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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 11:05

POUR NOUS AU CONTRAIRE CETTE DISPOSITION LÉGALE EST ESSENTIELLE,

 

SEUL MOYEN DE MODIFIER LE REGARD DES MÉDECINS SUR LA MORT

 

ET DE FAIRE RESPECTER LA VOLONTÉ DE CHACUN :

 

  • mourir sans souffrir

    ou

  • mourir avec souffrances relatives (je ne suis pas sûre que des hurlements pendant plusieurs jours soient souhaités ni souhaitables… )

 

  • mourir volontairement, soi même ou avec aide médicale à partir d'un certain mal-être incurable, sur la demande de la personne

    ou

  • mourir en laissant aller la vie comme çà vient, avec ou sans aide médicale pour ne pas souffrir (sédations partielles : avec réveils de temps à autre, ou continues jusqu'à la mort)

 

 

Qu'est- ce que les soins palliatifs ?

 

Le Dr Devalois ne les envisage que dans le cadre hospitalier, en institution ou à domicile, ce qui impose un protocole très lourd qui nuit à leur réalisation :

 

Pour obtenir une augmentation des doses de sédatif, en hospitalisation à domicile,

  • vous demandez à votre médecin traitant,

  • qui doit demander au médecin hospitalier responsable,

  • qui se procure les médicaments à la seule pharmacie de l'hôpital (les officines n'ont pas ces médicaments), et cela revient de la même façon :

  • médecin hospitalier,

  • médecin traitant,

  • et enfin le « mourant ».

soit 6 phases qui freinent l'aide apportée en espérant que chacun soit disponible au moment voulu… et que les distances entre le domicile et l'hôpital ne soient pas trop grandes

 

J'ai connu ainsi deux cas de malades mourant à domicile avec des SP hospitaliers, qui ont hurlé à la mort 48h

parce qu'ils ont eu l'étrange idée de démarrer leur agonie un vendredi soir ou un samedi matin :

le temps de joindre un médecin en WE, qui puisse joindre le médecin responsable de l'hôpital (en WE), qui puisse joindre le pharmacien de l'hôpital (en WE) et de faire le trajet inverse, il s'est passé les 48h de souffrance aigüe de l'agonisant… et de sa famille qui l'entourait…

les médicaments sont arrivés trop tard, ils étaient morts dans d'atroces souffrances…

 

Mais choisit-on le moment où on va démarrer son agonie, selon les horaires des médecins ?

 

POURQUOI LA LOI NE PERMET-ELLE PAS À TOUT MÉDECIN GÉNÉRALISTE, HORS PROTOCOLE HOSPITALIER, D'ACCOMPAGNER SON CLIENT JUSQU'À LA MORT, EN DOUCEUR, CHEZ LUI ?

 

Le rapport Sicard le demandait :

tout médecin généraliste devrait pouvoir ordonner et obtenir des médicaments qui endorment le client pour qu'il ne souffre pas, jusqu'à sa mort à domicile, s'il le souhaite.

 

AUGMENTER LES LITS DE SOINS PALLIATIFS À L'HÔPITAL NE FONT QUE

  • renforcer cette idée fausse que la mort relève de la médecine, ne font que

  • renforcer cette étrange idée que les médecins pourraient éradiquer la mort, et

  • renforcer aussi la façon moderne de cacher la mort aux vivants, comme si elle n'était pas naturelle, les lits de SP étant toujours éloignés des autres services hospitaliers ;

  • METTRE LA MORT À L'ÉCART DE LA VIE, CONTRE TOUTE RAISON.

 

ALLONS-NOUS ENFIN COMPRENDRE QUE

loin de la compassion affichée, avec de la religiosité imposée à tous,

NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ CHERCHE AVANT TOUT À GAGNER DE L'ARGENT :

  • revenus énormes pour les « grands pontes »,

  • très suffisants pour les spécialistes,

    qui font tous de la médecine privée en plus de la médecine publique, et c'est permis dans l'hôpital même, une honte !

  • REVENUS ÉNORMES POUR L'INDUSTRIE LIÉE À LA SANTÉ, QUI NE CHERCHE QUE SES BÉNÉFICES, COMME TOUTE INDUSTRIE, et qui assure l'essentiel de la formation de nos médecins !!!

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Published by jacqueline.salenson
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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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