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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

droit à être aidé pour mourir: le cas de Anne Bert et les autres

http://www.purepeople.com/article/anne-bert-condamnee-a-mourir-hors-la-loi-son-combat-pour-l-euthanasie_a231034/1

extraits :

« Atteinte d'une maladie incurable, elle prévoit de se faire euthanasier en Belgique.

C'est la bouleversante histoire d'une femme qui se sait condamnée par la maladie et qui se battra jusqu'au bout pour tenter de se faire entendre… Fin 2015, les médecins lui avaient diagnostiqué la maladie de Charcot, une pathologie neurologique qui la prive progressivement de l'usage de ses muscles. "Aujourd'hui, ça évolue beaucoup trop vite, puisque je ne peux déjà plus me servir ni de mes mains, ni de mes bras. Je sais que je n'ai aucun espoir de vivre, je sais que je vais mourir"

"Je ne pense pas que souffrir apporte quelque chose. Ça ne fait pas grandir. (...)

Pourquoi y a-t-il des tracteurs aussi violents contre la légalisation de l'euthanasie ?

C'est dans la majorité des cas des questions religieuses. Il faut souffrir jusqu'au bout, comme si la souffrance allait pouvoir vous révéler quelque chose avant votre dernier souffle",

Du président sortant, pour lequel elle a voté, Anne Bert dit :

«Je lui en veux énormément. C’est de sa responsabilité si je suis dans cette situation de hors-la-loi.»

Qui seront les Badinter ou les Simone Veil de cette cause ?

 

Mes commentaires :

 

Merci à cette femme de soulever une fois de plus le problème de la mort volontaire assistée médicalement. Ce qu'est en réalité une « euthanasie », mot dévié de son sens couramment.

 

Parler de « hors la loi » est excessif :

 

Tout citoyen a le droit de se suicider, pas d'interdiction, mais l'action pratiquée seul/e peut s'avérer difficile voire impossible, selon l'état de santé atteint. Les moyens doux et sûrs sont difficiles à trouver. La liberté de les apprendre est entravée par la loi qui dénonce la provocation au suicide, loi dont nous – AAVIVRE … sa fin de vie - demandons la suppression pure et simple :

en effet comment peut-on pousser quelqu'un au suicide sans harcèlement ? Et il existe déjà des lois qui punissent tout harcèlement, inutile donc de les doubler.

De plus, quiconque l'assiste, en accompagnant ou en aidant, peut être mis en Justice pour

non assistance à personne en danger, loi qui ne distingue pas celui qui fuit devant un accident au lieu d'appeler les secours, de celui ou celle qui, ne jugeant pas, ne condamnant pas le suicide, va accompagner celui ou celle qui, au bout de longues souffrances incurables, demande la mort, pour qui la mort n'est pas un « danger » mais « la délivrance » de ces souffrances.

Nous – AAVIVRE … sa fin de vie - demandons depuis longtemps la révision de cette loi !!!, seule association qui met l'accent sur cette loi à modifier.

 

Aucune raison d'en vouloir au président sortant, qui a fait de son mieux pour faire réfléchir les parlementaires et les médecins sur le sujet, même s'il n'a réussi qu'à faire sortir un texte guère différent du précédent, ne permettant toujours pas l'aide donnée à celui ou celle qui veut mourir pour cause de souffrances incurables et devenues intolérables, souffrances physiques et /ou morales.

Malheureusement en France, ce sont des médecins et ceux qui dirigent notre système de santé qui sont le plus souvent opposés à respecter les demandes et l'éthique de leurs patients.

Reste de médecine patriarcale et autoritaire qui veut imposer aux autres leurs idées et leurs soins, même s'ils n'en veulent pas !

Pour raison religieuse, parfois, mais surtout, on n'aime pas le dire, pour raisons financières :

un patient à moitié mort rapporte beaucoup d'argent, à nombre de médecins privés, à la pharmacie, il fait travailler des soignants et rapporte à l'hôpital, et s'il est en trop mauvais état, il ne peut pas se plaindre !

(voir le livre :

« Juteuses carcasses, les vieux, combien çà coûte, et combien çà rapporte ! »

De Rosemonde Pujol. )

Bien sûr, ce sont tous les français qui payent des soins qu'on sait inutiles, déraisonnables, qui font souffrir encore plus, mais que les médecins donnent quand même, en promettant des miracles et en mentant sur la mort proche, via nos cotisations de sécurité sociale et de mutuelles à but non lucratif (les autres sont des assurances privées, auxquelles on devrait interdire le nom de « mutuelle »...)

A leur décharge, les médecins n'ont reçu aucune formation sur la mort et la fin de la vie, peu sur le soulagement des souffrances. Ils ont le plus souvent peur de la mort, comme si elle n'était pas naturelle. Ils ont encore la fausse impression que la mort est leur échec.

Il faut absolument que la formation de nos futurs médecins devienne plus humaine et moins technique, qu'elle redevienne globale et pas morcelée, qu'elle inclut la mort comme un phénomène naturel qu'on doit laisser faire dès qu'il devient impossible de continuer à vivre de façon humaine (bouger, communiquer, même avec de l'aide).

Les médecins devraient avoir une formation à l'empathie, à la psychologie, pour être compétent pour annoncer au patient qu'ils n'ont pas les moyens de l'empêcher de mourir, sauf à le laisser grabataire, comateux ou souffrant, sans pouvoir rien faire.

 

Mais cela évolue lentement :

il faut que LES FRANÇAIS S'EMPARENT DES DROITS DONNÉS dans le système de santé prennent la peine d'écrire ce qu'est leur pensée par rapport à la médecine, la vie, la mort,

dans LEURS DIRECTIVES ANTICIPÉES :

  • Préfèrent-ils souffrir que mourir, mais jusqu'à quel point ?

  • Et préfèrent-ils mourir que souffrir ? Ils en ont le droit.

  • Préfèrent-ils subir une énormité de traitements qui parfois augmentent leurs souffrances que d'accepter leur mort ? Veulent-ils être cobayes de la Science ? (la médecine n'est pas une science exacte, c'est une science humaine qui fait des essais parfois réussis, parfois non, elle ne fait pas de miracles) Veulent-ils continuer à survivre d'une vie sans communication ni mouvement ? Indéfiniment ?

A eux de dire leur philosophie de vie, de dire jusqu'où la vie vaut la peine d'être vécue pour eux mêmes, et de l'écrire pour mettre cet écrit dans leur dossier médical, disponible pour tout médecin s'il leur arrivait de ne plus pouvoir s'exprimer avant la mort.

Lorsqu'une majorité de citoyens auront donné leur directives à leurs médecins, ceux-ci finiront bien par les écouter et modifieront leur point de vue.

 

A NOUS DE PRENDRE NOTRE LIBERTÉ ET NOS DROITS !

 

 

 

 

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