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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 11:03

Un appel encore cette semaine:

Au secours, je vais mourir, je l'accepte, je souhaite que ce soit le plus rapide possible car je souffre trop, et les médecins sont impuissants à me soulager. 

Comment faire pour que je puisse mourir sans souffrir?

La situation (résumé rapide) :

  • Cancer du poumon phase terminale

  • Refus des chimios proposées

  • Demande d'une place en soins palliatifs au CHU de Nantes : refusée, pas de place.

  • Famille OK pour respecter les directives de la « mourante »

  • Soins donnés par le médecin traitant à domicile

Deux questions :

  • Que faire pour me suicider en douceur ? ……………..

Officiellement, on n'a pas le droit de répondre !!!

ce pourrait être considéré comme non assistance à personne en danger (de mort) :

théoriquement on devrait dénoncer toute idée de suicide chez quelqu'un !

considérée dans tous les cas comme maladie psychiatrique !!! faux évidemment !

- alors que la personne est en réalité en danger de « mourir avec des souffrances atroces », condamnée à cette torture par la société et ses lois actuelles iniques!

- la mort -certaine à brève échéance- est pour elle non pas le danger, mais la délivrance

Pourtant le suicide est un droit en République.

Débrouillez-vous, la société ne veut ni voir ni entendre !

  • Que faire pour bénéficier d'une sédation continue (légale sur demande écrite par directives) pour ne pas souffrir ?

On peut essayer de répondre, la loi le permet, mais comment décider le médecin à endormir la personne ? seul le médecin décide… pas évident ni simple… :

IL LUI FAUT ABSOLUMENT:

  • DIRECTIVES ANTICIPEES ECRITES

  • ETAT DE SANTE INCURABLE

  • MÉDICAMENTS ADÉQUATS ACCESSIBLES AU MÉDECIN GÉNÉRALISTE :

et pour tout médecin, la loi demande UN AVIS COLLÉGIAL :

Donc si le médecin généraliste veut respecter la loi, il lui faut demander les avis :

  • d'un autre médecin,

  • des infirmières ou aides-soignantes habituelles,

  • d'un psy qui prouvera que la demande ne vient pas d'une dépression guérissable…………

puis écrire le résultat de la réunion collégiale et le mettre dans le dossier médical de la mourante.

Il vaut mieux aussi que la famille soit d'accord (ce n'est pourtant pas légal) , pour que le médecin ne soit pas terrorisé par la crainte d'un procès !

 

http://www.liberation.fr/france/2016/06/19/soins-palliatifs-a-l-hopital-des-milliers-de-lits-fantomes_1460615

extraits :

 

« ……….une totale inadéquation entre les textes réglementaires et la réalité. En cause notamment, les lits identifiés de soins palliatifs (Lisp). Créés en 2008, ils sont plus de 5 000 et 100 000 patients y décèdent chaque année, sur les 600 000 qui meurent à l’hôpital.

Mais quasi aucun ne fonctionne selon les critères requis.

Pour la prise en charge de la fin de vie, trois types de structures coexistent à l’hôpital :

  • les services de soins palliatifs,

  • les unités mobiles

  • les lits dédiés

Edouard Ferrand a sollicité plus de 320 services équipés de ce dispositif.

Le résultat est édifiant : seulement cinq respectent en partie les critères Lisp et un seul en totalité : … le cahier des charges n’est jamais respecté. »

 

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Published by jacqueline.salenson
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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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