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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

la loi et l'arrêt des soins

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/fin-de-vie-faut-il-mieux-encadrer-larret-des-traitements?fbclid=IwAR0UzA-HH0jQkPbZZYZPCnG3HXpLgW6L-752o1elwcglkhtQHv6vdq-sdxE

« Hier, le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours des parents de Vincent Lambert contre la décision d’arrêter les traitements de leur fils.

Un rebondissement qui relance le débat sur l’accompagnement des patients en fin de vie et le cadre légal de leur prise en charge.

Le médecin de Vincent Lambert, s’appuyant sur un avis récent du Conseil d’Etat, a annoncé la semaine dernière la mise en place d’une sédation profonde et continue, jusqu’au décès de son patient, en état végétatif depuis des années

La France a pourtant modifié récemment, en 2016, sa législation sur la fin de vie, en rendant par exemple contraignantes les directives anticipées.

Mais cette évolution des textes ne semble pas en mesure de répondre de manière irréfutable à l’ensemble des cas. Est-ce une lacune ? Ou au contraire un espace nécessaire pour apprécier les situations au cas par cas ? »

Le cas de Vincent a été dévié par des parents sectaires, dont la secte catholique extrême (quand même soutenue par le Pape…) milite contre tout arrêt de soins, quelle que soit la situation du patient, y compris mort cérébral… (ce qui est la définition actuelle de la mort).

Ces gens là veulent que la médecine officielle maintienne en vie tous les malades, aux frais de la collectivité, même lorsqu’on sait qu’il n’y a plus aucun espoir de retour, après un coma dépassant une année.

Ce sont les mêmes qui veulent à nouveau interdire contraception et avortement, au nom d’une vie « sacrée » venant de leur dieu, ne voyant pas la contradiction avec le fait de prolonger artificiellement la vie (contraire à la volonté divine !) ni celle de militer pour la violence, approuvant les actions violentes contre les non ressortissants de leur secte…

Toutes les expertises demandées au cours des nombreux procès intentés aux médecins qui voulaient appliquer la loi ont conclues à la mort cérébrale de Vincent et donc à la nécessité de cesser traitements et soins de maintien en vie artificielle inutiles.

Le problème de Vincent n’est pas du à la loi mais à la mauvaise interprétation du mot « famille » faite par le premier médecin qui a proposé l’arrêt des soins, raisonnablement, après avoir tout essayé, appuyé par l’équipe médicale (appelée à tort décision collégiale) .

LA LOI EST TRÈS CLAIRE :

En cas de soins ou traitements devenus déraisonnables : sans aucun espoir d’amélioration, et de retour à une vie réelle (communiquer, bouger, même peu ou difficilement) ;

déraison reconnue par le collège décisionnel (équipe médicale et un autre médecin),

qui coûte très cher à la collectivité (soins remboursés par la sécurité sociale),

le médecin, seul décideur pour la loi, avec le collège décisionnel, doit cesser de les donner et mettre le patient sous sédation maximale pour qu’il n’y ait pas de souffrances

Il doit aussi prévenir sa famille, par humanité, dont il n’a pas légalement à demander l’accord !

Mais où s’arrête la famille ? Nul ne le dit dans le texte de loi, flou sur le sujet.

Pour moi il est évident que, pour un homme marié, c’est la seule famille qu’il a fondé avec son épouse.

Pourquoi ce médecin en a parlé avant d’agir à d’autres personnes que sa seule vraie famille : celle qu’il avait fondé avec sa femme ? Je ne le sais pas.

Son enfant était trop petit pour être consulté.

Doit-on entendre le mot « famille » comme famille élargie ?

Aux parents, frères et sœurs, oncles et tantes, etc. où s’arrête-t-on ?

On sait que dans cette famille il y avait de grosses dissensions à cause de la secte des parents, que certains approuvaient et que d’autres (dont Vincent) rejetaient.

Alors le médecin le savait-il ?

A-t-il cru bien faire de faire connaître sa décision à la famille élargie ?

A-t-il eu peur de représailles menaçantes des parents ?

Qui ont, d’après la presse, agi par la suite en menaçant les médecins…

pourquoi ces menaces n’ont-elles pas fait l’objet de plaintes ?

Je ne le sais pas.

Évidemment si Vincent avait écrit des directives anticipées notant qu’il refusait une prolongation de vie dans le coma plus de 1 an par exemple (ce qui est plus que raisonnable), cela aurait été plus facile de faire appliquer la loi malgré ses parents.

Mais …

Combien de français, jeunes de surcroît, pensent à écrire un papier donnant leurs consignes en cas d’accident ou de maladie subite ?

Presque aucun…. Voire aucun…

Et la loi actuelle ne rend pas les directives anticipée obligatoires,

ce qui à mon sens, devrait être le cas pour tout individu majeur responsable.

Si nos médecins traitants posaient des questions sur ce sujet à leurs clients, et facilitaient l’écriture de leurs réponses dans des directives anticipées qui peuvent actuellement être mises dans le DMI dossier médical informatisé, ce serait bien mieux.

Il faut répéter et encore redire que :

IL EST INDISPENSABLE À CHACUN.E, dès 18 ans, âge de la majorité et de la responsabilité personnelle, D’ÉCRIRE SES DIRECTIVES ANTICIPÉES

EN CAS D’ACCIDENT OU DE MALADIE SUBITE IMPRÉVISIBLE QUI NOUS EMPÊCHERAIT DE MANIFESTER PAR NOUS MÊMES NOS VOLONTÉS.

Puisque, si nous pouvons nous exprimer, le médecin doit nous suivre, y compris dans le refus de soins ou traitements pouvant mettre notre vie en danger : pas de difficulté particulière alors, sauf parfois d’être écouté… mais on peut alors demander à un ami ou un membre de la famille - personne de confiance - de nous soutenir pour que nous soyons écoutés. Si nous avons écrit nos directives, l’écrit confirme nos dires.

Dans le coma, trop tard pour dire, trop tard pour désigner une personne de confiance, les médecins sont obligés de mener une enquête pour essayer de savoir ce que le patient pouvait bien avoir comme opinion sur la poursuite des traitements…

Pas très commode et sujet à des divergences fortes dans la plupart des familles…

Dans le cas de Vincent,

la poursuite de traitements et soins étant établies déraisonnables,

le problème de directives ne se posait pas.

 

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