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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

réponse à l'article du Monde du 29 juin: c'est l'incrédulité qui rend la mort insupportable"... NON, mille fois NON...

« Le Monde » daté du 29 juin 2013 : " C'est l'incrédulité qui rend la mort insupportable "

j'y réponds en "marron rouge"

 

cet article m'a scandalisée... TOTALEMENT FAUX POUR MOI, athée...

heureusement, élevée non pas avec le catéchisme catholique (je n'ai pas eu à le rejeter..., je n'en suis pas imprégnée... ) mais avec les philosophies grecques stoïciens et épicuristes...

au contraire, l'athéisme n'attache aucune importance à la mort, simple phénomène naturel, lié à la vie, à laquelle on peut s'attendre à tout moment et à tout âge (accident, maladie brutale, etc...)... que l'on peut (et doit?) préparer pour nos proches, ceux qu'on laissera …

"A quelques jours de la publication de l'avis du Comité national d'éthique sur la fin de vie, l'historien des religions Daniel Faivre revient sur l'évolution de la place de la mort et sur celle de l'euthanasie.

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) doit rendre, lundi 1er juillet, son avis sur la fin de vie.

En décembre 2012, l'Elysée, qui a annoncé son intention de présenter un projet de loi sur la question, lui avait demandé de réfléchir sur trois points :

  • les directives anticipées,

  • les "conditions pour rendre plus dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus ",

  • l'assistance au suicide.

A cette occasion, Daniel Faivre, historien des religions, directeur de recherches au Centre universitaire catholique de Bourgogne, à Dijon, revient sur la place de la mort dans la société actuelle. Cet agnostique a dirigé La mort en questions. « Approches anthropologiques de la mort et du mourir », un ouvrage collectif paru en mars. Il met en perspective notre regard surl'agonie et les questions qu'elle soulève " dès lors que l'on n'a plus de foi ".

Faire évoluer la loi Léonetti pourrait aboutir à transgresser l'interdit de tuer. "

NON : il ne s'agit pas de cela, « tuer » est un geste violent, qui s'adresse à quelqu'un qui ne souhaite pas la mort, et qui n'est pas en « fin de vie »... On tue dans les guerres, avec la bénédiction des églises...

La demande que l'admd et les autres associations qui font la même demande (presque toutes les associations laïques, ultime liberté, mouvement libre choix, …) est seulement le droit à une mort douce, choisie volontairement par l'intéressé (soit un suicide doux, aidé si besoin), la notion de « mort douce » étant très relative à chacun.

"La question s'est-elle déjà posée ?

Il me semble que non - à part, dans un autre cas de figure, dans l'Antiquité : quand un accouchement se passait mal, on pratiquait la césarienne en choisissant de tuer la mère pour sauver l'enfant. Il s'agit en fait d'une interrogation très contemporaine, due au progrès médical, puisqu'il y a encore un siècle l'agonie était plus rapide."

Progrès médical ? Non ! acharnement médical ? Oui ! refus de la mort par le corps médical (plus souvent religieux que la moyenne des citoyens): oui, en général... y a-t-il progrès à prolonger les agonies et leur cortège de souffrances pour tous (intéressé, proches, soignants ???)

"Néanmoins, et cela contredit d'ailleurs la position de l'Eglise, on trouve un cas de suicide assisté dans la Bible elle-même : Saül, le premier roi d'Israël, demande à son serviteur de le tuer pour ne pas mourir des mains des Philistins (I, Sam., 31, 4-6). L'écuyer sort son épée mais n'ose tuer son roi ; Saül se jette alors sur l'arme et se suicide. Tenir une épée braquée ou déposer un poison sur un plateau, est-ce si différent ? Entre honneur et déshonneur, nous notons que Saül choisit ce qu'il estime être la " bonne mort ".

Le mot " euthanasie " semble pourtant proscrit aujourd'hui. "

NON, au contraire, on ne parle que de çà, alors que le mot n'a pas le même sens pour tous :

les « soins palliatifs » ont pris la définition du Vatican, qui inclut le « laisser mourir », contrairement aux associations qui demandent l'ultime liberté : le choix de sa mort.

"Pourquoi ? 

En effet, on parle d'" aide à mourir ", de " suicide médicalement assisté ", de " mourir dans la dignité "... Certes, on insiste sur la question d'assistance, mais il faut appeler les choses par leur nom : il s'agit de tuer quelqu'un, "

NON ! Évidemment, il s'agit d'une aide au suicide : se tuer soi-même, parce que la vie ou ce qui en reste donne trop de souffrances, incurables, et que le seul soulagement ne peut venir que de la mort, l'aide étant un dû si on pense solidarité ou compassion...

le droit au suicide étant un des droits de l'Homme, maître de son corps.

e"t ce n'est pas anodin. Ce geste ne concerne pas que le demandeur. Il implique également toute une chaîne de responsabilités, du politique qui vote la loi au médecin qui l'applique et prescrit le produit létal, du préparateur qui le confectionne aux personnels travaillant dans ces lieux. Sur un plan strictement déontologique, tous peuvent se sentir " complices ", même si la mise à mort est effectuée à la demande expresse du patient."

Quel vocabulaire violent ! Pas de « mise à mort », mais aide au suicide pour soulager la souffrance morale du moins... Celui qui se tue d'un coup de fusil n'entraîne pas l'interdiction de vente d'armes... pourquoi le vendeur de l'arme ne se sentirait pas concerné ? Pas très doux comme méthode... et on n'y pense même pas...

"Pourquoi, en Suisse ou dans les pays du Benelux, la question de donner la mort se pose-t-elle différemment ? 

Pour des raisons, bien sûr, culturelles et religieuses. Les Eglises n'ont pas toutes les mêmes attitudes ; les protestants sont, par exemple, plus sensibles à la souffrance qu'au geste même de tuer. Ce n'est donc pas un hasard si l'aide à mourir ou le suicide assisté sont autorisés dans les pays à dominante protestante. Mais ce n'est pas la seule explication. Il y a aussi des présupposés d'ordre politique. Dans ces pays, il n'y a pas eu de totalitarisme. Pas de régime de Vichy, pas de régime nazi. Les risques de vote de lois dangereuses et susceptibles de dérives y font moins peur qu'ailleurs.

Dans les enquêtes d'opinion, les Français se disent largement favorables à l'euthanasie. Peut-on parler de volonté collective ?

Oui, mais c'est au nom de l'intérêt individuel qu'ils s'expriment, et pas au nom d'un intérêt collectif. "

C'est vous qui le dites... l'intérêt des proches est de ne pas souffrir inutilement en regardant l'autre mourir lentement, en souffrant... l'intérêt collectif n'est pas de dépenser des fortunes pour prolonger des vies en agonie...

"Il faut pourtant réfléchir au fait que dans le cas d'une demande de mort, et particulièrement de suicide assisté, le candidat impose sa mort aux proches - il informe de sa décision, demande à être accompagné... il leur dit : " Regardez-moi mourir. " "

NON ? Puisque cela se passe (ce qui est demandé dans une loi future) pour des gens qui de toutes façons, sont « foutus » et sont en train de mourir, c'est la mort qui s'impose tant à l'intéressé qu'aux autres...

"Tout cela peut être malsain et extrêmement difficile pour ceux qui restent."

NON, pour moi, c'est l'inverse, c'est dans la prolongation des agonies qu'on impose aux autres de nous regarder mourir lentement... c'est celle là qui est malsaine..., une torture mentale imposée par des médecins tout puissants... Rien de malsain dans la mort digne et choisie, accompagnée ou non... : certains (dont moi) préfèrent mourir seuls, et je ne connais personne qui ait imposé à ses proches une présence lors de leur suicide...

"Comment a évolué la place de la mort ? 

Il y a clairement eu une mise à distance. Elle a lieu à l'hôpital, dans un espace aseptisé, et non plus à domicile. Elle est aussi devenue l'affaire de spécialistes : les médecins pour les mourants, les pompes funèbres pour les défunts. S'est d'ailleurs développé un " marché captif " de la mort, comme disent les économistes. De plus, dans notre société hygiéniste, la mort n'a plus d'odeur et ne se voit plus. Les cimetières sont devenus propres, la crémation s'est développée, il n'y a plus de pendus qu'on laisse pourrir à la vue de tous comme au Moyen Age. La mort n'a jamais été si lointaine et, paradoxalement, elle n'a jamais été si proche dans les médias (au cinéma, à la télévision, sur Internet...), où elle s'étale souvent en gros plan. Elle n'a pas disparu, elle est devenue virtuelle. Les marches blanches en sont le reflet. Elles répondent à un besoin très profond de rendre hommage, mais en l'absence complète du cadavre.

Et sa perception ? 

Auparavant, la mort était d'autant moins redoutée que l'on pensait qu'elle n'était qu'un passage vers une autre vie. "

NON, au contraire :  combien ont encore peur de la mort à cause de la menace de l'enfer ou du purgatoire ? Idée imposée par les religions, que les athées n'ont pas... l'autre vie n'était pas nécessairement l'espoir du paradis !

"Le besoin d'organiser sa mort était donc différent. Aujourd'hui, dès lors que cet espoir a disparu, il peut y avoir une volonté de la mettre en scène afin de laisser un témoignage, le suicide assisté en étant l'apothéose."

Je ne vois pas le suicide (assisté ou pas) comme un témoignage, témoignage de quoi ? À part la volonté de maîtriser sa propre vie, je ne vois là aucun témoignage...

Mise en scène ? Pourquoi pas ? Les rites religieux autour de la mort étaient aussi une mise en scène, elle obligatoire et non choisie... permettant aux autres de faciliter le deuil.

"Par ailleurs, les expressions autour de la mort ont elles aussi changé. Nous ne disons plus " être en deuil ", mais " faire son deuil ", passant d'un verbe passif à un verbe actif, alors qu'il n'y a plus ni veillées ni période de veuvage. "

Pour « faire » son deuil, il faut « être » en deuil... pas de contradiction dans les termes pour moi :

on est en deuil, parce qu'un de nos proches est mort,

faire son deuil est « tourner la page », et continuer à vivre avec l'absence définitive de l'Autre.

"Vous évoquez la " désaffection de la communauté à l'égard de l'espace mortuaire ". De quand date-t-elle ?

Il n'y a pas de moment précis de basculement. Cela est dû à la sécularisation des sociétés, évidemment, mais aussi à un épuisement du rituel. A des époques où l'existence de Dieu et d'une survie après la mort relevait de l'évidence (évidence = dogme religieux! Auquel on croit ou non... il y a toujours eu des incroyants...) et non de la croyance (comme il est évident aujourd'hui que la Terre tourne autour du Soleil), les rituels étaient essentiellement tournés vers le défunt : il fallait lui faciliter l'accès au monde des morts, pour éviter qu'il ne reste accroché à celui des vivants. Le mythe des fantômes existait déjà dans la Bible, qui ne mentionne pas moins de 23 gestes de deuil (s'arracher les cheveux, déchirer ses habits, s'asperger de cendres...).

Avec le " désenchantement du monde ", comme disait Max Weber, nous ne pouvons plus maintenir le lien avec nos morts. Il n'y a plus de continuité et, par conséquent, les rituels funéraires ne s'adressent plus au mort, mais aux proches, sans toucher leur but.

C'est-à-dire ? 

Nos morts nous échappent. Nous ne pouvons plus rien pour eux, c'est cela qui est dur à admettre. Il n'y a pas de disparition des rituels, mais des substitutions qui ne fonctionnent pas. Le lien est rompu et les anciens rituels nous laissent insatisfaits, même si l'on a introduit, au sein des liturgies, du profane dans le sacré (hommage au défunt, aux musiques qu'il aimait...). Les obsèques aujourd'hui ont surtout vocation à assembler les vivants pour leur permettre de mutualiser leur chagrin. Les Eglises peinent à assouvir ce besoin, et la République n'a encore trouvé aucune forme de rituel convaincante. Dans les funérariums, les proches du défunt trouvent difficilement des cérémonies donnant du sens à leurs obsèques. "

NON, à chacun d'innover, ou de choisir, les funérariums donnent des idées de cérémonies, très intéressantes...

"Derrière la demande d'aide à mourir, il y a le souhait d'une mort douce, le refus de l'agonie. Qu'en pensez-vous ? 

Aujourd'hui, la moindre douleur est aussitôt soulagée, "

c'est FAUX, beaucoup de douleurs ne sont pas soulagées, parce qu'il est impossible de les soulager... sans parler des souffrances morales que les médecins préfèrent nier, parce qu'ils n'y peuvent rien...

"la demande d'aide à mourir étant la forme ultime de notre incapacité à souffrir."

FAUX ! Et pourquoi devrait-on accepter une souffrance qu'on peut éviter, à la porte de la mort ?

"Pourtant, l'agonie n'est pas qu'une question de souffrance à éviter.

Dans le monde d'avant, quand la religion était au coeur de la vie sociale, contrairement au monde sécularisé d'aujourd'hui, elle (l'agonie) était extrêmement importante. Cela permettait de rassembler les siens, de transmettre un patrimoine, comme dans la fable de La Fontaine " Le Laboureur et ses enfants ". Ce n'était pas le malheur absolu, car le prêtre était là, il aidait le mourant à préparer son voyage vers Dieu."

La mort choisie ouvertement, non cachée, va dans le même sens pour ceux qui souhaitent rassembler leurs proches, transmettre patrimoine matériel ou spirituel.

"Aujourd'hui, la grande question qui se pose à tous les incroyants (athées, agnostiques...), si l'on est conscient qu'on va mourir bientôt, est " comment va-t-on vivre cela ? ". Elle se pose dès lors que l'on n'a plus de foi. C'est donc l'incrédulité qui rend la mort insupportable. "

aucune logique dans ce "donc"!   aucun lien de cause à effet!

Pas du tout d'accord ! Je n'ai la foi en aucune religion, ni en un dieu que je ne saurais pas définir, mais pourquoi se poser des problèmes autour de la mort, naturelle, donc à accepter naturellement, à part faciliter la continuité de la vie pour ceux qui restent ?

"L'agonie devient alors le moment redouté par-dessus tout, ce qui peut expliquer que l'on n'ait pas envie de la vivre. De cette pensée terrorisante vient peut-être l'engouement pour certaines religions orientales (que nous préférons qualifier de " philosophies " par rejet du religieux). Preuve, sans doute, qu'il y a un recul de la religiosité, mais pas de la spiritualité."

Je ne vois pas en quoi les religions orientales (que je n'appellerai pas philosophies dès lors qu'elles ont des prêtres et des églises...) modifieraient le regard sur la mort, la nôtre et celle des autres ? Et aideraient à supporter les souffrances de l'agonie ? Et en quoi serait-ce BIEN de supporter les souffrances de l'agonie ? Je ne comprends pas...

 

ET SI VOUS ÉCOUTIEZ DES MÉDECINS QUI ONT PRATIQUÉ L'EUTHANASIE ???

dr denis labayle, écrivain : « pitié pour les hommes » : ...

dr bernard senet : videos (voir le blog « ultime liberté »... )

les médecins belges et hollandais qui ont pratiqué l'euthanasie (voir les blogs des admd belge et des pays bas...)

leur expérience vaut bien la vôtre...

ils ont été au chevet de nombreux mourants, ils ont aidé à mourir... ils ont soutenu les proches...

 

 

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