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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

l'admd et les femmes

FINS DE VIE DIFFICILES DANS LA VIEILLESSE : UN PROBLEME DE FEMMES

 

ADMD :

75% de femmes adhérentes, 60% de délégués hommes... un président homme, cherchez l'erreur... 

 

âge moyen des adhérents : 72ans,alors que l'on fait des efforts pour recruter des jeunes...


Certes les jeunes que l'on rencontre sur les marchés sont tous scandalisés quand on leur apprend que légalement, seul le médecin décide de nos vies, certes, ils sont tous favorables à la liberté de choix de vie, jusqu'à la mort, mais ils n'ont pas forcément la fibre militante et surtout ils ont peu de temps à consacrer à une association qu'ils pensent d'abord philosophique, voire politique – au sens large- , qui ne fait pas d'accompagnement aux malades, ni à ses adhérents en mal de rédaction de directives anticipées libres, donc pas d'utilité proche pour eux, sauf accident ou maladie chronique déjà déclarée:

Ils sont dans la phase : recherche d'emploi, recherche de logement, vie à construire pour ceux qui font le choix d'une famille, ce qui n'est pas facile pour eux.

 

Tout le monde sait que les problèmes de fin de vie des personnes âgées, de plus en plus nombreuses avec les prolongations médicalisées de vie, concernent d'abord les femmes :

Dans les maisons de retraite, devenus EHPAD, une très large majorité de femmes, très peu d'hommes :


le Dr Denis Labayle en donne bien la raison dans son livre « pitié pour les hommes », dont je vous conseille la lecture, livre éloigné de la bibliographie de l'admd, pourquoi ? comme ceux de Florence Plon, auteure de « vivre la perte » et « questions de vie et de mort » livres indispensables à la réflexion sur sa propre mort, et seule psychanalyste connue adhérente admd depuis longtemps et militante tant des soins palliatifs que de la fin de vie choisie, comme nous tous.

 

Psys(psychanalystes, psychologues, psychiatres) inconnus ou rejetés dans la réflexion de l'admd, pourtant indispensables lorsqu'on s'aperçoit de la difficultéde nos adhérents, sans parler des Français en général ni des médecins, à rédiger librement des « directives anticipées »,ce qui les oblige à regarder la mort en face..., exercice inhabituel. Là est la difficulté première...

 

Les associations d'accompagnement en soins palliatifs ont compris depuis longtemps la nécessité de travailler avec des psy, tant pour les médecins et accompagnants, proches, que pour le malade en fin de vie et ses proches. Cela peut faciliter les deuils et éviter trop de traumatismes.

Dommage que trop d'entre elles soient orientées par des idées sous-tendues par les religions, surtout soutenues par le Vatican, qui refusent d'entendre le désir de mort même chez les mourants... interruption volontaire de vie qui les scandalise, contrariant leur philosophie de vie, qu'elles veulent imposer aux autres...

Dans les pays du Benelux, qui ont une loi faite pour respecter les volontés de chacun sur sa fin de vie, bien qu'incomplète, les interruptions volontaires de vie sont le plus souvent demandées au bout du chemin des soins palliatifs, soins donnés à tous, comme il se doit !, tant au domicile qu'en milieu hospitalier.


L'admd se doit dans le futur (élections de nouveaux administrateurs, nouveau bureau, nouvelle présidente! à partir de juin 2013) de créer un service d'accompagnement laïque de ses adhérents, voir des citoyens qui le demanderaient, ce qui lui permettrait aussi d'avoir l'utilité publique.

 

Il faudrait penser à notre mort bien avant qu'elle ne se dessine à l'horizon... ne pas attendre l'agonie pour y penser....c'est la seule façon de vivre bien. Nous sommes tous mortels, pas d'exception. Et la mort touche indifféremment jeunes et vieux, malades et bien-portants.


Voir ses volontés respectées en fin de vie par la loi est indispensable.

Si ces volontés sont ignorées de tous, proches et médecins, non écrites, comment espérer les faire respecter ?

Premier devoir de tout citoyen : Envisager sa fin de vie, suite à accident, maladie ou vieillesse... Cela ne fait pas mourir...

Définir sa philosophie de vie, sa propre dignité, ses choix de vie et la faire connaître autour de soi : proches et médecins, par la rédaction de ses volontés pour sa propre fin de vie, qui devront être décisionnelles pour la médecine, médecine qui doit redevenir un service public pour les citoyens.

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