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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

Ma lettre pour le Président de la République et le Ministre de la Santé FINS DE VIE

Mme Jacqueline SALENSON

à Monsieur le Président de la République

Monsieur le Ministre de la Santé

Je suis membre militant de « Le Choix : citoyens pour une mort choisie » depuis sa création.

75 ans. Cancer du sein retiré en 2018. Radiothérapie atroce. Lymphocèle… à vie. Arthrose un peu partout. Candidate pour un suicide solitaire en fin de vie et à défaut de cette possibilité pour une euthanasie. Etre autonome jusqu’au bout. Ne pas déranger ni mes enfants ni la société.

Le but de ma vie : être utile aux autres. Apprendre chaque jour. Lire écrire.

Mes directives anticipées sont écrites, je les réécris chaque année depuis 15 ans.

Enfants et petits enfants sont au courant et me respectent.

 

« Le choix » : Association créée à la suite des pétitions de Marie Godard et Nathalie Debernardi qui ont dépassé récemment les 500 000 signatures :

pour le droit des hommes et des femmes à décider de leur vie, de leur santé

jusqu’à la fin

et à se faire aider si besoin par la médecine pour une mort selon leur choix,

y compris douce et rapide pour ceux qui la réclament.

Nous ne voulons plus que des médecins que nous ne connaissons pas, le plus souvent hospitaliers, décident à notre place de nos vies et de notre mort.

Nous ne sommes pas si fragiles. C’est à nous d’en décider.

NOUS VOULONS LE RESPECT ABSOLU DE NOS DIRECTIVES ANTICIPÉES

y compris pour ceux qui demandent la mort délivrance, que ce soit euthanasie ou suicide assisté, dernier geste médical, au moins par l’ordonnance des produits adéquats.

L’intention est la même :

LA RESPONSABILITÉ DE SA MORT, comme de sa vie, INCOMBE AU MOURANT ET À NUL AUTRE, il meurt parce que son organisme est malade, fatigué, usé pour des causes multiples la plupart du temps. Il est seul propriétaire de son corps.

Si le mourant veut une mort douce et rapide, sa mort n’est pas de la responsabilité du médecin qui peut l’aider.

Le but est d’éviter les souffrances tant morales que physiques liées au délabrement du corps ou/et à l’agonie, rien de réjouissant ni pour nous-mêmes ni pour nos proches obligés d’assister impuissants à ce spectacle désastreux.

Certains nous accusent d’égoïsme, c’est le contraire :

Nous ne voulons pas seulement éviter nos souffrances personnelles.

Nous voulons aussi préserver nos proches des horreurs d’un mourir long et difficile, triste spectacle et leur éviter un suicide violent solitaire faute d’autre choix, qui peut les traumatiser.

Nous voulons aussi préserver la société des frais exorbitants de maintien en vie plus ou moins artificiels.

 

Mon expérience personnelle m’a fait côtoyer la mort depuis mon enfance, visites hebdomadaires dans les hospices :

Ma grand-mère paternelle à l’hospice d’Ivry quand j’avais entre 6 et 9 ans, qui avait « perdu la tête » comme on disait autrefois, des dortoirs de mourants… puis d’autres personnes de la famille dans les hospices de Creuse (ma mère était creusoise d’origine) .

Ensuite c’était les maisons de retraite puis les EHPAD qui les ont heureusement remplacés, même s’ils sont loin de correspondre à des vieillesses dignes d’êtres humains.

Mon autre grand-mère est morte à Bagnolet en résidence senior du Bâtiment, un jour elle s’est couchée paralysée (les médecins ont dit par l’arthrose ? ) elle avait plus de 85 ans, elle avait toujours été indépendante et autonome, elle voulait mourir comme ses chiens et chats qu’elle emmenait chez le vétérinaire lorsqu’ils souffraient trop. Communiste, athée, elle n’avait aucune réticence au suicide en fin de vie, bien incapable de le faire puisqu’elle ne pouvait même plus manger ou boire seule, incapable de bouger. A l’époque les machines à survivre comme je les appelle n’existaient pas, mais, alors qu’elle refusait toute nourriture on forçait ses gencives avec la cuiller métallique qui la blessait pour lui ingurgiter de force un peu d’aliments. J’ai vu l’infirmière agir ainsi : ordre du médecin… gavée comme une oie contre sa volonté… est-ce humain ?

Elle a mis 5 mois à mourir, elle demandait chaque jour la piqûre qu’on faisait à son chien, mais personne ne l’écoutait … Je l’aurais fait si j’avais su mais je ne savais pas… malgré ma trentaine et mes 3 enfants petits, je l’aurais délivrée si j’avais pu. Je n’avais à l’époque aucune idée des sanctions que j’aurais pu encourir de par la loi.

Son corps avait pourri (escarres multiples ) avant qu’elle ne meure… et elle a gardé sa tête jusqu’au bout … L’horreur !

Elle ne comprenait pas cette indifférence médicale à sa souffrance… moi non plus… 

 

Depuis 15 ans je milite pour que la médecine nous laisse enfin libre de nos choix de vie, de santé et de mort :

MON CORPS M’APPARTIENT, C’EST DANS LES DROITS DE L HOMME,

IL N’APPARTIENT PAS AUX MÉDECINS.

 

J’AI ACCOMPAGNÉ PLUSIEURS PERSONNES DANS LEUR FIN DE VIE EN SUISSE ET AILLEURS, déjà 15 ans de militantisme.

J’AI ACCOMPAGNÉ MES PARENTS que la médecine a condamné à 98 ans :

  • pour mon père à 18 mois de survie en état de démence vasculaire…à charge de ma mère…

  • pour ma mère à 3 ans de survie en EHPAD parce que devenue incapable de se gérer,

par un acharnement à les réanimer à 98 ans, acharnement qu’ils refusaient haut et fort, alors qu’ils avaient encore leur conscience… Mais personne pour les écouter…

La fierté des médecins était d’avoir prolongé leur vie contre leur volonté en vie végétative ou presque après 98 ans de vie saine et sans accrocs…

Gain certain pour l’EHPAD… Ruine pour la sécu et pour les organismes d’aide aux séjours ehpad.

 

Tous ne veulent pas de la mort volontaire. Moins de 2 % dans les pays qui l’ont légalisé. Mais tous veulent décider eux mêmes de leur sort ou presque.

QUE LE MÉDECIN N’AILLE PAS CONTRE LEUR DERNIÈRE VOLONTÉ.

On respecte un testament pour l’après mort, pourquoi refuser de respecter les directives anticipées pour la période juste avant la mort ?

 

Beaucoup ne veulent pas souffrir et une sédation comme la loi le permet leur conviendrait…

MAIS LÀ CE SONT LES MÉDECINS QUI ONT PEUR.

Comment être sûr que la dose de sédatif ne mènera à la mort que au bout de 24, 48, 72h maximum ? Impossible en réalité. Chaque personne réagit différemment aux médicaments, il est impossible de prévoir la dose qui fera mourir mais pas trop vite…

Doses insuffisantes et les souffrance persistent.

Doses suffisantes mais la personne meure « trop vite ».

Pourquoi l’état a-t-il décidé qu’il faut mourir lentement ?

Tant pis pour les souffrances impossibles à soulager, pour les convulsions et les râles de l’agonie, tant pis pour la souffrance des proches…

La délation arrive vite et les médecins ont peur d’un procès, à juste titre...

Les « mourants » qui demandent une aide pour leur mort volontaire ne changent pas d’avis, ce n’est pas un caprice, ils veulent mourir debout dans leur activité ou dans leur sommeil.

Leur volonté est liée à leur philosophie de vie construite tout au long de leur vie, aucune raison de changer. Ils ont réfléchi à leur mort depuis longtemps, ils sont prêts, ils ont tout organisé. Leurs directives écrites sont claires, précises.

J’approuve donc totalement la lettre écrite par le bureau de notre association ci jointe.

Il faut que nos lois changent pour permettre l’aide médicale en fin de vie pour une mort douce et rapide si le « mourant » le veut.

A chacun ses choix de gestion de sa vie, sa santé et sa mort. 

On doit les respecter. 

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