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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

respect du patient aux USA / non respect en France (question de fins de vie)

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/deces-de-l-homme-au-tatouage-ne-pas-reanimer-un-debat-ethique-passionnant_1965855.html

 

Des médecins américains ont décidé de ne pas réanimer un homme tatoué "Do not resuscitate".

Récemment, ils ont décidé d'arrêter les soins sur un patient dont le torse était barré d'un tatouage "ne pas réanimer".

L'homme est décédé, et la même mention demandant de ne pas procéder à sa réanimation a finalement été retrouvée dans son dossier médical. 

 

MERCI  … RESPECT DE LA PERSONNE !!!

 

Comment aurait-on réagi en France? Quelles questions éthiques cela pose-t-il?

L'Express a interrogé Jean-Marie Faroudja, Président de la section éthique et déontologie au Conseil national de l'Ordre des médecins, sur ce cas particulier.

Le Dr Jean-Marie Faroudja décrypte pour L'Express CE CONFLIT ÉTHIQUE.

 

Pas du tout d’accord avec ce médecin…

 

POURQUOI CELA DEVRAIT-IL ÊTRE UN CONFLIT ?

N’est-il pas « normal » tout simplement de respecter la personne humaine ?

Celui qui l’a inscrit sur son corps montre bien ainsi sa volonté !

Ce désir de ne pas être réanimé était également inscrit dans son dossier .

 

Les médecins se sont trouvés devant un cas rare, et ils ont respecté la volonté du patient , ce qui s’impose légalement aux USA :

les ordres de ne pas réanimer sont placés dans le dossier médical d'une personne.

 

Ce qui serait un conflit éthique en France pour certains médecins ne l’est pas aux USA !!!

 

CONFLIT FRANÇAIS entre

  • respecter les directives du patient, ou

  • préserver la vie à tout prix… : ce qui n’est plus légal,

puisque la loi interdit l’obstination « déraisonnable »… non définie précisément… ce qui pose problème…

mais les médecins ayant peur d’être accusés de non assistance à personne en danger… (mal définie également, loi qui devrait être revue impérativement… )

 

« Comment un médecin français aurait-il procédé? 

« Si cette histoire se passait en France, on aurait pu estimer qu'il s'agissait d'une situation d'urgence puisque le patient est arrivé inconscient à l'hôpital.

On aurait recherché d'autres preuves de cette volonté y compris auprès de ses proches.

« La loi dit que l'autonomie du patient représente un droit fondamental à faire respecter sa volonté, ce qu'il veut que l'on fasse de sa personne dans ce genre de situation, d'autant plus quand cette volonté est exprimée à l'écrit. MAIS

En France, les directives anticipées ne sont pas prises en compte dans deux cas.

  1. Le premier a trait à la notion de situation d'urgence : En cas d'urgence, les directives anticipées peuvent être mises entre parenthèses le temps de la réflexion. Si une personne tombe et fait un arrêt cardiaque dans la rue et que l'on a un défibrillateur, on va la réanimer. 

  2. Le deuxième cas concerne les directives anticipées "inadaptées", par exemple si l'on a écrit ne pas vouloir être réanimé en cas de perte de connaissance au cours d'une affection banale. La deuxième chose à prendre en compte est l'état de santé du patient.

Si cet état laisse à penser qu'il va pouvoir reprendre une vie normale après la réanimation,

les médecins ont le droit de ne pas suivre les directives anticipées, à la condition qu'une procédure collégiale soit engagée avant que le médecin ne prenne sa décision.  

 

« En quoi consiste cette procédure collégiale? 

Un médecin ne peut jamais prendre seul la responsabilité de dire que les directives sont inadaptées, ou que les conditions de la loi ne sont pas remplies.

Lorsqu'une personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, et que les circonstances interrogent, on ne peut interrompre un traitement qu'après une procédure collégiale.

De même quand on envisage une sédation profonde et continue jusqu'au décès.

Dans le cadre de la loi, il y a impérativement une procédure collégiale.

Si jamais le médecin ne suit pas la volonté du patient, il faudra qu'il puisse justifier que sa réponse était proportionnée.  

 

« C’est une réunion de l'équipe de soins (évidemment soumise à son chef de service!) et un médecin consultant externe à l'affairechoisi comment, par qui ???

 

« Qu'est-ce qu'un conflit de devoirs ? 

Prenons deux exemples de conflit de devoirs, même si le patient est conscient.

Une jeune femme témoin de Jéhovah de 20 ans fait une hémorragie en accouchant; elle va mourir si on ne la transfuse pas. Or elle a précisé qu'elle ne le voulait pas. Le médecin passe outre et la transfuse. Dans la jurisprudence, on a estimé que s'il ne l'avait pas fait, cela aurait été une omission de porter secours. :

LOI DE NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER

LOI QUI POSE PROBLEME !!! et mène au non respect de la personne humaine : scandaleux !

« Si on prend un témoin de Jéhovah en phase terminale d'un cancer qui a besoin d'une transfusion sanguine pour survivre quelques jours et a dit qu'il s'y oppose, dans ce cas, le médecin devra s'abstenir.

Pourquoi cette différencce  de jugement ?

POURQUOI LES MÉDECINS ONT-ILS LE DROIT DE JUGER DU BIEN FONDÉ DE LA DEMANDE DU PATIENT ?

« Je crois qu'il faut dire que chaque cas est toujours particulier.

C'est une question éthique et qu'il faut essayer de résoudre au cas par cas en fonction de nombreux paramètres. Et dans ces cas toujours difficiles, l'Ordre des médecins peut être consulté.  

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