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www.jacqueline.salenson.fr

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QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

suite aux articles du site -plus digne la vie-... ma réponse

REPONSE A L'ARTICLE DE M HIRSCH sur le site « plus digne la vie », site où s'expriment certains catholiques romains, où le sens du mot dignité est sensé être inhérent à l'être humain... doncinutile d'en parler...

 

Nous ne donnons pas le même sens à ce mot : « dignité »

respecter la dignité de l'être humain, c'est respecter sa liberté, ses choix de vie, dès lors qu'ils ne nuisent pas aux autres, dans ou hors des églises diverses.

De nombreux catholiques ont la même opinion.

 

Je relève plusieurs choses dans le texte  de M Hirsch, fort respectable par ailleurs.

 

la loi de 2005 n'a pas été votée par tous les députés : beaucoup d' »absents et des abstentions, çà ne fait pas l'unanimité. Au sénat, elle a vu des oppositions.

 

Je lis que la loi permet de respecter les vœux de la personne : NON, dans le cas où le citoyen a demandé une euthanasie active si son état de santé devenait insupportable pour lui-même (chacun doit définir ses limites)

Je lis que cette loi privilégie la liberté de la personne, c'est FAUX: dans le cas où le malade est inconscient, c'est toujours, même avec des directives anticipées contraires, le médecin qui décide.

La liberté de préférer la mort à une situation que la personne trouve insupportable, alors que c’est incurable, nous est toujours refusée. Les médecins veulent toujours, et trop souvent, nous empêcher de mourir. Ils renâclent aussi devant le laisser-mourir de cette loi, qui devient un abandon du malade.

Quel sens donnez-vous à ce mot « dignité » ??? être un « légume », comme le dit la pensée populaire, sans pensée, sans communication possible, au corps inerte est-il digne d'un être humain ?

Non, la dignité des personnes est rarement respectée, tant dans le monde hospitalier que dans celui des maisons de retraite. C'est un fait.

Pour moi, la dignité n'est pas inhérente au fait d'être un humain, elle est liée aux caractéristiques de cet être : penser, parler, communiquer, voir, entendre, se mouvoir, sentir, gouter, etc.. , le handicap venant d'un manque peut être surmonté, de deux c'est déjà plus difficile, et c'est à chaque individu de définir ses limites acceptables, différentes évidemment pour chacun ?

Je ne suis pas d'accord sur votre définition et le rôle de la personne de confiance : elle n'est pas là pour remplacer la personne qui ne peut plus s'exprimer, mais pour soutenir ses directives écrites précédemment, seule preuve de ses idées sur sa vie. Ce n'est pas à elle de prendre une décision à sa place, elle est là pour informer des idées de la personne sur sa vie.

 

Je suis d'accord avec vous sur le fait que le médecin doit recueillir la volonté du patient : donc de LA NÉCESSITÉ QUE CHAQUE CITOYEN AIT ÉCRIT SES DIRECTIVES ANTICIPÉES, NOMMÉ SA PERSONNE DE CONFIANCE.

Cela devrait même devenir une obligation, au moins morale, encouragée par les médecins traitants. Pourquoi ne le font-ils pas ? La loi a maintenant 6 ans !!!

Ces papiers doivent être dans le dossier médical de chaque citoyen, dès sa majorité.

Il ne s'agit pas seulement d'approcher la volonté de la personne, mais de la respecter, dès lors qu'elle a été écrite, souvent réitérée.

Vous dites : « Dans les cas où le patient n’est plus en capacité d’exprimer sa volonté (par exemple parce qu’il est inconscient), la décision de limitation ou d’arrêt des traitements de maintien artificiel en vie est prise par le médecin, à condition de respecter une procédure définie par la loi. La décision repose alors sur une réunion collégiale, … » NON !!!

Certes, la précaution a été prise de prévoir une réunion de l'équipe médicale, indépendante a priori de la consultation de la personne de confiance (prioritaire sur tout autre personne hors équipe médicale), à défaut de la famille (ce qui pose de gros problèmes, les différents membres de la famille étant rarement d'accord entre eux...), voire prendre l'avis d'un deuxième médecin, mais c'est bien le médecin et lui seul qui décide !!!, sans obligation de respecter les volontés du « mourant ».

en l'absence de directives, il faut bien que quelqu'un décide, mais

la décision n'est pas collégiale, c'est bien celle du médecin seul.

D'ailleurs comment faire autrement : doit-on exiger un vote ? Dans quel groupe ? À partir de quel % de voix accepterait-on de cesser ou non un traitement, de pratiquer une sédation ?

S'il y a opposition entre le médecin et son équipe, c'est obligatoirement le médecin qui décide.

Ce qui peut expliquer l'oubli de certains médecins par rapport à cette procédure.

 

IL EST PLUS IMPORTANT DE RESPECTER LA VOLONTÉ DU MALADE (et éventuellement de ses proches) QUE CELLE DES SOIGNANTS !!!

 

SUR LA SOUFFRANCE :

la soulager ??? çà veut dire quoi ? Qu'on ne souffre plus ou qu'on souffre encore un peu ???

la loi parle de supprimer les souffrances (morales et physiques) de l'agonie, pas seulement les douleurs, par la sédation, qui va vite devenir « terminale », donc menant à la mort : cette hypocrisie du « risque » d'abréger la vie !

Car tous les les soignants savent qu'on ne peut pas soulager les souffrances de l'agonie, si elles sont importantes et longues, sans abréger la vie, faire semblant de croire le contraire est pure hypocrisie.

D'autre part, des médecins voudraient nous faire croire qu'ils peuvent supprimer toutes les souffrances, sans toucher à la vie, on sait que c'est faux.

Et la sédation censée supprimer les souffrances est elle aussi douteuse :

combien de personnes qui ont vécu un coma ont-elles ressenti toutes les souffrances de leur maladie et de leur environnement ? Environ 1 sur 2, d'après mon expérience...

c'est beaucoup, et 1 sur 1000 serait déjà trop pour affirmer que la sédation supprime toujours la souffrance...

Nous ne sommes pas des médecins, mais des citoyens qui vivent ces souffrances, qui les côtoient régulièrement, la science médicale est encore balbutiante, la médecine reste (et je crois, restera) un art, sans certitudes, utilisant certes des techniques de plus en plus couteuses pour prolonger des vies, on en est content lorsque cette vie est encore « humaine », pas lorsqu'elle devient celle d'un objet, un « légume », entre les mains de médecins qui deviennent alors des tortionnaires, pour moi.

 

Le but de la médecine n'est pas de prolonger la vie, à tout prix (moral et financier), comme malheureusement elle l'a appris pendant des années, récentes, mais de permettre la vie dans de meilleures conditions, donc d'accompagner le malade, de prévenir les maladies, d'aider à vivre, sans empêcher systématiquement de mourir, mais aussi sans forcer la mort si la personne ne le demande pas. Le respect d'une personne est le respect de ses choix de vie.

 

La demande d'aide à mourir ( je préfère éviter le mot « euthanasie », utilisé trop souvent hors de son sens premier : la bonne mort, avec ou sans aide, et avec des sens différents selon les gens) n'est en aucun cas une demande d'abandon, au contraire, c'est une demande d'accompagnement, de respect des volontés de celui ou celle qui la demande.

 

Le laisser-mourir est un abandon pour moi et pour beaucoup de médecins.

 

Car quelle institution pourrait accompagner jour et nuit un mourant ? C'est impossible, on ne peut pas payer un personnel suffisant pour cet office, les bénévoles sont en nombre insuffisant, et souvent, l'accompagnement par des étrangers ne convient pas au mourant qui voudrait des proches autour de lui, qui ne peuvent pas être là en permanence, ou rester seul.

Les choix personnels de ceux qui refusent une aide à mourir sont respectables, ceux des adhérents et sympathisants de l'admd qui la souhaitent, tout autant.

 

Dans notre pays, au statut de république laïque, nous souhaitons que les intégristes catholiques et d'autres religions, n'imposent pas au pays leurs lois, ce qui va à l'encontre de la séparation des pouvoirs églises-état, seule définition de la laïcité française.

Nous regrettons que cette séparation soit loin d'être respectée par le gouvernement.

 

Que ceux qui refusent toute aide à mourir, que ceux qui acceptent la souffrance l'écrivent dans leurs directives, ils seront respectés (voir les propositions de lois récentes).

 

Mais que ceux qui demandent de l'aide, puissent mourir dans leur lit plutôt qu'au bout d'une corde ou défenestrés, ou autres suicides violents, puissent être aidés.

 

La France bat le record européen des suicides de personnes en fin de vie... triste record...

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