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www.jacqueline.salenson.fr

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LOIS ET SANTÉ, FIN DE VIE, MORT: pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs directives anticipées avec leur personne de confiance nommée par écrit, y compris en cas de demande de mort volontaire pour souffrances incurables, avec AAVIVRE ... sa fin de vie.

euthanasie, suicide assisté, en Belgique et en France?

https://www.youtube.com/watch?v=5Kbs-ARWv-c

une video intéressante :

Euthanasie en Belgique : Nouveau témoignage de Françoise 2 ans après..

 

Ce qui m'apparaît suite à cette video, c'est que :

IL DEVIENT INDISPENSABLE DE FORMER AUTREMENT NOS FUTURS MÉDECINS ET DE RECYCLER LES ANCIENS : POUR UNE FORMATION HUMANISTE, qui laisse la place à la parole, qui réponde à la demande des patients et les respectent:

C'est le cas dans les pays du Benelux, avec des lois qui permettent l'aide médicale à la mort, dans certaines circonstances précises, et d'ailleurs .

Ce n'est pas une nouvelle loi de santé, de respect des patients (que nous souhaitons tous) qui va changer d'un coup de baguette magique la mentalité patriarcale et autoritaire de nos médecins, devenus des techniciens déshumanisés d'une certaine médecine allopathique et chirurgicale qui privilégie une pseudo science, faite de seules techniques en réalité, mises bout à bout en s'occupant non pas de la personne en son entier, mais de organes ou tissus malades, l'être étant découpé en morceaux!

« Soigner » en France, c'est de la technique, on soigne les humains devenus « objets » comme on répare une automobile… :

on opère, on réopère, on remplace des organes ou des tissus, on fait des prises de sang et on donne les médicaments en fonction des résultats, un ordinateur peut faire la même chose !

D'où la télémédecine… pas forcément inutile si elle accompagnait l'humain… au lieu de le remplacer !

TRÈS RAREMENT PAROLE VRAIE échangée entre médecin et patient :

impossibilité de parler de ses choix de vie et de mort, de sa philosophie, de son éthique de vie, personnelle.

Pourtant, la médecine devrait bien finir par accepter que nous sommes tous mortels et que nul n'y peut rien, fort heureusement !

Seule la mort permet le renouvellement des générations et l'évolution des espèces!

Même si on peut parfois (souvent même maintenant) prolonger la durée de vie, on ne peut pas empêcher la mort.

 

Jusqu'où prolonger la vie ? A quel moment arrêter les frais (financiers mais d'abord souffrances du patient, morales voire physiques) ?

Qui doit décider que les soins deviennent « déraisonnables » ?

Qu'il faut tout arrêter et laisser mourir ?

Est-ce le médecin ? Et lequel ? De quel droit ? Pourquoi ?

Le médecin doit-il avoir sur nous droit de vie et de mort ? J'y suis totalement opposée personnellement.

Même si sa décision est prise avec son équipe, qu'on lui sait obligatoirement soumise, ne serait-ce que par la hiérarchie des fonctions, voire avec un collègue.

 

LA SEULE LIBERTÉ QUE NOUS AYONS DANS LE SYSTÈME MÉDICAL FRANÇAIS, FAUTE DE CIRCULATION DE LA PAROLE,

C'EST L'ÉCRITURE DE NOS DIRECTIVES ANTICIPEES, indispensables,

si possible avec nomination de la personne en qui nous avons confiance pour défendre nos idées au moment où la mort approchera.

DIRECTIVES QUE LES MÉDECINS DOIVENT SUIVRE, malheureusement avec un « SAUF », qui détruit ce qui précède… sauf urgence, et surtout « sauf si le médecin les juge inappropriées »…. comment et pourquoi ? Nul ne le sait ???

Directives anticipées : Il s'agit d'écrire nos idées sur notre vie, notre mourir, notre mort, notre philosophie de vie, ce qui nous paraît raisonnable ou déraisonnable dans les soins qu'on pourrait nous imposer pour prolonger notre vie, mais pour quel état de santé ?

  • pour que des médecins inconnus qui seraient appelés à nous « soigner » puissent nous connaître mieux, afin d'ajuster leurs soins en fonction de nous, alors que peut-être nous ne pourrons plus nous exprimer,

  • pour que nos proches soient prévenus de nos idées, et qu'on ait parlé de notre mort ensemble, sans peur, de ses conséquences éventuelles à organiser,

  • pour que nous n'ayons plus peur de la mort, certitude dans l'avenir pour tous, même si on ne sait ni quand ni comment, parce que nous l'avons préparée.

 

La seule chose que nous pourrions obtenir assez vite sans doute du nouveau gouvernement et des nouveaux parlementaires, EN DEHORS DE LA MÉDECINE, plus que rétive au changement, c'est de réellement ASSURER LA LIBERTÉ RÉPUBLICAINE DU SUICIDE :

Donc cesser de vouloir condamner ceux qui donneraient à celui /celle qui le demande les connaissances, les produits, susceptibles de l'aider à se suicider, ceux qui donneraient la main à celui ou celle qui le lui a demandé pour ne pas mourir seul/e, alors que sa mort était annoncée, avec le cortège de souffrances de l'agonie qu'il voulait éviter:

Ceci ne concerne pas la loi de santé, ni les médecins,

mais LES DEUX LOIS QUI VEULENT INTERDIRE TOUT SUICIDE en réalité,

en revenant aux interdits « catholiques » de la monarchie (et autres religions monothéistes), COMME SI NOTRE RÉPUBLIQUE INTÉGRAIT LES LOIS DES ÉGLISES…

en supposant toujours que l'idée de mort volontaire est une idée anormale, relevant de la psychiatrie, alors que si cette idée peut effectivement arriver dans des périodes de dépression guérissable, et on doit s'en préoccuper, elle est aussi souvent le cas de personnes déjà au seuil de la mort, ou vivant dans des conditions de maladie inexorable et incurable qui les font souffrir de façon intolérable.

 

- INTERDICTION de divulguer une certaine science du suicide, réservée aux médecins ???

DEPUIS QUAND LA CONNAISSANCE EST-ELLE CENSURÉE ?

1982, loi qui interdit la soi disant provocation au suicide par la connaissance des moyens…

loi qu'il faut abroger au plus vite, la seule façon de provoquer quelqu'un de sain au suicide étant le harcèlement constant, interdit et puni déjà par la loi contre le harcèlement.

 

- INTERDICTION d'accompagner celui ou celle qui veut donner la main à quelqu'un avant sa mort, lorsque cette mort est volontaire, peu importe que cette mort volontaire soit le fait d'un mourant…

puisque on peut être accusé de « on assistance à personne en danger » (de mort), et puni sévèrement, même lorsque le seul danger pour la personne est de souffrir de mille maux pendant sa fin de vie, période où il est déjà en train de mourir…

 

Il est vrai que dans nos hôpitaux, la mort arrive le plus souvent à 4/5h du matin, …

LA PERSONNE MEURE TOUJOURS SEULE,

les visites étant interdites à ces heures là… et peu de soignants étant présents, juste une garde débordée en général…

 

ON NE LAISSE PLUS LES GENS MOURIR CHEZ EUX OU DANS LES INSTITUTIONS, entourés par leurs proches, à n'importe quelle heure, comme autrefois, pourquoi ?

 

PEUR DE VOIR LA MORT DE PRÈS ? OU PEUR DE VIVRE ?

On nous parle sans cesse de la peur de la mort, comme si elle était générale… ce qui est faux.

Pourquoi avoir peur de l'inévitable ? de ce qu'on peut préparer depuis sa naissance, parce que c'est la vie, tout simplement.

 

QUI A INTÉRÊT À NOUS FAIRE PEUR DE LA MORT ?

À tout tenter pour la repousser, quel que soit l'état de « santé » donc de « bien-être » de la personne ?

 

EN DEHORS DES ÉGLISES qui ont amassé des fortunes par la peur de l'enfer, et l'invention du purgatoire,

TOUS CEUX DONT C'EST LE GAGNE-PAIN, qui gagnent de l'argent à soigner les autres, à prolonger leur vie : médecins, chirurgiens, soignants divers, mais surtout :

  • INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE (qui veille à interdire toutes les médecines autres qu'allopathiques en France… ),

  • INDUSTRIE DE LA MORT avec ces EHPAD qui poussent partout, tellement ils rapportent de l'argent : meilleur placement depuis plusieurs années, alors qu'on sait que ces institutions ne correspondent en rien aux désirs des personnes : trop grandes, trop lourdes, pas assez d'écoute, manque crucial d'accompagnement, discrimination : on y met les vieux à l'écart de la société, etc.

 

l est vrai qu'en France, les générations qui ont vu la mort de près, par la guerre chez eux, et dont les traditions étaient d'entourer le mourant, sont de plus en plus rares, les dernières guerres françaises étant hors du territoire métropolitain… un nombre restreint de français les ont vécues…

La publicité a magnifié une jeunesse perpétuelle, active et en bonne santé, caché la maladie, le handicap, la mort et les souffrances, pendant des années… « pas beau à voir » dit-on souvent… et pourtant existant.

Heureusement de nombreux français luttent contre cet état d'esprit dommageable pour tous, mais …

 

 

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