaucoup d'indécence dans tout ce charognage.
C'est fou ce que l'humanité a quelque chose d'immature lorsque l'on liste la litanie interminable des intervenants proposés à toutes les phases de l'existence, pour qu'enfin nous atteignions un mieux être, un mieux vivre ensemble, un mieux naissance, un mieux jeune âge, un mieux adolescence, un mieux jeune adulte, un mieux concubinage ou un mieux célibat, un mieux mariage, un mieux divorce, un mieux veillée funèbre, un mieux mourir, un mieux enterrement, etc. Le tout avec facture à l'appui évidemment.
Au train où ça va, les pauvres vont avoir des vies de plus en plus invivables, compte tenu de tous ces mieux machin à côté desquels ils passent.
Peut-être un jour l'humanité atteindra-t-elle une forme de maturité... En attendant, ça tourne plutôt à la cour de récré à tous les niveaux, mais malheureusement avec de quoi détruire.

Quant à Vincent Lambert, il est devenu maintenant simplement un enjeu de lutte. Il ne s'appartient plus. Il n'est plus rien, quoi qu'en dise sa mère. Elle l'a également totalement désincarné, vidé de sa substance, de sa vie et de son humanité pour en faire l'objet de la lutte d'extrémistes religieux.

Non, il n'est plus rien qu'une représentation pour deux camps qui se déchirent, avec en toile de fond un extrémisme religieux dont on semble avoir oublié la traînée de sang qu'il a laissé derrière lui au fil des siècles. Les bûchers, c'était quoi ? Une forme d'euthanasie religieuse sur personnes en bonne santé et soit déficientes mentales pour certaines malheureusement, soit en possession de toutes leurs facultés, tout aussi malheureusement, pour d'autres. Quand on pense à quel point Thomas d'Aquin s'est d'ailleurs trituré l'esprit pour savoir si l'âme (à l'existence de laquelle il faut déjà croire à la base...) était partie constituante du corps ou élément séparé afin de savoir s'il était judicieux ou pas de brûler des gens au risque de brûler leur âme avec... Alors aujourd'hui, ça suffit !!!!
Celles et ceux qui veulent mourir dans la douleur ou vivre à l'état de légumineux sont libres de le faire. Qu'ils et elles laissent les autres libres d'un choix différent. Le choix... Tout est là. Et seulement là.

jacqueline.salenson 16/08/2015 12:48

merci