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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 20:06
http://modern-paper.blogspot.fr/2015/02/interview-exclusive-bernard-senet.html#comment-form:
extrait:
Pensez-vous que tous les médecins devraient tous être en mesure d'aider leurs patients jusqu'à la mort ?

Bernard Senet :
Les médecins devraient être mieux formés à accepter que leurs patients meurent. Il y a un véritable problème de la toute puissance médicale.
On devrait aussi leur apprendre à respecter les volontés des malades en les accompagnant dans la vérité de leur maladie (il n'y a pas que des "petites boules"), de leur gravité et de leur évolution.
Cela permettrait certainement d’accroître la confiance envers les soignants.
Si les médecins se sentent incompétents, ils devraient pouvoir être capables de déléguer la tâche à un autre médecin.
Les médecins devraient aussi être formés à bien savoir utiliser les antalgiques ainsi que les produits de sédation, éventuellement pour aider à partir. Actuellement, c’est loin d’être le cas.

:

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 11:28
témoignage de JB adressé a l'Assemblée Nationale
  • pour éclairer le débat sur la loi sur les fins de vie, qui nous a été transmis
  • dans l'espoir d'aider M Mercier, accusé de non assistance à personne en danger parce qu'il a aidé son épouse très souffrante, incurable, à se donner la mort,
  • et de persuader les députés réticents à voter une loi qui respecte enfin les idées de chacun sur sa vie, sa mort, et permette une aide médicale pour mourir à sa façon sur la demande de l'intéressé/e dès lors que sa souffrance est incurable.
JB:
Je voudrais ici apporter mon témoignage à l'appui de ma demande d'une législation autorisant et encadrant le droit au suicide assisté:
Il y a 6 ans j'ai accompagné dans sa souffrance mon épouse atteinte de la maladie de Charcot.

Femme très active, engagée dans des actions sociales bénévoles, elle avait 61 ans quand elle a découvert qu'elle était atteinte de la maladie après des examens approfondis a l’hôpital de la Salpêtrière.

La paralysie a progressivement gagné ses bras. Elle était obligée de se faire nourrir par une tierce personne et devait utiliser un pointeur laser frontal pour utiliser un PC avec clavier adapté. Parfaitement consciente de l'évolution inexorable de cette maladie, elle me pria des le début de l'aider a mourir avant qu'elle ne devienne totalement paralysée , c'est a dire avant de ne plus pouvoir ni communiquer ni se nourrir autrement que par sonde.

En 2007 nous déménagions en province dans une maison de plain pied car elle ne pouvait plus se déplacer sans assistance. Au début de 2008 elle commença à perdre son élocution et à éprouver des difficultés à déglutir.
Elle était totalement opposée à l'idée de "finir" à l'hôpital et refusait de subir cet enfermement progressif dans un corps devenu inerte.

Ses rapports avec les équipes hospitalières marseillaises chargées de suivre l'évolution du mal étaient très conflictuels dans la mesure où elle aurait souhaité un vrai accompagnement vers sa mort alors qu'on lui ménageait des entretiens avec des psychologues qui tenaient un discours totalement surréaliste sur son "projet de vie" et qui voulaient calmer son humeur avec des drogues si puissantes qu'elles aggravaient ses difficultés d'élocution. Comme si son désir de mourir était un trouble psychique !

Elle décida pour ces raisons d'arrêter ces relations avec l'hôpital.

Nous avons cherché comment organiser son suicide dans les meilleures conditions. A cette époque le voyage en Suisse n'était pas évident pour différentes raisons: difficulté de transport, coût, et réticence de l'association Dignitas devant l'afflux d'étrangers. Nous avons fini par trouver le produit anesthésiant adapté, grâce à une personne qui nous l'a procuré à ses risques et périls, en contrebande, puisqu'il est interdit à la vente en France, même sur ordonnance. A partir de cette date, mon épouse était devenue plus sereine dans la mesure ou elle savait que le moment venu elle pourrait en finir avec mon aide.

La situation morale s'est cependant détériorée quand la paralysie a commencé à gagner l'élocution et la déglutition. J'ai tenté de la garder le plus longtemps possible auprès de moi, lui refusant de mettre en place son suicide tant qu'elle ne serait pas dans un état "apaisé". C'était moralement très douloureux car elle me soupçonnait de lâcheté, de vouloir l'abandonner à l'hôpital et me le reprochait parfois avec véhémence. C’était une épreuve très grande, comme dernier acte d'amour, d'accepter qu'elle veuille me quitter en l'aidant du mieux que je pouvais. La tentation existait par moments de partager son suicide mais je l'écartais en pensant à notre fille et nos petits enfants.

Mon épouse a fini par mettre en ordre ses affaires, transmettre ses dernières volontés, expliquer son choix dans un écrit laborieusement inscrit sur son PC. Lors d'une visite prolongée de ma fille, mon épouse nous a convoqués dans sa chambre pour nous dire avec une élocution très difficile que le jour était venu.

Il nous fallait organiser la prise de la potion par voie orale alors qu'elle avait des difficultés à déglutir. Le produit est amer , ce qui peut entraîner des vomissements. D'où la nécessité de prévoir un anti-vomitif avant la potion elle même. N'ayant pas l'usage de ses mains, il fallût lui donner le mélange à la petite cuillère et vaillamment, cuillerées après cuillerées, elle absorba la potion en nous regardant jusqu'à ce que ses yeux se ferment sous l'effet de l'anesthésiant. Elle n'avait pas absorbé la totalité de la dose dite nécessaire. Un réveil pouvait-il subvenir? dans quelles conditions? Nous attendions dans le silence lourd de notre peine que sa respiration cesse. Quelques heures après qu'elle eût cessé (je ne me rappelle pas combien exactement) j'appelai le "15" en signalant la mort de mon épouse dans son sommeil. Le médecin de service, mis au courant de sa maladie, ne chercha pas à en savoir d'avantage et constata le décès sans cocher la case suicide. Le silence hypocrite s'installa donc ensuite par crainte de poursuites judiciaires.

Ce que je souhaite avec une loi sur le suicide assisté est, dans un cadre bien précis, comme en Oregon ou en Suisse, de respecter la volonté du malade, de l'accompagner de manière apaisée vers sa fin sans médications sauvages (dans le cas de mon épouse une injection aurait été plus douce) .
Il serait enfin possible d'éviter les méthodes violentes et les actes ratés et surtout de sortir de l'hypocrisie et du mensonge liés à la peur des poursuites d'un procureur zélé.

Et par dessus tout de RESPECTER LE DERNIER ACTE VOLONTAIRE DU DÉFUNT.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:52

les soins palliatifs, ce devrait être tout le temps, dès que quelqu'un va voir un médecin:

leur but:
soulager douleur physique et souffrance morale,
accompagner en tenant compte de l'environnement,

c'est tout simplement la base de toute médecine, comme l'a dit et redit le Pr Sicard dans son rapport.

la médecine a pour but premier de soulager des maux celui ou celle qui s'adresse à elle.
  • soulager permet parfois de guérir, tant mieux
  • soulager permet parfois de vivre pas trop mal avec une maladie chronique
  • soulager des souffrances ne s'adresse pas qu'aux mourants, c'est pour tous les vivants
je ne veux pas de spécialistes de la mort: la mort n'est que la fin de la vie,
je veux des médecins qui s'adressent à la vie, pas à la mort, capables d'accompagner leurs patients jusqu'à la mort selon leur propre éthique, en faisant abstraction de la leur, qui sera souvent différente.
des médecins qui ne mettent pas la mort à l'écart de la vie:
on devrait mourir chez soi en priorité,
nos hôpitaux inhumains ne sont pas fait pour accueillir la mort, ils sont prévus pour traiter avec des technologies sophistiquées ceux qui peuvent être guéris ou du moins qui pourront survivre plusieurs années "agréables" même avec une maladie chronique ou un handicap
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 10:22
http://www.la-croix.com/Actualite/France/Plus-de-9-000-internautes-ont-donne-leur-avis-sur-la-fin-de-vie-2015-02-15-1281197
les pro-vie manifestent contre la sédation:
ils préfèrent que l'agonie et la mort soit précédées de souffrances, tant pis pour ceux qui ne les veulent pas!
ils veulent imposer leurs idées aux autres, NON!
trop de personnes militant pour le "droit de mourir dignement" manifestent pour la mort volontaire, comme si c'était le mieux pour tout le monde:
eh bien NON!

à AAVIVRE ... sa fin de vie,
nous sommes pour le choix de chacun, pour le respect de ses directives - indispensables aux médecins - où il aura écrit sa philosophie de vie , où il aura précisé son éthique personnelle (donc ses idées devant la mort), les soins et traitements qu'il demande (ou refuse) lorsque la vie se dérobe: état de santé incurable amenant des souffrances morales sinon physiques:
les choix sont simples:
  • accepter/refuser la souffrance, quelles limites? des hurlements? ou une souffrance acceptable?
  • préférer voir sa vie prolongée artificiellement, ou non
  • préférer qu'on laisse aller les choses naturellement au moment de la fin,
  • préférer qu'on court-circuite l'agonie et même qu'on raccourcisse une vie qui n'est plus que souffrance (morale avant tout, physique malheureusement parfois aussi: on ne peut pas soulager toutes les douleurs): aide à mourir pour une mort décidée par le mourant et nul autre.

nul n'a le droit de juger du bien ou non de ce que chacun veut pour lui même, RESPECT seulement devant la mort qui arrive.

les médecins sont là pour en premier lieu éviter les souffrances, morales comme physiques, tous capables de donner des soins palliatifs: accompagner, soulager (sédation partielle ou continue souvent indispensable).
ils ne sont pas là pour nous empêcher de mourir à tout prix et pour faire vivre artificiellement des grabataires ou déments incurables qui ont refusé cette idée lorsqu'ils le pouvaient encore.
ils ne sont pas là pour faire vivre l'industrie pharmaceutique ou des hôpitaux manquant de malades, ni des EHPAD hors de prix et très rentables (meilleur rendement signalé par la revue "capital").

chacun doit prendre son courage pour réfléchir et ECRIRE ce qu'il ressent devant sa mort, et ce qu'il voudra à ce moment là:
les exemples ne manquent pas pour ceux qui se sentent responsables de leur vie, pour leur donner des idées.

et exiger des parlementaires le RESPECT de leurs choix de vie. inscrit dans la loi

vous trouverez sur le site de AAVIVRE ... sa fin de vie toutes les questions à vous poser avant de rédiger vos directives.     www.aavivre.fr
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 13:59

http://www.lavoixdunord.fr/region/une-arrageoise-demande-l-euthanasie-de-sa-soeur-au-ia29b0n2658668

Catherine Génisson, sénatrice du Pas-de-Calais, médecin anesthésiste, a participé à la commission chargée d’élaborer la loi Leonetti en 2005. Elle ouvre aujourd’hui le débat, sans commenter la situation personnelle d’Elza Verdin.

« La loi Leonetti n’est pas suffisamment assumée pour garantir une fin de vie digne à chacun. Il y a encore des fins de vie dans des conditions indignes. Ces situations sont rares, mais existent.

NON !CES SITUATIONS NE SONT PAS RARES

« On doit pouvoir pratiquer une sédation profonde qui conduise à une mort digne et douce, à partir du moment où il y a des directives anticipées. »

NON ! ON DOIT POUVOIR SOULAGER LES SOUFFRANCES MÊME SANS DIRECTIVES ECRITES :

la plupart des français n'ont rien rédigé, d'une part parce que leur mort leur semble lointaine (l'accident n'arriverait qu'aux autres?), d'autre part parce que rédiger un papier qui ne sera pas respecté, à quoi çà sert ?

« Je suis opposée au seul arrêt de l’hydratation et de la nutrition. »

C'est contraire à l'interdiction de l'acharnement médical : HYDRATATION ET ALIMENTATION ARTIFICIELLES NE SERVENT QU'A PROLONGER UNE VIE QUI SE TERMINE NATURELLEMENT, ET A PROLONGER LES SOUFFRANCES DE L'AGONIE

L'arrêt de l'alimentation et hydratation artificielles (ou la non mise en œuvre de celles ci) doit s'accompagner de sédation pour éviter les souffrances de l'agonie, sédation qui par ailleurs est bien souvent insuffisante à les soulager.

« Il conduit au décès mais des conditions qui ne sont pas dignes. »

Ce qui est indigne, c'est de prolonger les souffrances de l'agonie, de faire de l'acharnement.

PAS DE SOUFFFRANCES LORSQUE LES MEDECINS APPLIQUENT LA SEDATION PERMISE DEPUIS 2005 ! rien de nouveau.

« Je voterais en ce sens une proposition de loi dite « fin de vie » qui vient compléter la loi Leonetti et doit être examinée en mars. »

Qu’apporte-t-elle à la loi Leonetti ?

« Elle la complète. Le texte reconnaît le droit à la sédation profonde et continue pour accompagner l’arrêt de traitement, quand le patient en fait la demande. »

NON ! inutile d'avoir une demande du patient, la plupart des gens refusent de souffrir pour mourir (sauf exceptions rares que ceux qui préfèrent souffrir peuvent signaler).

« Le texte précise aussi « lorsque le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté et se trouve dans une situation d’obstination déraisonnable défini par la loi. NDLR »

« Sciemment, on sait que le traitement aboutit au décès. Mais ce n’est pas un acte décisif de mort. C’est la nuance. »

NON, ce n'est pas le traitement qui mène au décès, le décès fait suite à un mauvais état de santé incurable lié au mourant, rien de plus. Ce n'est pas un acte décisif de mort, mais un acte décisif de soulagement des souffrances.

Et on ne peut pas parler d’euthanasie dans ce cas ?

« On joue un peu sur les mots, plus personne ne veut parler d’euthanasie. Il s’agit d’accompagnement digne de la fin de vie. La proposition de loi réaffirme que « toute personne a droit à une fin de vie digne et apaisée » On est bien dans le cadre de la fin de vie. C’est très différent du sujet du suicide assisté, un sujet qui va se poser à nous, mais sur lequel je ne légiférerais pas maintenant. »

OK pour ne plus employer le mot euthanasie, qui prend différents sens selon les personnes : pas de définition officielle de ce mot.

Mais qu'est-ce qu'une fin « digne » ? ce mot aussi devrait être exclus de la loi, sauf définition précise autre que celles des catholiques qui y voit la différence soi-disant « sacrée »entre humains et autres animaux. Les anthropologues savent que l'être humain n'est qu'un animal parmi les autres.

Quant à la vie soi-disant sacrée, elle ne l'est jamais pour les jeunes soldats qu'on envoie se faire tuer et tuer au combat !

Ma dignité n'est pas la vôtre.

CE QUE LES GENS VEULENT EN MAJORITÉ :

C'EST UNE MORT DOUCE, ENTOURÉE LE PLUS SOUVENT – CERTAINS PRÉFÈRENT LA SOLITUDE- , PLUS OU MOINS RAPIDE MAIS SANS ACHARNEMENT À PROLONGER VIE ET AGONIE.

Une fin de vie sans souffrances, ni morales ni physiques, donc sans acharnement médical, sans utilisation de techniques artificielles qui prolongent les agonies, et

avant toute chose DANS LE RESPECT DE L'ÉTHIQUE DE CHACUN.



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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:37

suite à l'article :

http://www.liberation.fr/chroniques/2015/02/06/la-mort-n-est-jamais-digne_1197218

par Marcela IACUB

pas du tout d'accord avec cette dame qui vient une fois de plus agiter le drapeau d'une peur irraisonnée
document complet en pdf

Pour moi, la mort est en soi ni digne ni indigne de quoi ou qui que ce soit, c'est seulement le phénomène naturel qui termine la période de vie commencée après la naissance, pour tout être vivant.

CE QUI EST INDIGNE DE LA MÉDECINE,

  • c'est de laisser des personnes souffrir avant de mourir lorsqu'elles ne le veulent pas.

  • c'est d'imposer des traitements et des soins contre la volonté de la personne qui les reçoit contrainte et forcée

  • c'est de prolonger une vie contre l'autorisation de celui ou celle qui la vit

  • c'est ne pas aider celui ou celle qui n'en peut plus de la vie qui lui reste, avec des souffrances intolérables et incurables.

extraits

.............................

Pourquoi ne pas exiger pour tout un chacun un droit de mourir selon son choix?

C'est en réalité le droit au suicide, revendiqué par la première République et les suivantes, contre les interdits religieux. C'est un droit des humains : mon corps m'appartient et à nul autre.

............................

La loi (état) n'est là que pour définir les relations entre le système public de santé (qui devrait être un service à l'usage des citoyens) et les usagers de ce système (demandeurs de soins) , système obligatoire, puisque nul ne peut se soustraire au paiement de la sécurité sociale (qui sert tant à indemniser les personnes malades en activité que pour rembourser tout ou partie des soins donnés par le système) :

La loi définit les droits et devoirs des soignants et des usagers. Elle encadre le système dans de bonnes pratiques.

Le but premier de la médecine est de soulager les souffrances, morales et physiques.

.....................

N'est-ce pas à chaque individu de décider si, pour lui, elle, l'idée d'une longue sédation est mieux ou pire que la mort rapide et douce, même si pour cela il lui faudra de l'aide médicamenteuse voire médicale. Faut-il obliger ceux qui vont mourir à se pendre ou à se jeter d'une falaise ? Voire se tirer un coup de fusil ?

......................

Faut-il toujours agiter le drapeau de la PEUR ? La peur qui empêche toute action raisonnable ?

Pourquoi cette peur de l'avenir pour certains, peur de dérives que la loi doit justement contenir ?

Pourquoi certains, comme cette dame, voudraient imposer leur idéologie ? Ne pas mourir, et surtout refuser toute idée du suicide, même doux, même lorsque la vie n'a plus aucun intérêt et n'apporte que souffrances incurables ?

.................;;

NOUS DEMANDONS que l'état autorise les médecins à aider à mourir ceux qui le demandent instamment, ce qui signifie que cette aide médicale ne serait accordée que

  • à des personnes dont la mort est certaine à court ou moyen terme, dont les souffrances morales et/ou physiques sont incurables et insupportables

    et

  • à des personnes dont c'est la demande, au titre de leur propre éthique, de leurs croyances sur la vie, donc la mort.

.....................

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:35

http://carolegouye.over-blog.com/2015/02/le-droit-de-mourir-dans-la-dignite-reste-encore-a-conquerir-publie-le-10-02-2015-a-08-49-albi-81-universite-pour-tous-jacqueline-jen

évidemment OK pour ce qui concerne le droit de chacun, chacune, de vivre sa vie jusqu'au bout comme il l'entend et d'accepter ou de refuser ce que les médecins voudraient leur imposer.

droit à la mort volontaire et à l'aide médicale pour que celle-ci ne soit pas un sordide suicide violent mais une mort douce accompagnée, dès lors que la mort est en route et ce, à quelques mois de la fin, pas seulement pour les derniers jours d'agonie - qui ne devraient plus humainement exister, sauf demande particulière de l'intéressé-e: certain veulent souffrir, grand bien leur fasse! (souffrances insupportables et incurables, morales et /ou physiques).

quelques réserves cependant sur la naïveté de ceux qui, à l'admd, ont cru le président actuel qui voulait faire croire que les paroles de F Hollande étaient autres que celles qui étaient: promesse de revoir la loi Leonetti pour des morts "dignes" alors même que le sens de ce mot est différent de l'un à l'autre.

F Hollande ne s'est pas démenti, mais il n'a jamais promis ce que les adhérents de l'admd, de AAVIVRE ... sa fin de vie, de Ultime Liberté, du Mouvement Libre Choix, et bien d'autres adhérents d'associations laïques, veulent:

LA LIBERTÉ DE CHOIX pour sa santé et sa vie, jusqu'au bout,

le suivi d'un médecin accompagnateur et plein d'humanitude.

et non pas des ordres -ordonnances- venant d'une médecine technologique qui préfère la technique à l'humain, traité comme une voiture à réparer, et voudrait éradiquer la mort du vivant, folie des apprentis sorciers, s'acharnant à poursuivre des vies artificielles, et à donner des traitements inutiles mais qui font souffrir davantage, n'hésitant pas à se servir des corps comme cobayes, puisque la personne ne peut plus se plaindre et que seule la victime peut se plaindre en droit français, n'hésitant pas à soutenir l'industrie pharmaceutique, malgré ses dérives, et l'industrie de l'or gris dont les EHPAD, scandale financier qui ruine des familles entières.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 09:21
http://www.fin-de-vie.org/2015/02/euthanasie-une-elue-eelv-sandrine-rousseau-relance-le-debat-apres-le-suicide-de-sa-mere.html
n'exagérons pas, chacun/e peut annoncer son suicide proche à une famille compréhensive, du moins à ceux de la famille qui aiment assez pour comprendre la liberté de choix de chacun.
Mme Jospin l'a fait, et bien d'autres.
on sait que, dans la clandestinité certes, nombreux sont ceux qui osent donner la main à celui ou celle qui a choisi de quitter la vie.
hypocrisie certes dommageable alors qu'une loi permettrait de faire au grand jour ce qui se fait en cachette
le plus difficile est pour les médecins qui voudraient aider mais n'osent pas le faire : certaines osent le faire et le dire, il serait temps d'oser!:
de tous les médecins et infirmiers qui déclarent avoir aidé et continuer à le faire, qui ont signé les pétitions des médecins, aucun/e n'a été appréhendé/e par la Justice!
le seul condamné (dont j'espère enfin la délivrance par acquittement confirmé) est le Dr Bonnemaison qui a dit et redit ne pas avoir fait d'euthanasie, être contre l'euthanasie, et n'avoir fait que soulager les souffrances et refuser l'acharnement médical.
invraisemblable, non?

alors oui, une loi qui permet ce qui se pratique en cachette, enfin!

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 21:59
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 11:22
http://www2.assemblee-nationale.fr/consultations-citoyennes/droits-des-malades-et-fin-de-vie
ma réponse est un peu longue, article par article
je vous la joins en pdf
généralités:
de façon générale, la loi dont il s'agit pose très mal le problème:
il s'agit de définir les droits des usagers du système de santé et les devoirs des médecins en fonction de ces droits, que l'usager soit très malade ou non, d'une maladie ou de poly-pathologies variées, que l'usager soit guérissable ou non, que ses handicaps venant de maladie, vieillesse, ou accident, soient acceptables par lui ou non.
la loi ne devrait pas distinguer les malades les uns des autres, car quand commence la fin de la vie? nul ne le sait précisément.
et faut-il garder ce tabou de la mort qui la met à l'écart de la vie? je ne le pense pas:
ne pas mettre les citoyens dans des cases me parait essentiel, il y va du respect dû à tout être humain.
La fin de la vie peut se passer très bien ou moins bien et même très mal avec des souffrances importantes, morales sinon physiques, et incurables.
Elle peut s'étaler sur plusieurs semaines, mois voire années.
Il est plus facile de la définir après la mort qu'avant.
L'agonie est mieux définie: une personne grabataire dont on sait que la mort est très proche quelques jours.
Est-elle obligatoire, avec son cortège de souffrances connues?
ou peut-on demander à passer outre, par mort volontaire dès son début?
pour moi, oui, mais d'autres préféreront la sédation continue, et encore d'autres accepteront ce passage en souffrance.
la loi doit définir d'abord les droits de tous les usagers du système de santé: être respectés dans leurs volontés et leur éthique quant à leur vie, leur santé, leur mort.
il est bien évident que nous n'avons pas tous les mêmes, ni entre citoyens, ni entre médecins et soignants.
et il faut respecter tout le monde, donc permettre à des médecins réticents à suivre les volontés d'une personne à la confier à un collègue qui partage ou du moins peut agir dans le respect des idées du patient (droit de réserve).
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