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www.jacqueline.salenson.fr

QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

Philippe Bataille, Sociologue Directeur d'études à l'EHESS, membre du Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin livre : Laisser partir. Euthanasie, l’exception aux éditions de la MSH

https://aoc.media/opinion/2021/05/19/mourir-sans-partir-en-france-ni-euthanasie-ni-suicide-assiste/

Mourir en France : ni euthanasie ni suicide assisté : Philippe Bataille

extraits :

(faites l'effort de vous inscrire sur le site pour pouvoir lire l'article en entier, c'est très intéressant)

Ce mois d’avril 2021, la France a de nouveau raté le coche pour faire évoluer la loi sur la fin de vie. … L’immense majorité de Français qui y est favorable en est réduit à se rendre à l’étranger pour les plus chanceux, accompagnés de leurs proches, et sinon à mourir dans la douleur, trop lentement, face à des soignants impuissants... Cela fait vingt ans que la France vote des lois sur la fin de vie qui n’améliorent pas la mort des Français. Pourquoi ? Ces derniers sont très largement favorables à l’euthanasie et au suicide assisté (en 2021, à respectivement 93 % et 89 %) et depuis longtemps, mais la législation s’est historiquement organisée sur l’interdit de tuer.

Quoi voter ?

Des désespérés ont beau réclamer l’aide médicale active qui les aidera à partir, rien n’y fait.

… ils demeurent sans possibilités ni aucune perspective autre que celle de se rendre à l’étranger.

AILLEURS, DES LOIS RÉPONDENT AUX ATTENTES DE LEURS CONCITOYENS avec des médecins qui n’abandonnent jamais leurs patients à la main des collègues étrangers : belgique, suisse, espagne, et portugal , allemagne en route...

Partir rejoindre une autre législation que celle en vigueur chez soi n’est pourtant ni commode, ni donné à tout le monde. ...Tout repose sur les capacités d’accueil des pays environnants et de ses propres moyens financiers. ...

MOURIR DANS LA DIGNITÉ EN FRANCE RESTAURE L’ORDRE DES PRIVILÈGES QUE DES RÉVOLUTIONNAIRES AVAIENT ABOLI EN 1793.

Alors que passer une frontière de son vivant pour trépasser légalement ailleurs taraude bien des malheureux qui sont déjà parvenus au bout de leur effort pour vivre, après avoir atteint les limites qu’ils donnent à leur existence.

Où mourir ?

la loi Claeys-Léonetti de 2016 MASQUE l’intentionnalité du décès avec le renfort d’une pharmacie très élaborée qui évite les réveils intempestifs des endormis qui attendent leur trépas. Dépénaliser sous conditions l’aide médicale active à mourir s’articule systématiquement AU DROIT DES MALADES DE CHOISIR leur moment et leur manière de s’éteindre, en étant ou pas plongés dans l’inconscience.

J'ajoute : Droit refusé jusqu'à présent...

Avoir fait de la sédation profonde sans réveil l’unique protocole d’accompagnement soignant à l’heure de la mort expose toute la médecine française à l’accusation d’assassinat. L'aide au suicide est pourchassée. En France, un tiers des suicides sont le fait de gens malades, fortement handicapés ou très âgés. … Le grand souci des palliativistes de France, ceux qui laissent mourir, est de ne jamais prêter le flanc au moindre soupçon d’aide médicale active.

Qui part ?

Avec un ami, un parent ou son conjoint, des désespérés partent accompagnés, pour un voyage dont l’un des deux ne réchappera pas.

« Il n’y a eu de sa part aucune hésitation, c’en était même troublant », dit le mari de Paulette Guinchard-Kunstler dès son retour seul de Suisse où il l’avait accompagnée. Il annonçait alors le décès de son épouse ce 4 mars 2021....

Sans issue médicale aux nombreuses souffrances qu’elle endurait alors, tandis qu’elles s’amplifiaient, Paulette Guinchard avait très bien compris que ni les soins palliatifs ni les lois Léonetti qui les consacrent depuis plus de vingt ans en France ne l’autorisaient à arrêter sa vie de manière apaisante et digne à ses yeux, sauf à franchir la frontière. Ce qu’elle a fait, en étant entourée d’amour et de respect.... Tous ceux qui l’avaient connu ont immédiatement compris l’état de grande souffrance dans lequel la médecine française tient des malades qu’ils abandonnent à des collègues étrangers.

Son dernier effort a pourtant été de REJOINDRE LE CADRE PROTECTEUR D’UNE LOI pour mourir dans la légalité plutôt que dans la clandestinité. Ce fut son choix.

« Il faudrait que mon cas puisse servir à faire avancer la cause », a-t-elle espéré

Paulette Guinchard n’avait jamais milité en faveur de l’euthanasie ni du suicide assisté, mais elle en a eu besoin.

Elle avait toujours promu le développement des soins palliatifs, mais elle n’y a pas recouru. …

Qui agit ?

En France, les patients qui veulent mourir se trouvent en porte à faux avec les unités de soins palliatifs, qui refusent toutes d’accélérer leur trépas. … Le talent palliatif tient à la bonne maîtrise de leurs dosages, pour ne jamais précipiter la mort lente du patient....

LA DÉCISION D’INTERVENTION DÉPEND TOUJOURS DU MÉDECIN EN SITUATION D’AGIR, ainsi que de la culture palliative de l’équipe déjà en place.

Qui entend ?

Les Français ne veulent pas de l’unique technologie de la mort que la culture palliative hexagonale leur offre avec la force de la loi. Ils en connaissent les limites depuis longtemps, tant celle d’aujourd’hui ressemble à celle d’hier, ne cessant d’être retravaillée pour endiguer l’aide médicale active à mourir, dont la revendication prend de l’ampleur alors que les déplacements à l’étranger se diversifient.

Vincent Humbert écrivait:

« Qu’on arrête de réanimer les personnes qui, comme moi, ont presque basculé dans la mort et qui se retrouvent, après des heures d’acharnement, des heures et des jours de réanimation, plante verte, légume » « Rien qu’un corps inerte qui a perdu toutes ses fonctions, qui n’obéit plus au cerveau, lequel, bien souvent, a subi de graves séquelles irréversibles »
« Je suis mort le 24 septembre 2000 peu après vingt heures sur une route départementale de l’Eure. Depuis ce jour je ne vis plus, on me fait vivre, on me maintient en vie.

Pourquoi, pourquoi, je ne sais pas. Tout ce que je sais c’est que je suis un mort vivant, que je n’ai pas souhaité cette fausse mort et encore moins tout que j’endure depuis trois ans. »

Qui décide ?

La France manque d’une loi qui témoignerait de la solidarité de tous à l’égard d’un seul d’entre nous au moment où il en a besoin – alors que l’absence de loi indique l’exact inverse.

LA CARENCE LÉGISLATIVE TÉMOIGNE DE L’ABANDON DE TOUS VIS-À-VIS D’UN SEUL AU MOMENT OÙ SA SEULE ISSUE EST D’ATTENDRE DE MOURIR.

N’EST-IL PAS TEMPS DE SORTIR DE L’HYPOCRISIE MÉDICALE en étant collectivement solidaires de leur désarroi,

EN DÉPÉNALISANT SOUS CONDITIONS L’AIDE MÉDICALE ACTIVE À MOURIR ET EN LÉGALISANT LE SUICIDE ASSISTÉ ?

https://choisirmafindevie.org/  : aidez nous à faire évoluer enfin la législation française

que notre système de santé accepte enfin de

rendre à chacun.e la décision sur sa façon de terminer sa vie,

y compris d'y être aidé par des médecins lorsque vivre devient insupportable et sans espoir d'amélioration des conditions de vie

aujourd'hui encore des médecins ont le droit de décider de nos vies à notre place!!!

scandaleux et contraire aux droits humains:

je suis seul.e responsable de mon corps, il m'appartient.

 


 


 


 
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