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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

opposition de l'ordre des infirmiers au changement

 

ORDRE DES INFIRMIERS ET LES LOIS DE SANTE

Mes commentaires en bleu.

 

Si l’Ordre affirme clairement son opposition à « toute légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté », il se prononce en faveur d’une vraie prise en compte des problématiques sociétales actuelles et propose notamment une formation obligatoire sur le thème de la fin de vie pour les médecins et infirmiers, ainsi qu’une optimisation des compétences infirmières.

Les membres du Conseil national de l’Ordre des infirmiers proposent 10 pistes concrètes pour une évolution de la loi et de la prise en charge sanitaire de la fin de vie :

  1.  Se donner le temps d’un grand débat décliné régionalement

2005/2014 : Le temps n'a pas suffi pour mettre la loi en application ? En débattre ? De nombreux débats ont déjà eu lieu, un peu partout.

  1.  Faire connaître les textes à tous les professionnels de santé

2005/2014, Il est grand temps d'apprendre la loi et de l'appliquer !

  1.  Rendre obligatoire une formation des médecins et des infirmiers sur le thème de la fin de vie.

Oui, il est urgent de mettre en place une formation, sans a priori sur la mort, qu'il faut accepter comme faisant partie de la vie, ainsi que la liberté de choix de vie des « patients », donc liberté pour chacun de décider ou non de sa mort.

  1.  Faire de la prise en charge de la douleur une grande cause nationale de santé publique

On s'occupe quand des souffrances morales ? La douleur (physique) n'est pas la plus importante cause de souffrance, on le sait, la souffrance morale est bien pire, et plus difficile à soulager. Et il y a des cas où la souffrance, tant physique que morale, ne peut pas être soulagée, sauf par la mort. Nul ne sait ce que ressent une personne comateuse, que ce coma soit naturel ou induit par sédation.

  1.  Rendre obligatoire la présence d’un infirmier de nuit dans les EHPAD : oui

  2.  Rendre opposables les directives anticipées et garantir la clause de conscience y compris de l’infirmière

Comment rendre opposables des directives et refuser à ceux qui le demandent l'aide à mourir qui leur convient ? Contradiction flagrante !

  1.  Renforcer le caractère légal de l’approche pluri-professionnelle : oui

  2.  Prendre en compte les compétences infirmières et reconnaître l’infirmier comme pivot des soins apportés au patient en fin de vie

Que signifie : infirmier pivot des soins ? qui a l'autorité sur le « patient » ? lui-même ou d'autres, médecins ou infirmiers ?

  1.  Envisager la sédation terminale à la demande des personnes en garantissant la clause de conscience de l’infirmier : oui

  2.  Refuser toute légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté tant il est dangereux, inopportun et foncièrement contraire à la déontologie d’organiser l’aide au suicide.

Non ! Rien de dangereux si l'aide est encadrée, l'expérience des autres pays le démontre.

Le seul danger est l'action clandestine, non contrôlée, actuelle.

 

Le respect des personnes demande qu'on accepte l'aide au suicide (légale) réclamée par ceux qui ne peuvent espérer aucune amélioration de leur état de santé, qu'ils jugent insupportable, voire savent qu'il ne peut qu'empirer. Cela regarde l'intéressé en premier. L'aide peut consister au fait de donner les médicaments pour une mort douce et rapide (suicide assisté), ou de les injecter si la personne n'est plus capable de les prendre (dit euthanasie à la demande expresse de l'intéressé).

Doit-on renoncer aux soins parce que la Médecine ne veut pas écouter tout le monde, seulement ceux qui ont les mêmes désirs que l'Ordre ? Et veut imposer ses vues ?

Aider à vivre oui, c'est la priorité pour tous, mais dans quel état de santé ? N'est-ce pas à chaque citoyen d'en décider ? On sait que la science permet des vies artificielles, sans réelle communication ni mouvements possibles, et sans espoir de retour à une vie normale (communiquer, bouger). Doit-on être obligé d'accepter çà ?

En République, toutes les éthiques et philosophies de vie ne doivent-elles pas être respectées ?

« La profession infirmière a le devoir de répondre aux légitimes attentes des Français et entend s’impliquer dans le débat mais surtout prendre pleinement sa part des indispensables réformes à mettre en oeuvre, explique Didier Borniche, récemment réélu président de l’Ordre national des infirmiers.

Légaliser l’euthanasie n’est pas, et ne doit pas être, la réponse aux questions des Français.

Ce sont les évolutions de la prise en charge et de l’accompagnement médical et social qui permettront d’offrir à chacun une fin de vie digne et sereine dans tous les cas où cela sera possible. »

Alors on peut conclure que l'Ordre des infirmiers n'écoute pas la demande des Français et ne respecte pas les autres. Mieux traiter des fins de vie, oui, évidemment, c'est une nécessité, mais ne pas être sourd aux demandes d'aide active à mourir s'impose aussi.

Légaliser donc encadrer les demandes d'aide à mourir sont un impératif correspondant aux souhaits des Français en grande majorité, ce qui ne veut pas dire que tous vont souhaiter une mort volontaire (2% au Benelux).

 

La déontologie infirmière au cœur des réflexions

Le rapport du Conseil national insiste sur l’attachement de la profession aux règles déontologiques de l’infirmier.

Il rappelle notamment que les soins infirmiers ont pour but le respect de la vie et que le code de la santé publique précise « L’infirmier ou l’infirmière exerce sa profession dans le respect de la vie et de la personne humaine. » (article R4312-2). ». « Cet attachement à la déontologie de leur profession est clairement mis en avant dans les réponses des infirmiers à l’enquête à laquelle nous leur avons proposé de participer. Ainsi, c’est pour la profession le devoir de continuité des soins qui prime sur toute considération extérieure. Nos propositions, d’amélioration de la prise en charge de la douleur notamment, visent à conjuguer déontologie professionnelle et aspirations citoyennes. »

Respect de la vie, oui, mais laquelle ?

N'est-ce pas d'abord le respect de la personne et de ses choix de vie pour elle même ?

La continuité des soins ne doit pas empêcher l'acceptation du choix de chacun sur sa vie, dès lors que la personne elle-même la juge « invivable » et demande de l'aide pour mourir, en décidant ou non du jour et heure.

Pourquoi la Médecine n'accepterait-elle que les choix de vie prolongée, ou de laisser mourir, pas ceux d'une vie abrégée, les choix de souffrir plutôt que ceux qui évitent les souffrances ? La Médecine n'a pas à porter un jugement sur ce qui est bon pour les autres. L'aide à mourir est un soin aussi : accompagnement et aide pour faire cesser les souffrances, sédation lente ou aide plus rapide. Ce qui est bon pour l'un ne l'est pas pour l'autre.

RESPECT D'ABORD.

 

Les médecins et les infirmiers doivent participer à l'éducation nécessaire pour que chaque citoyen ait pu réfléchir aux relations entre sa vie, sa santé et la Médecine, à sa mort lointaine ou proche, aux conséquences de celle-ci, et ait pu ainsi écrire librement ses directives pour sa fin de vie, par rapport au système de santé et à son environnement social et familial.

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