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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 09:14

La loi actuelle n'est pas parfaite, certes, elle devrait redonner aux citoyens le droit de mener leur vie comme ils le souhaitent, y compris dans le domaine de la santé, c'est à chacun de décider de sa vie, et à nul autre. Mais il faut reconnaître qu'

ELLE DEMANDE EN PRIORITÉ AUX MÉDECINS DE SUIVRE LES DIRECTIVES ANTICIPÉES

même si elle accorde quelques exceptions, ne modifions pas les textes !

 

Mais dès lors que la plupart des gens n'ont rien écrit de leurs volontés, rien écrit du moment à partir duquel ils considéreraient que le médecin doit « arrêter les frais », traitements et soins autres que destinés à ne pas souffrir (sédation),

LES MÉDECINS NE PEUVENT PAS APPLIQUER DES DIRECTIVES QUI N'EXISTENT PAS !!!

 

Il serait temps de s'en rendre compte… et de soutenir le CNSPFV... (centre national des soins palliatifs et de la fin de la vie) dans ses démarches :

  • POUR DÉJÀ PARLER DE LA MORT, PARLER DE SA MORT, DE CELLE DES AUTRES, DE LA FIN DES VIES autour de nous, aller voir les mourants, les malades proches de la mort (ils ont d'ailleurs souvent besoin de nous), pour réaliser comment les gens meurent en France, certains chanceux bien, d'autres, très nombreux, dans la souffrance morale sinon physique (quoique beaucoup souffrent encore physiquement, malgré les médecines possibles) dans l'indifférence médicale, voire avec des médecins qui trouvent cela « normal » et qui cherchent toujours à prolonger la vie même sans qualités, coûte que coûte, sans s'occuper des souffrances morales non seulement du mourant mais de ses proches, et très contents de savoir que çà rapporte beaucoup d'argent, à eux, à leurs amis, à l'hôpital ou à la clinique.

    Qui connaît le prix des vies prolongées ? Qui s'en préoccupe ? Je n'en entends jamais parler ou si rarement… C'est pourtant nous tous qui payons via la sécurité sociale et nos mutuelles, le plus souvent assurances privées qui font fortune sur notre dos.

    La médecine n'est pas gratuite, c'est une idée fausse. Elle coûte de plus en plus cher et promet de plus en plus de « miracles » chatoyants, mais peu réels.

     

  • POUR FAIRE CONNAÎTRE LES DIRECTIVES ANTICIPÉES ET FAIRE SAVOIR LA NÉCESSITÉ DE LES ÉCRIRE, non pas en cochant des cases sur un formulaire, mais en expliquant sa façon de vivre, sa philosophie de vie et de mort en premier, tout en notant très expressément les soins acceptés et refusés en cours et en fin de vie, au cas où on ne pourrait plus le dire, ou pour confirmer notre parole.

    Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que nourrir artificiellement (y compris en gavant à la cuiller), hydrater artificiellement prolongent les agonies. Un mourant a parfois soif, jamais faim. S'il a soif, il faut lui donner à boire et s'il ne le peut pas, humecter sa bouche très souvent. On peut agonir de longs mois avec l'hydratation artificielle qui prolonge artificiellement la vie physique (le coeur bat, les poumons respirent, mais est-ce suffisant ? ).

 

toutes réflexions pour écrire vos directives anticipées sur le site de AAVIVRE … sa fin de vie.

 

ATTENTION :

Les associations d'accompagnement de soins palliatifs sont des organismes non nationaux,

  • des associations le plus souvent à dominance catholique,

  • dans l'idée de « charité »,

  • liées à la médecine privée,

qui luttent depuis longtemps contre le refus de soins, contre le refus de prolongation de vie si la vie qui reste ne nous convient pas, et qui cherchent sans cesse des accompagnateurs à des fins de vie QUI REFUSENT D'ENTENDRE CEUX QUI DEMANDENT LA MORT COMME DÉLIVRANCE (la plupart des accompagnateurs abandonnent très vite, parce qu'il ne doivent pas écouter ceux qui demandent à mourir).

Ils sont pour « la vie à n'importe quel prix » surtout quand çà leur rapporte…

la vie soi-disant « sacrée »…

Leurs dernières fiches-conseils pour limiter, voire interdire les sédations légales, vont bien dans ce sens…

Tant pis pour ceux qui ne pensent pas comme eux.

Ils veulent développer toujours plus de services spécialisés en soins palliatifs hospitaliers, en hôpital ou au domicile (hospitalisation à domicile), services où on entoure plus ou moins les mourants,

où on fait tout pour repousser la mort. Çà rapporte.

 

Ces services devraient s'adresser à ceux qui ont encore quelques mois devant eux, avec toute leur tête pour communiquer avec leurs proches, qu'on suppose présents

C'est le cas dans quelques rares services pionniers, mais pas ailleurs.

 

En réalité la plupart des gens viennent dans ces services les dernières heures ou jours de l'agonie, alors que c'est contraire à l'idée de départ :

accompagner la vie dans ses derniers mois, pour une meilleure qualité de vie.

 

Ces services spécialisés mettent la mort à l'écart de la vie : pas de mélange entre services, les chambres de SP sont loin des autres,

on a l'impression qu'approcher la mort fait fuir… pourtant nous y passerons tous !

On y fait des expériences dans le but de prolonger la vie.

Et pourquoi pas des services de recherche sur la fin de la vie en effet ? Si les patients sont informés et d'accord (ce qui est rare).

 

MAIS POURQUOI INTERDIRE LE SIMPLE ACCOMPAGNEMENT DU MÉDECIN TRAITANT À LA MAISON ?

Tout à fait capable de faire des ordonnances pour que les mourants ne souffrent pas, de permettre à des infirmiers et des aides-soignants d'aider les proches chez eux.

Mais certains médicaments sont réservés aux hôpitaux, pourquoi ???

 

Associations pour l'accompagnement en soins palliatifs :

Ce sont les mêmes personnes qui sont dans les associations qui s'opposent au droit à l'avortement, au droit à la contraception, au droit à la PMA pour tous, etc. .. qui prônent une vie « sacrée », tout en favorisant les guerres et en bénissant les armées… comme si les soldats (jeunes et en bonne santé) n'allaient ni tuer, ni mourir.

 

 

 

     

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    • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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