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www.jacqueline.salenson.fr

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LOIS ET SANTÉ, FIN DE VIE, MORT: pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs directives anticipées avec leur personne de confiance nommée par écrit, y compris en cas de demande de mort volontaire pour souffrances incurables, avec AAVIVRE ... sa fin de vie.

suicides des seniors

http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/suicide-des-seniors-le-cri-d-alarme-798179.html

De quels suicides parle-t-on? De quels seniors?

Quel âge ? 60, 80 ans ou plus ?

Drame de la solitude? pour certains peut-être

mais aussi (et surtout ? ) volonté d'en finir avec une vie qui devient insupportable parce qu'on a perdu trop de capacités, parce qu'on souffre trop.

Où est faite la distinction? nulle part. se méfier des généralités.

Un certain nombre de personnes âgées peuvent souffrir de dépression guérissable, et il faut les soigner, ceux qui se sentent seuls peuvent demander à avoir des visites, de nombreuses associations s'en occupent (je visite régulièrment deux dames d'un certain âge, l'une veuve, l'autre en couple, par l'intermédiaire d'une association liée à l'ARS)

Mais pour beaucoup, rien à faire, ce n'est pas la solitude qui est la cause, mais le très mauvais état de santé, des souffrances morales et physiques incurables, il faut le dire.

J'ai croisé quelqu'un qu'on tient en « prison » : médicaments surveillés, courrier et téléphone surveillé, internet surveillé, repas surveillés, parce qu'il a déjà essayé de mourir, mais pourquoi veut-il mourir ?

Parce qu'il souffre physiquement le martyre et que les médecins n'y peuvent rien : il a tout essayé depuis 20 ans, il a fait aussi l'essai des médecins parallèles mais rien ne soulage sa souffrance physique, il a deux fils aimants, il vit en résidence avec des amis.

Ce n'est pas la solitude qui le dérange, c'est le mal qui le ronge, mal incurable, mais pas mortel en soi.

Est-ce vraiment « bien » de tout faire pour empêcher cette personne de se suicider ?

Doit-il finir ses jours en hôpital psychiatrique, enfermé, surveillé sans cesse pour l'empêcher de mourir parce que la médecine ne sait pas le soulager ?

Ne le condamne-t-on pas ainsi à la torture de sa souffrance, à laquelle s'ajoute le refus de l'écouter ?

N'a-t-il pas le droit de mourir ?

Oui, les lois doivent changer et l'aide au suicide pour une mort douce, en s'endormant, doit être possible pour ceux qui souffrent de façon incurable et veulent mourir.

Ce qui n'empêche évidemment pas la solidarité entre générations pour diminuer les dépressions dues à la solitude ressentie (certains se sentent seuls alors qu'ils sont très entourés, d'autres, qui vivent seuls, se sentent très bien ainsi).

Mais aucun médicament ne donne de la compagnie.

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