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www.jacqueline.salenson.fr

QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

LA DÉBÂCLE DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ : HISTOIRE VECUE

Petite histoire de fracture du pied gauche 24 août et conséquence : autre jambe hors service le 27 août (kyste poplité... à peine guéri, impossible de poser le pied par terre) d'où sur fauteuil roulant prêté par la pharmacie pour 1 mois .

75 ans je vis seule dans un deux-pièces muni d'ascenseur mais pas équipé pour fauteuil roulant avec deux jambes invalides...

Je n'ai qu'à me débrouiller toute seule... :

impossible d'accéder à ma cuisine

opération WC casse cou

pas de solution pour une vieille femme seule incapable de vaquer chez elle en fauteuil roulant à ses besoins minimaux  : manger, aller aux WC...

AIDE A DOMICILE : Je cherche évidemment tout de suite

24 août : PAS DE PERSONNEL DISPONIBLE AIDE A DOMICILE DANS LES ASSOC DE MA VILLE

24 août : LES REPAS DE LA VILLE : impossible avant le 31 août

Heureusement que j'avais déjà ma femme de ménage pour le ménage, et qu'elle a pu m' assurer l'aide à domicile nécessaire : d'abord les repas avant d'avoir ceux de la ville, et l'entretien de la maison complet : en plus du ménage habituel, la lessive et le repassage, le lit à faire... ; avec les repas de la ville livrés le matin hors petit déjeuner : 1h par jour chaque repas (il faut préparer le petit déjeuner, pour les autres repas : réchauffer, servir, desservir, laver le peu de vaisselle) ; J'ai de la chance... Comment font les autres ???

Il faut quand même qu'elle ait ses dimanches, seuls mes enfants et petits enfants peuvent m'aider, les plus près sont à 50km... et ils ont leurs activités, ma belle fille travaille le WE. Pas évident. Les jeunes n'ont pas de voiture.

ASSISTANTE SOCIALE ??? pas d'intervention prévue.

Ni le CCAS de la Mairie ni la clinique d'urgence ne la sollicite.. ; débordée aussi ?

SYSTÈME MEDICAL AU BORD DE LA RUPTURE

des médecins d'urgence qui vous envoient promener méchamment, insulte les vieux devant moi qui en fait partie (ils sont tous déments!) , sans doute énervées par la situation depuis 18 mois et avant... et le manque de personnel et de places pour les patients (signifie « ceux qui souffrent »)

PAS DE PLACE A LA CLINIQUE D URGENCE OU J ARRIVE : on ne s'occupe pas de savoir si l’hôpital ou un autre établissement peut m'accueillir, pas de place non plus sans doute... pas de nécessité de soins réguliers par la suite hors piqûres et médicaments

on me dit que je ne suis pas en urgence vitale c'est vrai :

on ne soignerait donc plus que les mourants ? … suite au covid ?

Déjà dès l'entrée aux urgences on vous demande le pas sanitaire...

Vaccinée le 11 août de lassitude puisque les non vaccinés deviennent des parias de la société et donc qu'on nous y oblige , je n'aurais le pas que le 11 sept ! On est le 24 août... On ne me rejette quand même pas avec mon certificat de vaccination !

PAS DE PLACE EN CENTRE DE CONVALESCENCE...

autrefois courant... devenu centres de rééducation : pas de kiné dans l'immédiat c'est vrai

Vendredi 27 aout : les deux jambes invalides, je retourne aux urgences

On me dit : vos enfants n'ont qu'à s'occuper de vous, sans savoir si j'en ai...

J'en ai 3 : 1 à Paris, 1 en Auvergne, ma fille n'est pas trop loin à 50km, célibataire sans enfants, je leur donne son téléphone, mon téléphone ne passe pas aux urgences … ils l'appellent en la sommant de s'occuper de moi. Je ne vois pas pourquoi... Heureusement elle travaille comme beaucoup mais on est vendredi am et elle a son WE et elle a un véhicule. Elle peut venir après son travail. Ensuite ils attendent qu'elle me rappelle : mais le téléphone ne passe pas... finalement ils reviennent vers moi et me la passe avec leur téléphone... : Impossible d'aller chez elle, sa maison est invivable pour fauteuil roulant : trop petite, escaliers, etc...

Ils comptent sur elle pour venir me chercher : je n'ai pas droit au bon de transport pour rentrer chez moi où ils me rejettent... pourquoi ? Mystère... mais elle a un camion ce sera impossible d'y monter depuis le fauteuil roulant...

Il faut une ambulance : il n'y en a pas !!! A défaut un taxi... finalement ils en trouvent un : le transfert fauteuil roulant siège du taxi est épique : réussi grâce à une jeune (stagiaire ou aide soignante ? ) la seule aimable qui est venue me parler en cachette des médecins, qui a aidé le chauffeur du taxi : pied gauche plâtré : interdit de le poser (consigne impossible à réaliser) quant au pied droit il m'est impossible de le poser... sauf hurler de douleur...

L ACCIDENT :

1) Lundi soir chute : un trou dans l'asphalte place de la mairie pas vu : l'état des routes et trottoirs est très mauvais dans ma ville... comme dans tant d'autres...

mon pied gauche s'y est coincé d'où chute sur l'asphalte : j'allais prendre ma voiture sur le parking) , des passants m'ont relevée très gentiment.

Pas pris leurs coordonnées comme témoins pour porter plainte contre la mairie … (demande de mon assurance ensuite) . Je n'y ai pas pensé et sur le coup, je ne pensais pas que ce soit aussi grave. Tout de suite : mal au pied gauche, genoux écorchés le droit pissant le sang, lèvre et nez un peu écorchés aussi. Mais c'est le lendemain : impossible de poser le pied par terre que j'ai pensé fracture : une amie m'a emmenée aux urgences (clinique) pour radio : oui :

fracture du 5ème métatarse, plâtre, pas de plâtre de marche : je ne dois pas poser le pied par terre... impossible en réalité au moins de temps en temps...

On ne me demande pas comment je vis chez moi, comment je vais me débrouiller, si je vis seule ou autre, et je ne pense pas aux difficultés futures immédiatement. On me laisse partir avec mon amie.

Mon amie (88 ans, pas très solide, qui habite pas loin de chez moi) m'a ramenée chez moi, très très dur d'aller de la voiture à mon appartement, ascenseur heureusement, et prise d'un fauteuil roulant à la pharmacie.

Je n'ai pas voulu les béquilles : bien pour des jeunes, moi 75 ans incapable de sauter sur l'autre jambe (juste guérie de son kyste poplité – qui date de 20 ans et revient de temps à autre -)

Mais je n'avais pas réalisé la difficulté de vivre chez moi en fauteuil roulant...

Impossible d'aller dans ma cuisine avec : gymnastique pour passer du fauteuil au déambulateur que j'avais fort heureusement (celui de ma mère décédée) et obligée de sauter sur le pied droit faible mais encore valide pour pouvoir manger...

Très compliqué pour aller aux WC mais le fauteuil passe entre lavabo et machine à laver : j'arrive face au WC, il reste à pivoter pour s'asseoir... la première fois très très difficile pour me relever... le siège est bas et rien pour se tenir...

Heureusement mon amie est allé me chercher son accessoire WC avec accoudoirs, qu'elle avait gardé de son mari malade, je ne pourrais pas m'en passer.

  1. VENDREDI

Mon genou droit juste guéri a recraqué : plus aucune jambe valide... désespoir... et pas de téléphone pendant une heure ni fixe ni mobile... j'appelle le 15...

On m'appelle une ambulance et je repars aux URGENCES, DÉSESPÉRÉE en espérant trouver une place en clinique pour soins genou droit puis en centre de convalescence. Espoir vain...

Arrivée à midi. On me met dans une salle sur un lit et j'attends... je ne peux pas me lever. Pas de sonnette pour appeler... si je veux aller aux WC par exemple.

Ni verre d'eau ni à manger quoi que ce soit jusqu'à ma sortie 18h30...

La médecin d urgence ( c'est une jeune femme) est venue à 15h30 : Elle m'a traitée pire qu'un chien : elle m'a « engueulée » :

Je n'avais rien à faire là : Je n'étais pas à l article de la mort...Vrai...

Mon genou: récidive de mon kyste poplité : « il n y a rien à faire »... ce n'est pas vrai : au moins des anti inflammatoires : elle n'a même pas regardé s'il n'y avait pas autre chose !  ce serait le travail du rhumato et pas de rhumatologue à la clinique... séparation des pouvoirs ! Seule solution proposée : doliprane, c'est la mode... Je lui dit que je ne supporte pas et que cela ne me fait aucun effet... pas d'anti inflammatoires proposés

Elle me dit de rentrer  chez moi : je ne suis pas en urgence vitale...

Je me suis mise à pleurer et à dire que je n'avais plus qu'à me suicider... Impossible de vivre seule chez moi avec les 2 jambes hors service...

Elle se reprend un peu et me dit : il y a peut être une place en gériatrie... (il y en avait... ) mais ils sont tous déments!...J ai dit : Je m en fous, Je ne peux pas vivre seule chez moi !

Elle me dit que c'est à mes enfants de s'occuper de moi , comme si c'était évident : l'un est à Paris, l'autre en Auvergne, seule ma fille est là à 50 km au travail... et il y a 3 jours elle ne pouvait pas conduire, problème de main (elle sera opérée en octobre) .

La gériatre est venue je lui ai rapporté les propos de sa collègue  en disant je fais partie des vieux (pas tous déments!!!) , elle ne m a pas crue..? 

Elle m a dit qu un des patients avait crie cette nuit et que d autres s étaient plaints...et voulaient quitter la clinique... Possible. Ça ne m'aurait pas gênée pour quelques jours... Elle me donne quand même de l'acupan, un antidouleur fort que je ne connais pas. Elle me dit que je pourrais poser le pied par terre quand je n'aurais plus mal : totalement faux ! Je n'ai pas mal si ma jambe reste en l'air , demi pliée, mais je hurle si je pose le pied par terre... impossible !

Il y a de la place en gériatrie mais ils ne veulent pas me garder ... même pour quelques jours et pas de place dans les centres de convalescence rééducation du Tarn. Elle m'a dit qu'ils avaient 30 personnes en attente déjà...

(j'ai pensé après : est-ce parce que bien que vaccinée récemment, je n'aurais le pass sanitaire que le 11 sept, ils ne l'ont pas dit mais... ??? )

Finalement elle téléphone à ma fille et lui dit de venir me chercher comme si c'était possible : Elle dit à ma fille de me rappeler mais mon téléphone ne passe pas aux urgences... Au bout de quelque temps elle revient me demander si j'ai pu la joindre : évidemment non... elle me la passe avec son téléphone...

Ma fille pourra finalement venir le soir chez moi pour le WE mais impossible de monter dans son camion: il me faut une ambulance pour rentrer chez moi... ce sera à moi de payer maisaucune ambulance de libre ce soir... il est 17h30. On fait comment? Je rentre a pied?

Ils ont finalement fait venir un taxi ordinaire de chez moi , à 18h30, que j'ai du payer... Remboursé ou pas? Mgen ou maif peut être, J ai déclaré l'accident a la maif...

Le taxi je réussis à y monter péniblement grâce à une jeune : la seule sympa stagiaire sans doute qui s est caché  pour me parler un peu qui a aidé le chauffeur de taxi...pour le transfert de mon fauteuil roulant au siégé arrière de sa voiture...acrobatique...

A l'arrivée il s'est mis sur l'entrée du passage (on ne peut pas se garer devant mon immeuble situé dans un passage) et mon amie est revenue pour récupérer mon fauteuil roulant chez moi pour venir me chercher. Heureusement qu il y a l'ascenseur! Le chauffeur de taxi m'a poussée jusqu'à l'ascenseur. Mon amie a 88 ans et est fatiguée. Ma fille est arrivée avec sa chienne pour le WE. Heureusement que cela a été possible.

J'ai vu mon médecin lundi avant 14h  : anti inflammatoires en cachets plus pansement gastrique et paracétamol . Ils auraient pu commencer çà vendredi ? Le temps d'avoir les médicaments en rupture de stock à la pharmacie, j'ai pu commencer à les prendre seulement mercredi... 6 jours de retard …

WC : c'est encore plus acrobatique qu'avant... Le peu que je peux tenir sur ma jambe droite, c'est quelques secondes sur la pointe des pieds et genou plié...théoriquement je ne dois pas poser le plâtre par terre impossible : je pose sur le talon...imaginez mon demi tour pour les WC dans cette position... Et personne ne peut m aider, Pas la place de passer...

La gériatre m'a proposé une chaise percée mais seule impossible de passer du fauteuil roulant à cette chaise, trop dangereux. Elle m'a dit méchamment que je n'avais qu'à mettre des couches ! (avec infirmière 3 fois par jour car incapable de les mettre et de les retirer et de me nettoyer ensuite... ) Je n'en ai pas l'intention... indigne pour moi et les infirmières ont mieux à faire.

Ouf : Ma femme de ménage est OK pour venir pour les 3 repas. Donc question cuisine çà devrait aller.

Premier repas de la ville :  Monsieur sympa qui m a donne son téléphone si j avais besoin de quelque chose course ou autre. 3 livreurs tous très sympathiques. Mon amie peut me faire une course si j ai besoin.

Je pourrai avoir l infirmière le matin pour la toilette mais je préfère me débrouiller seule, j'ai fait acheter des lingettes.

Ma situation est ubuesque mais çà s'arrange un peu.

Quand ma femme de ménage ne pourra pas pas venir pour un repas, peut-être ma fille ou mon amie pourra m'aider ? A part elle, je n'ai pas d'ami dans ma ville : je suis arrivée juste pour le confinement l'an dernier !

Apparemment aucun espoir d'avoir une place en centre de convalescence, j'en ai encore pour 3 semaines et demi comme çà !

Question finances çà ira : mon assurance prend les frais supplémentaires en charge, remboursée après coup et beaucoup de papiers à remplir... mais je peux avancer les frais.

 

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