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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 20:04

Jacqueline SALENSON, Felletin 23500

AAVIVRE … sa fin de vie ; www.aavivre.fr

pour des fins de vie meilleures pour tous, dans le respect de leur choix.

aavivre23@yahoo.com ; 06 60 95 11 31

www.jacquelinesalenson.com

 

7 mars 2017, 18h/20h ; Bordeaux. Station Ausone (lieu culturel de la librairie Mollat)

JE SUIS INVITÉE À PARTICIPER AU PREMIER DÉBAT LANCÉ PAR LE CNSPFV

(centre national des soins palliatifs et de la fin de vie) pour « parler de la fin de vie » et

INVITER LES CITOYENS À

ÉCRIRE LEURS DIRECTIVES ANTICIPÉES

ET NOMINATION DE LEUR PERSONNE DE CONFIANCE

Je remercie les organisateurs de leur invitation et tous de leur accueil.

http://www.parlons-fin-de-vie.fr/fin-vie-et-si-parlait

prochaine conférence :28 mars Poitiers (espace mendès france)

ma position et celle de mon association « AAVIVRE… sa fin de vie » :

POURQUOI ÉCRIRE VOS DIRECTIVES ANTICIPÉES ?

Après une longue période de médecine patriarcale qui décidait à notre place, les lois ont donné la parole aux « patients », et la liberté pour eux de donner leur point de vue.

Depuis les années 1980, la médecine moderne possède des « machines à vivre » très sophistiquées, qui empêchent la mort de se réaliser, même si la mort cérébrale est déjà là par ailleurs, on peut faire survivre un corps pendant 10 à 20 ans avec ces machines. Elle a gardé l'habitude d'imposer la survie, « merveille de la science », sans se préoccuper de l'avis de l'intéressé, des conséquences sur la qualité de la vie restante. Les usagers déplorent trop souvent un manque d'explications claires quant au rapport bénéfices risques des traitements proposés, un manque de sincérité quant à l'efficacité des traitements poursuivis.

Les lois successives depuis 1999 (Kouchner, puis Leonetti et Leonetti bis) ont mis l'accent sur le fait de la liberté de l'usager quant à ses choix de vie, jusqu'au moment de la mort, et sur le fait que

LA QUALITÉ DE LA VIE EST PLUS IMPORTANTE QUE SA DURÉE

TOUT CITOYEN DOIT CONNAÎTRE SES DROITS POUR POUVOIR LES UTILISER.

UN DROIT ET UNE LIBERTÉ CONQUISES DOIVENT ÊTRE UTILISÉS !

(même si nous n'avons pas encore conquis la liberté totale de notre sort dans le système de santé actuelle, s'il faut encore se battre pour aller de l'avant)

1) LES DIRECTIVES NOUS PROTÈGENT ET PROTÈGENT NOS PROCHES :

Prévoir sa fin de vie veut dire réaliser que nous sommes mortels et permet de mieux profiter de chaque jour de vie, nul ne sait ce que sera demain…

Prévoir l'avant comme l'après la mort, quant à nos idées, la gestion de notre santé, et aussi quant aux contingences matérielles, peut éviter à nos proches bien des soucis en cas d'accident, de maladie brutale, ou de mort brutale. On peut ainsi les protéger au-delà de notre mort.

Il faut parler autour de moi de mes volontés pour ma vie, jusqu'à sa fin, quant à une obstination médicale que JE considérerai comme déraisonnable à partir de … (à chacun de dire ce qu'il ressent) , expliquer pourquoi, demander le respect de mes volontés.

Surtout ne demandez pas aux autres de partager votre point de vue. Chacun est différent.

2) LES DIRECTIVES PROTÈGENT NOS MÉDECINS :

Vos directives sont un outil qui va aider le médecin à prendre les bonnes décisions par rapport à votre propre éthique. Cela va l'aider à discuter avec les proches, avec son équipe. Nos médecins ont peur à juste titre d'éventuels procès lorsque les familles sont divisées et que l'intéressé n'a rien écrit de ses volontés.

Nous demandons aux médecins le respect de notre propre philosophie de vie, de notre propre éthique, de nos volontés quant à notre santé et sa prise en charge relative au cas où nous ne pourrions plus nous exprimer. Encore faut-il qu'ils puissent les connaître.

Rien ne peut leur arriver de dommageable s'ils respectent nos volontés comme la loi le leur permet.

3) QUE METTRE DANS VOS DIRECTIVES ? Nous sommes tous différents.

Deux parties sont nécessaires :

1) votre philosophie de vie, vos convictions, vos croyances, qui vont déterminer vos choix par la suite.

2) selon vos idées, selon votre état de santé actuel, écrire les traitements médicaux, les « machines à vivre » que vous refuserez (ou demanderez) dès lors que vous serez dans un état de santé qui annonce votre mort prochaine, que vous serez incurable, et que cela vous fera nécessairement souffrir moralement sinon physiquement.

A vous de préciser l'état de santé qui serait la limite intolérable pour vous-même, qui définirait l'obstination déraisonnable pour vous-même (ce qui paraît déraisonnable pour l'un peut paraître raisonnable à un autre).

 

« AAVIVRE … sa fin de vie » vous propose des éléments de réflexion

et son aide éventuelle pour rédiger vos directives

et choisir votre personne de confiance.

www.aavivre.fr

 

DANS LA SALLE

(en bleu, mes remarques postérieurement à la soirée, trop courte pour pouvoir développer)

Mme Fournier présente le débat : il s'agit de faire s'exprimer le plus possible de personnes sur l'idée qu'ils se font des directives, les ont-ils écrites ? Les écriront-ils ? Sinon pourquoi ?

Mourir dans son lit ou à l'hôpital ? Là ou ailleurs. Déjà très important.

Elle rappelle qu'elle est médecin. Pour elle, les directives anticipées doivent être encouragées.

Denis Mollat rappelle qu'avant d'être libraire, il était médecin. Il est favorable aux directives anticipées.

Nous le remercions d'avoir prêté sa salle à ce débat.

Didier Nordon, mathématicien et philosophe, explique ses difficultés à anticiper ce qu'il voudrait dans un cas dramatique où, incurable, il ne pourrait plus s'exprimer. Il a peur de la mort, comme beaucoup pense-t-il, et peine à l'imaginer. Il a tout de même écrit des directives en suivant un modèle. Il pense que c'est un domaine où il lui paraît compliqué de légiférer.

Je suis invitée à exposer mes idées : directives et personne de confiance indispensables pour s'emparer d'un droit et d'une liberté enfin donnée aux usagers du système de santé, pour protéger : nous-mêmes, nos proches, nos médecins. Je n'ai pas peur de la mort, mais je tiens à exprimer mes idées sur MA vie, mes directives sont faites pour çà. Il est essentiel que mes médecins et ma famille les connaissent.

Puis la parole est donnée à la salle : la salle est pleine, divers intervenants : nombreux soignants et médecins en soins palliatifs, quelques membres de l'admd, des personnes intéressées.

Je retiens quelques unes des interventions:

1) la personne qui est contre ce dispositif qui, pour elle, met en cause la confiance donnée aux médecins et soignants : Elle pense que sa famille est unie, proche, et ils font confiance totale aux médecins.

remarque : vous pouvez écrire dans vos directives : je fais totale confiance à ma famille et à mes médecins pour décider au mieux de ma vie … mais … rejeter ainsi la responsabilité de votre vie sur d'autres personnes, n'est-ce pas « gênant », lourd, pour eux ?

oui, évidemment, pas de confiance absolue dans une médecine qui saurait tout mieux que tout autre :

les médecins et soignants sont des humains comme les autres, la science médicale n'est pas une science exacte, nos médecins sont heureusement sujets à hésitations, questionnements sur la suite à donner lorsqu'ils constatent leur inefficacité à soulager les souffrances et/ou à prolonger une vie dont la qualité sera acceptable pour la personne. Même si le médecin travaille en équipe, cela ne résout pas tous les problèmes.

Quel papier, mieux que mes directives, peut aider les médecins à aller dans le sens de ce qui, pour moi, est acceptable ? Je n'en vois pas.

2) plusieurs interventions de médecins vont dans ce sens :

les directives et la personne de confiance sont une aide précieuse pour eux, elles permettent un meilleur dialogue avec les proches.

3) ceux qui ne savent pas quoi y mettre :

Ils n'ont pas encore réfléchi, ils ont peur de la mort, peur de souffrir, mais ne voient pas comment établir leurs volontés quant au système de santé qui pourrait les accompagner.

Anticiper une éventuelle souffrance de vie prolongée de façon déraisonnable, penser qu'ils ne pourraient plus s'expliquer, leur paraît compliqué. Imaginer ce qu'ils voudraient alors est difficile.

C'est pour cela que ce débat a lieu, que des associations sont là pour vous aider à réfléchir, à écrire, à modifier vos écrits (le premier jet sera à améliorer sans doute), et que médecins et soignants sont conviés à participer à ce dialogue.

3) Michèle Delaunay :

Elle parle de l'euthanasie et du suicide pour elle inacceptables dans la loi. Les médecins devraient-ils cesser d'essayer de sauver un suicidé ? Car il a montré sa volonté de mourir…

  • Sauf qu'elle ne distingue pas les cas de suicide-éclair (décidé sur un coup de tête, ou suite à une dépression passagère) et les cas de mort volontaire parce qu'on sait la mort proche et que notre état incurable nous fait souffrir.

  • Sauf que le mot »euthanasie » recouvre des choses différentes, elle parle d'ailleurs d'euthanasie passive ou active, mots au sens tellement controversé qu'on préfère ne plus les utiliser.

3) question sur le vocabulaire : mourir « dans la dignité » ?

Bonne question car la dignité de l'un n'est pas celle de l'autre. Pas de dignité universelle.

Respecter la dignité de l'autre, c'est respecter ses idées sur sa propre vie.

4) soins palliatifs de qualité : quelqu'un rappelle qu'ils sont loin d'être accessibles à tous.

Ces soins devraient être pouvoir donnés par le médecin traitant à domicile, sans passer par les lourdeurs des protocoles de l'hospitalisation à domicile.

5) C. Michel (admd) réclame une prolongation de la loi actuelle pour que nos directives soient absolument suivies, y compris en cas de demande d'euthanasie ou de suicide assisté.

« AAVIVRE … sa fin de vie » œuvre aussi pour que les lois permettent aux médecins de suivre nos directives même si elles leur paraissent déraisonnables (demande d'aide à mourir dans le cas où la qualité de vie à laquelle nous tenons absolument ferait défaut, de façon définitive), mais les mots « suicide » et « euthanasie » nous paraissent trop controversés, interprétés différemment selon les uns ou les autres, pour être efficaces.

D'autre part, nous pensons que la juridiction ne saurait évoluer alors que, depuis 2005, et la loi qui les a inscrites, moins de 5 % de la population a utilisé le dispositif des directives anticipées.

LA PRIORITÉ EST DE FAIRE QUE LA MAJORITÉ DES CITOYENS LES AIENT ÉCRITES, DE 18 ANS À PLUS DE 100 ANS.

C'est une pièce essentielle du dossier médical, beaucoup plus facile à écrire lorsqu'on est encore en relative bonne santé.

Elle est valable indéfiniment, sauf parole contraire (votre parole de ce jour est prioritaire sur vos écrits antérieurs), ou modification datée, mais nous vous conseillons de la revoir régulièrement au cours de votre vie.

Selon notre âge, nos responsabilités, notre état de santé, elles peuvent naturellement varier.

le texte en pdf

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:19

Texte proposé par un ami :

Ce matin au marché à Montpellier, j'ai rencontré une dizaine de militants du FN.
Ils n'étaient pas des cinquantenaires grincheux, ni des trentenaires musclés et tatoués.

D'adorables jeunes gens qui distribuaient des prospectus de propagande électorale.

Je sais d'expérience que s'expliquer calmement avec des sympathisants du FN est impossible parce qu'ils ne cultivent aucune des valeurs de remise en question, de recherche de vérité ou d'analyse de l'histoire.
Mais des comme ceux là, je n'en avais jamais vu, et cela m'a fait peur, car pour la première fois j'ai eu l'impression de me trouver face à face avec de jeunes endoctrinés.

Alors, je me suis dit, cette fois, l'affaire est sérieuse, et ma première réaction a été de mettre immédiatement en circulation en les rendant accessibles les meilleurs documentaires
que j'aie jamais vus sur l'histoire du nazisme et sur la genèse de cette machine infernale.

J'espérais jusqu'à il y a peu épargner à mes enfants et à leur génération de devoir visualiser
de telles abominations, mais je considère maintenant qu'entre trumpitudes et marinitudes, c'est incontournable.

NAZISME, L’AVERTISSEMENT DE L'HISTOIRE

1-L’accession au pouvoir

A la fin de la Première Guerre mondiale, que les Alliés ont gagnée sans jamais envahir l'Allemagne, un mythe, celui du «coup de poignard dans le dos», connaît un véritable succès au sein de la population d'outre-Rhin. C'est sur ce terreau d'un nationalisme ardent mais déçu, mais aussi sur fond de crise économique, que va prospérer le nazisme, qui permettra l'avènement au pouvoir d'Adolf Hitler. Cette série documentaire en six parties analyse l'instauration du régime nazi dans l'Allemagne des années 30, dissèque les mythes qui entourent la personnalité politique d'Hitler et tente de cerner la manière dont l'un des pays les plus importants d'Europe a basculé dans la dictature et l'horreur des camps de concentration.

2-Chaos et le consentement

Quelques jours à peine après leur accession au pouvoir, Hitler et ses affidés prennent les premières mesures visant à «mettre au pas» la société allemande. C'est ainsi que naissent les premiers camps de concentration mais aussi, dès 1935, les premières lois antisémites. Gros plan sur les rouages de l'implacable système discriminatoire mis en place par les nazis, loin de l'image politiquement bien ordonnée qu'on en a généralement.

3-Une guerre planifiée

Fidèle à son idée de renaissance de la nation allemande, Hitler relance l'économie à grands coups de dépenses publiques, notamment militaires. Les structures productives sont à la limite de la surchauffe mais Hitler ne s'en soucie pas, tant il est obsédé par la conquête du «Lebensraum», autrement dit l'espace vital. Aussi remilitarise-t-il la Rhénanie en 1936, révisant ainsi le traité de Versailles

4-L'anéantissement de la Pologne

Absorbée par le Reich, la Pologne devient une terre de colonisation allemande : des germanophones affluent d'Union soviétique, grâce à un accord passé avec Staline, et les Polonais sont assimilés de force ou déportés. Le sort réservé à la population juive polonaise, qui s'élève à trois millions de personnes en 1939, est scellé au sein des ghettos, dont celui de Varsovie. L'extermination des juifs commence.

5-Terminus Treblinka

En juin 1941, Hitler attaque l'Union soviétique. Aux troupes régulières de la Wehrmacht se joignent les Einsatzgruppen, escadrons de la mort chargés de l'extermination des Juifs. Pour cela, ils utilisent des techniques de plus en plus poussées : des fusillades, ils passent à des expérimentations au gaz. La conférence de Wahnsee, en janvier 1942, aboutit à la mort industrielle dans sa forme la plus achevée : les chambres à gaz. Les trains se multiplient, avec pour destination finale les camps de Sobibor, Auschwitz-Birkenau, Belzec ou encore Treblinka.

6-La fin du Reich

Alors que l'Italie se débarrasse de Mussolini en juillet 1943, l'Allemagne nazie, elle, reste jusqu'au bout sous le joug d'Hitler. Les défaites sur tous les fronts, notamment sur le front de l'Est, puis les bombardements alliés, démoralisent la population. Des voix commencent à gronder ouvertement contre Hitler. En juillet 1944, le Führer échappe même à un attentat. Mais tous ces événements ne font que renforcer son emprise sur le pays. Les SS accroissent leur domination sur les structures du pouvoir et entraînent l'Allemagne dans une volonté pugnace de lutter jusqu'au bout, dont témoignent les derniers mois de la guerre.

en video:

http://www.dailymotion.com/video/x2j3bga_2e-guerre-mondiale-nazisme-un-avertissementde-l-histoire-1_school

http://www.dailymotion.com/video/x2jjlb2_2e-guerre-mondiale-nazisme-un-avertissement-del-histoire-2_school

http://www.dailymotion.com/video/x2k7ykm_2e-guerre-mondiale-nazisme-un-avertissementde-l-histoire-3_school

http://www.dailymotion.com/video/x2kpj2q_2e-guerre-mondiale-nazisme-un-avertissementde-l-histoire-4_school

http://www.dailymotion.com/video/x2lm33y_2e-guerre-mondiale-nazisme-un-avertissementde-l-histoire-5_school

http://www.dailymotion.com/video/x2mbh33_2e-guerre-mondiale-nazisme-un-avertissementde-l-histoire-6-fin_school

 

ou DVD: nazis: un avertissement de l'histoire

Date de sortie : 02/01/2017
Réalisateur(s) : Laurence Rees
Acteur(s) : Samuel West

 

 

 

 

 



 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 12:33

https://www.francebleu.fr/infos/societe/fin-de-vie-les-directives-anticipees-peinent-convaincre-les-francais-1487954107

parce que notre médecine (industrielle, soumise au rendement, et à l'industrie pharmaceutique) veut faire croire aux gens qu'ils ne mourront plus, que les guérisons seront éternelles, que les maladies chroniques ne font pas mourir, que les accidents on s'en remet... notre médecine veut nier la mort, appuyée en cela par une industrie pharmaceutique toute puissante et très intéressée par toute prolongation de vie, humaine ou inhumaine (avec souffrances, incapacité de s'exprimer, etc... )

et que trop de gens, sont encore dans cette croyance que la médecin va les empêcher de mourir

parce qu'on cultive tellement le jeunisme que la plupart des gens ne veulent pas dire leur âge, parce que trop de vieux ne veulent pas entendre parler de leur mort, ils ont peur (de quoi???) et que les médecins ont encore plus peur de la mort que les citoyens ordinaires... idiotie...

ce n'est pas tant la mort qui fait peur, ce n'est qu'un passage, ce sont les souffrances entretenues trop longtemps lorsqu'on va mourir (çà rapporte au monde médical).

mais certains EHPAD font depuis longtemps l'effort de demander à leurs "entrants" ce qu'ils ne veulent pas pour leur fin de vie, beaucoup plus facile que de leur demander ce qu'ils veulent, mais il faut du temps pour la réflexion, et en EHPAD, le temps manque...

 

LES DIRECTIVES ANTICIPEES:

INDISPENSABLES DÈS 18 ANS!!!

N'attendez pas la vieillesse, la maladie ou l'accident pour y penser, cela peut arriver sans prévenir, alors ce sera trop tard.

Vous savez que la médecine fait toujours de l'acharnement pour maintenir en vie, quelle que soit la qualité de votre vie restante, malgré l'interdiction théorique légale (qui ne définit pas ce qu'est l'obstination déraisonnable, déraisonnable pour qui? pour quoi? )

ALORS DITES COMMENT VOUS NE VOULEZ PAS FINIR VOTRE VIE,

                                                                                          ET ÉCRIVEZ-LE SOUS FORME DE DÉCLARATION,

PAR EXEMPLE

(pour la majorité des personnes qui souhaitent mourir sans souffrir et sans prolongation déraisonnable, en état de démence ou/et de grabataire):

 

je, soussigné, date de naissance, adresse, n° de sécu et de mutuelle,

déclare que ma volonté pour ma fin de vie est celle-ci, par rapport au système médical :

 

1) ma philosophie de vie est : …………………

J'ai vécu …. (de telle et telle façon, avec telles croyances)

Aux portes de la mort, je veux (ou je refuse) une assistance religieuse (dire votre religion)

 

2) je refuse lorsque je serai près de la mort, d'être branché aux machines à prolonger la vie suivantes , je refuse tel ou tel médicament : donner la liste… (les soins palliatifs vous en proposent)

 

3) je veux ne pas souffrir et ne pas voir prolonger ma vie dès lors que j'aurai les handicaps suivants : par exemple, et à votre choix : défauts parmi les 5 sens, défaut de mobilité, d'expression, de raisonnement, de mémoire, de reconnaissance….

 

4) pour ne pas souffrir dans ma fin de vie, sans attendre les derniers moments de l'agonie, je demande une sédation totale jusqu'à ma mort (ce qui suppose évidemment aucune machine à vivre : alimentation, hydratation, ventilation- oxygène-…)

 

5) pour ceux qui voudraient une aide à mourir, ils peuvent l'écrire même s'ils savent que le médecin ne pourra pas la leur donner directement parce que la loi l'interdit, mais vu que beaucoup ne respectent pas la loi…

demander ce que l'on veut, c'est affirmer sa volonté au-delà des lois, qui peuvent changer demain.

 

6) Pour ceux qui veulent souffrir et voir prolonger leur vie, même grabataire et dément, qu'ils le notent aussi, en précisant que :

puisque la collectivité va payer -très cher- leur prolongation de vie, ils acceptent en échange d'être cobayes de la science.

 

Sur le même papier, NOMMER VOTRE PERSONNE DE CONFIANCE, donnez lui un mandat pour avoir accès à votre dossier médical (indispensable pour pouvoir discuter avec un médecin en connaissance de cause, si vous ne pouvez plus vous exprimer), et signez ces papiers ensemble.

 

Ensuite faites connaître vos volontés en distribuant des photocopies à votre entourage, à vos médecins : C EST UNE PIECE INDISPENSABLE DE VOTRE DOSSIER MEDICAL

 

« AAVIVRE… sa fin de vie » peut vous aider dans votre réflexion par téléphone: 0660951131, par mail aavivre23@yahoo.fr ou contact@aavivre.fr

ou par une visite chez vous selon votre emplacement géographique (selon nos adhérents militants dispersés sur le territoire français)

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:20

Je serai à Bordeaux le 7 mars pour une conférence concernant les directives anticipées, à l'initiative de l'ARS (agence régionale de santé):

pourquoi et comment écrire ses directives anticipées, au cas où la vie nous rendraient incapables de nous exprimer, de façon définitive, alors que notre médecine technocrate et alliée de l'industrie pharmaceutique fait toujours de l'acharnement indésirable, avec des machines de plus en plus sophistiquées qui ne nous empêcheront pas de mourir …

plus tard… mais dans quel état ? … trop tard ?

 

Les directives anticipées (avec nomination de personne de confiance) cela s'écrit dès 18 ans,

et lorsqu'on est encore en bonne santé, ensuite, il est souvent trop tard

pensez à vincent humbert à vincent lambert et à tous ceux qui attendent d'être débranchés, corps vivant artificiellement sans communication aucune et sans aucun espoir de changement d'état.

 

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/euthanasie-suicide-assiste-le-glossaire-de-la-fin-de-vie-20-02-2017-6695826.php

glossaire du Comité consultatif national d'éthique :

Sédation profonde, soins palliatifs, euthanasie active, euthanasie passive ou indirecte, suicide assisté: voici un glossaire des notions en jeu sur la question de la fin de vie,

qui fait l'objet d'une campagne d'information lancée lundi :

 

mes ajouts ou commentaires en bleu :

 

- Sédation profonde et continue

L'administration de sédatifs (substances anti-douleurs et apaisantes) de manière "profonde et continue", dont la demande par le patient est autorisée par la loi Leonetti-Claeys du 2 février 2016, (déjà autorisée depuis la loi Leonetti 2005, sur décision médicale) permet à des malades gravement atteints en phase terminale, dont la souffrance est insupportable, d'être endormis jusqu'à leur mort.

Le droit à une "sédation profonde et continue", c'est "le droit de dormir pour ne pas souffrir avant de mourir", selon la formule du député Jean Leonetti (LR).

 

- Soins palliatifs

(« en fin de vie », car les médecins doivent aussi donner des soins palliatifs lorsqu'on est guérissable : empêcher de souffrir et considérer la personne globalement dans son environnement social et familial est la base de toute médecine sincère)

"Les soins palliatifs sont tous les traitements médicamenteux et non médicamenteux donnés à une personne non guérissable, dont la maladie évolue et s'aggrave, conduisant à des souffrances physiques et morales", selon Benoît Burucoa, chef de service de l'unité de soins palliatifs de l'Hôpital Saint-André à Bordeaux.

Les objectifs de la médecine palliative sont le soulagement du corps, l'apaisement moral, la personnalisation de l'accompagnement du malade et des proches,

pas forcément dans l'optique d'un décès proche.

encore un exemple récent : un homme atteint de cancer généralisé auquel on faisait un nème chimio 3 jours avant sa mort devait aller en SP mais il est mort avant!!!,

non les SP sont faits pour aider à la dernière partie de la vie, environ 6 mois avant une mort présumée.

 

- Euthanasie

L'euthanasie, qui vient du grec « bonne mort », désigne l'acte d'un médecin, voire d'un tiers, "qui provoque la mort d'un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie" (définition Larousse).
Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE, organisme chargé de réfléchir aux questions éthiques) définit l'euthanasie comme "un acte destiné à mettre délibérément fin à la vie d'une personne atteinte d'une maladie grave et incurable, à sa demande, afin de faire cesser une situation qu'elle juge insupportable" (Rapport fin de vie d'octobre 2014).


Dans les pays ayant adopté une législation favorable à l'euthanasie, ce terme est réservé aux situations où il existe une demande formulée par la personne malade, ce qui permet de distinguer l'euthanasie de l'homicide qui est le fait de donner la mort à une personne qui ne l'a pas demandée.

 

L'euthanasie demandée par quelqu'un est une forme de suicide aidé.

 

Elle est actuellement interdite aux médecins français.

 

- Euthanasie passive et indirecte :

aucune n'est en réalité une « euthanasie » , ce sont seulement des méthodes permettant au médecin qui en décide de soulager les souffrances, l'avis du malade étant secondaire.

L'euthanasie indirecte peut se définir comme le fait de donner à une personne des substances pour réduire sa souffrance avec comme effets secondaires possibles la mort.

L'euthanasie passive est l'interruption volontaire de traitements médicamenteux ou d'appareils qui maintiennent en vie (artificiellement) une personne ou encore de l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation artificielles.

 

- Suicide assisté (ou accompagné)

Le suicide assisté, le suicide avec assistance médicale ou encore l'assistance au suicide, "diffèrent" par principe de l'euthanasie car dans ce cas "l'acte létal est accompli par la personne malade elle-même", selon le CCNE.

Evidemment et

il est bon de rappeler que

NOTRE LÉGISLATION NE S'OPPOSE PAS À LA LIBERTÉ DU SUICIDE

malgré des lois très restrictives contre cette liberté :

  • loi de non assistance à personne en danger qui ne tient pas compte de la volonté de la personne ni de son état de santé,

  • loi contre l'incitation au suicide (qui double celles contre le harcèlement)

deux lois à faire évoluer ou supprimer (pour la deuxième)

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 09:05

http://www.lamontagne.fr/gueret/social/sante/2017/02/13/une-aide-soignante-en-creuse-on-ne-peut-plus-donner-qu-une-douche-par-mois-a-nos-patients_12283240.html

 

http://sain-et-naturel.com/aide-soignante-cree-enorme-onde-de-choc-publiant-lettre-de-demission.html

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 12:06

http://www.genethique.org/fr/pays-bas-une-mobilisation-sans-precedent-contre-leuthanasie-des-personnes-dementes-67039.html

 

POURQUOI DONC ?

 

Quels médecins refusent la mort pour des personnes qui ont écrit lorsqu'elles étaient en possession de leurs moyens (directives anticipées) qu'elles la préféraient à la démence sénile plus ou moins avancée ?

 

QUELS SONT CES MÉDECINS QUI REFUSENT LE RESPECT DES DIRECTIVES ANTICIPÉES ?

 

Citation :

« Aux Pays Bas, , la « loi sur le contrôle de l’interruption de la vie sur demande et de l’aide au suicide », entrée en vigueur en 2002, a été petit à petit « assouplie ».

Elle rend possible l’euthanasie pour « des patients conscients et victimes de ‘souffrances insupportables’ et sans perspectives d’amélioration ».

La démence est « considérée comme une ‘souffrance psychique’ sans rémission possible ».

L’euthanasie en cas de démence, au départ conditionnée à une « demande anticipée » confirmée par le patient, est depuis 2015 possible sans cette confirmation :

« Ces patients peuvent être aidés à mourir, même s’ils ne sont plus capables d’exprimer leur volonté à partir du moment où ils étaient encore lucides lors du dépôt de leur déclaration anticipée ».

 

Je ne comprend pas tout sans doute :

 

Le patient étant incapable de confirmer ses directives, les directives anticipées doivent être respectées, comme tout testament, pourquoi ceci serait-il valable pour certaines maladies et pas pour d'autres ???

 

Qui remettrait en cause un testament ? sous prétexte que la personne est devenue démente et a donc été incapable de le confirmer avant sa mort (de toutes façons un mort ne peut rien confirmer)

 

Ces médecins sont encore des adeptes de la vie à n'importe quel prix, des gens qui ne considèrent pas les souffrances humaines, morales sinon physiques, de ceux qui perdent la tête, sont donc déclarés en état de démence sénile incurable, et qui deviennent des mollusques (ou plantes vertes) ou deviennent dangereux pour leur entourage (combien de déments essaient de tuer leur compagne ??? trop… )

 

Des médecins qui veulent gagner de l'argent avec l'industrie pharmaceutique qui les gouverne !

 

NON, LES PAYS BAS MONTRENT L'EXEMPLE, que la France devrait enfin suivre,

ne pas laisser souffrir des personnes qui ont demandé une aide à mourir précédemment leur perte de moyens de s'exprimer,

alors qu'elles se trouvent dans les cas qu'elles ont prévues (démence sénile à un certain stade, ou maladie physique handicapante, ou autre état de santé trop pénible à supporter).

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:04

6 février 2017

 

http://www.genethique.org/fr/un-apres-son-adoption-la-loi-sur-la-fin-de-vie-continue-de-soulever-des-interrogations-66992.html

Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace de réflexion éthique de la région Ile-de-France, constate une « vraie ambiguïté sur la pratique de la sédation profonde et continue dont les patients n’ont pas forcément saisi les nuances.

Certains ont du mal à comprendre qu’on leur refuse ce qui a été présenté comme un droit.

Des soignants se trouvent confrontés à des demandes qui ne correspondent pas aux critères de la loi.

Dans ce contexte, une partie du milieu des soins palliatifs s’interroge sur sa mission et sur la compatibilité de sa culture d’accompagnement avec le texte ».

Pauvres patients qui ne comprennent rien à la loi…

et qui voudraient bien qu'on cesse ces chimio du dernier jour qui les font souffrir, que cesse des soins qui font mal, alors qu'on est en train de mourir, et qui laisse les gens conscients ou à moitié, ce qui fait qu'ils souffrent au moins moralement quand ils ont demandé une sédation et qu'on leur refuse…

 

http://genethique.org/fr/faire-dormir-un-patient-nest-pas-la-solution-aux-situations-dabandon-et-de-detresses-en-fin-de-vie

Pourquoi parler d'abandon ?

La plupart des mourants sont entourés autant que la distance le permet à leur famille.

Détresse, mais laquelle ? Désolation à l'idée de mourir ? Et pourquoi ne serait-on pas heureux de mourir ? J'ai connu davantage de mourants qui lâchent prise et qui sont heureux d'en finir, alors qu'ils souffrent au moins moralement de se voir devenus grabataires jusqu'à la fin, quand la souffrance physique est absente.

Alors faire dormir en fin de vie signifie que la personne ne va plus souffrir, ni moralement, i physiquement dans son agonie, n'est-ce pas un magnifique projet ?

Sauf pour ceux qui préfèrent la souffrance… dolorisme… venant de la religion en grande partie, alors que peu de français pratiquent une quelconque religion…

Ne doit-on pas avant tout respecter la loi : respecter le désir du patient et pas celui du médecin.

Evidemment le sommeil provoqué ne doit pas s'éterniser, selon la personne et ses vœux (que l'on doit respecter) , il peut aller de quelques heures à quelques jours.

 

http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/43771

Dr Gérard Terrier, ancien chef de service des soins palliatifs au CHU de Limoges :

"La fin de vie n'est pas forcément et ne doit pas être désespérante"

 

http://www.cairn.info/fins-de-vie-ethique-et-societe--9782749251905.htm?WT.rss_f=ouvrages-philosophie&WT.tsrc=RSS

un livre de E Hirsch, connu pour son opposition au respect par les médecins des patients qui demandent une mort plus rapide, par « euthanasie », « mort volontaire aidée », ou plus lentement par sédation. Opposition liée à ses croyances catholiques : nul ne doit disposer de son corps, et choisir sa mort.

 

 

  1. https://www.santelog.com/news/gerontologie/fin-de-vie-au-domicile-elle-depend-du-niveau-de-vie-du-lieu-de-residence-et-de-la-multimorbidite_16854_lirelasuite.htm

« FIN de VIE : Au domicile elle dépend du niveau de vie et de la multimorbidité

On sait qu’environ 80% des personnes âgées souhaiteraient dans l’idéal terminer leur vie à leur domicile, cependant la réalité est toute autre : la majorité des personnes âgées meurent à l'hôpital.

Cette étude britannique a regardé quels facteurs étaient associés au choix de fin de vie au domicile, dans l’objetif de mieux répondre aux souhaits des personnes âgées et de leurs familles mais aussi de pouvoir mieux planifier les besoins associés en services de santé.

Les conclusions, présentées dans la revue BMC Medicine, aboutissent à 3 facteurs majeurs,

le niveau de revenus, le lieu de résidence et le nombre de comorbidités. »

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:04

Le 4 février 2017, ma fiche de lecture :

« Mes mille et une nuits , la maladie comme drame et comme comédie » par Ruwen Ogien.

 

Que je vous encourage à lire, passionnant !

 

R.O. s'élève tout au long de son livre contre le dolorisme : philosophie qui tend à considérer que la douleur, la souffrance nous élève dans notre vie intérieure ou notre spiritualité… venant évidemment de la souffrance rédemptrice des religions monothéistes, mais persistant en dehors...

démentie par les faits : le malade chronique s'occupe d'abord de ce qu'il doit faire : analyses, examens, prise de médicaments, en évaluer les effets indésirables, et le reste du temps, essayer d'avoir quand même un peu de vie sociale, de « profiter » de la vie pendant qu'il le peut encore.

Il questionne : qu'est-ce qu'une « maladie » ?

comment la définit-on ? Variances des définitions.

La maladie n'est pas seulement un état physique ou organique mais une condition sociale. (p123)

On a empêché de mourir un certain nombre de « malades » mais on a formé une classe massive de « malades chroniques » n'ayant aucun espoir de guérir mais pouvant mener une vie sociale malgré leur état.

 

Le droit d'être malade signifie le droit à une assistance médicale et sociale.

Du point de vue de la sociologie (et Ogien cite abondamment Parsons), le malade ne remplit plus ses devoirs sociaux, il ne participe plus au système de production.

Il doit donc prouver qu'il n'est ni un déserteur, ni un fainéant, ni un simulateur.

Il est en quelque sorte coupable d'être malade.

D'où les ordres gouvernementaux et médicaux concernant la prévention des maladies par le futur malade (tout citoyen) : nous serions responsables (coupables ?) de tout ce qui nous arrive en matière de santé et de maladie. (p141)

 

Vu ainsi, le médecin joue le rôle d'un agent de contrôle social. (p 128 à 132)

 

Le patient-expert, le patient-autonome : nouvelles conceptions

Le malade devient consommateur de biens de santé… (p144 à 148)

 

Riches et pauvres : inégalité flagrante. (p149 et suivantes)

 

La maladie chronique : produite par les médecins, source de profits chroniques. (p152 et suivantes). Les médicaments qui guérissent sont bons pour le patient mais pas pour l'industrie pharmaceutique.

 

La fin des privilèges des médecins ? (p156 et suivantes)

  • indépendants de l’Église, puis indépendants de l’État…

  • affaire d' « experts », hors d'atteinte des patients profanes…

menacé par le contrôle par l'état des finances publiques affectées à la santé.

 

J'ai le sentiment d'être un déchet social depuis ma n ième chimiothérapie… ( p160)

Il m'a fallu du temps pour prendre conscience de mon état, en raison probablement de mon penchant à nier les réalités les plus pénibles, et ce malgré les allusions de plus en plus lourdes des médecins … Je peux lire et écrire comme je le souhaite, c'est le principal.

 

Pour certains médecins, la quantité de vie a plus d'importance que sa qualité, et ce sans se préoccuper du coût des soins donnés, de plus en plus chers, assurés en très grande partie par la collectivité. (p 200 et suivantes)

Combien serais-je personnellement prêt à payer pour allonger ma vie de deux jours, de 8 jours, etc. ??? je n'en sais rien.

Pourquoi ne pas me suicider afin de laisser la place aux plus jeunes sans trop attendre ou transférer plus tôt un patrimoine ?

Ce serait une forme de politesse vis à vis des jeunes générations.

 

Définition de « la » maladie :

La maladie mentale, classification du DSM : définitions variables selon la société environnante… (p210). Mais la maladie physique n'échappe pas au relativisme social. (p212)

 

Les 4 grands principes de l'éthique médicale :

non malfaisance / bienfaisance, autonomie du patient, justice.

MAIS

  • non malfaisance = ne pas provoquer la mort, pourtant 1/3 des décès sont imputables à l'hôpital, en lien avec une décision médicale.

  • autonomie : les directives des patients sont loin d'être toujours respectées.

Une nouvelle éthique de la « vulnérabilité » s'oppose à l'autonomie des patients.

  • Justice sociale : bafouée par de grandes inégalités, inquiétante : la frontière entre recherche et soin semble floue.

 

Les réponses doloristes me paraissent particulièrement infondées et dangereuses dans la mesure où elles contribuent à discréditer la souffrance de personnes atteintes de grave maladie, à renforcer la violence sociale qui s'exerce à leur encontre, et à protéger certaines formes de paternalisme médical. (p 236/237)

 

 

J'ajouterai : « ne pas nuire » n'est pas l'équivalent de « bien faire ».

Pour moi, « bien faire » c'est accompagner le malade dans son chemin de vie, de mort, avec le plus grand respect, en tenant compte de sa personnalité, de sa philosophie de vie, de ses demandes (écouter d'abord, dire la vérité ensuite, expliquer) , et de son entourage.

Le médecin n'a pas de supériorité vis-à-vis du malade, ce sont deux êtres humains complémentaires : le médecin a certaines connaissances « scientifiques » , le malade vit la maladie dans son corps, avec son entourage, selon sa philosophie propre, il est le seul à avoir cette connaissance de lui même.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 11:47

deux émissions TV très instructives à regarder en différé absolument, questions santé:


sur arte la 7 sos santé pour tous, mercredi 31 janvier 20h50
 

et sur la 5 enquête de santé le même jour 20h45

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 12:49

http://www.20minutes.fr/marseille/2005591-20170130-marseille-vie-marwa-enfant-coma-an-entre-mains-juges

 

une nouvelle affaire vincent lambert ?

 

Pas le même âge mais les mêmes conditions :

des parents qui ne veulent pas qu'on débranche leur bébé qui devrait être mort depuis longtemps sans l'insistance médicale, et dénient la mort du bébé.

 

La différence est que Vincent Lambert adulte n'est pas sous la responsabilité de ses parents, qu'il a quitté depuis longtemps pour créer sa propre famille et que le bébé mineur est sous la responsabilité de ses parents.

 

Est-ce à la justice de décider ou bien dès lors que les soins deviennent déraisonnables les médecins doivent-ils cesser la vie artificielle et laisser mourir (en douceur, avec sédation ? )

 

Les juges peuvent -ils aller contre la loi de santé ?

 

Dans ce cas, la vie artificielle donnée au bébé ne devrait-elle pas être payée totalement par la famille et non pas par la sécurité sociale ? C'est mon opinion personnelle.

Car combien coûtent chaque jour les soins inutiles donnés  ?

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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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