Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 08:50

http://www.lavoixdunord.fr/region/jean-leonetti-etait-a-marcq-en-baroeul-pour-le-droit-de-ia22b49743n3049216

QU'EST-CE QUE LA DIGNITÉ DANS LA MORT?

C'est la dignité dans la vie, c'est se sentir respecté dans ses idées et dans ses choix de vie.

Mort et vie ne font qu'un. Vivre nous amène à mourir, loi de la nature.

Mourir dignement n'est pas nécessairement mourir volontairement. Mais :

Trop de patients ne sont pas actuellement respectés dans les mouroirs que sont hôpitaux et EHPAD :

On les traite comme des incapables et non pas comme des personnes responsables, on leur ment sur l'évolution probable de leur état de santé, on s'acharne à tout essayer : les patients servent de cobaye à la science, sans qu'on leur dise... en sachant que cela ne donnera rien.

Il est trop facile de dire que la souffrance ôte à l'Homme ses facultés, c'est faux la plupart du temps, la conscience de soi reste.

Pour ceux (trop rares encore) qui ont écrit leurs volontés, il n'est pas normal que ce soit aussi difficile pour la personne de confiance de les faire respecter.

On espère que la loi qui rendra les directives anticipées opposables, contraignantes fera évoluer les choses:

D'une part inciter chaque citoyen à écrire ses volontés pour sa fin de vie dès sa majorité (nul ne sait quand viendra la mort, ni si elle nous laissera le temps de donner nos volontés à ce moment là) : se poser les bonnes questions, répondre selon ses convictions personnelles, sans se laisser influencer par quiconque, est nécessaire, réfélchir, rédiger simplement. Il est important d'y mettre ses idées sur la vie et la mort, en plus des traitements acceptés ou refusés.

Nommer sa personne de confiance mandatée pour la remplacer dans les discussions avec les médecins sur la suite à tenir.

Notre association AAVIVRE ... sa fin de vie vous y aide, d'autres associations également.

D'autre part, cesser ce discours infantilisant les patients (ceux qui souffrent) et les vieux, ne pas oublier qu'on peut ne pas être "malade" au sens de la médecine et pourtant se porter très mal: la (bonne) santé est le bien-être... (définition de l'OMS).

Oublier des principes de base affirmés et faux :

  • Se suicider est « mal » , pourquoi ce jugement ? (induit par des religions que tout le monde ne suit pas)

  • Le suicide est le signe d'une dépression mal soignée, … pas toujours ! ce peut être volontée raisonnée.

  • Tous les français voudraient devenir centenaires, … même grabataires et déments ?

    Non, évidemment, vieillir en bonne santé, pourquoi pas, mais si la vieillesse est dégénérescence, on devrait l'accepter combien de temps ?

Même si la majorité des français souhaitent mourir sans souffrances mais sans décision volontariste de leur part, quoique certains veuillent souffrir, et subir l'acharnement, acceptant de servir de cobaye à la science,

il est regrettable que le projet de loi interdise toujours l'aide médicalisée à la mort volontaire en fin de vie, souhait d'à peine 2% des mourants, ce qui fait des milliers de gens obligés de souffrir moralement de ne pas être écoutés, voir contraints à des suicides violents traumatisants pour tous.

N'oublions pas que le suicide est la plus grande liberté de l'Homme, qui fait partie des Droits de l'Homme.

Chacun a le droit de décider de sa vie, de choisir le moment et la manière de la terminer.

Il est regrettable que la médecine occidentale s'attache toujours à la douleur physique et masque le mal-être moral et psychique lié à certains handicaps dus à la maladie, l'accident ou la vieillesse, et incurable, qui peut mener à la décision personnelle d'une mort délivrance.

Ce qui ne signifie pas que la personne ne souhaite pas être accompagnée dignement, par un médecin ou un tiers, ce qui devrait être rendu possible par les lois.

La sédation est un devoir pour le médecin qui doit soulager les souffrances, bien sûr, on peut la demander ou la refuser, comme tout autre soin, mais cela ne suffit pas toujours.

Dormir avant de mourir, pour ne pas souffrir, (et encore on doit y "croire") oui, mais combien de temps? un ou deux jours ou 6 mois?

Repost 0
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:14

http://www.journaldemontreal.com/2015/09/09/la-californie-adopte-le-suicide-assiste
Un projet de loi visant à autoriser le suicide assisté a été voté mercredi à l'Assemblée de Californie, malgré l'opposition de groupes religieux et d'avocats de personnes handicapées, le texte devant maintenant être examiné par le Sénat de l'Etat, qui devrait également l'approuver.
Le dispositif, qui autorise des médecins à délivrer à des patients sans espoir de guérison des traitements qui mettra fin à leur vie, a été voté à 43 voix pour et 34 contre après des semaines de débats passionnés.
Selon le projet de loi, deux médecins devront certifier que le patient n'a plus que six mois à vivre avant que les traitements puissent être prescrits.
Le suicide assisté est déjà légal dans l'Oregon, l'Etat de Washington, le Montana et le Vermont.
Le sujet est venu sur le devant de la scène dans l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis l'année dernière quand Britanny Maynard, 29 ans, atteinte d'un cancer sans espoir de guérison, a quitté la Californie pour s'installer dans l'Oregon afin d'avoir recours au suicide assisté.

Repost 0
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 17:45

Quelques phrases extraites du livre de Boris Cyrulnik :

Mourir de dire, la honte.

Les sociétés totalitaires ont horreur de la liberté intime qui échappe au contrôle du chef.

Le bonheur promis par les dictateurs exigent une amputation de la personne.

Ce bonheur s'obtient par l'appauvrissement de la pensée individuelle remplacée euphoriquement par le psittacisme des perroquets.

La machine à solidariser, en imposant un récit pour tous, falsifie le réel afin de faciliter le projet du chef.

Tous les fragments de mémoire sont vrais mais ils alimentent un récit aménagé dans un but idéologique.

Les perroquets n'ont jamais honte.

Le psittacisme qui entraîne l'individu à réciter ce qu'il entend sans vraiment y réfléchir et faire un travail de pensée apporte de grands bénéfices psychologiques.

Repost 0
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 09:54

extraits:

VOUS-MÊME, AVEZ-VOUS PENSÉ À PRENDRE VOS DISPOSITIONS POUR VOTRE MORT ET VOTRE FIN DE VIE ?

Gérer l'avant et l'après le passage obligé de la vie à la mort, avec le système de santé qui est le nôtre, avec ses bons et mauvais points, permet de l'aborder plus sereinement, pour nous et nos proches.

AVEZ-VOUS ÉCRIT VOS DIRECTIVES ANTICIPÉES ?

Serez-vous présent à l'Assemblée lors du prochain débat ?

Merci d'être là, de vous sentir concerné.

Notre santé, notre mort nous concerne tous.

......

Pourquoi séparer le malade en fin de vie des autres malades?

LA SANTÉ EST UN ÉTAT DE COMPLET BIEN-ÊTRE physique, mental et social,

et NE CONSISTE PAS SEULEMENT EN UNE ABSENCE DE MALADIE OU D'INFIRMITÉ. (définition de l'OMS)

Le titre de la loi devrait être : « DROITS DES USAGERS DU SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ »

.......................

LA NOUVELLE LOI DOIT PERMETTRE que

LES DIRECTIVES ÉCRITES SOIENT CONTRAIGNANTES pour les médecins (droit de réserve possible), obligatoirement respectées dès lors qu'elles montrent une réflexion personnelle :

Prévu dans le premier texte de loi proposé. Indispensable.

...................

« AAVIVRE … sa fin de vie » a beaucoup travaillé sur ce sujet et va proposer un livret pour aider chaque citoyen à réfléchir à ses directives, à se poser les bonnes questions, sans jamais anticiper des réponses.

........................

IL DOIT ÊTRE POSSIBLE AUX MÉDECINS DE PRATIQUER DES GESTES QUI RACCOURCISSENT VOIRE ÉLIMINENT CE PROCESSUS D'AGONIE ATROCE qui existe parfois en fin de vie (pas toujours), au moins dès que la personne l'a demandé.

Prévu dans le premier texte de loi proposé. Indispensable.

.....................

LE SUICIDE (MORT VOLONTAIRE) EST UNE LIBERTÉ ACQUISE AVEC LA RÉPUBLIQUE, LIBERTÉ DE CHACUN DE DISPOSER DE SON CORPS.

.............................................

LOI PAS ENCORE PRÉVUE, ET POURTANT NÉCESSAIRE :

accompagnement de ceux (moins de 2%) qui choisissent la mort volontaire réfléchie.

N'oublions pas qu'une liberté et un droit ne sont jamais des obligations.

..........................................

DEUX AUTRES LOIS DOIVENT MODIFIÉES OU SUPPRIMÉES

pour que la liberté des citoyens sur leur vie soit effective :

  • LOI DE NON ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER (de mort), qui confond la fuite devant l'accident avec l'accompagnement d'une personne qui a décidé après longue réflexion de cesser sa vie de souffrances incurables, et pour qui la mort n'est pas un danger mais une délivrance.

  • LOI QUI CONDAMNE L'INCITATION AU SUICIDE qui double les lois sur le harcèlement, car nul se laisserait convaincre à aller vers une mort non voulue sans harcèlement de longue durée.

 

 

 

 

Repost 0
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 11:27

http://www.clicanoo.re/490427-prevenir-le-suicide-est-de-la-responsabilite-de-nous-tous.html

Suicide à éviter à tout prix ? oui et non:

NE PAS OUBLIER que

le suicide est une liberté de l'Homme, parmi les Droits de l'Homme :

Ma vie m'appartient, mon corps m'appartient. J'en fais ce que je veux.

Seuls ceux qui se soumettent à des dogmes religieux peuvent refuser un suicide criminel aux yeux de leur religion.

NE PAS OUBLIER qu'il existe trois sortes de suicide:

  1. les suicides ratés, plus ou moins consciemment, dits appel au secours, pour faire réagir l'entourage,

  2. les suicides malheureusement réussis suite à un mal-être dû à des harcèlements au travail ou à la maison, à une dépression non soignée,

Ces deux premières catégories de suicide sont peut-être évitables avec des aides psychologiques et le soin dû à une dépression véritable,

on peut en tout cas essayer de les éviter, et réanimer ceux qui se sont ratés et peut-être ne recommenceront pas si on les accompagne suffisamment.

      1. mais il existe aussi des suicides raisonnés et on pourrait presque dire raisonnables, réfléchis, de ceux qui veulent mourir parce que la fin de vie s'étire en longueur, avec des souffrances incurables, parce que le mal-être vient de maladie handicapante et incurable, et que la personne ne supporte plus les conditions de sa vie très souvent prolongée par la médecine moderne.

Ceux là au contraire méritent d'être accompagnés pour éviter la violence et favoriser les morts douces.

Les lois ne doivent pas condamner l'accompagnement voire l'aide donnée à ces personnes :

le suicide n'est pas condamnable, donc aider à ce geste ne doit pas être condamnable non plus,

sous conditions d'aide désintéressée, à quelqu'un qui n'en peut plus de supporter des souffrances incurables morales ou physiques.

Ce que pratique la Suisse et d'autres pays.

Repost 0
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 10:18

 

N'exagérons rien !

L'admd n'a pas été créée pour être en guerre avec un Leonetti, homme politique du moment.

Elle avait été créée en 1980 par Michel Landa pour améliorer le bien-être des personnes en fin de vie, dans un système de santé imparfait à améliorer et avec des lois civiles contraires à la liberté et aux droits de l'Homme.

Il y a trop longtemps qu'elle préfère les intérêts politiciens de ses chefs, qui mélangent volontiers plusieurs genres, mais … ses adhérents décident.

 

 

je pense faux de dire que c'est pire qu'avant,

je pense même qu'il y a un léger progrès en médecine.

Le seul point d'accord que j'ai avec ce tract, c'est de

constater une réticence médicale à certaines directives qui ne leur plaisent pas.

Mais n'oublions pas que pour le moment :

 

le problème n'est pas tant de voir nos directives respectées,

 

même si la future loi doit le permettre, quelles qu'elles soient,

 

que d'obtenir que tous les citoyens majeurs les écrivent de façon personnalisée:

 

aujourd'hui, seulement 1% de français les ont écrites

 

ceux qui les ont écrites sont souvent ceux qui demandent une aide pour la mort volontaire choisie qu'ils ont décidée seuls, ce qui ne met pas les médecins à l'aise, nombre de médecins hésitant devant une aide au suicide contraire à leur tradition.

 

 

 

Jamais l'admd ne parle des lois civiles à modifier ,

et pourtant c'est essentiel :

 

Loi de non assistance à personne en danger qui confond la fuite devant l'accident ou la maladie peut-être mortels avec l'accompagnement d'une personne pour laquelle le danger est la prolongation de sa vie de souffrances, souffrances incurables, et pour laquelle la mort choisie est délivrance. L'aide au suicide ne peut pas être interdite, puisque le suicide n'est pas un acte délictueux, pourvu qu'elle soit bien seulement aide, accompagnement désintéressés et ni incitation, ni provocation.

 

Loi de 1982 qui interdit de parler du suicide, sous prétexte d'incitation ou de provocation au suicide, comme si on pouvait pousser au suicide quelqu'un qui veut vivre sans harcèlement permanent, alors que les lois contre le harcèlement existent.

Loi qui censure la connaissance autour de la mort.

De quel droit cette censure au pays de la révolution et de la liberté ?

 

 

 

 

1) SOINS PALLIATIFS DE FIN DE VIE HOSPITALIERS :

unités supplémentaires, JE N'EN VEUX PAS !

Ils ne sont qu'instruments de recherche utiles certes, mais suffisantes pour çà.

Leur but ne peut pas être de soulager tout le monde, ne serait-ce que par l'environnement hospitalier toujours dur à supporter, où on se retrouve seul la plupart du temps.

Je ne veux pas d'une mort mise à l'écart de la vie. Je veux mourir chez moi.

Je veux des soins palliatifs de fin de vie donnés à la maison par le médecin traitant, comme l'a recommandé le Pr Sicard.

On fait des gorges chaudes de ce mot SP qui ne signifie pourtant qu'une chose très simple :

accompagner la personne et soulager ses souffrances morales et physiques du mieux possible, tout au long de la vie, c'est le devoir de tout médecin.

 

Le mieux en fin de vie, c'est dans son environnement habituel avec ses proches famille ou amis, ce n'est pas être mis à l'écart même dans la plus belle des chambres d'hôpital, souvent loin de chez soi, ce qui isole car réduit d'autant les visites possibles, surtout à la campagne. Tout médecin doit être capable de faire ce travail, c'est la base de toute médecine, sinon, qu'il change de métier.

 

 

 

2) Poursuite de l'acharnement : oui mais c'est le plus souvent les malades qui le réclament au médecin, des malades qui refusent l'idée même de leur mort, alors que tous savent la chance de s'en sortir égale à presque zéro, mais que le malade espère quand même un miracle.

Pour changer cette optique, ce sera difficile :

les malades et les vieux craignent très souvent la mort et veulent la reculer le plus loin possible, prêts à toutes les expériences médicales sur leur corps, ce qui permet de faire avancer la science... voir les fables de la Fontaine qui le disent bien, que j'ai déjà mis sur mon blog. Et rien n'a changé depuis.

Il faut que la mort cesse d'être un tabou, il faut en parler.

La mort doit se préparer, nous y allons tous.

 

Ce qui est dommageable c'est l'obstination d'un médecin contre le vœu opposé du malade :

Çà existe, mais de plus en plus rarement, et on peut changer de médecin !

Les médecins font des progrès et écoutent davantage, à force d'entendre les plaintes des patients. Certains ont trouvé comment alimenter le dialogue avec son médecin : par courrier ou par courriel, le médecin prend alors plus de temps pour le dialogue que lorsque la queue des malades s'allonge dans son cabinet.

C'est aussi le dialogue autour de directives anticipées personnalisées, pas de directives standardisées qui ne demandent que l'application de la loi actuelle (ne pas souffrir, ne pas subir d'obstination déraisonnable, ce qui est déjà interdit aux médecins).

 

 

 

3) Surdité de certains médecins au soulagement de la douleur : je pense vraiment que c'est faux !

Par contre on sait que toutes les douleurs ne peuvent pas être soulagées par la médecine, encore moins les souffrances morales difficiles déjà à évaluer.

La médecine n'est pas une science, c'est un art qui utilise certaines techniques toujours limitées, il ne faut pas lui demander l'impossible.

 

 

 

4) Multiplication des drames de la vie ? Je n'en sais rien, pas de statistiques là dessus. On en parle davantage dans les medias, comme de tout, ce qui ne veut pas dire qu'il y en a plus.

 

 

 

 

tract admdblog

tract admdblog

Repost 1
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 07:44

AAVIVRE . .. sa fin de vie a été créée POUR AMÉLIORER LES FINS DE VIE DE TOUS :

elle souhaite des adhérents militants qui soient tous des acteurs du changement, ensemble,

POUR FAIRE RESPECTER LE CHOIX DE CHACUN quant à sa vie, sa dignité, sa santé, sa mort.

Le mot association vient du verbe « s'associer » :

  • Il ne s'agit pas d'obéir aux ordres d'un chef ou d'un clan.

  • Il s'agit de réféchir ensemble aux moyens d'agir et d'agir ensemble.

Pas de « chef » ou gourou, pas de politique politicienne,

mais une alliance entre personnes raisonnables: tout le monde est concerné par la mort.

Nous demandons la tolérance et le respect de toutes les philosophies de vie,

il ne s'agit donc

  • ni d'injurier des soins palliatifs réticents au respect de chacun,

  • ni d'invectiver des associations extrémistes.

Il s'agit d'expliquer, d'argumenter pour que tous soient respectés dans leur diversité.

Aucune association ne peut promettre d'agir pour qu'on aille au delà des lois.

Nul ne peut promettre que les directives anticipées écrites seront respectées tant que la loi ne le permettra pas.

Attention

Le choix de fin de vie est rarement le choix de la mort volontaire aidée,

puisqu'on constate que, lorsqu'elle est permise depuis longtemps, moins de 2% des mourants choisissent cette mort (Benelux)

Choix qui ne doit pas pour autant être interdit.

Une association (personnes associées) qui s'occupe véritablement des gens

DOIT S'OCCUPER D'ABORD :

  • de les instruire des lois existantes,

  • de les aider pour écrire les papiers nécessaires : directives anticipées, personne de confiance, de façon personnelle (poser les bonnes questions, ne pas souffler les réponses)

Elle ne doit pas encourager la mort volontaire, même si elle ne doit pas l'exclure : chacun sa philosophie de vie, liberté et respect pour tous.

ELLE DOIT AIDER A LA FORMATION

  • des médecins et d'autres soignants à la mort,

  • des citoyens pour parler plus facilement de la mort, pour la préparer.

ELLE DOIT AGIR SUR LES ÉLUS POUR QUE LES LOIS ÉVOLUENT :

POUR QUE LE SYSTÈME DE SANTÉ : hopitaux , médecins, soignants, industrie pharmaceutique, ehpad, … RESPECTE ENFIN LES CITOYENS :

  • pour que les médecins ne puissent plus faire d' « obstination déraisonnable » par rapport aux vœux du patient,

  • pour qu'ils ne laissent plus souffrir sans soulager du mieux possible, tout en sachant que certaines souffrances sont réticentes à toute médecine et que certains -rares- veulent souffrir

  • pour que les médecins acceptent les morts inévitables et accompagnent leurs patients jusqu'au bout (soins palliatifs à domicile par le médecin traitant)

  • pour que la liberté du suicide (mort volontaire) ne soit pas entravée par des considérations idéologiques, reste de convictions religieuses

  • pour que le suicide ne soit plus considéré systématiquement comme un acte de dépression qu'on doit à tout prix empêcher, certaines demandes de fin de vie accélérée étant très raisonnables et raisonnées, la plupart des tentatives de suicide étant décidées sur un coup de tête, sans aucune demande d'aide :

    ne confondons pas des suicides coup de tête, dépressifs (souvent ratés, plus ou moins exprès, dits « appel au secours ») avec les décisions raisonnées d'une fin de vie de souffrances incurables.

  • pour que chacun puisse avoir accès à la connaissance des moyens de mettre fin à sa vie en douceur : pas de censure

ELLE DOIT DEMANDER AUX ÉLUS de

  • modifier la loi Leonetti pour que les directives écrites soient obligatoirement respectées, quelles qu'elles soient, dès lors qu'elles sont clairement exprimées et personnalisées

  • modifier la loi de non assistance à personne en danger pour que accompagner un « suicidé » volontaire dans sa fin de vie, alors qu'il souffre et qu'il est incurable, ne soit plus un cas de non assistance à personne en danger, la mort étant alors non pas un danger mais une délivrance

  • annuler la loi sur le suicide qui condamne toute incitation et provocation au suicide, loi qui double les lois sur le harcèlement : nul ne peut pousser quelqu'un au suicide sans harcèlement continu.

COMMENT AGIR ?

  • en travaillant ensemble sur les idées, les formations et les manifestations possibles pour agir en faveur de nouvelles lois, sur les lettres aux élus et aux medias

  • en aidant ceux qui ont besoin d'aide pour leurs directives anticipées, pour choisir leur personne de confiance

  • en mettant en place des maisons pour accueillir des personnes en petit nombre (maxi 12) qui veulent terminer leur vie ensemble en mutualisant les services, contre la solitude.

  • en accompagnant si nécessaire ceux qui voudraient aller mourir en Suisse

SI VOUS VOUS SENTEZ CONCERNÉS, REJOIGNEZ-NOUS.

NOUS NE SOMMES PAS UNE ASSURANCE, NOTRE BUT EST:

DE NOUS ENTR'AIDER ET D'AGIR ENSEMBLE
POUR QUE LA SOCIÉTÉ GÈRE MIEUX LES FINS DE VIE DANS L'AVENIR.

Repost 1
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:49

http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/suicide-des-seniors-le-cri-d-alarme-798179.html

De quels suicides parle-t-on? De quels seniors?

Quel âge ? 60, 80 ans ou plus ?

Drame de la solitude? pour certains peut-être

mais aussi (et surtout ? ) volonté d'en finir avec une vie qui devient insupportable parce qu'on a perdu trop de capacités, parce qu'on souffre trop.

Où est faite la distinction? nulle part. se méfier des généralités.

Un certain nombre de personnes âgées peuvent souffrir de dépression guérissable, et il faut les soigner, ceux qui se sentent seuls peuvent demander à avoir des visites, de nombreuses associations s'en occupent (je visite régulièrment deux dames d'un certain âge, l'une veuve, l'autre en couple, par l'intermédiaire d'une association liée à l'ARS)

Mais pour beaucoup, rien à faire, ce n'est pas la solitude qui est la cause, mais le très mauvais état de santé, des souffrances morales et physiques incurables, il faut le dire.

J'ai croisé quelqu'un qu'on tient en « prison » : médicaments surveillés, courrier et téléphone surveillé, internet surveillé, repas surveillés, parce qu'il a déjà essayé de mourir, mais pourquoi veut-il mourir ?

Parce qu'il souffre physiquement le martyre et que les médecins n'y peuvent rien : il a tout essayé depuis 20 ans, il a fait aussi l'essai des médecins parallèles mais rien ne soulage sa souffrance physique, il a deux fils aimants, il vit en résidence avec des amis.

Ce n'est pas la solitude qui le dérange, c'est le mal qui le ronge, mal incurable, mais pas mortel en soi.

Est-ce vraiment « bien » de tout faire pour empêcher cette personne de se suicider ?

Doit-il finir ses jours en hôpital psychiatrique, enfermé, surveillé sans cesse pour l'empêcher de mourir parce que la médecine ne sait pas le soulager ?

Ne le condamne-t-on pas ainsi à la torture de sa souffrance, à laquelle s'ajoute le refus de l'écouter ?

N'a-t-il pas le droit de mourir ?

Oui, les lois doivent changer et l'aide au suicide pour une mort douce, en s'endormant, doit être possible pour ceux qui souffrent de façon incurable et veulent mourir.

Ce qui n'empêche évidemment pas la solidarité entre générations pour diminuer les dépressions dues à la solitude ressentie (certains se sentent seuls alors qu'ils sont très entourés, d'autres, qui vivent seuls, se sentent très bien ainsi).

Mais aucun médicament ne donne de la compagnie.

Repost 1
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 11:26

soutenons jean mercier en vue de son acquittement:

l'accompagnement de son épouse au moment de son suicide, parce qu'elle souffrait trop de son état de santé ne doit pas être condamné:

au contraire, il témoigne de son amour et de sa fidélité à son épouse et à leurs promesses

le suicide n'est pas un acte interdit, il n'est pas pénalisable, donc la personne qui accompagne le suicidé ne doit pas être inquiétée,

dès lors qu'il ne s'agit pas de dépression guérissable mais de volonté déterminée à finir une vie qui devient insupportable par ses souffrances morales et/ou physiques, de liberté et de philosophie de vie.

Repost 1
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 08:37

J'ai assisté en partie au débat d'Angoulême suite au film.

Encore étonnée de ré-entendre Noelle Chatelet qui dit que sa mère parle par sa bouche....

Les morts dictent-ils leurs paroles aux vivants? Fusion mère/fille qui persiste après la mort ?

Certains y croient, pas des moindres, Victor Hugo faisait tourner les tables pour parler avec sa fille morte...

Très choquée d'entendre dire que Mireille Jospin avait fondé l'admd avec d'autres : NON !

Pourquoi ce mensonge ?

Elle a pris le train en marche et a adhéré et milité à l'admd 3 ans après sa création par Michel Landa.

Elle voulait que la mort volontaire douce (en s'endormant) et accompagnée soit possible légalement, quoiqu'elle se soit débrouillée seule, comme Michel Landa qui a choisi cette mort pour lui-même.

mais Michel Landa n'a jamais demandé à ce que

cette mort là (suicide programmé par l'intéressé/e, accompagné) soit considérée comme la plus belle par tout le monde !

Michel Landa était choqué de voir la médecine devenue technicienne prolonger des vies au delà du raisonnable, il demandait que cela cesse, par humanité, mais il n'a jamais prétendu être dans la seule vérité par son choix personnel de mort programmée.

Il savait que chacun a des points de vue différents sur sa propre vie et voulait seulement que la médecine respecte tous les choix de vie, jusqu'à la mort.

http://bcove.me/cyw3si7d

Marthe Villalonga s'exprime et dit souhaiter mourir comme Mireille Jospin : mort volontaire programmée.

ATTENTION:

Chacun doit pouvoir terminer sa vie comme il ou elle le souhaite,

Le suicide (se tuer soi même) raisonné ne doit pas être exclu par principe, c'est la plus grande des libertés de l'Homme, un des Droits de l'Homme, il devrait pouvoir être aidé sans difficultés judiciaires : le suicide est un acte non pénalisé, donc aider à un acte non pénalié ne peut pas être pénalisé !

mais il n'y a aucune raison d'y pousser non plus !

Il faut enfin que la société admette que le suicide n' est pas seulement un acte de folie, de désespoir - soignables - mais peut être un choix raisonné:

C'est le choix des stoïciens, des épicuriens, dont les philosophies perdurent encore, au delà des siècles, malgré l'opposition des églises monothéistes.

Le suicide est la première liberté de l'Homme, admis dès la Révolution française. Mort du héros, du soldat, du martyr, mais aussi possiblement du vieillard usé par la vie, ou de celui ou celle dont la médecine a prolongé la vie au delà du "raisonnable" , la référence du "raisonnable" étant évidemment celle de l'intéressé.

la mort volontaire programmée n'est pas la seule mort "digne", car

digne de quoi? digne de moi-même, de mes croyances, de mon mode de vie, alors

oui à la possibilité de mort volontaire accompagnée

mais surtout

OUI AU RESPECT DE CHACUN, selon ses croyances et sa philosophie de vie.

ÉCRIRE SES DIRECTIVES ANTICIPÉES EST INDISPENSABLE

si vous voulez être respecté/e dans vos choix de vie jusqu'au bout:

QUESTIONS À SE POSER pour soi-même

  • souffrir ou non,

  • voir sa vie prolongée ou non,

  • et jusqu'où? par une médecine trop souvent acharnée à faire survivre à n'importe quel prix, moral et financier.

À quel moment pensez-vous raisonnable pour vous-même de mettre un stop à votre vie ?

Pensez-vous que c'est toujours déraisonnable ?

A quel moment souhaitez-vous que la médecine cesse des traitements et des soins qui ne servent qu'à prolonger votre vie, avec sédation (ou sans, pour ceux qui préfèrent souffrir) pour éliminer les souffrances possibles, tant morales que physiques ?

Voilà les questions que chacun doit se poser, sans tenir compte des lois variables par essence,

en tenant compte plus ou moins des avis des proches et des médecins,

selon son état de santé et selon les relations que l'on peut avoir avec des proches et des médecins, relations qui habituellement ne consistent pas seulement dans l'obéissance aux autres, mais qui devraient respecter les personnes dans leurs choix personnels sur leur vie.

Il est bon de nommer une personne « de confiance » qui pourra vous remplacer dans les discussions avec les médecins si vous ne pouvez plus vous exprimer, qui s'appuiera sur vos directives écrites pour vous représenter.

N'oubliez pas de la mandater expressément pour cela.

Repost 1
Published by jacqueline.salenson
commenter cet article

Présentation

  • : jacqueline.salenson.over-blog.com
  • jacqueline.salenson.over-blog.com
  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
  • Contact

Recherche

Liens