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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:18

Clo me fait parvenir ce texte, paru dans l'avenir.net du 31/05

UN NOUVEAU LIVRE A LIRE : « La découverte de l’éphémère, confessions d’une cancérologue. » par Claude Finet

l'avenir.net

Claude Finet, une cancérologue à fleur de page – 31/05/2014 - LASNE

interview : Ariane BILTERYST (L'Avenir)

extraits :

Selon cette Lasnoise, chef de service au Chirec de Braine-l’Alleud, le cancer peut être un tremplin vers la vraie vie. La spécialiste livre son vécu dans un ouvrage. Douceur et force, assurance et sensibilité, le docteur Claude Finet dégage tout cela à la fois. Dans son carnet intime, durant plus de trente années de pratique, elle a consigné les moments forts de sa carrière, ceux dont elle n’a pas voulu partager le trop grand poids avec ses proches, mais dont elle avait besoin de se libérer.

Elle les livre en 150 pages sous le titre « La découverte de l’éphémère, confessions d’une cancérologue. »

À vos patients, vous dites: «L’important n’est pas que la route soit longue mais qu’elle soit belle»…

…............’il vaut mieux vivre 20 ans pleinement que de vivoter 80 ans.....................

Votre livre alterne les histoires vécues par vos patients et des considérations plus intimes sur votre travail et votre état d’esprit

. …...........histoires de mes patients qui sont totalement vraies et vécues. …................. J’ai aussi rajouté quelques histoires liées à ma pratique de l’hypnose que je pratique le soir et le week-end. Elles sont utiles pour montrer à quel point l’importance n’est pas la maladie mais la façon dont on la vit.

Votre pratique professionnelle vient-elle confirmer l’idée répandue dans la population qu’avec un moral solide, on vaincra plus facilement la maladie?

Non, ce n’est pas juste. La force morale n’a aucun impact sur la guérison.

C’est pervers de penser que le fait d’être entouré ou non peut changer les choses.

Ce qui est important c’est la décision du patient de rebondir ou non. Qu’est-ce que je fais du temps qu’il me reste à vivre? C’est la seule vraie question. …...........................................

Les mœurs ont changé. Le recours à l’euthanasie est-il de plus en plus fréquent? Comment le vivez-vous en tant que médecin?

Ça reste une minorité de cas mais la question revient toujours sur le tapis.

L’euthanasie est toujours une très belle mort mais ce n’est pas donné à tout le monde…

Ça peut paraître étonnant mais ce sont souvent les gens qui ont le plus profité de la vie, des gens passionnants souvent, qui y ont recours.

Pourquoi est-ce une belle mort?

Parce que ça permet de réunir toutes la famille et les proches, que tout le monde peut s’exprimer avant qu’il ne soit trop tard, se préparer, que la décision est prise dans la sérénité. Une personne reste dans la chambre, aux côtés du malade pour l’accompagner jusqu’au bout. C’est toujours très émouvant et serein.

Vous avez certainement rencontré des patients moins sympathiques.

Vous en parlez aussi? Oui oui, il y a de vrais moches dans mon livre. Je ne triche pas.

Comment faites-vous pour supporter de côtoyer la mort jour après jour? Vous vous êtes endurcie?

Je suis devenue plus forte avec le temps..............

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Published by jacqueline.salenson
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 15:09

annie me demande de vous transmettre son texte:

«La situation de Vincent Lambert est aujourd’hui décrite par les médias comme étant inextricable, inédite ; une affaire «exceptionnelle et dramatique».

Le Conseil d’État demande mainte- nant à trois experts médicaux d’évaluer, d'ici à deux mois, l'état du patient dont la fin de vie déchire la famille et interpelle la société.

À ce jour, la situation est quasi-bloquée, les systèmes judiciaire et médical sont dans une im- passe, ayant jusqu’alors utilisé tous les moyens habituels et connus.

À mon sens, il y a peut-être une autre piste à explorer. ...................... à suivre

«La situation de Vincent Lambert est aujourd’hui décrite par les médias comme étant inextricable, inédite ; une affaire «exceptionnelle et dramatique». Le Conseil d’État demande mainte- nant à trois experts médicaux d’éva- luer, d'ici à deux mois, l'état du patient dont la fin de vie déchire la famille et interpelle la société. À ce jour, la situa- tion est quasi-bloquée, les systèmes judiciaire et médical sont dans une im- passe, ayant jusqu’alors utilisé tous les moyens habituels et connus. À mon sens, il y a peut-être une autre piste à explorer....

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:12
Dessine-moi (vite, v

Dessine-moi (vite, vite) une réforme territoriale... pourquoi François Hollande s’y prend de la pire manière possible (et passe à côté des bonnes raisons de la faire) | Atlantico.fr

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 07:45

http://www.coulisses-tv.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=3942%3A%E2%80%9Csept-%C3%A0-huit%E2%80%9D-permis-low-cost%2C-injections-fatales%2C-jardineries-viol-conjugal-dimanche-sur-tf1&Itemid=396

Injections fatales : Empoisonneur ou médecin compatissant ?

Dans quelques jours, le docteur Nicolas Bonnemaison va comparaître devant la Cour d'Assises de Pau. Il est accusé « d'empoisonnement sur personnes vulnérables ».

La justice lui reproche d'avoir injecté des sédatifs puissants et parfois même du curare, à sept patients en fin de vie, entraînant leur mort, sans en informer ni les familles, ni ses confrères, contrevenant ainsi à la loi Leonetti.

Lui n'a jamais nié ces injections, mais explique avoir agi dans le seul but d'abréger les souffrances de patients déjà condamnés.

Il peut compter sur des soutiens inattendus : les familles de victimes. Paul LABROSSE, Clémence BADAULT, Arnaud MAURIAL, Yvan CERIEIX et Jean-Pierre WURST ont rencontré certaines de ces familles.

~~http://aquitaine.france3.fr/2014/05/31/l-affaire-du-docteur-bonnemaison-un-magazine-de-la-redaction-de-france-3-aquitaine-demain-dans-l-edition-du-19h-488285.html

partage entre les médecins qui le défendent et ceux qui sont opposés

la loi actuelle pose problème.

MON COMMENTAIRE

L'Ordre des médecins a déjà condamné le Dr Bonnemaison, interdit d'exercer... Justice républicaine ou justice interne d'un Ordre qui date de la royauté et qui a été remis par Pétain ? Laquelle est prééminente ?

Pourquoi l'Ordre des médecins peut-il juger en dehors de toute Justice républicaine ?

On reproche au médecin l'usage de certains médicaments.

Est-ce à la Justice de décider quels médicaments le médecin peut ou doit utiliser selon son patient ? N'est-ce pas là outrepasser ses compétences ? Un avocat ou un juge pourrait décider des médicaments (disponibles dans son hôpital) qu'un médecin pourrait ou non utiliser pour un patient déterminé ? N'est-ce pas seulement les médecins qui sont formés pour çà ?

LA LOI LEONETTI : incomprise, mal définie, floue … c'est elle la coupable, pas le médecin.

car elle dit bien :

Le médecin doit soulager la souffrance (morale et physique), il sait évidemment qu'un risque est d'abréger la vie.

Lorsque ce risque est important (plus, moins?) il devrait réunir son équipe et prendre son avis, voire celui d'un médecin indépendant et avertir « la famille « avant de prendre sa décision :

LA LOI DIT BIEN : « LE MÉDECIN DÉCIDE »

Le Dr Bonnemaison travaille EN SERVICE D'URGENCE, le temps qui lui est imparti est court, en urgence, le médecin doit agir vite. Il connaît ceux qui l'ont dénoncé, des gens de son service (d'après ce qu'en ont dit les journaux) en utilisant des données de dossiers médicaux a priori soumis au secret médical, pourquoi ?

Ceux-là demandent des clients (lu sur internet!) pour le service de soins palliatifs, dans une éthique absolutiste qui est de préserver la vie à n'importe quel prix, qu'il s'agisse d'argent ou de survie médicalisée de mourant, ne serait-ce que quelques jours de plus... (çà rapporte aussi beaucoup d'argent) éthique qui ravit l'évêque local (une page entière d'accusation du Dr Bonnemaison par l'évêque à l'époque sur le quotidien local) parlant de décision « collégiale » nécessaire, ce qui est une interprétation de la loi, pas claire sur le sujet :

ON PARLE À TORT DE DÉCISION COLLÉGIALE DANS LA LOI LEONETTI :

en justice, un collège est formé d'un nombre impair de personnes dûment désignées (élus ou nommées)

LA LOI LEONETTI NE DÉFINIT PAS LE COLLÈGE nécessaire à une décision dite « collégiale » , ni le nombre de personnes, ni leurs fonctions, ni qui en est le président à voix prépondérante.

En justice, un collège prend ses décisions par vote, dès lors qu'une proposition remporte 50% des voix plus une (voix prépondérante du président en cas d'égalité 50/50 des voix), elle est adoptée.

La plupart des services de soins palliatifs estiment ( ce n'est pas écrit dans la loi Leonetti) que le collège est l'équipe médicale, où infirmiers et aide-soignants sont soumis hiérarchiquement au « patron » du service, donc pas libres de leur opinion, soumis aussi aux jalousies et désaccords éthiques liés à des convictions religieuses ou autres personnelles, variable selon les établissements :

la loi républicaine est donc soumise à des variations d'un hôpital à l'autre...

il est nécessaire d'avoir un avis unanime : aberrant et impossible à réaliser, sauf à ne rien faire... contraire à l'esprit collégial ! il est obligatoire de prendre l'avis d'un médecin indépendant : c'est faux, la loi dit que c'est une possibilité, elle ne parle pas d'obligation

C'est ainsi que persiste les acharnements médicaux, curatifs ou palliatifs... qui rapportent beaucoup d'argent à certains, même si cela coûte à la sécurité sociale donc à l'ensemble des citoyens.

LA FAMILLE ? DE QUI S'AGIT-IL ?

De la personne (ou des personnes) qui s'occupe du malade et vient lui rendre visite, de la personne de confiance désignée ou supposée ?

Nul n'a jamais défini ce que sous-tend ce terme vague : la famille... parents et enfants, conjoints, compagnons ? parents même d'enfants adultes et responsables ? frères et sœurs, cousins ? Quels membres de la famille ? Ceux avec lesquels on est amis, ennemis, en affection ou en rejet, voire en haine ?

On reproche au Dr Bonnemaison de ne pas laissé de trace écrite dans les dossiers médicaux sur ses contacts avec « la famille » : Il a dit avoir vu et parlé avec la personne qui s'occupait du malade, pas de preuves puisque c'est un dialogue non retransmis par écrit (il travaille en service d'urgence et trouve sans doute plus utile de se consacrer à ses malades qu'aux papiers administratifs)

Mais pourtant les familles le défendent. Aucune n'avait porté plainte, elles étaient satisfaites.

Pourquoi parler de soutien « inattendu » ? depuis le début, les familles l'ont soutenu.

Au bout d'un long temps, et longtemps après l'accusation au tribunal, une seule personne a porté plainte, en s'en excusant ! en disant qu'il n'accusait pas, mais voulait en savoir plus (relaté par les médias) , aurait-il été manipulé par les accusateurs ?

On reproche au dr Bonnemaison de ne pas avoir suivi (peut-être ?) les volontés de patients qui n'avaient pas écrit leurs directives anticipées, ni nommé par écrit leur personne de confiance, et n'étaient plus en état de s'exprimer.

Mais est-ce la faute d'un médecin si la loi Leonetti, qui parle de ces papiers officiels à mettre dans le dossier médical de chaque citoyen, sans les rendre obligatoires, n'a pas été diffusée ni dans le système de santé, ni dans la population ?

Quels français ont à l'heure actuelle rédigé librement leurs directives anticipées, nommé leur personne de confiance ? Presque personne...

Des associations proposent des directives préétablies à remplir, ce qui est contraire au texte de loi, car leur rédaction n'est alors pas libre.

Combien de Français ignorent encore que le dispositif existe ? La plupart des citoyens l'ignorent 9 ans après le vote de la loi (2005)

La parole autour de la mort est encore taboue, difficile d'en parler, dommage mais c'est la réalité. Or comment préparer sa fin de vie en ignorant la mort ? Comment prendre ses dispositions pour que ses volontés sur sa fin de vie soient peut-être respectées, peut-être puisque la loi n'oblige nul médecin à les suivre.

Une loi qui rendrait ces directives opposables encouragerait les français à écrire leurs volontés, sachant qu'elle seraient respectées, quelles qu'elles soient, comme on respecte un testament.

RESPECT de chaque citoyen dans le système de santé publique

Respect de ceux qui veulent souffrir et de ceux qui ne veulent pas souffrir !

Respect de ceux qui veulent une prolongation maximum de leur vie, même dans un état de santé déplorable et incurable,

respect de ceux qui veulent qu'on les laisse mourir en paix, sas prolongation inutile,

respect de ceux qui veulent décider du jour et de l'heure et être aidés si besoin.

Respect de l'accompagnement souhaité (certaines personnes choisies, famille ou amis, des soignants),

Respect du lieu souhaité pour la fin de la vie

C'est ce que notre association AAVIVRE … sa fin de vie (www.aavivre.fr) réclame dans nos lois :

RESPECT DE L'ÉTHIQUE DE CHAQUE CITOYEN (liberté de conscience) respect de ses directives (droit de chacun sur son corps)

FORMATION des citoyens et des médecins et soignants à la réflexion de chacun sur sa propre fin de vie, autour de la mort (avant, après) à la rédaction des directives anticipées, choix de la personne de confiance à la connaissance des lois de santé

VOUS POUVEZ NOUS REJOINDRE dans cette association nouvelle !

Pour nous aider à faire évoluer les lois et la connaissance des lois, leur utilisation, et à faciliter la réflexion de chacun sur sa propre vie, donc aussi sur sa mort.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:08

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:07

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 13:05

on en reparle:

http://www.notretemps.com/sante/fin-de-vie-peut-etre-un-texte-fin,i60515

texte repoussé tous les ans... jusqu'à quand?

 

 
liberté de vivre selon son choix jusqu'au bout interdite! c'est grave...

il faut un texte de loi qui ne modifie pas seulement la loi actuelle qui sépare indûment malades et fin de vie, mais

qui refonde la politique de santé en général en obligeant tous les médecins au dialogue avec le "patient", en obligeant les médecins à respecter l'éthique de vie de leur "patient" et ses volontés sur sa vie, y compris en fin de vie

le citoyen au centre du sytème de santé! libre de ses choix sur sa vie, sa santé, son corps

le choix de chaque  citoyen est  personnel sur sa vie,son corps, sa santé, nul ne doit ni penser ni agir à sa place
 

il faut cesser d'infantiliser les faibles

les médecins sont là pour expliquer, proposer, pas pour décider à notre place.

il ne doit pas y avoir d'interdiction de penser, ni d'agir, contre celui ou celle qui va mourir bientôt:
tous ont raison de leur point de vue, puisque c'est de leur vie qu'il s'agit.
entre ceux qui aiment souffrir et ceux qui refusent la souffrance
entre ceux qui veulent prolonger leur vie au maximum et ceux qui ont hâte d'en finir,
ce n'est pas aux autres de juger de leur option de vie, ils sont seuls juges de leur vie et de leur intérêt à poursuivre leur vie, même quelques jours de plus ou de moins.

la famille: elle doit être tenue hors du champ du système de santé, parce qu'elle n'a pas plus que le médecin de droit sur l'Autre.
de plus, qui est la famille? qui la représente? personne ne l'a défini légalement

à chacun de parler avec les membres de sa famille, ceux qu'il choisit lui-même, de ce qu'il pense par rapport à sa vie, sa mort; nulle obligation!


la seule personne qui peut accompagner et représenter le "mourant" est sa personne de confiance, qu'il a nommé par écrit lui-même, peut-être depuis des années, elle peut être choisie en dehors de la famille:
c'est même une obligation dans d'autres pays (pou éloigner des prises de position intéressées, soit par l'argent, soit affectivement, qu'elles aillent dans le sens de prolonger la vie ou de cesser les soins inutiles)

les médecins doivent prendre à bras le corps la décision de dialoguer enfin avec leur patient, tant au sujet de sa santé qu'au sujet de sa fin de vie: nous mourrons tous et il est important de savoir comment chacun voit les choses

il faut encourager tous les citoyens majeurs à écrire leurs directives anticipées, très personnelles, pour appuyer leur parole, et pour la remplacer si besoin.
c'est un outil de dialogue indispensable aux médecins et à la famille



pas de formulaire tout prêt à remplir, non personnalisé

 

il ne faut pas oublier de revoir le code pénal, et d'annuler (ou modifier) les lois de non-assistance à personne en danger et de lutte contre l'incitation au suicide utilisées dans les tribunaux pour interdire toute aide au suicide, quel que soit l'état de santé et la volonté de celui ou celle qui préfère la mort à sa vie
pour que les médecins puissent aider au passage de la vie à la mort de la façon dont la personne concernée le demande

c'est ce que demande l'association AAVIVRE ... sa fin de vie depuis sa création:

élargir le domaine des libertés, tant du médecin que de l'usager du système de santé,

redonner au médecin le rôle de conseiller, de partenaire du "patient", sans qu'il se pose comme juge de ses idées, de son éthique propre.
relation privilégiée entre le médecin et son "patient", médecin à l'écoute, prêt au dialogue

ce qui demande une formation indispensable des médecins

tant à l'écoute et au dialogue, à la psychologie, avec leur patient, et avec les autres soignants,

que connaître la mort, les agonies diverses, les souffrances possibles et les façons de les soulager

ce qui demande que le médecin soit seul responsable des médicaments qu'il utilise pour le bien-être de son patient, selon sa demande, sa volonté, même s'il s'agit de médicamentaux utilisés pour soulager les souffrances, en sachant qu'ils mènent à une mort douce, plus ou moins rapide, si demande il y a.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:12

http://www.lematin.ch/suisse/exit-assouplir-conditions-suicide-assiste/story/10188198

tant mieux:

ouvrir la possibilité à ceux qui souffrent d'une vieillesse "indigne pour eux-mêmes" sans maladie au sens médical du terme (maladie répertoriée par la Science), mais qui ont perdu la (bonne) santé, est une bonne action.

certaines vieillesses sont des naufrages en peau de chagrin, sans maladie particulière, mais en très mauvaise santé quand même, et cela peut entraîner des souffrances morales insupportables et incurables: la médecin ne sait pas rajeunir.

alors que ceux qui le demandent puissent être écoutés, c'est un progrès pour moi.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:02
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:24

 

Extraits du texte de « santé nature environnement »

 

lettre du 18 mai 2014, par Jean-Marc Dupuis

qui parle de l'euthanasie...


 

MES COMMENTAIRES  en bleu :

 

Je ne suis pas d'accord avec cette conception idéaliste de la vie, qui voudrait qu'entouré d'un océan de tendresse (ou noyé dedans?) la vie serait merveilleuse, sans qu'on se préoccupe des autres aspects de la vie : avoir de quoi vivre, payer son logement, sa nourriture, son chauffage, ses vêtements (les pauvres sont trop nombreux, de plus en plus nombreux), avoir une occupation rémunérée ou bénévole qui relie aux autres, être capable de communiquer avec les autres, de bouger, d'agir, ce qui fait la vie.

 

Je trouve dommageable la confusion entre mort brutale imprévue et mort aidée préparée.

 

Et beaucoup d'affirmations sont fausses à mon sens.

 

D'où ma réaction.

 

« La mort idéale serait de mourir d'un coup, sans douleurs, sans même avoir le temps de voir la mort arriver. Ainsi seraient évitées la déchéance, les souffrances préalables et inutiles. »

 

Cette approche, qui nous paraît évidente, ne l'était pas pour nos ancêtres.

 

Pour nos ancêtres, c'était là l'aspect le plus terrifiant de la mort: qu'elle puisse vous prendre par surprise, à tout moment, au détour d'un chemin, dans votre sommeil, sans que nous n'ayez eu le temps de vous y préparer. Que la mort existe et attende tout le monde, il était impossible de l'ignorer à cette époque. Il était rarissime dans une famille de ne pas perdre des enfants en bas âge. Accidents, maladies, épidémies, guerres rendaient la mort omniprésente. À chaque décès, des veilles, cérémonies, processions et habits de deuil rendaient la mort encore plus visible à tous, si besoin était. Mais le simple fait de vivre à la campagne faisait qu'on côtoyait la mort en permanence, ne serait-ce que celle des animaux. Par contraste, qui, parmi nous, a déjà tué un cochon ou égorgé un agneau de ses propres mains ? Ou même un poulet ou un lapin ? Ce geste, que connaissaient les enfants dès le plus jeune âge, participait à rendre la mort extrêmement familière à chacun. C'est pourquoi la grande terreur n'était pas de mourir, mais de mourir sans préparation.
Pourquoi se préparer à mourir ? On voulait d'abord mourir la conscience en paix. Les difficultés de la vie pratique rendaient indispensable de laisser autant que possible ses affaires en ordre...C'était une question de responsabilité vis-à-vis du monde que l'on quittait... Tout cela demandait du temps et de la réflexion, et il valait mieux que la Mort ne vienne pas vous surprendre sans crier gare. … On comprend que, dans cette vision, la question de savoir si l’on allait souffrir avant de mourir paraissait secondaire.

 

La souffrance était alors considérée comme rédemptrice et nécessaire !

 

Au contraire, si l’on n'avait pas eu le temps de tout faire, par exemple de dire pardon, merci, et au revoir aux personnes que l'on aimait, on était content de gagner des moments de vie supplémentaire,y compris avec une jambe broyée par la roue d'un chariot, une pointe d'arbalète enfoncée dans le ventre, ou le visage gagné par une lèpre affreuse.

 

Mais au fond, sommes-nous si différents aujourd'hui ? Souhaitez-vous vraiment mourir d'un coup ? Celui qui a perdu un proche brutalement, sans avoir eu le temps de lui dire pardon, merci et au revoir, sait combien le deuil est plus difficile, long et douloureux.

 

Sans cesse revient le remords lancinant de n'avoir pas eu le temps de lui dire ces choses si importantes.

 

Pourquoi du remords ? Pour moi, c'est ridicule : je me souviens toujours de la dissertation que j'ai dû faire en terminale sur « regrets et remords, ordures de l'esprit », phrase dont j'ai oublié le nom de l'auteur, et j'ai vécu depuis dans cette idée : le passé est passé, nul ne peut y revenir, donc s 'y plonger est inutile et nuit à la vie.

 

Comment s'en prémunir : en agissant du mieux possible tout au long de sa vie. La vie se conjugue au présent, même si des rêves ou des utopies d'avenir peuvent donner des buts.

 

Le succès actuel des « assurances-vie » montre que la plupart des personnes qui ont charge de famille craignent que, venant à mourir brutalement, leurs enfants, conjoints ou vieux parents, se retrouvent démunis...

 

C'est aussi, trivialement, une façon de diminuer ses impôts, plus que la sollicitude envers d'autres, c'est d'ailleurs là dessus que se fait la publicité.

 

Si nous réfléchissons un peu, nous nous apercevons donc que, lorsque nous parlons de notre désir de mourir un jour dans notre lit, nous « oublions » de préciser que, bien entendu, il s'agit de mourir une fois accomplies toutes nos tâches, et si possible après avoir passé une dernière soirée dans la tendresse, entouré des personnes que nous aimons, sans laisser de graves conflits ou malentendus non résolus.

 

S'il nous reste des choses importantes à faire ou à dire avant de mourir, alors nous préférons que la vie se prolonge un peu, et ce d'autant plus que la médecine moderne nous offre aujourd'hui de très efficaces moyens de supprimer la douleur (pas toujours!, mythe de la science moderne : on soulage toutes les douleurs physiques, c'est faux, on peut les soulager à 90%, ce qui n'est pas si mal... et soulager ne veut pas dire supprimer … )sans pour autant nous tuer.

 

Il était un temps où tous (ou presque) croyaient au Ciel, à la souffrance rédemptrice, permettant d'atteindre le Paradis après la mort, ce qui aidait à supporter les souffrances sur terre, et permettait aux puissants de réduire d'autres humains à leur pouvoir, en leur faisant croire à une vie mirifique après leur mort terrestre.

 

Demander pardon, donner son pardon ? À qui ? Pourquoi ? Là encore, ce sont pour moi des notions religieuses. Croyance largement imposée par l’Église Romaine en France, pour asseoir son pouvoir, pouvoir relayé par les Rois et les Puissants.

 

Au delà de ces dogmes auxquels peu de gens croient désormais, mourir tranquille demande une conscience tranquille, avoir « bien » vécu, laisser derrière soi les choses en ordre : avoir préparé son départ de la vie, pour ceux qu'on aime et qu'on laisse. La mort ne devrait jamais être « imprévue », elle fait partie de la vie.

 

Et si, malgré cela, la demande d'euthanasie ne cesse d'augmenter, c'est évidemment parce qu'il y a un autre problème, sous-jacent, et beaucoup plus grave que celui de la douleur.

 

NON, la demande d'euthanasie (geste médical permettant une mort douce et très rapide, accompagnée selon son choix) n'augmente pas :

 

elle reste stable d'ailleurs dans les pays qui la permettent à la demande de l'intéressé, entre 1 et 2% des mourants.

 

  • Ce qui augmente, c'est la demande d'arrêt des acharnements médicaux, thérapeutiques ou palliativistes, qui perdurent malgré l'interdiction légale, par ailleurs non définie : où commence et où s'arrête l'acharnement ? Les limites sont apparemment différentes pour les médecins, et même entre eux, et pour les usagers du système de santé, qu'on refuse d'écouter.

  • Ce qui augmente, c'est la demande de cesser une médecine patriarcale qui impose ses choix aux usagers.

  • Ce qui augmente, c'est la demande de ne pas souffrir dans une longue agonie inutile , payée au prix fort, tant moralement que financièrement.

  • Ce qui augmente, c'est la demande de respect du citoyen et de ses choix, de son éthique personnelle, par les lois de notre République.

 

Nul n'a le droit de juger du bien-fondé ou non de ma demande de soins ou traitements, c'est mon corps, ma vie et je dois en rester maître, cela fait partie des Droits de l'Homme.

 

Ce problème, c'est le fait de mener des vies qui n'ont plus aucun sens.

 

La vie moderne rend possible, voire courant d'atteindre la fin de sa vie en ayant perdu toute raison de vivre. On n'a plus aucun désir, aucun espoir, aucune conviction ni croyance. Plus personne ne tient à vous, ni n'a besoin de vous. Vous n'avez plus aucune tâche importante à terminer; aucun message à transmettre ; plus rien à faire ici, et donc plus aucune raison valable de vivre. La vie elle-même semble absurde, quand bien même elle serait confortable et sans douleur. Alors si en plus vous êtes un poids pour la société et que vous souffrez, et ce depuis des années et sans espoir d'amélioration, pourquoi vivre un instant de plus ? Dans ce cadre, il est normal que l'on se soit mis à parler partout d'euthanasie.

 

LES GRECS PARLAIENT DÉJÀ D'EUTHANASIE ! RIEN DE NOUVEAU.

 

Pour les philosophes grecs, la « bonne mort » (sens originel du mot « euthanasie ») était la mort brutale, qui ne laissait pas perdurer ni souffrances, ni déchéance physique ou mentale, qui laissait les autres dans le souvenir d'un homme ou d'une femme ayant bien vécu jusqu'au bout. Ils ne faisaient pas la distinction entre mort naturelle (crise cardiaque par exemple) et mort provoquée par soi-même ou un ami aidant.

 

Ils expliquaient à tous que la mort pouvait se montrer à tout instant et qu'il fallait y être prêt à tout moment : préparer sa mort, pour soi et les autres faisait partie d'une vie d'adulte responsable.

 

Dans bien d'autres pays, hors influence occidentale, la mort est naturelle, et se prépare toute la vie, la personne devenue incapable d'agir consciemment de façon irréversible meurt, tout naturellement, aidée si besoin.

 

Puisque la vie ne vaut plus la peine d'être vécue, demandons aux médecins de nous faire mourir tout de suite et sans douleur. On vous augmente vos doses de morphine, non plus pour atténuer vos douleurs mais dans le but de vous faire mourir, parce que vous estimez, ou vos proches estiment, que votre vie n'en vaut pas la peine, qu'elle n'est « plus digne ».

 

NON, CELA NE SE PASSE COMME ÇÀ !

 

La sédation partielle ou continue se termine par la mort, à plus ou moins long terme, parce que la personne est en train de mourir naturellement. C'est un geste médical, destiné à ce que l'agonie se passe sans souffrances non voulues, ni morales ni physiques.

 

Si j'estime que ma vie ne vaut plus la peine d'être vécue, je peux demander (et obtenir ou non) d'être aidé à mourir vite, on appelle çà « euthanasie », ce n'est pas une sédation.

 

On ne m'aidera, en Suisse, ou au Benelux, que si MA DEMANDE est une volonté ferme et réitérée, que si ma demande est accompagnée de grandes souffrances, morales du moins, mon état de santé déficient étant irréversible, avec en prévision une grande déchéance et de grandes souffrances que je pense devenir insupportables pour moi.

 

Les Droits de l'Homme disent que je suis libre de vivre selon mon choix, donc de mourir selon mon choix propre (la mort fait partie de la vie).

 

Si d'autres que moi pensent que ce serait mieux que je meure, nul ne doit les écouter, nul ne les écoute en Suisse ou ailleurs, à juste titre ! Ceux qui décideraient de ma mort à ma place seraient des assassins, et jugés comme tels.

 

C'est donc cette question (celle du sens de la vie) qu'il nous faut résoudre de toute urgence.

 

Que dois-je faire aujourd'hui, non pour éviter la douleur physique puisqu'on sait que les moyens techniques existent désormais dans les centres de soins palliatifs, mais pour éviter la terrible souffrance psychique d'avoir l'impression d'avoir raté sa vie, et de mourir dans l'absurdité et privé de tendresse?

 

L'expérience (plus de 10 ans au Benelux, et en Suisse, et ailleurs dans le monde) montre au contraire que ce sont ceux qui ont l'impression d'avoir réussi leur vie, ceux qui sont entourés de tendresse, qui demande le plus souvent de l'aide pour mourir vite et en douceur. Ils ont réussi leur vie, ils veulent aussi réussir leur mort, c'est-à-dire vivre pleinement jusqu'au bout, et éviter un suicide violent.

 

Il n'existe pour cela à vrai dire qu'un seul moyen : nous concentrer sur la seule tâche qui en vaille la peine, à savoir découvrir et exploiter tous les talents que nous avons pour contribuer, à notre échelle, à embellir le monde. Chacun, selon sa situation, peut trouver des moyens d'embellir le monde : …

 

Pour cela il faut pouvoir être « agissant » : tous ceux qui terminent leur vie dans la démence sénile, qu'elle soit d'origine Alzeihmer ou autre, ont perdu la capacité d'agir en conscience. Quant aux grabataires, même pour ceux qui sont conscients, leur capacité d'agir est bien diminuée.

 

Ils peuvent encore trouver du goût à la vie, pour certains, mais ils n'agissent plus sur quoi que ce soit, d'ailleurs on les enferme dans les EHPAD ou hôpitaux.

 

C'est ainsi que vous pourrez peut-être rêver un jour, non de mourir brutalement, sans vous en apercevoir, mais au contraire lentement, calmement, baigné dans une mer… de tendresse.

 

Quelle contradiction !

 

Le rêve de ceux qui demandent une euthanasie n'est pas de mourir brutalement, sans s'en rendre compte...

 

Au contraire, ils ont préparé leur fin de vie et leur mort avec leurs proches et leurs médecins, avec des directives anticipées écrites, une personne de confiance dûment nommée par écrit, pour que leur fin de vie soit conforme à leur éthique de vie, et ils espèrent pouvoir s'en rendre compte, pour pouvoir être accompagné selon leur choix, à l'endroit de leur choix.

 

Mon rêve personnel est de mourir vite par suicide assisté ou euthanasie (si je ne peux pas agir moi-même) pour éviter les souffrances de l'agonie et une déchéance mentale et/ou physique que je refuse (j'ai écrit mes volontés dans mes directives anticipées, que je prends soin de renouveler depuis des années), pour rester maître de ma vie comme je l'ai toujours vécue, mais en ayant préparé ma mort, tant pour moi que pour mes enfants qui, j'espère, vivront après moi. (j'ai 68 ans, 3 enfants, 4 petits-enfants aimants).

 

Pour moi, je préfère la mort solitaire, je pense inutile d'imposer la vue de mon agonie à mes enfants, j'ai vécu solitaire depuis longtemps, pas besoin de me noyer dans une mer de tendresse ou d'autre chose...

 

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Published by jacqueline.salenson - dans euthanasie
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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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