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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

glossaire des termes employés pour la fin de la vie

http://information.tv5monde.com/en-continu/euthanasie-suicide-assiste-sedation-profonde-le-glossaire-de-la-fin-de-vie-84433

Euthanasie active, euthanasie passive ou indirecte, suicide assisté, soins palliatifs, sédation profonde : un glossaire des notions en jeu sur la question de la fin de vie, objet de la loi votée mercredi.

- Euthanasie: définition proposée

L'euthanasie, qui vient du grec +bonne mort+, désigne l'acte d'un médecin, voire d'un tiers, "qui provoque la mort d'un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie" (définition Larousse, définition des lois du Benelux).

Pour les grecs, la bonne mort est la mort subite, tant naturelle que provoquée par la personne (mort volontaire ou suicide) que par un tiers compatissant à la demande de la personne concernée.

Pour la loi française, le mot « euthanasie » n'existe que pour les animaux, il n'est défini nulle part pour les humains.

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE, organisme chargé de réfléchir aux questions éthiques) définit l'euthanasie comme

"un acte destiné à mettre délibérément fin à la vie d'une personne atteinte d'une maladie grave et incurable, à sa demande, afin de faire cesser une situation qu'elle juge insupportable."

(Rapport fin de vie d'octobre 2014).

Dans les pays ayant adopté une législation favorable à l'euthanasie, ce terme est réservé aux situations où il existe une demande formulée par la personne malade, ce qui permet de distinguer l'euthanasie de l'homicide qui est le fait de donner la mort à une personne qui ne l'a pas demandée.

- Euthanasie passive et indirecte :

Mots employés à tort par les « anti-euthanasie », à tort parce que la limite entre action passive, indirecte ou directe est trop difficile à définir pour les médecins.

Les anti-euthanasie refusent d'appliquer la loi actuelle et refuseront de même d'appliquer la suivante,

sous prétexte que l'arrêt des traitements même « déraisonnables » et le fait de faire une sédation contre les souffrances est déjà pour eux franchir le pas de la mort donnée, ils ne s'occupent jamais du respect dû à la personne et à sa volonté (qu'elle doit avoir exprimé, soit par sa personne de confiance, soit en plus et ieux par écrit dans ses directives : c'est sa philosophie de vie).

Hypocrisie qui perdure.

L'euthanasie indirecte peut se définir comme le fait de donner à une personne des substances pour réduire sa souffrance avec comme effets secondaires possibles la mort.

Tout médicament est dangereux virtuellement, selon la dose prise.

Ce qui nous soigne, ce sont des poisons à petite dose, les mêmes à forte dose peuvent nous tuer.

N'oublions pas que tout ceci s'adresse à des personnes dont la mort est très proche, naturellement. Leur mort vient de leur mauvais état de santé, incurable et pas des médecins impuissants à les guérir.

L'euthanasie passive est l'interruption volontaire de traitements médicamenteux ou d'appareils qui maintiennent en vie une personne ou encore de l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation artificielles.

La vie n'est alors qu'une vie artificielle, une survie, que certains apprécient et que d'autres refusent, à chacun son choix.

- Suicide assisté

Le suicide assisté, le suicide avec assistance médicale ou encore l'assistance au suicide, "diffèrent" en principe de l'euthanasie car dans ce cas "l'acte létal est accompli par la personne malade elle-même", selon le CCNE.

 

Il y a plusieurs façons d'accompagner (je préfère ce mot à « assister », beaucoup plus juste) quelqu'un dans son suicide :

  • le laisser faire, l'écouter, le comprendre, voire lui tenir compagnie jusqu'au bout, s'il le demande, par humanité et compassion : autrefois, on ne laissait jamais seul un mourant.

  • lui indiquer plusieurs façons de procéder, qu'il puisse choisir ce qu'il fera, peut-être seul, selon sa propre façon de voir les choses, ou ne fera pas. La science ne doit pas être censurée et interdite aux non soignants.

  • lui procurer des médicaments létaux pour qu'il puisse les utiliser quand bon lui semblera, peut-être jamais, pour s'endormir sans se réveiller

  • lui permettre de pratiquer une injection de médicaments létaux qu'il ne pourrait pas avaler, vu son état de santé

 

- Soins palliatifs

"Les soins palliatifs sont tous les traitements médicamenteux et non-médicamenteux donnés à une personne non-guérissable, dont la maladie évolue et s'aggrave, conduisant à des souffrances physiques et morales",

selon Benoît Burucoa, chef de service de l'unité de soins palliatifs de l'Hôpital Saint-André à Bordeaux.

N'oublions pas que les soins palliatifs ne sont pas réservés à la fin de la vie :

Il s'agit de diminuer les souffrances, voire de les supprimer et d'accompagner le malade et ses proches, dans leur environnement.

Les soins palliatifs peuvent être donnés conjointement à des soins curatifs.

Les objectifs de la médecine palliative sont le soulagement du corps, l'apaisement moral, la personnalisation de l'accompagnement du malade et des proches, pas forcément dans l'optique d'un décès proche.

 

- Sédation profonde et continue

L'administration de sédatifs (substances anti-douleurs et apaisantes) de manière "profonde et continue", autorisée par la proposition de loi des députés Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS) votée mercredi, permet à des malades graves en phase terminale, dont la souffrance est insupportable, d'être endormis jusqu'à leur mort.

Le droit à une "sédation profonde et continue", c'est "le droit de dormir pour ne pas souffrir avant de mourir", selon la formule de Jean Leonetti ;

 

Ce droit existait déjà pour les médecins depuis longtemps, puisque c'est même un devoir pour les médecins de diminuer les souffrances, tant morales que physiques, du mieux possible.

Désormais ce pourra être fait à la demande (anticipée ou directe) de l'intéressé :

IL DEVIENT INDISPENSABLE D' ECRIRE SES DIRECTIVES

 

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lenoir 24/02/2016 14:05

bonjour Madame Salenson,
je suis abonnée a ADMD depuis 2009 et je trouve que cette association ne progresse en rien dans le domaine qui nous interesse " l aide au suicide assisté et autre forme de fin de vie"
Je suis veuve, seule, 80 ans et lorsque j ai posé la question a mon medecin "une aide en fin de vie" Il m a repondu "NON" tant pis si je souffre . De plus mes enfants sont a l etranger et je ne trouve pas, actuellement, de personne de confiance. Je suis handicapée reconnue a 80% et la vie est dure.Mon mental se porte bien malgré les souffrances physiques et personne ne le comprend car chacun croit que la souffrance physique passe par un dereglement du mental, ce qui est aberrant.
J espere que votre association obtiendra le droit de decider de notre fin de vie et je vous en remercie.Jacqueline Lenoir,

jacqueline.salenson 24/02/2016 16:37

nous espérons toujours que les lois changent mais d'abord nous devons nous prendre en mains et nous renseigner nous mêmes sur les différentes façons de terminer notre vie, et en urgence, écrire nos directives anticipées (voir le site de AAVIVRE ... sa fin de vie et les diverses parutions à ce sujet sur mon blog), sans nous préoccuper de ce que certains médecins trouvent bien ou pas.
la liberté se prend, elle nous est rarement donnée.
Nous pouvons refuser d'être traités comme des objets obéissants par nos médecins, nous pouvons choisir les soins qui nous conviennent et ceux dont nous ne voulons pas, et ne pas oublier:
non, le médecin n'a pas le droit de vous laisser souffrir!
quels que soient les traitements que vous refusez, aucun médecin n'a le droit de se venger en vous laissant souffrir, et faute de droit à être aidé au suicide, vous avez le droit de demander une sédation terminale pour ne pas souffrir, et un médecin digne de ce nom ne peut pas la refuser en fin de vie.
bien sûr il est plus facile d'obtenir ce qu'on veut avec le soutien d'une personne de confiance, mais il faut la chercher et la trouver, peut-être dans votre femme de ménage ou l'aide soignante qui vient chez vous, si c'est le cas, peut-être vos enfants, ou l'un d'eux, ou un petit enfant, qui, bien qu'à l'étranger, viendrait en cas de besoin et pourrait discuter avec les médecins par téléphone au moins.
je ne sais pas où vous habitez pour vous aider éventuellement dans vos recherches de personne de confiance.
vous pouvez me faire un mail à ce sujet si vous souhaitez communiquer ensuite par téléphone.