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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

attention au vocabulaire concernant le droit à un accompagnement médical pour mourir selon nos voeux

 
 
 

je reçois ce commentaire suite à ma défense des médecins MAHEUT  et .

« Nous devons avoir le droit de mourir dans la dignité et quitter la "vie" quand nous le voulons et qu'il n'y a plus rien à faire pour soulager les souffrances physiques et morales. Notre corps nous appartient. »

attention: cette formulation est sujette à caution:

Qu'est ce que la dignité? ce n'est pas la même notion pour tous.

Certains croient à une dignité liée à une création divine… : ils disent « la vie est sacrée » :

la vie nous serait donnée par leur Dieu et nul n’a le droit de contrarier le dessein de ce dieu quant à notre destinée et notre mort.

Je ne comprends pas que cette théorie puisse être compatible ni avec les guerres (toujours bénies par des religieux…) ni avec les soins de haute technicité de notre médecine occidentale qui prolonge les vies au-delà du raisonnable pour moi…

D’autres dont je fais partie rejettent cette idée , n’étant pas croyants ou très peu soumis aux dogmes religieux.

Qu'est que ce que VOTRE dignité? Où s’arrête-t-elle ?

c’est à préciser si vous employez ce vocabulaire dans vos directives anticipées…

Nous avons déjà le droit de quitter la vie quand nous le voulons, par suicide.

Le suicide n’est pas interdit. Notre corps nous appartient, c’est un acquis légal.

Le problème n'est pas là.
LE PROBLÈME EST L'ACCOMPAGNEMENT MÉDICAL SOUHAITÉ PAR BEAUCOUP,

QUE LA LOI RESTREINT :

puisque le médecin n'a pas le droit de « tuer » (ce qui parait évident)

mais l'interprétation des sédations peut donner lieu à procès ( c'est le cas pour les docteur Maheut et … et d'autres avant eux)

ce qui n'encourage pas les médecins à pratiquer la sédation continue avant la mort, bien qu'autorisée.

La sédation est-elle cause de la mort ? En principe non, elle ne fait que l’accélérer pour ne pas laisser durer la souffrance.

Mais c’est évidemment très compliqué à juger : un sédatif peut provoquer la mort du mourant même à faibles doses, parce que la personne est très faible.

Comment définir la dose qui va endormir sans que la mort ne vienne trop vite pour faire la différence entre sédation et euthanasie ? Il faut que chacun.e reconnaisse que c’est tout simplement impossible. Cela dépend de chacun, l’un résistera à une forte dose, l’autre mourra avec presque rien.

M Leonetti parlait du double effet de la sédation. Ce vocable a malheureusement été supprimé dans la loi Clayes. Effet secondaire non maîtrisable par la médecine.

Il serait temps que notre Médecine accepte ses limites et cesse de vouloir nous persuader qu’elle sait tout.
 

Quant à l’euthanasie : elle n'existe pas juridiquement et est pour le moment considérée comme un meurtre avec préméditation…
Donc évidemment les médecins craignent de la pratiquer même sur demande express et écrite de leur patient-client.

Et le suicide assisté, me direz-vous ?

Assisté médicalement, c’est la même chose que l’euthanasie, non pas interdite mais faute d’existence légale définie, c’est assimilé à un meurtre. (même chose sauf techniquement : dans l’euthanasie la mort est aidée par le médecin, dans le suicide assisté le médecin n’a que le rôle d’ordonnateur de la substance létale que la personne prend elle même)

Assisté ou accompagné par un ami, un proche ou plusieurs ? Alors que la personne s’est procuré elle même le moyen de mourir selon son vœu, médicaments ou autre.

C’est alors condamnable pour non assistance à personne en danger.

La loi de non assistance considérant que toute mort est un danger pour la personne, quelles que soient les circonstances : il faut en réalité empêcher tout suicide !

On ne tient pas compte des circonstances :

pour celui ou celle qui souffre de façon incurable, souvent depuis des années, la mort n’est pas un danger mais la délivrance souhaitée.

Cette loi doit donc être modifiée si on veut pouvoir être accompagné lors de son suicide « raisonné » pour cause de souffrances incurables, sans se cacher.

Car bien sûr nous connaissons tous des cas d’euthanasie clandestine ou de suicide accompagné en cachette en dépit des lois actuelles.

Nous ne voulons plus nous cacher, nous ne voulons plus enfreindre des lois inappropriées au monde actuel.

Nous voulons des lois claires qui permettent à chacun.e de mourir selon son choix, activement ou passivement, seul.e ou accompagné.e, et accompagné.e médicalement ou/et par ceux que nous voulons auprès de nous au moment de notre mort.

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