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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

réflexions: « JE » DÉCIDE DE MOURIR, C'EST DONC UN SUICIDE.

SUICIDE ASSISTÉ ET EUTHANASIE SONT LA MÊME DÉMARCHE,

 

dès lors que la décision relève exclusivement du patient :

 

« JE » DÉCIDE DE MOURIR, C'EST DONC UN SUICIDE.

 

J'EN SUIS SEUL RESPONSABLE.

 

JE DEMANDE DE L'AIDE À LA MÉDECINE

  • pour éviter les méthodes violentes : pendaison, fusil, etc …

  • parce que je ne peux pas physiquement me suicider (cas de Vincent Humbert)

  • parce que je veux avoir une mort douce : m'endormir sans me réveiller,

ce qui traumatisera beaucoup moins mes proches, dont je veux prendre soin jusqu'à ma mort, et traumatisera moins aussi les soignants.


DANS QUELS CAS LA MÉDECINE NE DOIT PAS REFUSER SON AIDE :

dans les cas incurables, qui créent de la souffrance morale(voire physique : on ne sait pas soulager toutes les douleurs), liée à la perte de la dignité de la personne au sens où elle l'entend elle-même :

trop de capacités humaines perdues (bouger, se déplacer, communiquer : parler, écrire, lire)

trop de sens perdus (ouïe, goût, toucher, odorat, vue) perdus

pour que la vie garde une certaine qualité indispensable au goût de vivre.

pour certains vieux couples, la perte de l'un fait perdre à l'autre le sens même de sa vie, le reste de vie consiste à attendre la mort pour rejoindre l'autre, et certains veulent accélérer le processus.

Chacun a ses propres limites, différentes d'un individu à l'autre. La Médecine doit les respecter.

 

Pourquoi l'accès à l'aide médicalisée requiert un autre médecin que le médecin traitant qui est le mieux placé pour connaître le demandeur ? Mais pas 3 ou 4 médecins et ….

 

LA SEULE CHOSE À VÉRIFIER MÉDICALEMENT EST QUE

LA PERSONNE EST INCURABLE.

La Belgique et ses voisins fonctionnent très bien avec deux médecins :

en principe le médecin traitant qui connaît bien la personne et le médecin, souvent spécialiste hospitalier, qui a la personne en charge à ce moment, et à domicile un autre médecin.

 

Si 2 médecins se trompent, 3 ou 4 peuvent aussi se tromper ...

LA MÉDECINE EST UN ART ET PAS UNE SCIENCE EXACTE...

 

LA VÉRIFICATION DE LA VOLONTÉ LIBRE DE LA PERSONNE vient d'abord de la connaissance de la personne, de sa philosophie de vie, de ses volontés écrites et renouvelées depuis longtemps, sans changements, et d'interrogations (si elle peut encore s'exprimer) pour s'assurer qu'elle n'a pas changé d'avis au dernier moment. Cette vérification PEUT ÊTRE FAITE PAR DES NON-MÉDECINS :

aides-soignants (souvent les plus proches du malade), psychologues, citoyens neutres indépendants …

La PERSONNE DE CONFIANCE nommée en est aussi garante.

 

Pour que l'acte se déroule bien, la présence, pas forcément physique, d'un soignant que l'on peut joindre en cas de problème, est une sécurité; même avec le penthotal, il peut y avoir obligation d'un apport complémentaire (je l'ai vu 2 fois). L'expérience Suisse montre bien qu'il faut pouvoir accéder aussi à l'euthanasie, ce que Sobel a déclaré à Sicard, qui l'a écrit.

 

Ne laissons pas voter une loi sur le seul suicide assisté(par qui ? médecin ou/et association ?) qui peut encourager parfois à partir trop tôt en l'absence de certitude d'être aidé le moment venu.

Il faut les deux : aide au suicide sous deux formes :

la personne prend les médicaments seule : nommé habituellement SUICIDE ASSISTÉ

la personne demande à ce qu'on lui injecte ces médicaments, parce qu'elle ne peut pas les prendre elle-même : nommé habituellement  EUTHANASIE

 

La Belgique et les pays voisins nomment les deux « euthanasie » = mort donnée médicalement à quelqu'un qui l'a réclamée librement, de façon réitérée, parce qu'il arrive en fin de vie, et qu'il ne veut pas souffrir l'agonie, ou que la prolongation médicale de sa vie lui devient insupportable

On pourrait tout aussi bien nommer les deux « suicide assisté »...

tout est question de vocabulaire... qui devra être précisé dans la loi future.

 

L'essentiel est l'exclusivité dans la décision de la volonté du patient-citoyen.

Volonté dite et redite et de préférence écrite et réitérée dans des volontés écrites par anticipation (que la loi Leonetti nomme « directives anticipées » et qu'il faudrait sans doute nommer autrement par rapport au sens juridique français du mot directives qui n'implique pas d'obligation à être suivies)

 

Il faut une loi pour faire respecter les volontés écrites par anticipation sans blocage médical ni juridique et pour assurer aux médecins qu'ils peuvent agir sans crainte.


En pratique, il peut y avoir deux difficultés:

- l'absence de réflexion antérieure donc de volontés écrites ou même dites,

liée

* d'une part à l'habitude actuelle de ne pas parler de la mort, de la sienne en particulier, de ne pas préparer ni sa mort ni ses conséquences pour les proches, comme si nous n'étions pas tous mortels, à tout âge et quel que soit notre état de santé actuel... et pourtant, c'est le cas...

* d'autre part aux mensonges encore trop fréquents des médecins par rapport à leur pronostic, dès lors qu'il ne peut être que la mort à brève échéance, qu'ils préfèrent nier ou ne pas dire, même quand l'intéressé le sait intimement.

- le manque d'adhésion des proches à la décision, par manque d'échanges précédents sur ce sujet, et manque de respect des volontés du défunt ou futur défunt : il y aura toujours des idées différentes chez les proches, sauf exceptions,mais le respect du mourant demande le respect de ses volontés et décision, même lorsqu'on a d'autres façons de voir les choses.

 

La loi permettra plus facilement d'en parler avec l'entourage et nos médecins.

 

Elle permettra aussi de mieux former les médecins aux fins de vie, et au respect des volontés de leur patient/client/citoyen, ce que dit bien le docteur de Locht (Belgique)

 

La loi doit éviter une nouvelle régression de la volonté du citoyen devant celle des soignants

comme cela a été le cas entre la loi Kouchner et la loi Léonetti...

 

merci au Dr Bernard Senet qui m'a aidée dans ma réflexion.

 

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