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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

merci au Pr lebeau pour son article suite à la déclaration des évêques opposée à tout changement de loi sur la fin de la vie

http://professeur.bernard.lebeau.over-blog.com/2018/03/reponse-a-la-declaration-des-eveques-de-france.html

j’ai souligné certains passages en bleu et mis mes commentaires en marron.

Merci au Pr Lebeau pour cet article.

Le journal La Croix a publié ce 22 mars une déclaration des évêques de France sur la fin de vie. …

Souhaitant l'écoute de cette communauté qui l'a instruit autrefois, lui a appris à aimer l'autre et qui a certainement participé à sa vocation professionnelle,

un médecin qui a assisté la fin de vie de plus de quatre mille patients, tient à discuter chacun des six points avancés par le clergé pour aller contre l'aide à la fin de vie, alors que

ce médecin n'est lui ni pour, ni contre cet acte, persuadé qu'il a toujours été pratiqué, qu'il est nécessaire pour que l'agonie soit paisible.

1) "La dernière loi a été votée récemment et il faut lui laisser du temps..." Cette loi voulait améliorer la loi de 2005. Elle l'a été en supprimant l'hypocrite principe du double effet, en rendant obligatoire la prise de connaissance des directives anticipées par les médecins.

Elle est contradictoire entre deux de ses articles

  • car elle ne propose qu'une possible (et toujours hypocrite) sédation profonde continue

  • sans laisser au patient la liberté de choix de la durée de sa fin mais en laissant perdurer inutilement la souffrance des accompagnants.

Elle ignore toute demande de mort exprimée hors fin proche.

2) "Il y aurait contradiction entre l'autorisation d'une aide au suicide et les mesures gouvernementales actuelles de lutte contre le suicide".

Ces deux modalités ne sont pas contradictoires mais, bien au contraire, synergiques.

On confond dangereusement

  • des tentatives de suicide liées à un moment difficile et transitoire de la vie de quelqu’un, de tout âge et sans maladie particulière autre qu’une déprime passagère,

  • avec l’envie de mourir selon son choix ( qui peut être celui de la mort volontaire aidée ou un autre choix) pour celui ou celle qui est déjà aux portes de la mort naturelle, de par son état de santé incurable.

Ce ne sont pas les mêmes raisons de quitter la vie,

  • dans un cas on peut espérer redonner le goût de la vie avec une aide psychique, un accompagnement adapté,

  • dans l’autre aucun espoir, car lorsqu’on sait son état de santé incurable, même un bon accompagnement ne suffit pas pour redonner l’envie de vivre à celui ou celle qui va mourir et sait que son agonie sera accompagnée de longues souffrances, qu’il/elle ne se sent pas capable de vivre, pour des raisons personnelles que l’on doit respecter.

Preuve en est la constatation faite dans l'état américain de l'Oregon où la prescription médicale  de produits létaux administrés par voie orale  est légalisée depuis plusieurs années; seul un patient sur deux a ultérieurement absorbé le produit mis à disposition.

Cette attitude de dialogue avec le médecin puis de confiance vis-à-vis du choix du patient a donc un effet préventif sur un suicide dont la pratique non contrôlée est souvent violente.

L'allusion à un refus de transgression du commandement "Tu ne tueras pas" est vieille comme l'ancien Testament mais ne tient pas à la lecture de la Bible puisqu'au lendemain de l'obtention des tables de la loi divine, MoÏse les brise et fait tuer trois mille juifs!

Toutes les guerres sont commandées par des politiques qui se font bénir par leurs « églises », alors que tous savent qu’à la guerre, les soldats (jeunes hommes ou femmes en bonne santé) vont tuer sur ordre des innocents qui ne demandaient qu’à vivre, et qu’ils risquent en retour de se faire massacrer. Tous ne rentreront pas vivants de la guerre, loin de là. Et beaucoup resteront brisés à jamais par les horreurs qu’ils auront vécues.

3) "Il y aurait rupture du pacte de confiance soignant-soigné établi par notre Code de Déontologie". L'engagement du soignant est de satisfaire tout patient raisonnable, de protéger tout patient vulnérable, de soigner jusqu'à la dernière seconde y compris en aidant à mourir comme le font la quasi-totalité des médecins réellement confrontés au problème, sans pouvoir l'avouer puisque c'est interdit!

Il faudra donc adapter le Code de Déontologie à la réalité clinique, arrêter le mensonge par omission, mettre fin à l'hypocrisie.

4) " Il faut respecter la clause de conscience et connaître la variabilité d'attitude des médecins".

Oui, comme pour une décision d'avortement, le médecin n'aura aucune obligation d'aider à la fin de vie mais, s'il y est opposé, devra diriger son patient vers un confrère disponible.

Il faudra éventuellement faire appel à des praticiens de fin de vie, assistés de psychologues, dont le coût des pratiques sera bien moindre que celui du maintien en vie sur des années de décérébrés.

5) "Il faut respecter la liberté personnelle et ne pas emprisonner les vulnérables dans un devoir de mourir". C'est une certitude mais

  • respectons aussi le tétraplégique,

  • respectons Anne Bert qui a dû aller mourir en Belgique parce que l'on meurt mal en France, respectons les grands vieillards qui calmement ne souhaitent plus vivre,

  • respectons les écrits préalables à des états de démence ou d'inconscience réclamant la quiétude du repos éternel!

Le projet de loi doit faire de la fin de vie volontaire un vrai choix et en aucun cas une obligation, bien évidemment ! D’ailleurs dans les pays qui ont déjà adopté cette façon de voir, c’est un choix qui ne dépasse pas 2 % des personnes concernées …

6) " Il faut protéger l'homme du questionnement sur la fin de vie".

Non, plus qu'agneau protégé et conduit par son berger,

l'homme doit être instruit et libre face à une mort qui n'a rien de redoutable si elle est programmée, notamment par une relation forte soignants-soignés, par la rédaction de directives anticipées, par la désignation d'une personne de confiance.

L’être humain adulte est seul responsable de sa vie donc de sa mort. Libre de vivre et de mourir. Libre de se soigner selon les codes de la médecine allopathique officielle, libre de choisir d’autres médecines pour ceux qui les préfèrent.

NON : PROTÉGER N’EST PAS INFANTILISER pour assurer son pouvoir !

PROTÉGER, C’EST PERMETTRE À CHACUN DE CHOISIR selon ses convictions donc informer suffisamment, accompagner en donnant toute notre considération, respect et compassion.

La loi française actuelle est très insuffisante. Tous les jours, on meurt mal en France.

Il nous faire mieux que les lois du Benelux en légalisant plutôt qu'en dépénalisant, en ne permettant l'aide à la fin de vie en dehors de l'urgence qu'après un contrôle plus strict que celui qui y est actuellement exercé,

EN RESPECTANT NOTRE DEVISE RÉPUBLICAINE LAÏQUE

DE LIBERTÉ, D'ÉGALITÉ ET DE FRATERNITÉ

 

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