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www.jacqueline.salenson.fr

QUESTIONS DE VIE ET DE MORT, DROIT AU SUICIDE ACCOMPAGNE LOIS DU SYSTEME DE SANTÉ QUANT A LA FIN DE LA VIE/ pour que les lois permettent enfin aux médecins de RESPECTER les volontés de tous les citoyens quant à leur vie, leur santé, leur mort, exprimées dans leurs DIRECTIVES ANTICIPEES avec leur PERSONNE DE CONFIANCE nommée par écrit, Y COMPRIS en cas de DEMANDE D'INTERRUPTION DE VIE VOLONTAIRE, en fin de vie, avec "le choix" et "Ultime Liberté"

Le Choix : avoir le droit de choisir sa façon de mourir : journées des 9 et 10 mars 2022, Segala (81 82 12) et national. Film et commentaires

le 9 mars, accueil de la coprésidente du Choix Nathalie Andrews à Toulouse, avec des adhérents de Toulouse. Puis transfert à Albi pour le lendemain.

Le 10 mars interview radio cordes 11h puis radio albigès à 14h.

Nathalie Andrews en tant que coprésidente et moi Jacqueline Salenson pour le Segala, Michel Bouyssière préférant rester dans le studio.

https://www.cfmradio.fr/cine-debat-sur-la-fin-de-vie-ce-soir-a-albi

16h : auprès de quelques adhérents venus nous rejoindre

vision d'un DVD : film décédée, décidée dans lequel on a suivi chaque jour en video les rencontres d'une femme au bout de sa vie, qui avait décidé du jour de sa mort, avec les membres de sa famille venus lui dire adieu.

19h : le film à l'Athanor : « tout s'est bien passé »...

eh bien non, pas si facilement que çà, là encore le mourant qui a décidé de sa mort est serein, c'est la famille qui ne le comprend pas ou refuse de le comprendre.

Là encore il informe sa famille au dernier moment... La décision du mourant liée à sa philosophie de vie a été ignorée auparavant de sa famille... on n'a pas suffisamment parlé de la mort en général et de la mort des anciens toute naturelle. On n'a pas parlé à ses proches de ses idées concernant sa propre fin de vie. Alors la surprise peut être dérangeante.

Dans le débat une question revient, habituelle chez nos opposants : avec une loi n'y aurait-il pas des dérives, sous entendu ne va-ton pas tuer les vieux, les malades, les handicapés … C'est le contraire.

Ces lois existent depuis une vingtaine d'années dans des pays proches de nous sans qu'il n'y ait inflation de demandes et encore moins de meurtres.

Les lois sont faites justement pour encadrer l'aide médicale à mourir et veiller à ce que ce soit bien la volonté du patient seule, réitérée, qui compte, ainsi que son état de santé incurable.

Actuellement avec les interdictions, il y a bien évidemment des euthanasies ou suicides assistés pratiqués clandestinement donc sans contrôles.

MES COMMENTAIRES

Ce qui me choque toujours dans nombre de films actuels du même genre c'est le ton larmoyant de ceux qui restent, leur opposition au choix de mourir.

Ils semblent ignorants que chaque vie se termine un jour, ils refusent la mort de l'autre qu'ils savent pourtant inévitable à court terme et ils refusent de comprendre les souffrances insupportables de ceux qui ont décidé de leur mort.

Il semble dans tous ces films que la volonté du mourant ou de la mourant ne suscite aucun doute réel mais que ce sont les proches qui ont un problème avec la mort qu'ils refusent sans qu'on sache bien pourquoi ? Pourquoi faudrait-il souffrir plus longtemps pour que nos proches acceptent notre mort ? Reste de catholicisme antique avec souffrance rédemptrice ???

Ce ne sont pas des films sur la demande d'euthanasie (même si elle en est le prétexte) mais des films sur le deuil difficile des proches !

Les proches ne veulent pas l'écouter, ils le – la cuisinent sur le fait qu'elle-il souffre vraiment, au sens de douleur physique, comme si seule une trop grande douleur était cause de sa décision d'anticiper une peu sa mort, dont tous savent qu'elle arrive à grands pas. Ils ne tiennent pas compte de sa souffrance morale, liée à sa dépendance extrême, à son incapacité à faire quoi que ce soit, pour il /elle égale perte de sa dignité, il / elle ne veut pas de ce reste de survie.

Cela me paraît très égoïste : refuser la mort prochaine de sa mère et grand mère très malade ou de son père et grand père, et même pour des personnes plus jeunes mais souffrant terriblement avant une mort certaine par la maladie, vouloir garder la personne pour eux mêmes alors que actuellement dans la plupart des familles, peu vivent ensemble entre plusieurs générations, beaucoup sont dispersées géographiquement et donc pas si proches que cela.

Un regret de ne pas avoir partager davantage auparavant ? Peut-être ? Mais il est trop tard. Les regrets sont inutiles et ce n'est pas en prolongeant la souffrance du mourant qu'on y parviendra... on peut juste y ajouter le remords de l'avoir fait souffrir plus longtemps ?

Est-ce nécessaire ?

Il est vrai que dans ce film (et d'autres) la mourante dit : cela fait 5 mois que j'ai décidé. Dans d'autres films la famille est informée de la décision au dernier moment.

Evidemment on ne peut pas programmer sa mort des années à l'avance, mais je suis persuadée que ceux qui veulent en décider ont cette PHILOSOPHIE DE VIE DEPUIS DE NOMBREUSES ANNÉES QUAND ILS PASSENT À L'ACTE. Ils ne changeront pas d'avis, c'est leur façon d'être.

LEURS PROCHES DOIVENT LE SAVOIR BIEN AVANT QUE L'HEURE DE LA MORT ARRIVE...

ÉCRIRE ET PARTAGER SES DIRECTIVES ANTICIPÉES EST INDISPENSABLE.

Bien sûr c'est l'approche de la mort avec un cortège de souffrances incurables et insupportables qui fait qu'on décide d'en finir avec la vie.

Tant qu'on trouve suffisamment de satisfactions dans notre vie, on lutte pour survivre, l'être humain est ainsi fait. Aucune envie de suicide quand on est en grande forme physique et morale, çà ne s'est jamais vu, sauf peut-être pour éviter au soldat recruté de force d'aller faire la guerre ?

On refuse la dépendance extrême, le gâtisme, le fait d'être grabataire... souffrances morales incurables par essence, on refuse les souffrances de l'agonie physiques et pire : morales que peu de médecins peuvent soulager réellement, même en institution de soins palliatifs :

Si on ne peut pas toujours soulager les douleurs physiques, sauf par sédation massive qui mène à la mort, mais qui peut durer trop longtemps, il est impossible de soulager la douleur morale de se voir réduit à un objet de soins entre les mains des soignants... malgré la meilleure attention qu'ils puissent avoir :

Quand on est « au bout du rouleau » de la vie, qu'on ne peut plus rien faire soi même, un certain nombre d'entre nous ne le supportent pas, PHILOSOPHIQUEMENT PARLANT,

malgré toute l'attention de la famille, des amis ou des soignants, attention parfois excessive qui donne plutôt envie de fuir trop de sollicitude : être objet de pitié n'a rien d'agréable.

Il est très important de parler naturellement de la mort : phénomène normal et de DIRE et ECRIRE NOS SOUHAITS POUR NOTRE FIN DE VIE, QUAND ON EST ENCORE VIVANT MAIS PROCHE DE LA MORT,

3 options principales :

  • s'acharner en espérant vivre une heure de plus... tant pis pour le souffrances inévitables...

  • laisser faire les choses, arrêter les traitements inutiles et attendre la mort, avec ou sans souffrances (sédations partielle ou totale possibles)

  • activer l'échéance et devancer la mort attendue par une mort volontaire accompagnée ou non d'une aide médicale à mourir si elle est possible (interdite ne France pour le moment).

Ce n'est pas seulement prévoir l'après (nous ne serons plus là) : notre héritage pour ceux qui ont des biens à léguer, ni notre enterrement ou crémation...

Nos lois françaises ne facilitent pas les choses loin de là, très restrictives par rapport à la mort choisie.

Tout y est fait pour interdire les suicides même ceux d'une fin de vie raisonnés.

On peut poursuivre quelqu'un pour NON ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER alors que cette personne demande la mort = délivrance de ses souffrances incurables ! Cette loi anti suicide devrait être modifiée. Le suicide fait partie des droits de l'Homme en République, droits sur son corps, sur sa vie.

L'influence de l'église romaine est encore là bien que peu de français pratiquent une religion, pas plus catholique que autre. Et malheureusement pour nous, le gouvernement quoique républicain écoute beaucoup trop les ordres de l'Eglise... ainsi que l'Ordre des médecins, très influencé aussi par l'Eglise romaine.

NOTRE SOCIÉTÉ A REJETÉ RÉCEMMENT LA MORT NATURELLE, QUE TOUS ACCEPTAIENT DEPUIS DES MILLÉNAIRES.

Pourtant la vie est un cycle : naissance croissance décroissance et mort. A l'apogée de la vie, elle se renouvelle avec de nouvelles naissances de nouvelles générations qui prendront le relais.

Le hasard fait que certains meurent très jeunes, d'autres très vieux, la mort frappe à tout âge : maladies, accidents, guerres, émeutes... et cela a toujours été la loi de la nature.

UNE MÉDECINE TECHNIQUE ET CHIMIQUE AVEC LES LABOS DE PHARMACIE, QUI RÉPARE NON PAS LES VIES MAIS DES ORGANES, EST DEVENUE TOUTE PUISSANTE depuis qu'elle a inventé des machines à survivre, qu'elle pratique des opérations audacieuses qui peuvent réussir, ce environ depuis les années 1980. Cette médecine voudrait nous faire croire qu'elle va rendre l'Homme immortel... évidemment c'est impossible et ce serait un drame épouvantable pour les générations suivantes...

Elle travaille à EMPÊCHER LES HUMAINS DE MOURIR NATURELLEMENT, par croyance sans doute mais aussi et d'abord, PAR INTÉRÊT FINANCIER :

  • les labos de pharmacie sont des entreprises plus que rentables,

  • l'or gris fait des ravages avec des ehpad cotés en Bourse malgré la maltraitance infligée aux vieux résidents...

  • et trop de médecins ont choisi ce métier en espérant devenir riches plus que par compassion envers les patients (ceux qui souffrent). Ils refusent de travailler où on a le plus besoin d'eux. Médecine générale trop libérale, quoique payée par tous via sécurité sociale et mutuelles.

Heureusement il reste encore des médecins humains, empathiques qui résistent... mais les études de médecine chez nous ne vont pas dans ce sens , mais dans celui de la technique, de protocoles adaptés à une moyenne statistique qui n'a pas de réalité humaine , voire dans la relation à distance via ordinateur ... plus rien d'humain...

IL FAUDRAIT REVENIR À UNE FORMATION DE BASE POLYVALENTE POUR TOUS LES FUTURS MÉDECINS qui intègre l'humain, l'empathie, les médecines ancestrales occidentales et autres, rien n'empêcherait ensuite d'apprendre des techniques actuelles.

Il faudrait des médecins qui sachent reconnaître un mourant, qui aient côtoyé des mourants, qui connaissent la mort et ce qui l'entoure. Et bien sûr il faudrait rapidement doubler le nombre des médecins de base, des kinés dont on est actuellement en pénurie absolue .

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