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www.jacqueline.salenson.fr

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LOIS ET SANTÉ, FIN DE VIE, MORT: pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs directives anticipées avec leur personne de confiance nommée par écrit, y compris en cas de demande de mort volontaire pour souffrances incurables, avec AAVIVRE ... sa fin de vie.

soirées catholiques de débat sur la fin de la vie et les directives anticipées

http://nantes.cef.fr/rubriques/actualite-des-services/pastorale-de-la-sante/retours-sur-les-soirees-debat-fin-de-vie-vous-avez-dit-fin-de-vie-parlons-en

Heureuse de constater que certains catholiques agissent pour parler de la nouvelle loi sur la fin de la vie (dans le système de santé) et ne sont pas si éloignés que çà de nos associations pour la liberté de choisir sa vie/sa mort.

Heureuse de constater que certains catholiques soutiennent les initiatives du CNSPFV (centre national soins palliatifs et fin de vie) pour faire connaître la loi actuelle et le dispositif « directives anticipées/personne de confiance » au public et aux soignants.

Nous (association AAVIVRE … sa fin de vie) pensons différemment sur quelques points :

 

  • Pour nous, LA DIGNITÉ est relative et non pas absolue : on est digne DE quelqu'un ou de quelque chose. On peut dire que chaque être humain est digne de vivre selon son choix.
  • LA LIBERTÉ est un fondement de notre République :

Nous devons être seuls maîtres des choix par rapport à notre corps (dont notre tête ou cerveau) (rien de « sacré » pour les athées ou agnostiques)

  • « BANALISER le suicide » : des mots qui me choquent !

Un suicide n'est jamais banal, même s'il peut être une décision réfléchie et s'il est un droit de tout être humain.

Ce n'est pas parce que la philosophie stoïcienne -qui me convient personnellement - dit la mort brutale idéale, y compris la mort volontaire choisie, que je n'aime pas appeler « suicide » (mot lié dans l'imaginaire actuel à une certaine folie ou dépression, mot plus politiquement correct, considérée comme curable) que la décision de cesser de vivre est « banale » !!!

Non, permettre l'aide médicalisée à celui qui, en fin de vie, veut accélérer les choses et mourir plus vite, n'est pas « banaliser » la mort choisie.

Tous les pays qui le pratiquent y mettent au préalable une écoute longue et bienveillante, une étude de dossier fouillée – compter 6 mois minimum- avant de permettre cette aide médicalisée.

 

J'aime que ce groupe de catholiques disent que l’Église n'interdit plus le suicide et ne le désapprouve plus systématiquement.

 

Quelques extraits :

Diocèse de Nantes

Parler d’un sujet comme la fin de vie, de la mort, reste tabou dans notre société, un pari transformé par le service diocésain de la pastorale de la santé, qui demeure très humble : il reste tant à faire pour sensibiliser chaque personne, notamment les chrétiens sur ce sujet qui nous concerne tous. Fin 2015, une petite équipe s’est constituée autour du Dr Denis Lahalle, qui à la demande de notre évêque, porte ce questionnement de l’accompagnement de fin de vie sur notre diocèse.

en février et mars 2017 les soirées/ débats « VOUS AVEZ DIT FIN DE VIE. PARLONS-EN ! » étaient lancées :

Saint-Jean-d’Erdre-et-Gesvres, à la Chapelle-sur-Erdre

Saint-Gabriel-sur-Maine, à Montbert,

Saint-Jean-Paul-II, à Notre-Dame-de-Toutes-Ioies »

Lors de ces trois soirées, plus de 150 personnes sont venues écouter et dialoguer avec les médecins, infirmières, et Mr Jacques Ricot, professeur de bioéthique et philosophe nantais, auditionné par le Parlement lors de l’élaboration de la loi Leonetti, qui a exposé les principes de l’Eglise sur « la fin de vie dans la dignité » :

 

La dignité comme qualité inhérente à l’être humain, absolue et inconditionnelle,

La liberté de chacun comme absolue : notre corps est sacré, nul ne peut s’en « saisir » sans notre consentement…

Pour chacun de nous , accepter de consentir à la mort qui vient, en renonçant à l’acharnement thérapeutique, ou « obstination déraisonnable »,

Considérer que la souffrance n’est pas une nécessité, mais que la soulager est un impératif

Quant à banaliser le suicide – même s’il n’est plus désapprouvé – ou l’euthanasie reviendrait à conforter la personne dans la dépréciation de sa vie.

Le Dr Lahalle a rappelé les grands aspects de la loi Leonetti Claeys de 2016 :

  • droit absolu de toute personne aux soins palliatifs,
  • possibilité de rédiger des directives anticipées et de désigner une personne de confiance pour indiquer aux médecins, le moment venu et dans l’incapacité de donner son avis, ses souhaits en matière de fin de vie, par exemple la sédation profonde et continue jusqu’au décès.

Cette mise au point permettait de rendre accessible les effets de cette loi, sachant que selon un sondage IFOP récent, la majorité des Français a un très faible niveau de connaissance de la nouvelle loi Claeys/Leonetti de février 2016 : sur la fin de vie, 62 % n’en ont pas entendu parler et 26 %, juste un peu. Ce sondage corroborait les résultats de l’enquête faite auprès des paroissiens.

Enfin lors de la 3e rencontre le Dr Piloquet, gériatre et spécialiste de soins palliatifs au centre R. Gauducheau, a donné son témoignage:

« les soins palliatifs bien pratiqués (« ce qui reste à faire quand il n’y a plus rien à faire ») permettent réellement une fin de vie apaisée pour les patients et leur entourage.

Mais la formation et l’accès aux soins palliatifs restent très insuffisants, notamment dans notre département

20% seulement des personnes peuvent prétendre à l’accès aux SP.

Précédemment le Dr Mignot ou Mme Guéguen nous avaient fait profiter de leurs compétences concernant la culture palliative.

Pour nombre de participants, des soirées comme celles-là seraient à reproduire, dans tout le diocèse.

L’appel est entendu, il nous reste à voir comment le ressaisir.

Mais déjà à chacun, comme citoyen de s’informer* pour prendre ses responsabilités dans la société civile ,mais aussi comme frère en Christ dans sa communauté pour déployer les valeurs chrétiennes qui ne demandent qu’à s’exprimer dans ce débat qui est loin d’être clos autour de la fin de vie.

Merci aux 5 intervenants qui ont consacré 3 soirées pour enrichir notre réflexion.

 

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