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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

Petit récit d’un passage aux urgences…. Dame seule de 86 ans. Lettre envoyée à l’hôpital, à la sécurité sociale, au médecin traitant… à la ministre de la santé…

Juste un récit… comme tant d’autres pourraient en faire sans aucun doute…

Inutile ? Peut-être, mais peut-être pas…

POUR LE RESPECT DE LA DIGNITE DE CHACUNE

DANS NOTRE SYSTEME DE SANTE

POUR LA CONSIDERATION DU PATIENT COMME ETRE HUMAIN

 

J’en retiens deux choses :

Ne soyez pas malades un dimanche ! Evitez les restaurants ordinaires  (digestion difficile) !

Aux urgences il vous faut amener avec vous votre dossier médical, même si vous y êtes allés plusieurs fois

(c’est le cas de cette dame et toujours pour des colites très gênantes, chroniques chez elle depuis de nombreuses années, bilan complet des spécialistes à l’hôpital l’année dernière très dépités de devoir dire qu’ils n’y peuvent rien, seule consigne : manger riz et pâtes presque rien d’autre… et pas de stress… ) ,

Ils ne conservent que votre carte vitale (données de l’ordinateur) mais

RIEN sur vos antécédents médicaux!

Ils vous ont oubliée dès que vous êtes sortis…

 

Donc AYEZ TOUS VOS PAPIERS MÉDICAUX DANS VOTRE SAC EN PERMANENCE, ON NE SAIT JAMAIS !

Comme évidemment le dimanche, il est impossible de joindre votre médecin ou votre pharmacien, il vaut mieux que vous soyez accompagné de quelqu’un capable de faire la navette avec votre domicile pour y trouver ce qu’on vous demande… (dernières ordonnances, vos maladies chroniques , etc. )

et SURTOUT, NE SOYEZ PAS UNE VIEILLE DAME (86 ans, mal voyante, mal entendante, et un peu handicapée pour la marche):

Il faut aller vite, se dépécher… obéir surtout, ne pas se rebeller ni se plaindre…

Vous êtes devenue UN OBJET de soins…

VOUS N’ÊTES PLUS CONSIDÉRÉ COMME UN ÊTRE HUMAIN…

par des soignantes qui se protègent ainsi de je ne sais quoi, la peur de la mort peut-être … ?

qui se vengent de conditions de travail pénibles sur les patients les plus démunis ?

Je ne sais pas…

A son arrivée pour la déshabiller, on lui arrache ses vêtements, posés ensuite tels quels en vrac sur une chaise:

tout passe par dessus la tête en une seule fois, on lui fait très mal en arrachant ainsi son soutien gorge (non dégrafé)  : sur sa plainte (elles sont méchantes) , on se moque : faites comme nous, n’en portez pas !

On ne comprend pas que sans ses chaussures adaptées à son léger handicap physique, elle ne peut pas marcher. On la bouscule.

Le lendemain, on la couvre d’un drap pour qu’elle n’ait pas froid dans les couloirs le temps d’aller passer la radio demandée par le deuxième médecin…

alors qu’elle a son peignoir chaud dans son sac, mais personne ne s’y est intéressé…

Tant pis si le drap est froid ! Et si sa dignité en prend un coup !

Question médicale, pas de soucis apparemment, il faut dire que le diagnostic est facile :

colite chronique et épisode critique suite à un repas de restaurant qui change trop des habitudes et avec des produits sortis du congélateur pas très digestes. Après aussi 3h restée assise dans un restaurant qui nous a fait trop attendre (cela a été dit) .

Il faut l’allonger et lui donner des antispasmodiques et de quoi diminuer les gaz intestinaux.

Médication habituelle.

Mais elle ne pouvait plus marcher tellement la douleur était forte et je n’ai donc pas pu la ramener chez elle et dans son lit : donc pompiers et urgences obligatoires.

Les pompiers ne vous ramènent pas dans votre lit !

Mais À L’HÔPITAL, c’est le système qui veut çà.

MÉDECINE OBLIGATOIRE.

Dans le temps, on aurait parlé d’indigestion, mis au lit avec un bouillon de légumes, pris un antispasmodique, trop simple,

NOTRE MÉDECINE AIME LES GRANDS MOTS (maux?) ET LES GRANDES PRÉCAUTIONS :

Première chose une analyse de sang (je ne sais pas ce qu’on cherche) et on me (son accompagnatrice et sa personne de confiance, cette dame n’a aucune famille) prévient que

on décidera en fonction du résultat, pas avant 1h30 : un robot ferait tout aussi bien l’affaire.

Vive la médecine par video !

Pas le droit de rester avec elle pour la rassurer. On me met dehors.

Elle sortira quand ?

On ne sait pas quand le médecin donnera le feu vert…

on ne sait pas quand il passera après l’ananlyse de sang effectuée.

Donc :

on ne sait rien me répète inlassablement l’infirmière – je suppose- excédée de mes questions pourtant gentilles, très désagréable, qui ne veut prendre aucune initiative…

Arrivée vers 16h aux urgences, premiers soins classiques, analyse de sang envoyée,

le résultat d’analyse arrivera vers 19h30.

Feu vert du médecin passé à je ne sais pas quelle heure (on n’a pas daigné m’informer)

pour son retour à la maison mais

on la fait ramener par le samu qui arrive à 3h30 dans la nuit ! (débordé m’expliquera-t-on le lendemain, ce qui est possible)

Alors qu’elle est rétablie et marche très bien, pas de taxi ordinaire de nuit ? c’est possible, mais j’avais demandé qu’on m’appelle, j’aurais pu venir la chercher, mais oubli volontaire ou pas ?

On ne m’a pas appelée)

Elle dit qu’elle n’a pas la clef de chez elle…. Elle ne peut pas rentrer.

Fort heureusement !

Imaginez le traumatisme d’une vieille dame fatiguée de 86 ans qu’on fait rentrer seule chez elle à 3h30 du matin, après l’avoir réveillée en pleine nuit !

Ils sont devenus fous !

Alors que bien sûr, j’avais apporté vers 19h son sac avec sa clef bien à part dans une pochette, un trousse de toilette et pyjama, robe de chambre, et change pour le lendemain matin, si elle devait rester la nuit,

que j’ai bien tout expliqué à l’infirmière qui a daigné me recevoir en refusant que je puisse aller la voir.

Mais elle n’a pas transmis les informations ni à Mme X ni aux autres personnels…

donc l’intéressée l’ignore.

Le lundi matin donc vers 8h30 j’appelle pour les nouvelles (personne ne m’a appelée):

on me dit qu’elle aurait pu sortir à 3h30 dans la nuit !!!

et que maintenant l’équipe médicale va changer, y compris le médecin.

Il faudra attendre le feu vert de ce deuxième médecin pour sa sortie éventuelle !!!

(aucune confiance sans doute dans le collègue précédent qui avait donné le feu vert de sortie pour la nuit!).

Deuxième médecin, qui prescrit une radio des intestins et une nouvelle analyse (pour quoi ? on l’ignore), qui avaient paru inutiles au précédent…

Finalement je vais aux urgences vers 10h30, et OUF j’ai le droit de la ramener chez elle,

elle va très bien et est contente de ne pas rentrer seule.

Elle va pouvoir terminer son tricot !

Sinon, ils ne m’appelaient pas malgré ma demande et faisaient revenir le samu pour le ramener chez elle…

 

COÛT DE L’OPÉRATION ?

Si on part pendant la nuit, compte-t-on la nuit entière et le petit déjeuner ?

C’est la première fois que je vois un hopital lâcher quelqu’une à 3h du matin, seule ! Sans accompagnement ni accueil chez elle…

Si on part le matin, comment se fait le décompte pour la sécurité sociale ?

On compte la journée entière ou pas ? jusqu’à quelle heure ?

cela m’intéresserait beaucoup de le savoir… car

avec les remboursements systématiques,

personne ne sait plus combien coûte cette médecine devenue folle.

Pourtant, ce sont tous les français qui la paient.

Analyses et radios superflues… qui paye ? NOUS évidemment !

Elle sort avec une ordonnance pour voir un spécialiste des intestins… bien sûr elle n’ira pas, puisque l’an dernier elle a vu tous les spécialistes du tube digestif, du haut en bas, 15 jours d’hôpital et d’examens, çà n’a servi à rien : il n’y a rien à faire, elle est trop vieille et a déjà subi trop d’opérations pour faire autre chose que les médicaments habituels en cas de crise de colite aigüe.

Elle le savait d’ailleurs depuis longtemps…

Protocole dans lequel on ne considère pas la personne, mais le cas médical, les organes seulement.

On croit que plus on voit de médecins, plus il y a d’analyses, mieux on se portera ? Évidemment non.

Pour elle, son cas est connu depuis de nombreuses années et on sait qu’on n’y peut rien.

Coût du parcours avec le SAMU alors qu’un simple taxi suffit ? Et que moi, je peux aller la chercher ?

J’ai demandé qu’on m’appelle, je peux la ramener ? Mais aucun appel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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