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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

mourir en EHPAD? les développer? NON!

Je relève:

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/02/09/23357-demandes-ehpad-vont-exploser-dici-2030

 

« Si l'espérance de vie explose, l'espérance de vie sans incapacité, elle, stagne.

Environ vingt ans de vie avec handicaps plus ou moins lourds !

Les années de vie que l'on gagne ne sont pas identiques à celles de nos vingt ans, mais plutôt à celles de nos quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans!

Autrement dit, il y aura de plus en plus de gens très âgés et fragiles.

Et cette période de fragilité est susceptible de basculer à tout moment vers une perte de l'autonomie. Or, lorsqu'il y a des troubles cognitifs à la clé, le choix se limite à partir vivre chez un enfant suffisamment disponible ou à rentrer dans une institution comme l'EHPAD »

 

QUESTION :

Faut-il continuer à donner des mois ou années de plus de vie pour une vie où la personne ne se reconnaît plus, a perdu toute autonomie, en particulier à cause de troubles du cerveau induits souvent par des soins agressifs et déraisonnables, parfois refusés par le malade mais donnés sous la contrainte (cela a été le cas de ma mère) , destinés à sauvegarder une vie, quelle que soit l'état de cette vie ?

Pour ma part je pense que NON .

Une société qui préfère les vies végétatives aux vraies vies va très mal.

 

On oublie que la plupart des personnes encore conscientes refusent de vivre dans ces pensions surchargées et souvent maltraitantes.

Elles s'y résignent faute d'autre solution dès lors qu'on leur refuse ce qu'elles souhaitent souvent mais n'osent pas dire : une mort douce aidée par la médecine, entourées de leurs proches.

 

En cas de nécessité de vie collective, par commodité pour les proches dépassés par les événements, les personnes pencheraient vers de petits unités de 12 personnes maximum, des studios ou deux pièces indépendants, de préférence entre personnes ayant quelques points communs.

Nul ne souhaite aller dans les usines à fric que sont les grands EHPAD, de plus en plus grands, où les gens se perdent.

 

Lorsqu'on a vécu la dernière période de sa vie seul ou en couple, les enfants partis depuis longtemps s'il y en a eu, on supporte très mal le régime de la vie collective, sans intimité possible :

  • même chambre pour tous, toujours ouverte à tous (on dit que la personne est « chez elle » mais comme la porte n'est jamais fermée – pour secours éventuel - en réalité on la rend dépendante de la volonté des administrateurs et soignants… non, elle n'est pas chez elle puisqu'elle n'a pas droit à l'intimité de la porte fermée),

  • même repas pour tous, en quantité et qualité, comme si les vieux n'avaient pas droit à des préférences alimentaires, comme si les petits maigres mangeaient la même quantité que les grands et gros (pour parler des extrêmes) , comme s'il n'y avait pas de petits appétits et de gros appétits en dehors de la constitution,

    ce qui fait que de nombreux plateaux repas partent directement à la poubelle, un gâchis énorme et scandaleux.

La sécurité est soi-disant assurée par ces boutons rouges d'appel au secours que la personne qui a « perdu la tête » ne reconnaît pas, donc cela ne sert à rien.

Alors pour surveiller les chutes fréquentes, on parque les vieux dans la salle commune, voire dans les couloirs d'entrée (distraction assurée par les entrées et sorties des visiteurs ou du personnel) sur des chaises plus qu'inconfortables (pas d'argent pour des fauteuils relax enveloppants, avec surélévation des jambes) et on voit les têtes et les dos se courber par la somnolence sur la chaise, les jambes enfler du fait de la position assise permanente… phlébites à la clé…

Par manque de personnel : entre 2 et 3 aides soignants pour 80 résidents, qui doivent assurer en plus des soins de base les repas et le ménage, une infirmière de jour, rarement de nuit, un médecin administrateur qui règle entrées et sorties sans s'occuper de la santé, assurée par un médecin extérieur qui vient on ne sait jamais quand (impossible pour la famille d'obtenir un rendez vous pour discuter), et fait donc ce qu'il veut (la quantité de médicaments prescrite en EHPAD est phénoménale !, les pharmaciens s'en réjouissent…bon chiffre d'affaire garanti ),

même l'hygiène élémentaire est rarement assurée, les épidémies prospèrent (diarrhées infectieuses, rhumes, gale, etc... ) les vieux sont bousculés : il faut aller vite !

 

Certes on essaye d'organiser des distractions : musique, jardinage pour le mieux, ateliers divers de carton, peinture, etc. sorties pour les plus valides.

Toujours collectif donc pas de personnalisation des activités de chacun.

Tout cela est artificiel et ne peut plaire qu'à ceux qui ont encore quelques facultés cognitives, de plus en plus rares.

 

Les EHPAD s'avèrent des mouroirs pas mieux que les vieux hospices de « dans le temps » tenus souvent par des religieuses qui au moins étaient dévoués pour les vieux, alors que nos aide-soignantes (presque que des femmes) font souvent ce métier par nécessité financière et le détestent, faisant leur tâche par obligation et sans amour (d'ailleurs on leur interdit de « s 'attacher » à leurs vieux ! Parce qu'ils vont mourir ! Et alors ? ).

 

Si vous développez des EHPAD de plus en plus grands comme c'est le cas actuellement, vous verrez qu'ils seront de plus en plus vides…

Alors le rapport financier escompté par les investisseurs sera bien moins bon qu'ils ne le pensent !!!

 

 

IL FAUT FAVORISER ET DÉVELOPPER LES FAMILLES D'ACCUEIL QUI PRENNENT EN CHARGE UNE OU DEUX PERSONNES SEULEMENT.

 

SINON, CRÉER DE PETITES STRUCTURES AVEC 12 PERSONNES MAXIMUM.

 

ET AUTORISER LES VIEUX (VIEILLES PLUS SOUVENT) QUI DEMANDENT UNE AIDE POUR MOURIR À L'OBTENIR DE LEUR MÉDECIN (changer les lois).

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