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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

les catholiques en bon ordre de contestation, propriétaires de la médecine ??? pour une fin de vie selon son choix!

https://ethique-soin.blogs.la-croix.com/la-sedation-explicitement-letale-nest-pas-un-soin/2018/04/23/

 

La Croix porte évidemment la parole du Pape et des catholiques pratiquants (rares en France) totalement opposés à la liberté de choisir sa fin de vie.

Il parle également beaucoup trop du confort des soignants, comme si cela était l’essentiel ! même s’il est contraire au bien-être du malade !!!

Mais nous nous insurgeons contre le fait qu’ils veulent imposer leur point de vue aux autres !

 

« Depuis plus de 25 ans, les médecins de soins palliatifs en viennent, dans des situations particulièrement éprouvantes pour des malades en fin de vie, à les plonger dans un état d’inconscience de manière à leur éviter de percevoir ce qui autrement serait source d’une grande souffrance. On parle alors couramment de « sédation profonde ».

Dans les cas de détresse due à une souffrance « réfractaire » à tout traitement (comme, en ultime fin de vie, une extrême difficulté à respirer produisant une sensation d’asphyxie), cette sédation doit le plus souvent être maintenue jusqu’à la mort. On peut juger cela insatisfaisant, mais les médecins de soins palliatifs s’y résolvent, faute de mieux, faute de pouvoir soulager le malade en préservant sa conscience.

Bien conduite, comme le montrent les études menées à l’échelle internationale, une telle sédation n’abrège pas la durée de la vie.

La loi du 2 février 2016, dite loi Claeys-Leonetti, légitime cette pratique, et en fait même, dans des circonstances assez strictement définies, un droit du malade. »

Sauf que les médecins spécialistes de soins palliatifs en fin de vie sont rares,

et que cela est par ailleurs, pour ma part, contraire à l’idée que la mort (comme la vie) n’appartient pas aux médecins mais à la personne.

Tout médecin généraliste devrait pouvoir donner ces soins, qui ne consistent que à donner à la personne et à son entourage un accompagnement pour une mort sans souffrances.

 

« Or voici que, de sa propre initiative, sans avoir été saisi par aucune institution, »

FAUX : il a été mandaté pour çà  par le gouvernement !

« le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommande, dans un avis adopté le 10 avril 2018, de changer radicalement le sens de la sédation.

Il propose de faire reconnaître par la loi un droit « de pouvoir demander au médecin de recevoir, dans des conditions strictement définies, une sédation profonde explicitement létale ».

Létale, c’est-à-dire mortelle. D’acte de soin, la sédation deviendrait un acte de mort ! Un acte délibéré ! »

C’est bien évidemment déjà le cas : la sédation est le soin choisi exprès (délibérément) pour que la personne ne ressente pas les souffrances de l’agonie, puisqu’il s’agit évidemment de mourant (entré en agonie ou presque) .

Et c’est bien ! Tout autre dire est mensonge.

 

« Cette proposition est formulée à la fin d’un texte qui porte en grande partie sur les soins palliatifs et énonce à leur propos des « préconisations » qu’on ne peut qu’approuver. »

 

« Le CESE voudrait parachever l’édifice en inscrivant dans la législation le droit, dans certaines circonstances, à « une aide à mourir », euthanasie ou assistance au suicide.

La personne serait alors « mise au centre des décisions concernant sa fin de vie ». »

« Autoriser l’aide à mourir implique à cet égard de parachever l’inversion de la relation classique entre le.la médecin et le.la malade selon laquelle le.la médecin ordonne et le.la malade fait preuve de compliance » (sic). Dans l’aide à mourir, en effet, «la décision appartient exclusivement à la personne malade », est-il écrit.

CE QUI NOUS CONVIENT PARFAITEMENT : liberté, égalité, fraternité !

 

« Pour les rédacteurs de l’avis du CESE, la notion de vulnérabilité n’a pas sa place dans la réflexion philosophique ; il ne faut y voir qu’une « contribution des religions monothéistes » ! »

La vulnérabilité qui sert de prétexte à la domination de l’autre me paraît odieuse.

Effectivement

c’est le prétexte qui permet aux médecins de s’arroger de droit de décider à la place du malade et d’enrichir ainsi l’industrie pharmaceutique et les médecines privées.

 

« Le CESE ne s’interroge guère sur l’expérience humaine de la maladie grave, la marginalisation sociale de la personne qui a perdu la capacité de se rendre utile à autrui, les contraintes et les pressions socio-culturelles qui pèsent sur la personne. »

FAUX : le CESE a reçu de nombreuses personnes impliquées dans les fins de vie et de très nombreux témoignages. Il s’est très largement posé sur ces questions.

 

« Le CESE, à juste titre, demande de développer les soins palliatifs, de bien gérer les « ressources humaines »….

« Or, on demande à ces soignants de l’assurer, avec attention et délicatesse, des années durant, parfois tout au long d’une carrière professionnelle. »

D’abord il est anormal pour moi que la mort devienne une spécialité médicale :

la mort est un phénomène naturel, comme la naissance

et il est scandaleux que la médecine s’occupe d’autres cas que ceux qui se passent mal, tant à la naissance, qu’à la mort :

n’oublions pas que de nombreuses naissances se font naturellement sans difficultés, pas besoin de médecin !,

et que de nombreux décès ont lieu rapidement et sans souffrances, de façon naturelle ! Sans médecine ! Fort heureusement !

Un bon médecin doit pouvoir être diversifié et changer de domaine tout au long de sa vie, ne serait-ce que pour se former tout au long de sa vie professionnelle.

             Ne s’occuper que de mourants prouve des névroses sévères, anormales.

Ensuite le système médical n’est pas fait pour le confort des soignants

                    mais pour celui des malades !!! prioritaires avant tout !

Les grands oubliés de ces catholiques égoïstes qui ne défendent que leur point de vue et refusent la liberté de penser autrement aux autres !

 

LA FRANCE ET SES LOIS NE DOIT PAS ÊTRE DIRIGÉE PAR LE PAPE NI PAR D’AUTRES RELIGIONS,

MAIS PAR UNE RÉPUBLIQUE QUI DONNE À CHACUN LE DROIT DE PENSER ET DE PHILOSOPHER À SA FAÇON, DONC DE VIVRE ET DE MOURIR À SA FAÇON, SELON SON CHOIX !

NUL N’IMPOSERA À QUICONQUE UNE MORT NON CHOISIE !

  • Ceux qui veulent voir leur vie prolonger au maximum (dans les limites de l’obstination déraisonnable, car on ne peut pas imposer un coût exorbitant de prolongation de vie aux autres) pourront évidemment le demander.
  • Ceux qui veulent souffrir seront libres de le faire.
  •  
  • Mais pour ceux qui veulent décider de leur mort, et vivre le plus longtemps possible quitte à ne plus pouvoir se suicider, ( c’était le cas de Anne Bert) veulent pouvoir être aidés par la médecine dans leur choix de cesser de vivre, par une méthode douce et rapide.
  • Le suicide en fin de vie doit pouvoir être reconnu comme un choix possible, aidé ou non.

 

 

 

 

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Ben 26/04/2018 16:08

La question centrale pour l’euthanasie ou du suicide assisté reste pour la société : doit on donner la mort, ou donner les moyens de se donner la mort, à quelqu’un qui le demande lorsqu’il s’estime en souffrance ?

Pourquoi ne pas aller plus loin que les lois actuelles ? Jean Leonetti met en avant l’interdit de tuer, fondateur de civilisation et de lien social. Il estime que ce n’est pas à la société d’envoyer implicitement le message « oui cette vie-là ne vaut plus la peine d’être vécue » en autorisant l’euthanasie ou le suicide assisté. Plutôt que de mettre sur la société un devoir (je reprends son argumentation), il souhaite donner des droits au patient, le droit d’être endormi, et des garanties : « tu ne seras pas abandonné, tu ne souffriras pas, tu ne seras pas prolongé de manière anormale ». Sur la question de l’aide au suicide, il estime que ce n’est pas à la société de donner les moyens de se suicider, et que chacun est libre de se procurer ce qu’il souhaite facilement. Il prône une société solidaire de « la main tendue vers la désespérance » plutôt qu’une validation implicite que certaines vies seraient inutiles, indignes.
Sur l’argument de l’opinion publique et des sondages :
Les partisans de l’euthanasie mettent en avant que dans plusieurs sondages, environ 90% du grand public « considère qu'il est important de légaliser l'euthanasie, ou le suicide assisté. » Le contre argument est la méconnaissance du grand public des lois actuelles.
Dans un sondage de 2014 (avant le dernier texte de loi donc) deux tiers des Français expriment avoir « entendu parler de la Loi Leonetti » et un tiers disent n’en avoir « jamais entendu parler », la moitié « en avoir entendu parler mais ne pas savoir précisément de quoi il s’agit » et seuls 15 % du grand public indiquent « savoir précisément de quoi il s’agit ».
Concernant les professionnels la moitié dit connaitre la Loi Leonetti mais : 5 % connaissent le principe de collégialité des décisions, c’est-à-dire que le médecin ne décide pas seul et échange en équipe. 4 % des soignants interrogés connaissent le principe du « double effet » de l’article 2 de la Loi Leonetti (il s’agit de privilégier la qualité de vie, et donc le confort et le soulagement de la souffrance, même si cela a pour effet de diminuer la quantité de vie). En effet, si on demande au grand public « souhaitez-vous que les médecins soient autorisés, de manière indirecte, à diminuer votre durée de vie si vous êtes face à une souffrance insupportable en mettant en place des traitements antalgiques ? » formulé ainsi, c’est déjà dans la loi… et les réponses « OUI » à cette question sont comptées comme en faveur de l’euthanasie.

Les opposants mettent en avant qu’il faudrait d’abord mieux informer le grand public et former les soignants avant de faire évoluer la loi dans ce sens.
Comment demander à quelqu’un de choisir si on ne lui donne qu’une partie des informations ? Les sondages n’auraient donc pas grande valeur à leurs yeux.

Les partisans de l’euthanasie mettent en avant que cela n’empêche pas des situations de souffrances, les opposants à l’euthanasie mettent en avant que seulement un patient sur deux a eu accès a des soins palliatifs alors qu’il aurait dû en bénéficier !

Toujours sur le thème de la souffrance, une étude de 2014 a mis en évidence que sur plus de 2000 patients, lorsque les symptômes d’inconfort sont contrôlés, seules 0,3% des patients réitère une demande d’aide active à mourir, soit 6 personnes sur les 2157. Les partisans de l’euthanasie diront que ce n’est pas à négliger, les opposants diront que cela reste minoritaire pour changer radicalement l’accompagnement des incurables. Coïncidence ou pas, l’INED, institut national des études démographiques aurait mis en évidence que 0,2% des décès étaient dû à des euthanasies clandestines (utilisation d’un produit létale dans l’intention de provoquer la mort à la demande du patient). 0,6% était des utilisations d’un produit létal dans l’intention de donner la mort sans demande du patient : ce que le droit qualifie d’homicide par empoisonnement.

Toujours sur la question de l’autonomie de choix et du consentement, la tribune des 156 députés propose que « le choix de la personne doit pouvoir être respecté, quand il est libre, éclairé, soumis à nulle contrainte ou dépression ». La question se pose pour évaluer le consentement réel d’une personne qui peut avoir l’impression d’être une charge pour ses proches ou pour les professionnels lorsque les aides humaines et matérielles ne sont pas suffisantes. De la même façon, dire que la dépression ne permet pas d’avoir un consentement libre et éclairé est complexe car tous les critères diagnostics d’une dépression sont régulièrement observés dans un contexte de soins palliatifs (tristesse, pensée de mort, asthénie, culpabilité, perte d’appétit, perte d’énergie etc..). Certains dénonce cette sacralisation du droit à demander
Je préfère mettre de côté la notion de dignité, l’ouvrage du philosophe Eric Fiat « Grandeurs et misères des hommes, petit traité de dignité » explique suffisamment bien les différents sens que l’on peut mettre derrière ce terme.
Sur l’argument « on laisse les gens mourir de faim et de soif » que mettent en avant les partisans de l’euthanasie, les opposants défendent l’idée que l’alimentation et l’hydratation artificielle sont considérées comme des traitements dans la loi, et donc qu’ils peuvent donc être suspendus, arrêtés, ou ne pas être entrepris. C’est ce qui permet dans certains cas de ne pas prolonger des vies de manière artificielle et de façon déraisonnable. L’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation peut être une réelle violence pour des familles, et il faut donc une vraie pédagogie de la part des soignants : plusieurs études mettent en évidence que le corps d’une personne en fin de vie se met comme « en veille » : elle a besoin de très peu d’apports en énergie car elle dépense très peu et vouloir nourrir ou hydrater fait plus de mal que de bien (car le corps va stocker ce qu’il ne dépense pas). L’aspect symbolique et scientifique des choses s’affrontent sur cette question.
Sur le thème des législations à l’étranger, en Belgique l’euthanasie est autorisée.
Le problème principalement relevé est que leur législation a dû s’élargir au fur et à mesure : des personnes malades et incurables atteintes de cancers ou de maladies neuro dégénératives, le législateur a dû s’interroger sur le cas des mineurs, des déments, des malades mentaux (dépressifs ou psychotiques par exemple…) Autre difficulté : la commission chargée de contrôler les euthanasies aurait des difficultés sur des demandes d’euthanasies de la part des familles et non du patient.
En ce qui concerne la Suisse, qui pratique le suicide assisté, cette pratique serait confiée à deux associations : Exit et Dignitas dont l’adhésion avec une cotisation de 300€ est obligatoire pour bénéficier de leurs services.
L’Oregon pratique l’assistance au suicide sans présence de membres d’une association particulière. Un médecin délivre une ordonnance d’un produit létal que le patient est libre de prendre ou non. Environ 64% des patients décident de prendre le produit. Le rapport du Pr Sicard en 2012 note sur cette pratique : La durée médiane entre l’ingestion du produit et la mort est de 25 minutes, avec des extrêmes allant de 1 minute jusqu’à 2 jours. Deux cas d’exception sont notables, avec un cas pour lequel la mort est survenue après trois jours et demi, et un autre où le malade s’est réveillé après quelques heures pour décéder quatorze jours plus tard. (Rapport Sicard)
En Oregon, une anecdote pour terminer, paru dans le journal « Le quotidien du médecin », je cite : Le système d’assurance dans l’Oregon aux États-Unis a franchi un pas supplémentaire en refusant par courrier la prise en charge de leur chimiothérapie à deux patients atteints de cancer dont la chance de survie à cinq ans était évaluée à 5 %. On leur proposait en revanche un suicide médicalement assisté, légal dans l’Oregon, en le justifiant en tant que… Soin palliatif ! Comme l’a sobrement commenté l’une des deux patientes, « dire à quelqu’un : “Nous vous payons pour mourir, mais nous ne paierons pas pour que vous viviez” est cruel. D’après l’autorité de santé, 3% des suicides assistés sont justifiés par l’incapacité à financer une chimiothérapie », et un quart des demandes de suicide assisté sont la conséquence d’une prise en charge inappropriée de la douleur.

jacqueline.salenson 27/04/2018 10:09

Vous expliquez très bien les points de vue différents, pour nous, l'essentiel n'est pas dans la variété d'opinions, mais dans le respect et la considération de chacune, à titre personnel: de quel droit des médecins veulent nous imposer leur point de vue? aucun droit pour cela, du moins du point de vue humain, car à l'heure actuelle, ce sont les médecins qui décident encore, en accord avec une loi inique! c'est cela qu'il faut changer pour enfin de la considération et du respect pour des patients tous différents, avec des philosophies de vie diverses

jacqueline.salenson 27/04/2018 10:06

très juste;
sur "le consentement" aux soins médicaux, je déteste ce mot: il ne s'agit pas de "consentir" comme on dit trop souvent que certaines femmes consentent à un acte sexuel alors que pour elles, c'est un viol!,IL S'AGIT DE CHOISIR ET DE DECIDER selon sa propre philosophie de vie. Et si seulement à peine 2% des mourants sont favorables à la mort volontaire, il est indigne de la république de leur refuser!