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www.jacqueline.salenson.fr

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LOIS ET SANTÉ, FIN DE VIE, MORT: pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs directives anticipées avec leur personne de confiance nommée par écrit, y compris en cas de demande de mort volontaire pour souffrances incurables, avec AAVIVRE ... sa fin de vie.

l'Europe confirme la loi française contre l'obstination déraisonnable

La Cour européenne valide l'arrêt des soins pour Vincent Lambert. OUF, un peu de raison.

Celui ou celle qui devrait être mort/e depuis longtemps et dont la Science prolonge indéfiniment une vie végétative, sans plus aucun espoir de retour à une communication humaine possible et un mouvement en serait-ce que partiel et faible (permettant l'usage d'ordinateur pour communiquer), que ressent-il ? Probablement rien, mais nul ne le sait et ne le saura jamais.

On peut imaginer que s'il ressent quelque chose, ne pouvant communiquer avec personne, il doit en souffrir moralement. Souffre-t-il physiquement ? Comment le savoir ? Aucune idée.

Parmi ceux qui l'accompagnent, certains, médecins et proches, se bloquent dans le refus de toute mort et trouvent l'acharnement médical pour une vie artificielle normal, indéfiniment (cela peut durer des dizaines d'années), même lorsque tout espoir raisonnable de retour à un autre état est vain, sans se préoccuper de ce qu'elle coûte moralement et financièrement aux autres, à la société, égoïsme nombriliste dangereux, qu'il soit sous influence religieuse ou pas.

D'autres sont plus raisonnables : maintenir une vie artificielle, surtout sur un jeune, tant qu'on peut avoir l'espoir d'un changement d'état de santé est normal. Mais cet espoir disparu, pourquoi l'acharnement au maintien d'une vie artificielle ? Pourquoi cette déraison ?

Elle empêche le deuil de s'accomplir, elle crée des souffrances morales insupportables pour tous, ceux qui continuent d'espérer désespérément, malgré l'évidence contraire, ceux qui ont depuis longtemps admis la mort, mais ne peuvent pas pratiquer les rites d'enterrement ou crémation, et ne peuvent donc pas « faire leur deuil » ou « tourner la page », elle coûte une fortune à la collectivité, permettant l'usage de ces « corps humains » comme cobayes de la Science, sans se préoccuper de leur acceptation d'être objet de la recherche médicale, avant qu'ils ne meurent cérébralement (la définition actuelle de la mort est la mort cérébrale).

Cette folie de la Science qui voudrait que la mort n'existe plus est là depuis le commencement de la vie humaine sur terre, cela reste une folie. Contraire à tout ce que l'on sait du vivant : la vie est un cycle et nous y sommes tous soumis, naissance, croissance, procréation (facultative), décroissance et mort. Seul ce cycle permet l'évolution des espèces et le renouvellement des générations. La vie d'un être humain n'est qu'un maillon de cette chaîne qu'est la vie. Cette vie dure plus ou moins longtemps, selon les circonstances, de quelques minutes à une centaine d'années. Mais l'important est-il de vivre longtemps, ou de vivre bien : « la santé est un état de bien-être physique et moral », sentimental, lié au physique mais aussi au moral, à l'environnement social et familial.

Vivre n'est pas seulement un cœur qui bat, des poumons qui respirent. Vivre, c'est bouger, même peu, c'est communiquer avec les autres.

http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/04/vincent-lambert-dans-esprit-proches-assistent-euthanasie-suicide-assiste_n_7510280.html

Ceux qui accompagnent la mort, comment réagissent-ils ?

Bien sûr différemment les uns des autres, parce que nous sommes des individus tous différents, soumis plus ou moins aux traditions apprises, variables selon les personnes, parce que les liens affectifs sont plus ou moins forts.

Pour moi, je pense que la mort est tout simplement un phénomène naturel, « rien » comme le disent les stoïciens : « avant elle n'est pas, après nous ne sommes plus », qu'elle est nécessaire à la vie de l'espèce, je sais que la mort arrive à tout âge, et souvent à l'improviste, j' accepte la mort dès lors que la vie ne peut plus revenir en « bien-être » (relatif à chacun).

J'ai déjà accompagné la mort, involontaire et volontaire, de proches ou d'amis, et bien que quitter un être qu'on a appris à connaître et à aimer laisse toujours un voile de tristesse, j'ai trouvé que la mort choisie laisse derrière elle un soulagement, le respect de l'Autre accompli, la fin de sa souffrance, et aussi le partage, la transmission de certaines choses importantes pour celui ou celle qui est mort/e.

Pas de sentiment de difficultés particulières pour moi, mais je ne suis pas médecin et je n'ai pas pratiqué l'euthanasie en tant que geste médical pratiqué par un tiers à la demande de l'intéressé qui ne peut plus agir seul en vue de la mort volontaire.

Je n'ai fait que «accompagner jusqu'au bout » des mourants et leurs proches, qu'ils soient morts volontairement ou involontairement.

J'ai trouvé que l'acharnement de trop nombreux médecins à faire vivre des corps sans esprit et sans âme, à poursuivre des agonies des semaines entières, avec les convulsions agoniques, des escarres qui disent que le corps a commencé sa décomposition, sans la sédation nécessaire, est une atrocité, qui relève de la torture morale, du manque de respect de l'être humain, tant pour le malade qui subit trop souvent des soins inutiles, souvent coûteux tant en argent qu'en souffrances (chimios de dernière minute, acharnements de toutes sortes) que pour ses proches auxquels on ment, leur laissant de l'espoir là il n'y en a pas.

En France et en Europe, la médecine doit avoir pour but de soulager les souffrances, d'accompagner les malades et mourants, il arrive qu'elle guérisse, il arrive qu'elle facilite la vie avec une maladie chronique, mais elle reste impuissante devant la fin de la vie, la mort, quelle qu'en soit la cause, il est un moment où la médecine ne peut rien. Elle doit l'admettre.

LES LOIS refusent l'acharnement médical (soins déraisonnables) depuis très longtemps, les lois sont faites pour être appliquées, sinon, quelle serait leur utilité ?

La loi dit que le citoyen adulte est responsable de sa vie, le médecin étant un accompagnateur et non un dictateur qui oblige à des soins ou d'autres, justifiés ou non.

Le médecin doit expliquer ce qu'il pense appliquer au malade pour un mieux-être et le laisser prendre sa décision en toute connaissance de cause :

pourquoi, comment, rapport bénéfices/risques.

On sait que les médecins ont beaucoup de difficultés avec le dialogue, qu'ils n'ont pas appris dans leurs études, mais à eux d'apprendre. Il serait temps de compléter leur formation sur ce sujet. Le travail en équipe le favorise, puisque de nombreux médecins se déchargent sur leurs infirmières ou les psychologues de ce problème.

Vous voulez que le corps médical vous respecte en tant qu'être humain responsable ?

Il est absolument nécessaire que vous vous sachiez mortel/le, à tout moment, sans être prévenu en quoi que ce soit.

Dès 18 ans, âge de la majorité administrative, vous penserez aux autres, à vos proches, aux médecins, vous ÉCRIREZ VOS « DIRECTIVES ANTICIPÉES » où vous écrirez votre philosophie de vie et de mort pour vous-même, mort volontaire impensable ou au contraire idéale, où vous direz les soins, traitements, opérations que vous accepteriez ou non si étiez incapables de vous exprimer, devenu/e une momie comateuse ou un corps souffrant de façon intolérable, selon le rapport bénéfices/risques mesuré par la médecine.

Vous pourrez y mettre votre accord ou désaccord pour le don d'organes.

VOUS POURREZ NOMMER PRÉCISÉMENT LA PERSONNE DE CONFIANCE que vous aurez choisi pour vous représenter auprès du corps médical en cas de besoin : elle pourra aussi vous accompagner.

Vous écrirez votre testament.

Ainsi, médecins et proches ne seront pas ignorant de vos vœux, de vos idées, et vous leur demanderez de vous respecter dans vos décisions, même s'ils ont d'autres idées pour eux mêmes.

Ces documents est une PIÈCE ESSENTIELLE DE VOTRE DOSSIER MÉDICAL, vous devez le faire connaître (photocopies) autour de vous. N'ayez crainte, vous pouvez le modifier à tout moment, comme un testament. Vous avez le droit de changer d'avis.

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