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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

quelle loi future?

Lettre ouverte parPascal H. Landa

fils du fondateur de l'admd : Michel Landa...

Ex Président et Vice-Président de l'admd, Président d'Honneur, militant depuis 1980

Président de 1981 à 1983

Administrateur admd de 1983 à 2009 avec une interruption


j'adhère à cette vision des choses, très claire:

 

Ma vision des revendications « droit de mourir dans la dignité »

et la réponse à y apporter

 

  1. le cas de la personne capable

La personne « capable » peut terminer sa vie sans une loi car elle n'a besoin d'aucune aide pour mourir.

On sait que toute personne qui arrête de se nourrir mourra sans douleurs et paisiblement. Hydratation maintenue ou non, selon son choix. On doit respecter ce choix, dès lors qu'il est établi en toute conscience.

 

  1. le cas de la personne en souffrance

La personne qui souffre, moralement ou physiquement, irrémédiablement, a besoin d'aide médicale pour mourir, si, pour elle, la mort seule peut la délivrer.

 

Elle doit pouvoir s'adresser à un professionnel et lui demander soit de la guérir, si c'est possible, soit de lui permettre de terminer son existence sans souffrances et dans des délais qui, du fait de la dégradation de la situation, peuvent être plus ou moins courts; mais c'est à l'individu d'en décider pour lui-même.

Le professionnel est chargé d'émettre diagnostic et pronostic, et d'informer sur la possibilité de soulager ou résorber la souffrance dans un délai estimé de façon aussi précise que possible.

En tant que professionnel,il peut accepter ou refuser la demande d'interruption volontaire de vie (mort douce induite par une drogue) sous forme d'un avis professionnel : refus technique s'il y a encore possibilité réelle d'amélioration notoire de l'état de santé, à essayer avant toute autre action.

Refus moral pour respecter sa liberté de conscience.

Mais alors la personne souffrante doit être confiée à un confrère. Elle doit pouvoir demander un second avis professionnel auprès d'un médecin de son choix.

 

La loi doit prévoir avec le droit de choisir le moment de sa mort (droit au suicide, déjà acquis)

le droit à une aide médicale dans certains cas :

  • la demande vient de la personne concernée, librement, directement ou par ses directives écrites précédemment et défendues par sa personne de confiance mandatée à cet effet. Elle correspond à sa philosophie de vie.

  • aucun espoir sensé d'amélioration de l'état de santé

  • l'état de santé est tel qu'il induit des souffrances au moins morales et/ou la perte de la dignité, telle que la ressent la personne concernée.

 

Tant que nous nous adressons à des professionnels nous devons leur reconnaître le droit d'exercer leur profession, mais

la loi doit rendre possible le geste médical : soulager les souffrances par une mort douce et rapide (quelques heures maximum), dans le respect de l’individu.

Médecins, psychologues, bénévoles d'associations devront s'assurer qu'une personne souffrante et sans espoir de récupération dans les conditions qui LUI sont acceptables, puisse bénéficier d'une prescription en vue de l'interruption volontaire de vie qu'elle réclame.

Si elle le peut, la personne devra s'administrer elle-même le moyen de sa mort, si elle n'en est pas capable de façon autonome, alors elle doit pouvoir avoir recours à l'aide d'un tiers.

 

  1. le cas de la personne en fin de vie

Cette personne, médicalement diagnostiquée comme étant atteinte d'une maladie ou de polypathologie incurable, ou dont les capacités s'amenuisent comme peau de chagrin par l'effet de la grande vieillesse (pluri-handicaps),doit pouvoir bénéficier de médicaments lui permettant de prolonger sa vie confortablement aussi longtemps qu'elle le souhaite, et ceci sans a-priori concernant l'addiction ou les effets secondaires qui pourraient raccourcir la durée de vie .

Elle doit aussi être assurée que le jour et l'heure à laquelle elle déciderait d'arrêter de vivre, quelqu’un - médecin ou autre - lui administrera le moyen de terminer sa vie en douceur si elle n'en était plus capable.

 

Cela requiert que le médecin établisse la prescription. Ensuite, le produit sera administré soit par le médecin, soit par un tiers choisi par le malade.

Si ce médecin refuse pour raisons personnelles de liberté de conscience, il doit se désister sans délai pour laisser la place à un autre professionnel.

La loi dans ce cas doit admettre ces deux types d'intervenants tout en encadrant ces gestes du professionnel et/ou du mandataire expressément demandé par le malade.

Il faut évidemment que la loi promulguée s'assure que la demande de fin de vie de l'individu est respectée.

 

La loi doit s'exécuter dans des délais compatibles avec le délai qu'un individu peut raisonnablement exiger.

Ce délai doitêtre fixé par le malade dans la mesure du possible pour garantir à la fois sa sécurité, son confort moral et physique et la possibilité technique.

 

La loi doit garantir la traçabilité des actes pour pouvoir poursuivre toute personne qui abuserait de la loi et des procédures potentiellement en urgence qui garantissent que l'individu s'exprime en toute conscience et que c'est réellement sa volonté qui est l'initiateur de l'acte.

 

Enfin, la loi doit prévoir des pénalités en cas de détournement de la loi pour commettre des meurtres.

 

La loi doit aussi envisager qu'un individu puisse demander à être maintenu envie artificielle à perpétuité.

Actuellement cela devient possible si l'on considère que l'être humain est en vie tant que ses cellules en totalité ou en partie restent vivantes. C'est une nouvelle frontière de la médecine et dans ce cas, on doit s'intéresser aux individus ou aux organisations médicales qui poursuivraient le maintien en « vie » de corps dont la conscience n'a plus la capacité d'avoir une « humanité », pour la recherche médicale ?

Actuellement la sécurité sociale dépense plus de 60% de ses dépenses annuelles dans un contexte de fin de vie (les 6 derniers mois de la vie coûtent autant que le reste de la vie). Cela n'est pas par humanité, mais bien le résultat de lobbys divers (lobby pharmaceutique, lobby équipementiers de santé, lobby de professionnels de la médecine) qui s'assurent que le législateur ne prend pas de décisions qui mettraient leurs revenus en péril. Les EHPAD sont devenus le meilleur placement d'argent !

 

C'est un choix de société et il faudra décider si l'on préfère vacciner, faire de la médecine préventive, traiter des cas coûteux tels les urgences ou des handicapés … ou si l'on continue à garder en vie de façon expérimentale ceux qu'on nomme « pots de fleurs » ou « légumes » dans les derniers mois ou années de leur existence.

 

L'individu doit être responsabilisé face à sa vie et à sa mort. Il doit pouvoir faire ses choix de vie, jusqu'à sa mort.

 

Nous sommes tous mortels : la mort doit être préparée à tout moment, pour soi-même et pour ses proches.

Cela favorise le plaisir de vivre et cela aide aux deuils.

 

une nouvelle loi qui respecte les volontés de chacun sur les décisions à prendre pour sa vie et sa mort

 

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