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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

les femmes et la fin de vie

Pour le nouveau président et le futur gouvernement :

j'espère que la loi dite « leonetti » va être enfin modifiée pour plus de respect des usagers du système de santé,

je compte sur vous pour relancer le débat au parlement et au sénat.


N’oubliez pas la fin de vie difficile qui touche en priorité les femmes :

Elles passent en moyenne les 10 dernières années de leur vie seules, avec des ressources encore diminuées, des enfants souvent dispersés par la vie moderne, peu aptes à les accompagner.

Ce sont elles qui végètent dans des maisons de retraite pas à la hauteur des besoins.

C’est à elles qu’on fait subir des prolongations inutiles, mais qui rapportent beaucoup d’argent à d’autres, voire servent à la recherche médicale.

C’est sur elles aussi que se cristallise l’abandon, abandon social, médical, familial...

Dans son livre “pitié pour les hommes”, le Dr Denis Labayle montre bien que les fins de vie difficiles sont avant tout un problème de femmes...

Est-ce pour cela que nous avons du mal à nous faire entendre, nous, admd et sympathisants, trop féminisés?

Pourquoi?

D’une part elles ont été élevées pour servir les hommes, les autres en général...

d’autre part, et cela va peut-être changer dans les prochaines années? , elles ont souvent épousé des hommes plus âgés, à l’espérance de vie plus courte, celles qui ont vécu comme femmes au foyer, dévouées à leur homme et à leurs enfants, se retrouvent veuves avec des ressources diminuées de moitié environ... celles qui ont divorcé ont des ressources souvent faibles aussi...

Ce sont les femmes qui assument les soins quotidiens le plus souvent, mais les maitres sont des hommes: en médecine comme dans l’éducation, le haut du pavé est tenu par des hommes, chercheurs... grands professeurs...., les femmes tiennent les échelons inférieurs, trop souvent soumises, ne serait-ce que pour éviter le chômage...

Le pouvoir médical allopathique, remboursé par la Sécurité sociale et les mutuelles, est un pouvoir absolu, soutenu par des lois du système de santé qui “conseillent” mais n’obligent pas les médecins autrement que moralement... ni pour leur installation là ou ailleurs: pléthore ici, désert là-bas, ni pour leurs décisions de soins: oui ils doivent accompagner leurs malades, oui, ils doivent tout faire pour soulager les souffrances tant morales que physiques, oui, ils doivent refuser l’acharnement, mais s’ils ne le font pas??? rien n’est prévu... rien ne se passe.... ni contrôles, ni sanctions prévues en cas de non-respect des devoirs inscrits dans la loi...

On voit les résultats!

Souffrances toujours très mal soulagées, même quand on le pourrait, empathie inconnue ou presque, volontés non respectées... excès de techniques médicales et de médicaments plus ou moins imposés...

Seule la victime peut porter plainte, or lorsque la victime est très malade ou mourante, comment pourrait-elle porter plainte seule, sans aide ?

 

Il faut modifier la loi actuelle indiquant les droits des malades (et de la fin de vie....) :

pourquoi ne pas parler plutôt des droits des citoyens dans le système de santé ?

car tous, un jour ou l'autre, avons recours au système de santé, en cours de vie, en fin de vie...

droits qui s'accordent avec les devoirs des médecins (et de la pharmacie)

une chose essentielle : rendre le pouvoir au citoyen qui doit seul être maitre de sa vie, de sa santé, de sa fin de vie, de sa mort... maître de son corps.

La médecine alliée à la pharmacie allopathique, seules remboursées par le système (et encore de moins en moins... réfléchir...) est payée par nos cotisations régulières, prélevées sur les salaires pour la sécurité sociale obligatoire, plus nos cotisations aux mutuelles ( recommandées en cas de « gros pépin »), il serait logique que nous ayons davantage de contrôle sur elle, et qu'elle soit à notre service et non pas le malade au service du médecin et de la pharmacie... (sauf cobayes volontaires).

La médecine, avec la pharmacie, est notre alliée lorsqu'elle nous écoute, nous respecte, pas lorsqu'elle décide à notre place, contre notre volonté !

L'être humain aimerait à prolonger sa vie ?

Rêve de devenir centenaire ? De ne pas mourir ?

Rêve qui contredit la réalité : le vivant est mortel, c'est même sa définition...

certains ont imaginé des vies éternelles, mais pas sur terre..., pas la vie du corps.

Prolongations de vie ? Oui ou non ?

Tout dépend de la qualité, des conditions de cette vie, ressentie différemment par chacun d'entre nous, qualité qui fait sa dignité selon nos critères de dignité (pas de dignité sacrée, venant d'un Dieu auquel beaucoup ne croient pas) : le regard que l'on porte sur soi-même, indépendamment du regard des autres et de leur attitude.

Le même handicap est bien supporté par certains, intolérable à d'autres...

Tout dépend des souffrances à endurer pour vivre...

La mort peut certes être une catastrophe pour les proches, mort « imprévue », non préparée, déraisonnablement : on devrait être chaque jour prêt à mourir, car on sait que la mort ne prévient pas et peut arriver à tout moment, à tout âge, cessons de nous voiler la face...

Mais elle peut aussi être une délivrance pour soi-même, lorsque la souffrance est trop grande, la perte de dignité intolérable, délivrance aussi pour nos proches, qui souffrent de nous voir souffrir...

Non, tous les humains ne sont pas ravis de voir leur vie prolongée, ce postulat médical est faux :

cela dépend des conditions de cette prolongation de vie, de la vie déjà vécue, des relations avec les proches, des souffrances endurées, morales et/ou physiques.

Certains préfèrent mourir plutôt que de vivre cette vie-là, une vie indigne pour eux mêmes, une vie de souffrances intolérables, morales sinon physiques...

Quand peut-on les aider à mourir, s'ils le demandent de façon certaine : réitérée, volontaire, écrite par avance et réécrite ?

Il me semble que ce n'est pas si difficile qu'on nous le dit :

Peut-on réussir à leur redonner envie de vivre ? pour cela : Peut-on changer les conditions de leur vie ? Peut-on soulager leurs souffrances ? Sans illusions néfastes... en restant dans la réalité du moment...

si oui, on repoussera au moins un temps l'acceptation de la demande, pour voir l'évolution avec les progrès de la santé

mais si non, ne faut-il pas humainement rester à l'écoute et aider ceux qui persistent dans leur demande ?

Pour moi, oui, c'est simple.

C'est à chacun de nous de décider quand il doit quitter la piste (de la vie), pour respecter sa dignité personnelle, pour ne pas subir des prolongations inutiles, des souffrances intolérables...

Ce n'est ni aux médecins, ni aux familles(définies comment ? ) ni aux amis de décider entre :

prolongation, laisser faire, et agir pour aller plus vite vers la sortie de vie, souffrir ou ne pas souffrir...

c'est à chacun d'y réfléchir, en tenant compte de ses proches, à l'avance, régulièrement et au dernier moment aussi, si possible et de demander le respect de ses volontés, quelles qu'elles soient, aidé de sa personne de confiance, de ses directives anticipées écrites par avance et réitérées.

on peut changer d'avis à tout moment, comme pour un testament.

ma volonté peut être de remettre ma vie dans les mains de l'un ou l'autre, médecin ou proche...c'est aussi un choix....

 

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