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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

conférence guéret le 5 déc: pour la légalisation de l'euthanasie!!!

Malgré le mauvais temps et les nombreuses sollicitations du jour, nous étions une vingtaine pour parler de nos espérances de voir la loi Leonetti modifiée pour enfin obliger tous les médecins à respecter la loi (quelle qu'elle soit) et leurs patients, jusque dans leurs volontés de refus de soins (pas toujours respectées, surtout quand le patient n'est même pas prévenu des soins qu'on lui fait subir...), et dans leur volonté de demander de l'aide pour abréger une fin de vie qu'ils ne veulent pas subir.

 

1 adhésion immédiate d'élue (guéret), 1 adhésion probable sous peu, d'autres ???

 

une personne de soins palliatifs intéressée, à l'écoute, qui n'a pas pris position.

 

Adhérents et non adhérents sont partis contents d'avoir appris quelque chose... et d'avoir pu échanger leurs idées, leurs questions, leurs réponses.

 

Débat alimenté largement par les dernières émission de TV (le monde en face mardi soir, la grande librairie jeudi soir sur la cinq) et les derniers films sortis sur le sujet de la fin de vie.

 

Mission Sicard? attendons calmement la fin... il n'est pas prévu que le rapport soit décisionnaire

 

C'est ensuite qu'il faut que le débat reprenne au plus vite, dès janvier si possible, avec les députés et les sénateurs, débat qu'on peut prévoir houleux, peut-être long, mais c'est normal.

 

Modifier la loi de santé entraîne aussi des modifications des code de déontologie, code civil, code pénal, donc les juristes ont du travail !!!

 

Le Luxembourg a débattu 1 an avant de conclure, modifiant parfois une virgule au texte...

 

Il est seulement prévu un rapport sur ce qui a été dit dans les différents débats publics, où se sont croisés évidemment les pro et les anti "euthanasie" pour dire vite, et de façon imprécise:

 

- les anti-euthanasies ou pro-vieveulent imposer leur point de vue aux autres

 

ils ont décidé que la dignité est inhérente à l'être humain, quel qu'il soit, et quel que soit son état,

 

ils ont décidé que la vie à n'importe quel prix (moral et financier) , quelle que soit sa qualité, vaut mieux que la mort

 

pour eux, toute mort est une catastrophe, ils tolèrent seulement le soulagement des douleurs trop grandes, pour eux l'agonie, même difficile, facilite le deuil pour les proches...

 

ils tiennent pour normal que les médecins décident de nos vies à notre place...

 

ils étaient nombreux, invités par leurs associations (défrayés de leurs frais de transport par elles)

 

- les pro-euthanasie sont, eux, pour la liberté de conscience, pour que chacun puisse choisir:

 

ils demandent seulement le respect des directives anticipées, qu'ils incitent chacun à écrire librement, quelles qu'elles soient:

 

chacun devrait avoir le choix de mourir

  • en obéissant au médecin tout puissant, en préférant n'importe quelle prolongation de vie à la mort, y compris dans les souffrances...

  • ou en préférant vivre sa vie, à sa façon, en refusant une vie dont la qualité et le bien-être lui semblent définitivement absents de façon irrécupérable, et en demandant de l'aide si nécessaire, donc les médecins doivent avoir le droit de l'aider à mourir dans un cadre légal.

Ceux là étaient venus de façon individuelle, sans remboursement de frais, parce qu'ils étaient curieux d'écouter et de participer aux débats

 

- très peu de citoyens hésitants, ignorants, qui n'avaient pas déjà réfléchi à la question, et choisi leur position (pas étonnant)

 

on sait que en %, en fin de vie, peu de gens préféreront une aide à mourir (euthanasie ou suicide assisté),

 

en nombre de personnes, 1% c'est déjà 10000 personnes auxquelles on impose une énorme souffrance, une torture morale sinon physique, en leur refusant la seule solution qui leur parait valable pour mettre un terme à leurs souffrances morales et physiques: mourir plutôt que poursuivre une vie qui pour eux, n'en vaut plus la peine, et que nul ne peut améliorer, c'est la mort-délivrance.

 

selon les pays où la légalisation est déjà obtenue, c'est de 1 à 3 % des mourants qui bénéficient de cette aide... entre 10000 et 30000 personnes par an en France! Un certain nombre, faible mais pas négligeable...

 

La légalisation de l'euthanasie imposerait aux médecins :

  • le respect pour tous ceux qui refusent une euthanasie pour eux mêmes,

  • le même respect que pour ceux qui la réclameraient !

la possibilité de bénéficier d'une euthanasie en fin de vie, si on le réclame, n'est évidemment une obligation pour personne...

 

On aimerait que les politiques et les médecins (nombreux « grands pontes » de médecine chez les députés) cessent de considérer les citoyens comme irresponsables

 

tout adulte (plus de 18 ans)a le droit de vote et est considéré responsable par la République (sauf exceptions)

s'il a le droit de voter, il a donc le droit de mener sa vie comme il l'entend (selon les circonstances et ses possibilités), et de choisir sa façon de mourir:

- vie prolongée ou pas par les techniques médicales,

- vie avec ou sans souffrances,

- vie abrégée avec sédation (mort lente) ou par euthanasie (ou suicide assisté, si c'est possible)

 

Celui ou celle qui veut voir ses volontés respectées doit donc en priorité les écrire dans ses « directives anticipées », à renouveler tous les 3 ans, à modifier dès qu'il (elle) le juge utile, et prévoir une personne de confiance qui sera son porte-parole ou un appui, et son « avocat » auprès des médecins en cas de conflit.

 

Ses directives doivent être écrites librement (c'est la loi).

 

Notre association est là pour aider ceux qui nous le demandent à comprendreles points essentiels à faire ressortir pour faciliter le travail des médecins lors de la lecture de ce texte et avoir ainsi plus de chance d'être écoutés, dès maintenant, avant même que la loi ne soit améliorée. Nous pouvons aider aussi nos adhérents dans leur réflexion nécessaire avant la rédaction des directives anticipées, ou à l'occasion du renouvellement. Nos permanences-réunions sont faites aussi pour faciliter la réflexion en groupe.

 

Sa personne de confiance doit être choisie de telle sorte que le médecin aussi puisse lui faire confiance : pas de conflits d'intérêts !

(les lois des pays voisins qui permettent certaines euthanasies interdisent logiquement le choix d'une personne de confiance qui pourrait avoir intérêt soit à la prolongation de la vie -plus fréquent qu'on ne le pense souvent- soit à la mort du mourant)

 

N'oublions pas que, dès maintenant,avec la possibilité pour un médecin de prendre le risque d'abréger la vie pour abréger les souffrances, y compris morales, certaines de nos volontés devraient pouvoir être respectées, si le médecin le veut bien (il est seul décideur!!!).

Il lui est interdit de nous aider à mourir en quelques minutes ou heures, mais il peut le faire du moment que c'est assez long pour qu'il ne soit pas suspecté d'avoir pratiqué une euthanasie directe interdite : 24h ou 48h... hypocrisie évidente, mais...

 

Ce que la loi doit changer :

 

Supprimer la toute-puissance des médecins sur nos vies et leur permettre dans certains cas de répondre à la demande du patient d'abréger sa vie devenue survie ou agonie insupportable, de façon irrémédiable. Vérifier que les médecins appliquent la loi (contrôles et sanctions prévues).

 

La loi de santé doit remettre le patient au centre du système !

 

Il faut revenir à une loi qui respecte les valeurs de la République française : laïcité (loi 1905), liberté de conscience, égalité de traitement et de droits, fraternité ou solidarité

 

On sait que les riches peuvent choisir leur mort en Suisse, que ceux qui ont des connaissances réussissent à trouver les bons médicaments pour une mort douce, mais les autres ? Grande inégalité actuelle devant la fin de vie...

 

Le rôle du médecin, particulièrement du généraliste médecin traitant, est d'accompagner son « patient », et de l'accompagner jusqu'au bout de sa route, sachant qu'il ne peut pas toujours ni guérir, ni prolonger la vie dans des conditions de vie acceptables pour cette personne-là. Il fera pour le mieux, évidemment. A l'impossible, nul n'est tenu...

 

Notre société doit réapprendre que la mort est naturelle, toujours prévisible, même si on ne sait ni quand, ni où, ni comment, et que l'apprivoiser, la préparer, facilite la vie.

 

La mort ne touche pas que les vieux, même si c'est notre rêve... elle touche aussi des enfants, des jeunes, c'est ainsi... Donc tout adulte responsable a le devoir moral de s'y préparer, ne serait-ce que pour ne pas risquer de laisser ses proches dans la détresse …

 

Les malades qui disent avoir découvert la valeur de leur vie, après avoir frôlé la mort, l'expriment bien : je me sais mortel(le), je vis beaucoup mieux, j'apprécie les vraies valeurs de la vie, et chaque instant de ma vie. Je me crois immortel : je gaspille ma vie, je n'en profite pas, puisque je pense avoir le temps, plus tard...

 

Redonnons du sens à notre vie en réalisant notre finitude sur terre, notre mort naturelle, sans tabou, en l'imaginant, elle viendra, jeune ou vieux, en nous prévenant par des maladies ou sans prévenir...

 

N'oublions pas de faire connaître nos directives et notre personne de confiance (distribuons des photocopies):

 

à nos médecins (papiers dont la place est dans le dossier médical)

 

à nos proches

 

à l'admd (qui les archive)

 

médecins et proches sont libres de ne pas avoir la même idée que vous sur leur mort, mais vous devez leur demander de respecter vos idées

 

Ne faites pas à l'approche de votre mort la surprise à vos proches d'avoir choisi une personne de confiance qu'ils ne connaîtraient pas , ni d'avoir écrit des idées dont ils n'ont jamais entendu parler... ce serait une mauvaise surprise, à un moment où ils n'ont pas besoin de çà...

 



 

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