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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:56

QUE DIRE À UN MALADE, même au plus mal?

et À SES PROCHES qui s'inquiètent... de sa mort prochaine, de ses souffrances ?

 

D'abord accepter la vérité : oui, nous sommes tous mortels.

La science médicale ne sait pas grand chose... malgré ses dires, grands progrès de la chirurgie et des anesthésies, mais peu de progrès de la médecine et de la pharmacie depuis un siècle ... malgré des machines performantes et très chères...

Notre société revient lentement sur les médecins traditionnelles avec les herbes, les huiles essentielles, les magnétiseurs, l'hypnose et les médecines indiennes ou chinoises... Elle commence à considérer l'homéopathie, l'acupuncture, l'ostéopathie... qui soignent avec peu ou pas de médicaments un certain nombre d'affections. Il est vrai que cela ne réjouit pas l'industrie pharmaceutique...

Ces médecines considèrent d'abord l'être humain comme un tout, et ceux qui les pratiquent sont à l'écoute de celui ou celle qui fait appel à elles.

 

Le gros reproche récurrent fait aux médecins actuellement est : ils ne nous écoutent pas !

 

La médecine fait ce qu’elle peut, mais malheureusement trop souvent dans un esprit d’acharnement à faire vivre à tout prix, dans le sens d'une vie corporelle artificielle : le cœur qui bat, des poumons qui respirent, pas forcément au sens où on entend la vie humaine, tant psychique que physique: pouvoir communiquer avec les autres humains, bouger... , se déplacer...

Elle est devenue trop technicienne, soumise à l'Industrie capitaliste (pharmacie et machines) , et trop souvent inhumaine.

Elle espère ou fait semblant d'espérer toujours le miracle, sinon de Dieu, du moins d’une Science déifiée... Mais les miracles n'existent pas.

Il arrive que des personnes guérissent sans que notre science n'y comprenne rien, ce n'est pas pour autant un « miracle », juste la preuve que la médecine n'est pas une science exacte.

 

L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE N'EST PAS UN SERVICE PUBLIC MAIS UNE INDUSTRIE CAPITALISTE... et c'est elle qui forme majoritairement nos médecins, malheureusement !

 

LA MÉDECINE RESTE UN ART, certes soutenu par des techniques nouvelles, mais pas une science exacte... Beaucoup d'empirisme... de travail relationnel avec le malade... L'environnement du malade est essentiel... social et familial. On dit « l'espoir fait vivre », oui, mais... il est des cas désespérés et le mourant le sait au profond de sa chair, même s'il ne le dit pas, ce qui fait souffrir tout le monde : pas de dialogue !

 

LA QUESTION DE LA MORT, LA NÔTRE ET CELLE DE NOS PROCHES, N'EST PAS À ÉVITER, nous sommes tous mortels, à tout âge, à tout moment..., c'est la réalité. En parler ne fait pas mourir.

 

Dans notre société de consommation et de jeunisme, tout est fait pour nier la mort, la mettre à l’écart de la vie... comme les maladies graves... ou handicaps graves... et même la vieillesse parfois « indigne »... Une large majorité de personnes préfère ne pas les voir...

 

La mort est mise à l'écart à l'hôpital, extériorisée de l'environnement familial et social... alors que la plupart des gens voudraient mourir chez eux... et que l'hôpital est fait pour guérir, pas pour mourir.

Les médecins ont un devoir de vérité (médicale) envers leur malade... qu'ils respectent rarement :

pas formés pour çà, manque d'écoute, manque d'empathie... trop de technicités.

Certes, ils ne savent pas tout mais ils savent quand leurs compétences deviennent impuissantes ...à « sauver » la vie, pour une vie gardant une certaine qualité nécessaire au bien-être du malade.

La vie bascule en une seconde, avec la maladie, l'accident et la mort... oui, mais...

Si on n'a jamais pensé auparavant qu’on était mortel, comme tout le monde... et soumis peut-être à certaines maladies, comme tout le monde... , que la mort touche à tout âge, on tombe de haut... mais est-ce bien raisonnable ?

 

La mort : on devrait s'y attendre, à tout moment... c'est la vie ! Nous sommes tous des mourants en puissance. Préparer sa mort est indispensable pour soi, pour nos médecins, pour nos proches.

 

L'institutionnalisation des soins palliatifs, qui ne sont que la base même de toute médecine (accompagner, soulager les souffrances) en médecine spécialiste, en hôpital... est une erreur grave...

 

La mort ne doit pas être une spécialité médicale... la mort, c'est la vie même ! Tous les médecins devraient être capables de l'accompagner, à domicile. Elle est plus souvent liée à une multitude de facteurs qu'à un seul.

 

Seules façons actuelles actuelle d'aborder la mort : LA PUBLICITÉ

qui nous somme de payer des ASSURANCES (privées en général) pour dépendance aggravée (pour qu'on nous maintienne en vie à l'état de « légume », dans des EHPAD privés, à prix d'or?), des assurances pour payer des frais d'obsèques, souvent exorbitants, pour faire des pré-diagnostics de toutes les maladies, comme si tous étaient susceptibles de les déclarer toutes... pour se faire vacciner, même si certains vaccins sont inutiles pour toute la population, voire dangereux...

Ne pas oublier que la crédulité rapporte beaucoup d'argent aux entreprises qui en vivent, que « L'OR GRIS » est devenu une richesse nationale...

 

LIBÉRER LA PAROLE SUR LA MORT, de ses conséquences possibles ou probables, de ce qui la précède souvent: maladies ou accident, agonies, ... C'EST REGARDER LA MORT EN FACE, DONC LA PRÉVOIR DU MIEUX POSSIBLE, pour soi et pour ses proches, faciliter les deuils...

 

La majorité de la population ignore ses droits dans le système de santé et ne les utilise pas... Nul n'apprend à l'école les droits et devoirs du citoyen: droits pour l'adulte responsable, la vie « ordinaire », le couple, les enfants, les biens, la santé, la mort... dommage...

 

Trop de gens ne savent pas ce qu'ils veulent pour leur fin de vie car ils préfèrent ne pas y penser... et les médecins ne les y aident pas, pas formés à penser la mort comme un événement naturel de la vie.

 

NOTRE RÔLE PREMIER EST D’ÉDUQUER les français (médecins d'abord, soignants et particuliers usagers du système de santé un jour ou l'autre... ) par rapport à leur réflexion sur la mort et les fins de vie en général, mais surtout sur leur mort et celle de leurs proches (qu'ils se doivent humainement de respecter), sur leurs droits et non-droits dans le système de santé actuel (modifiable).

 

Ensuite, ils pourront ÉCRIRE LEURS DIRECTIVES ANTICIPÉES, NOMMER LEUR PERSONNE DE CONFIANCE, en toute liberté et en toute conscience, selon leur philosophie de vie.

Demander le respect de volontés qui ne sont pas réellement réfléchies avant d'être exprimées n’a guère de sens...

 

IL FAUT QUE LA LOI CHANGE et demande à la MÉDECINE PUBLIQUE: LE RESPECT ABSOLU DES DIRECTIVES DU « MOURANT », directes ou anticipées, dès lors que le mauvais état de santé (et pas des « maladies » au sens médical du terme) irréversible et incurable provoquent des souffrances que seule la mort peut soulager. DONC y compris toute demande de mort volontaire assistée, directe ou écrite préalablement dans les directives les plus récentes, très rare.

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Published by jacqueline.salenson
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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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