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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

journée internationale des admd 2 novembre 2012

Communiqué pour le 2 novembre 2012, journée mondiale des admd...

 

fête des morts depuis des millénaires, fête celte, fête paysanne (les enterrements d'antan de georges brassens), fête mondiale,

halloween et autres noms...

oui, fête pour ceux qui ne voient dans la mort qu'un phénomène naturel, ordinaire, pas triste...

et n'en font pas une catastrophe parce qu'ils l'ont prévue et qu'ils ont organisé la suite de la vie pour leurs proches...

 

Nous vous demandons d'abord une pensée pour tous nos morts,

ceux qui sont morts sereinement, par chance, ou aidés en cachette, comme la loi l'oblige,

ceux qui se sont résignés à changer de pays pour mourir selon leur choix (film : le choix de Jean)

et ceux qui ont souffert un martyre moral ou physique en partie créé par la Science ou plutôt des techniques

qui prolongent indûment certaines vies, créé aussi par une société nouvelle qui préfère nier la mort,

avant de connaître la délivrance de la mort souhaitée.

C'est pour que ces souffrances liées à la fin de la vie cessent que nous agissons.

 

Le 18 juin 2011, une proposition de loi a été votée par les adhérents de l’ADMD visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et l’accès universel aux soins palliatifs. C'est notre modèle, ce que nous voulons : respect des volontés écrites du citoyen, seule façon de respecter sa propre dignité. Le moins possible d'intervention médicale, 2 médecins suffiront amplement, pas de contestation systématique des volontés dites ou écrites, dès lors qu'elles sont répétées et correspondent à la philosophie de vie de la personne. L'avis des familles (très souvent divisées, définies comment ? famille stricte, élargie, recomposée ?...) n'importe pas. L'avis des médecins qui trouvent l'agonie merveilleuse n'importe pas. La volonté dès lors qu'elle est réitérée n'a pas à être remise en cause. Seuls importent les avis du citoyen concerné et de sa personne de confiance. (vous trouverez cette proposition sur le site de l'admd nationale: www.admd.net)

On ne remet jamais en cause un testament, même si la personne a terminé sa vie dans le coma... ou en démence sénile ou autre, du moment qu'à la date du testament, la personne était responsable. On ne suppose pas qu'elle aurait pu changer d'avis...On doit procéder de même pour les directives anticipées.

 

La loi est là pour définir le cadre dans lequel les médecins pourront accéder à la demande d'aide à mourir du citoyen, définir les contrôles et les sanctions en cas de non respect de la loi. (aucun contrôle de la pratique médicale dans la loi actuelle !!!)

Nous avons marqué notre étonnement à la nomination par F Hollande de la commission Sicard : une commission de plus alors que la population attend avec impatience une nouvelle loi qui permette aux médecins l'aide pour une mort douce et rapide, lorsque la mort arrive ou lorsque l'état de santé, incurable, et de plus en plus mauvais, rend la vie insupportable pour la personne.

Cette mission est très orientée avec des membres défavorables a priori à nos idées et à celles de la majorité des français. Qu'en sortira-t-il ? Pas grand chose de nouveau sans doute...

Nous rappelons que le candidat F Hollande a promis de permettre à tous une mort « digne » dans sa proposition 21.

Nous lui demandons de respecter sa parole: reprise des débats pour modifier la loi au parlement et au sénat.


Des sondages répétés depuis des dizaines d'années : entre 85 et 94% de français favorables à cette nouvelle loi... plus de la moitié des médecins généralistes,une opposition qui vient d'abord d'une Eglise romaine trop influente dans notre République, de médecins également puissants, grands pontes... que les « vieux » enrichissent (EHPAD privés devenus le meilleur placement financier...). Didier Sicard a affirmé que la loi Leonetti était remarquable, ce dont nous doutons fortement : si c'était le cas, elle serait connue et appliquée, or la plupart des médecins (80%) préfèrent l'ignorer... 7 ans après ? Pourquoi nul (sauf l'admd dès le début, plus récemment le CISS collectif interassociatif pour la santé, et depuis peu quelques timides essais des médias...) ne fait connaître la disposition de cette loi favorable tant au citoyen ordinaire qu'à ses médecins :

chaque citoyen a le droit d'écrire ses « directives anticipées » ou volontés pour sa fin de vie, refus et acceptation de traitements et soins prolongeant la vie, acceptation ou refus de supporter des souffrances jugées inutiles, y compris souffrances morales...et de nommer sa personne de confiance par écrit, papiers dont la place est dans le dossier médical, que certains médecins refusent, allant contre la loi...


Certes la loi du système de santé officiel a fait en 2005 un léger progrès, mais elle a oublié l'essentiel : le respect du citoyen dans sa façon de vivre et sa philosophie de vie, religieuse pratiquant ou non, dans diverses religions, ou athée ou agnostique, qui implique son choix pour sa fin de vie...elle n'a été conçue que pour la protection des médecins... et mal conçue, sans tenir compte des codes civil et pénal français... ce qui amène des contradictions gênantes en Justice... et des inégalités d'un tribunal à l'autre.

comment se sentir un humain digne de ce nom lorsqu'on n'est pas écouté, respecté? Vous pouvez écrire vos volontés, mais vous n'êtes pas sûr d'être respecté, principalement si vous demandez une aide pour mourir plus vite et en douceur... si vous refusez des soins...on préfère vous renvoyer vers un suicide violent...vers la Suisse (très cher) ou dans la clandestinité... (dangereuse pour tous) ou bien vous classer d'office dans les « incapables »...

où est le respect de la dignité ?


La loi 2005 a renforcé le pouvoir médical, c'est le médecin qui décide de nos vies, légalement, même s'il doit préalablement réunir son équipe, prendre son avis, et celui de la personne de confiance, des directives anticipées...

Le mot souvent entendu de « collégialité » est impropre,puisque aucun « collège » n'est définie par la loi actuelle, ni dans sa composition, ni dans son mode décisionnaire (en justice, un collège est formé d'un nombre impair de personnes, bien définies, la décision est prise à 50% des voix plus 1 décisionnaire, qui devrait être celle de l'intéressé et non pas du médecin ! ).


l’ADMD poursuit son travail auprès des parlementaires pour porter la proposition de loi votée en 2011.

L’objectif est qu’un qu’un texte soit présenté au Parlement dès le début de l’année 2013.


Préparer sa fin de vie est un acte responsable, qui se fait dès l'âge adulte, ce qui éviterait bien des drames familiaux et médicaux dus à cette idée fausse que nous ne mourrons que vieux et que la mort s'annoncera, nous laissant le temps et la lucidité de nous organiser...

Nous sommes tous mortels, et la mort ne prévient pas, elle peut arriver à tout âge, elle est souvent accompagnée de longues agonies, allongées encore par des techniques nouvelles.

Nous sommes régulièrement inondés de publicités pour payer d'avance notre enterrement ou incinération, organisés à notre goût, de publicités pour payer des assurances privées pour être maintenu en vie, même fortement dégradée, même en état de « légume » ou « plante verte » dans des EHPAD privés qui ne pensent qu'à l'or gris... oui la fin de la vie est une manne financière pour beaucoup, certains médecins et autres, l'industrie pharmaceutique y trouve aussi son compte... Combien tout ceci rapporte ? Les EHPAD privés, inaccessibles aux pauvres, sont devenus le meilleur placement d'argent !!! et ils vivent de l'argent public : cotisations sécu, mutuelles, caisses de retraite... , allocations diverses, et ruinent les familles (paiement pris sur le patrimoine, s'il y en a...)

On continue à faire comme si la technique pouvait nous éviter de mourir... leurre évident..., la mort définit la vie.


Penser à préserver ses proches et ses médecins de décisions difficiles en écrivant ses volontés est un acte citoyen gratuit, qui ne demande que quelques écritures

(l'admd vous y aide si vous le demandez, tant pour votre réflexion que pour l'écriture, celui ou celle qui a des difficultés manuelles pourra les faire écrire par un tiers, avec deux témoins pour les valider).

Et il est nécessaire de toujours réclamer que la loi change pour que ces volontés soient toujours respectées, qu'elles demandent ou refusent une interruption volontaire de vie, qu'elles acceptent ou non les souffrances de la fin de la vie.

C'est un devoir de respect de notre république laïque, (lois indépendantes des religions), qui devrait assurer à tous égalité, solidarité et liberté de conscience ! Respect de la déclaration des Droits humains : mon corps m'appartient !

 

Jacqueline SALENSON, admd23
administratrice, chargée de l'ouverture, admdouv@gmail.com
déléguée admd pour la Creuse, admd23@hotmail.fr
25 rue des granges ; 23500 FELLETIN
Tél: 0 660 951 131, 0 587 043 234
blog: http://jacqueline.salenson.over-blog.com/

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Kathy 05/11/2012 14:56


J'ai lu sur votre blog plusieurs de vos commentaires et notamment l'article rédigé pour le 2/11. Je m'intéresse beaucoup à la question, ayant une mère de 98 ans ,moi aussi, en EHPAD,en "bonne
santé" mais passablement sourde ,demi-aveugle et ne pouvant plus se déplacer.Ma mère avait adhéré à l'ADMD il y a plusieurs années et indiqué par écrit son opposition à l'acharnement
thérapeutique.Pourtant, elle n'a jamais souffert de quoi que ce soit qui mette sa vie en danger,ni maladie ,ni fracture et n'a donc dû subir aucun soin qui pourrait être qualifié d'abusif.Elle a
"simplement "(!) fait plusieurs chutes et souffert de douleurs qui l'ont rendue dépressive et lui ont fait perdre sa confiance en elle. Cette dépression n'ayant pas été soignée au début(crainte
des effets des antidépresseurs),ma mère a déclaré qu'elle voulait mourir et a commencé à ne plus sortir de son lit , à ne presque plus se nourrir et à ne plus contrôler ses sphincters en
permanence. Nous avons mis en place un système d'assistance à domicile avec infirmiers ,kinésithérapeutes et auxiliaire de vie.Mais les auxiliaires de vie successives n'étaient pas à la hauteur
pour une prise en charge presque totale de ma mère et nous avons dû la transférer en EHPAD.C'est alors que nous avons découvert "l'horreur" des EHPAD(celui de ma mère étant supposé être un des
meilleurs.. et des plus chers de sa ville. La 1ère année de son séjour en EHPAD a été très difficile. Ma mère a cessé complètement de se déplacer, personne n'étant à ses côtés pour l'y aider(ses
3 enfants habitent à des centaines de kms et nepeuvent venir la voir que trop peu souvent).Elle est devenue  complètement incontinente parce que les AS n'avaient pas le temps de la conduire
aux toilettes. Elle était révoltée et d'ailleurs difficile. On lui a donné des antidépresseurs. Faut-il dire qu'elle s'est résignée? sans doute...Elle a cessé de dire qu'elle voulait mourir et a
,parfois ,retrouvé le sourire et un peu d'humour, quoique sa vie n'ait rien d'agréable.


Que fallait-il faire?


Elle n'avait pas demandé qu'on lui donne la mort (ce qui est illégal!),mais qu'on ne lui fasse pas subir d'acharnement thérapeutique.Il n' y a pas eu lieu! a moins qu'on n'en vienne à considérer
que les "soins" en EHPAD équivalent à de l'acharnement thérapeutique!!Certains soignants sont utiles ,dévoués et gentils.D'autres négligents et/ou désagréables ou irrespectueux.Comme partout.
Malgré le prix payé ,ces établissements manquent cruellement de moyens et d'ailleurs les AS sont insuffisants ,avec un fort turn-over ,parce que c'est un métier très dur et mal payé.


La plupart des personnes très âgées répètent sans cesse que leur vie n'a plus de sens et qu'elles souhaitent mourir.Mais une partie d'entre elles ne jouissent plus tout à fait de leurs facultés
mentales(c'est désormais le cas de ma mère).Et surtout ,c'est un moyen d'attirer l'attention de leurs proches. Faut-il les prendre au pied de la lettre? j'en doute fort! il y a plus de 10 ans que
ma mère tenait ce discours, alors qu'elle se portait encore fort bien pour son âge et vaquait à ses occupations. Qui oserait proposer une aide à mourir à une personne en bonne santé qui se plaint
juste de l'inutilité de sa vie? Et si la personne donne des signes de dépression authentique ne trouvera-t-on pas plus normal de soigner la dépression que de l'aider à quitter ce monde?Pourquoi
agirait-on différemment ,dans ce cas ,avec une personne de 80 ans et avec une de 40? Propose-t-on une aide à mourir à une personne jeune qui ne souffre "que" moralement?


D'autre part ,et quoi qu'en dise l'ADMD, j'ai l'absolue certitude qu'entre ce que pense une personne encore jeune et en bonne santé, à savoir:" si un jour ,je suis "dégradée", je préférerai
mourir" et donc j'étends ce point de vue à mes proches malades et/ou âgés, entre ce point de vue et celui des gens très âgés et malades,voire en fin de vie, il y a certainement une grosse
différence! L'instinct de vie est une réalité et tous les discours du monde n'y changeront rien. Sauf dépression aiguë ,les gens s'accrochent à la vie. Sauf ,bien entendu ,si la douleur est trop
vive ou l'entourage trop indifférent ou odieux.Mais il y a là une limite délicate , très difficile à apprécier...


Donc je dis que les volontés exprimées par une personne qui a 50 ,60,voire 70 ans en bonne santé, risquent de ne pas du tout correspondre à ce que cette même personne ressentira  à 85 ou 90
ans quand elle sera effectivement au pied du mur:voudra-t-elle encore  qu'on l'aide à mourir? Et sera-t-elle assez lucide pour exprimer des volontés dont on doive tenir compte?


Je dis aussi que ce sont les jeunes(moins de 70 ans!!) qui sont dégoûtés par l'aspect extérieur de la viellesse ,les corps malades ,enlaidis ,la dépendance physique ,et tout ce qu'on appelle
dégradation ou même déchéance.On parle de perte de la dignité: c'est un jugement de valeur très contestable!Pour moi ,habituée à côtoyer des personnes dégradées physiquement, il n' y a pas perte
de dignité parce qu'il y a incapacité physique ou même incontinence. Avec ce raisonnement ,un handicapé moteur n'a pas de dignité et il faut l'euthanasier! Eh bien non!Je connais des parents
d'enfants handicapés très gravement qui seraient profondément blessés et scandalisés qu'on refuse de vivre à leur enfants.


Je veux pour preuve de ce que je viens d'écrire les réactions au film "Amour" de Haneke.Il est clair que beaucoup de spectateurs ,sans doute relativement jeunes ,ne supportent pas la vue des
corps âgés et dépendants, qu'ils trouvent cela repoussant et ce sont ceux-là sans doute qui trouvent que ces personnes doivent mourir plutôt que d'offrir un tel spectacle.Moi ,j'ai l'habitude et
je ne suis pas choquée par la vue d'une personne âgée qu'un AVC a diminuée et je revendique pour ces personnes des soins appropriés et des égards. Si je dois militer , c'est pour qu'on améliore
le sort des personnes âgées , chez elles ou en EHPAD. Pour qu'on développe bien plus largement les soins palliatifs (qui ne sont pas seulement des soins médicaux et infirmiers mais aussi un
accompagnement personnel,une démarche pleine d'humanité par opposition à la froideur technocratique des soins hospitaliers).Pas pour qu'on se débarrasse de ces vieux "que je ne saurais voir"!

jacqueline.salenson 08/11/2012 09:45



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