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www.jacqueline.salenson.fr

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LOIS ET SANTÉ, FIN DE VIE, MORT: pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs directives anticipées avec leur personne de confiance nommée par écrit, y compris en cas de demande de mort volontaire pour souffrances incurables, avec AAVIVRE ... sa fin de vie.

scandalisée par l'article paru sur libé : l'euthanasie pour les "déprimés"!

http://www.liberation.fr/debats/2016/06/03/l-euthanasie-pour-les-deprimes_1457204

L’euthanasie pour les déprimés ?

Par Marcela Iacub — 3 juin 2016 à 19:21

 

SCANDALISÉE PAR CET ARTICLE TENDANCIEUX !!!

Je croyais que Libé était un journal libertaire ? Cela a bien changé, dommage…

« Les Pays-Bas et la Belgique ont étendu ce droit aux individus atteints de souffrances psychiques. Paradoxalement, cette extension met en lumière les limites mêmes de cette légalisation. »

 

Cet article a un titre accrocheur, déjà faussé : on veut confondre la déprime (passagère) avec des maladies psychiatriques graves et incurables.

 

  • L’euthanasie pour les déprimés ?

Nous avons été tous choqués en apprenant qu’aux Pays-Bas on avait procédé au meurtre par euthanasie d’une jeune fille de 20 ans déprimée et anorexique.

 

Et pourquoi, parce que vous avez été choqués, vous supposez que les autres le soient ?

 

Non, cela ne m'a pas choquée mais au contraire soulagée de constater que le Benelux prenait plus soin du bien -être (= santé) de ses concitoyens que la France.

Quels mots faux et violents ! Il ne s'agit pas d'un meurtre, mais d'un suicide accompagné.

Non, elle n'était pas « déprimée », cette dame était suivie depuis longtemps pour maladie psychiatrique incurable qui la menait au suicide par défaut volontaire d'alimentation, dans de grandes souffrances.

 

« Les médecins croyaient que la souffrance psychique de cette adolescente, victime de viols entre 5 et 15 ans, était «sans issue». »

Non, ils ne le « croyaient » pas, ils avaient tout essayé sans succès depuis des années pour la guérir.

« Et ce cas est loin d’être isolé. Depuis quelques années, aux Pays-Bas comme en Belgique, on recourt de plus en plus à l’euthanasie pour des personnes atteintes non seulement de maladies psychiques mais aussi à de souffrances d’ordre psychiatrique. »

 

Ainsi, un Bruxellois a organisé l’euthanasie de ses parents octogénaires parce qu’ils avaient peur de la solitude.

NON, c'est impossible.

Ceux qui organisent leur mort volontaire sont les intéressés eux-mêmes avec l'aide de médecins à l'écoute,

jamais leurs enfants qui n'ont d'ailleurs pas le droit d'être personne de confiance de leurs parents, dans les pays du Benelux (contrairement à la France!) :

 

Au Benelux, toute personne pouvant avoir intérêt soit à la prolongation de vie, soit à la mort de quelqu'un est exclus du rôle de « personne de confiance » .

Donc héritiers directs et bénéficiaires d'assurances vies sont exclus, à juste titre.

 

Ce n'est pas le cas dans la loi Leonetti qui ne donne il est vrai que peu de pouvoir à cette personne.

 

Et aux Pays-Bas, une octogénaire a été euthanasiée parce qu’elle ne souhaitait pas aller vivre dans une maison de retraite. OUI et pourquoi pas ?

 

Je préfère personnellement le suicide à toute maison de retraite qu'on m'imposerait parce que je ne serai plus capable de me gérer seule ! Je ne veux pas vivre sans mon autonomie, même relative, sans ma capacité de prise de décisions personnelles quant à ma propre vie !

 

Mon cousin a préféré se tirer un coup de fusil à 98 ans pour ne pas y aller, je ne suis pas certaine que son fils n'aurait pas préféré le trouver mort dans son lit paisiblement, avec de l'aide ! Mais tous ont évidemment compris sa décision : Pendant plus de 10 ans, il avait été rendre visite chaque jour à sa mère ( morte à 111 ans) et à sa femme « alzeihmer » pendant une dizaine d'années, il savait ce qui l'attendait, et il ne voulait pas de çà.

 

Et combien de « résidents » plus ou moins forcés font tout pour se suicider dans ces maisons qui ne sont pas le nirvana, loin s'en faut ? Ils sont plus nombreux qu'on ne le dit, bien que tout y soit fait pour empêcher les suicides (surveillance, barreaux aux fenêtres, mesures de contention pour ceux qui veulent se promener et dont d'autres estiment que ce serait dangereux pour eux mêmes...)

 

Ces personnes n’ont pas été assassinées sans leur consentement.

 

Pourquoi cet abus de langage ? Il est impossible d'être assassiné avec son consentement, la définition de l'assassinat est un meurtre, et un meurtre est un acte violent qui va à l'encontre de la personne, qu'elle soit bien ou mal portante !

 

Elles ont demandé à être euthanasiées parce qu’elles souffraient et leur requête a été acceptée. Cela signifie, en substance, que l’Etat entérine la décision des citoyens de se suicider en les aidant même à accomplir ce geste fatal au lieu de chercher à les en dissuader.

 

NON, C'EST FAUX.

L'Etat doit bien sûr respecter la décision de chacun quant à sa vie, le suicide n'est pas un crime dans notre République, contrairement à ce qu'une vieille église affirmait.

Quant à dire qu'au Benelux,

ON NE CHERCHE PAS À DISSUADER LES CANDIDATS AU SUICIDE AVANT DE PEUT-ÊTRE LES Y AIDER, C'EST ÉVIDEMMENT FAUX !

Comme dans tous les pays du monde, celui ou celle qui a un moment de panique quant au futur de sa vie est d'abord aidé à vivre.

On réussit dans certains cas (problèmes passagers en général) à leur faire retrouver le goût de la vie.

MAIS POUR CEUX QUI TRAÎNENT D'HÔPITAL EN MAISON DE REPOS (DE SOINS EN RÉALITÉ) DEPUIS DES ANNÉES SANS VOIR AUCUNE AMÉLIORATION DE LEUR ÉTAT,

S'ILS DEMANDENT LA MORT DE PRÉFÉRENCE À LEUR SOUFFRANCES,

DOIT-ON REFUSER DE LES AIDER, DOIT-ON LES EMPÊCHER DE MOURIR,

ET DE QUEL DROIT ?

 

Certains rapprochent cette position de l’Etat à du nazisme, alors qu’il s’agit presque du contraire. C’est parce que la vie appartient à ceux qui la vivent et non à l’Etat que les premiers peuvent demander au second de les assister pour mourir. Cela évite des tentatives ratées et les handicaps qui pourraient en résulter.

Et les régimes totalitaires ôtent la vie de ceux qui n’ont pas demandé à mourir.

Même si certains commentateurs tiennent ces mesures comme étant une perversion de l’euthanasie, celle-ci devant s’appliquer à des individus atteints de maladies physiques graves et incurables et non psychiques, elles constituent en réalité son expression la plus pure.

 

En effet, le droit à l’euthanasie donne aux individus le pouvoir de décider s’ils souhaitent vivre ou mourir sans que l’Etat n’intervienne d’une manière paternaliste sur des choix aussi fondamentaux.

Ce dernier doit seulement permettre, à ceux qui le souhaitent, de mourir dans de bonnes conditions.

Les raisons que l’on invoque pour cesser de vivre sont après tout une affaire privée.

Si l’Etat décide qu’il y a des bonnes ou des mauvaises raisons, il empiète sur ce choix souverain…………. Ceci est vrai, tout simplement !

 

Mais ce qui nous révulse dans ce droit à l’euthanasie élargi aux souffrances psychiques, c’est le droit à l’euthanasie lui-même.

 

NON, RIEN NE ME RÉVULSE DANS LE DROIT DE CHOISIR SA VIE, donc sa mort, au contraire ! Pourquoi cela pourrait-il me « révulser » ?

Le droit à ce qu'on nomme à tort « euthanasie », mot dévié de son sens originel par des soi-disant « bien-pensants », est en réalité le droit d'être accompagné et aidé pour que des souffrances incurables cessent, qu'elles soient psychiatriques ou physiques (souvent les deux d'ailleurs s'entremêlent)

 

Parce qu’on le voit alors dans sa pureté singulière, parce qu’on aperçoit enfin son essence politique ultime. Nous sommes horrifiés … NON !

mais pourtant c’est ce qui finira par arriver si on légalise l’euthanasie en France.

Dans un premier temps elle sera limitée au cas des maladies physiques, puis elle finira par s’appliquer aussi aux souffrances psychiques jugées intolérables, comme aux Pays-Bas ou en Belgique.

La seule question que nous devons nous poser est celle de savoir si une société comme la nôtre, dans laquelle les individus malheureux sont livrés à eux-mêmes, une société qui produit de plus en plus de solitudes, une société qui se désintéresse des liens au profit du faire et de l’avoir, si cette société peut se permettre d’instaurer un droit à mourir.

Ce droit à mourir ne dissimulerait-il pas alors des «assassinats d’Etat» ?

 

 Honte à ceux qui, sous le prétexte de déviations possibles, en utilisant la peur, refusent d'aider leur prochain dans la souffrance !!!

 

Pourquoi mettre ainsi en avant une solitude supposée ?

C'est à la mode, mais raisonnable et raisonné ? NON !

La solidarité existe, bénévole et institutionnelle !

 

La solitude pénible, et pourquoi ? La solitude choisie est un repos de l'âme !

ET QU'APPELLE-T-ON SOLITUDE ?

Combien se disent seuls alors qu'ils ont un défilé permanent toute la journée d'aidants et d'infirmiers, de visiteurs ?

Vivre seul/e voudrait-il dire que l'on ne vit pas en couple ? Le couple serait-il la seule façon de vivre, à tout âge ? l'autre servant d'infirmier/e? … La plupart des femmes âgées vivent seules suite au décès de leur compagnon, et cela a toujours été ainsi.

Mais vivre seul ne signifie pas vivre sans amitiés.

 

LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE, C'EST QUOI ?

UN ENSEMBLE DISPARATE, où certains restent seuls parce qu'ils le choisissent souvent,

  • OÙ LA SOLIDARITÉ D'ÉTAT EST TRÈS IMPORTANTE,

  • OÙ LES ASSOCIATIONS DE BÉNÉVOLES AIDANTS SONT NOMBREUSES ET EFFICACES.

Certes, rien n'est parfait, mais ne créons pas des problèmes où il n'y en a pas !

 

LÉGALISER L'AIDE À MOURIR PERMETTRAIT AU CONTRAIRE D'EMPÊCHER DES DÉVIANCES en limitant l'aide possible à certains cas définis, et en exerçant un contrôle des médecins, dont a priori, on peut espérer qu'ils ne se transforment pas en tortionnaires ?  

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