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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 10:57

http://www.rtl.be/info/belgique/societe/faut-il-permettre-l-euthanasie-aux-personnes-agees-qui-ne-veulent-pas-aller-plus-loin-un-depute-lance-le-debat-944322.aspx

 

Oui, évidemment !

 

C’est une bonne initiative de la part de ce député :

enfin considérer que chacun a le droit de décider de sa vie et de demander et d’obtenir de l’aide : accompagnement surtout pour accomplir ce qu’il souhaite, y compris si c’est la mort-délivrance.

 

Pourquoi ?

Parce que nous sommes les seuls à pouvoir décider de notre vie, si elle nous satisfait malgré des inconvénients, ou si « on n’en peut plus » de conditions de vie trop difficiles pour des motifs divers mais qu’on ne peut pas modifier.

 

Le cas de personnes âgées souffrant de mille maux divers, apparemment pas trop graves chacun pris séparément, mais qui leur donne une seule envie : mourir, est parfaitement respectable.

 

Faut-il les laisser se suicider dans des conditions difficiles, violentes, seules ?

Ou humainement, les accompagner dans leur dernier voyage , en leur fournissant l’aide demandée pour une mort douce ?

 

De quel droit empêcherait-on une personne de mourir selon son vœu, à la fin de sa vie ?

Fin déterminée par l’âge et l’état de santé.

 

Car au lieu de « maladies » très distinctes définies par une science médicale qui se croit supérieure aux autres, ne faudrait-il pas considérer l’état de santé des personnes, qui leur rendent la vie intenable ou au contraire supportable sinon agréable ?

 

La France a de gros progrès à faire dans LE RESPECT DES PERSONNES quant à leur vie, leur santé, leur mort.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 08:53

 

 

  • 101 ans

  • veuve à 95 ans, elle s'était occupée pendant 18 mois de son mari qui avait « perdu la tête » (sans doute petits AVC successifs), épuisant, sans aide qu'elle refusait : ils ont toujours vécu les yeux dans les yeux, l'un pour l'autre.

  • indépendante jusqu'à 98 ans.

  • 3 ans de vie rétrécie en EHPAD, suite à la réanimation déraisonnable du chirurgien

  • mort naturelle dans son lit, après 6 semaines d'agonie, sans grande souffrance autre que morale.

 

1er temps :

 

Après choc opératoire suite à l'opération de 2 fractures (chute sur le carrelage)  :

en haut du bras et hanche, pose d'une prothèse, 8h d'anesthésie à 98 ans !

Elle ne voulait qu'une chose : mourir dans son sommeil. Mais pas se suicider…

 

Elle le disait, elle arrachait les tuyaux qui la branchaient à des machines pour sa survie, mais

pas de directives écrites de sa main, signées de sa main.

 

Elle ne voulait pas des nombreuses transfusions de sang qu'on lui a infligées, mais

 

je n'ai pas pu empêcher le médecin de s'acharner : IL AVAIT DÉCIDÉ

 

que cette vieille dame ne savait pas ce qu'elle disait et faisait, ce qui était faux.

Il lui avait d'ailleurs envoyé un gériatre qui lui avait posé des questions que ma mère a trouvé stupides à juste titre et auxquelles donc elle refusait de répondre.

En 10 minutes à peine, il avait décidé que ma mère avait perdu ses facultés cognitives, ce qui était faux :

j'étais présente lors de ce questionnaire (aberrant!) , je passais alors mes journées avec ma mère à l'hôpital, mais

en réponse à ma plainte déposée à la commission des usagers,

ce monsieur ne m'avait pas vu !!! incroyable !!!

évidemment pas de discussion avec moi, personne de confiance !!!

 

CONSÉQUENCE :

  • 1 mois de séjour en hôpital sans aucun soin de rééducation pour marcher, se lever, s'assoir : pas de kiné disponible.

     

  • Résultat : escarre terrible au pied à la sortie de l'hôpital.

 

Ma plainte n'a pas été suivie d'effet :

normal puisque seul l'intéressé a le droit de se plaindre et que ma mère, très timide et affaiblie, n'en avait pas les moyens.

 

Puis 1 mois de séjour en hôpital/EHPAD pour rééducation :

mais là aussi, manque de kinés : au lieu de 3 séances par semaine, elle a eu 3 semaines dans le mois !

 

Retour chez elle, avec moi, sa fille, en permanence :

enfin j'ai trouvé un kiné 3 fois par semaine qui lui a réappris à se lever, à s'assoir, à se servir d'un déambulateur pour qu'elle ne reste pas grabataire.

 

Ma mère a refusé toutes les aides proposées pour rester vivre chez elle, sa mémoire avait flanché et elle ne pouvait pas gérer du personnel.

Moi, j'aurais pu rester vivre avec elle et gérer si elle avait accepté de l'aide pour me relayer.

Mais 24h/24 avec ma mère qui me collait, je serai devenue folle !

Elle a mis dehors toutes celles qui se sont présentées : il faut dire que, chez nous, jamais un étranger n'avait franchi la porte ! Elle avait déjà beaucoup de mal à supporter sa femme de ménage 1h par semaine, elle préférait l'envoyer entretenir le jardin (encore 1h par semaine) bien insuffisant pour 3000m2 de terrain et uen grande maison sur 3 niveaux. Alors que cette dame entretenait le jardin chez eux depuis 20 ans environ !

Au bout d'un mois, elle a proposé elle même d'aller à l'EHPAD de sa ville, qu'elle n'aurait quitté pour rien au monde.

Une chance une place s'est libérée et elle a pu y entrer, non sans larmes le premier jour, elle se résignait seulement, faute d'avoir eu la chance de mourir, son seul souhait depuis la mort de son mari, 4 ans avant : 75 ans de vie commune, et comme à cette époque, elle n'avait jamais vécu seule, passée de la responsabilité des parents aux tuteurs puis au mari.

Elle a dû commencer une vie de célibataire à 95 ans, difficile de s'adapter ! Mais habituée à tout gérer dans la maison, elle survivait, opposée à toute idée de mort volontaire (peur de l'enfer).

 

 

2ème temps :

 

A son arrivée à l'EHPAD, à la demande de l'EHPAD (merci ! sinon ma mère ne voulait pas les écrire, elle pensait que sa parole suffisait… une autre époque!),

elle a enfin accepté d'écrire ses directives, de me nommer officiellement personne de confiance, d'après le modèle de directives anticipées des soins palliatifs de Guéret.

 

Sans ces directives et l’accord de mon frère, je n’aurais jamais obtenu qu’elle meure de vieillesse dans son lit, à l’EHPAD, sans aucun tuyau branché à des « machines à vivre », qu'elle avait refusé en bloc, comme elle le souhaitait, son seul projet de vie étant de rejoindre son mari au cimetière.

 

Un mois avant sa mort : le médecin voulait la  brancher à une hydratation artificielle, sous le prétexte qu'elle refusait de boire et qu'elle se déshydratait :

FAUX après vérification :

elle refusait seulement de boire l'eau tiède qui trainait toute la journée sur sa table et qu'elle ne pouvait pas attraper, trop loin de son lit,

mais elle était ravie de boire jus de fruit, thé, café, tisanes à son goût, boissons servies pour qu'elle boive elle-même : il fallait lui mettre le verre dans les mains…. Elle disait : c'est bon, çà fait du bien !

 

Trop long sans doute… pour des soignants submergés de travail  (1 pour 15 personnes âgées dépendantes!) qui auraient dû passer toutes les deux heures dans sa chambre pour la faire boire, et qui n'avaient pas le temps !

J'ai du aller passer mes journées entières avec elle pour les remplacer (et pourtant ma mère payait pour être entourée...)

Elle refusait de manger depuis qu'elle était alitée pour diarrhée récidivante et infectieuse, elle savait qu'elle allait mourir et en était très heureuse : son vœu le plus cher, rejoindre son mari, enfin exaucé !

Elle nous avait dit :

« quand je mourrai, vous pourrez dire : elle est enfin heureuse ! »

 

Le médecin voulait la mettre à l’hôpital pour qu’elle ne meure pas à l’EHPAD, qui n’aime pas çà, contrairement à ses directives : mourir dans son lit.

J'ai exigé qu'on suive ses directives, et je l'ai obtenu.


 

Le médecin a nié deux fois l’évidence :

Du moment qu’elle ne crie pas de douleur, elle est supposée ne pas « avoir mal » :

Sans avoir mal à hurler en permanence, ma mère souffrait du ventre (diarrhée), et surtout moralement de se voir mourir à petit feu, sans qu'on l'aide.

 

Le médecin qui l’a suivie alors (remplaçante de son médecin habituel, tout aussi incapable !)

a osé m’affirmer une semaine avant sa mort qu’elle n’était pas en fin de vie 

101 ans, 3 ans de déclin avec la mémoire qui flanche (revenue comme souvent à la veille de sa mort) , 6 semaines grabataire, sans manger.

Elle était bien la seule à ne pas s'apercevoir que ma mère allait mourir sous peu !

Tout l'EHPAD le savait !

Sans doute était-ce la première fois qu'elle suivait une agonie ?

 

Donc pas de sédation qui l'aurait fait mourir un peu plus vite dans son sommeil,

pourtant ma mère ne demandait que çà !

 

Mais cette option ne faisait pas partie du modèle de directives des soins palliatifs, et la loi ne permettait pas clairement au mourant à la demander. Cela n'avait donc pas été écrit.

 

Alors qu’à l’EHPAD, tout le monde a approuvé ma démarche de tout préparer pour sa mort que tous attendaient, étant donné que je devais partir à Bâle à ce moment là, et que mon frère était en Autriche en même temps, sa dernière semaine de vie, …

Il fallait bien le faire : prévoir les habits pour habiller la morte, prévoir le lieu d’exposition du corps, le cercueil et l’enterrement (avec bénédiction à l’église, organisée par mon frère dont la femme est très catho) avec les pompes funèbres, ma mère n’avait rien prévu, et j’étais la plus proche et la plus disponible, mon frère était reparti.

 

Elle est morte la veille de notre retour en France, l'EHPAD a pu avec les pompes funèbres faire le nécessaire avant notre arrivée le lendemain pour l'enterrement.

 

OUF ! Enfin délivrée d'un sort qu'elle ne voulait pas subir :

cette vie rétrécie en EHPAD pendant 3 ans avant de mourir, enfin !

 

Mais elle a pu, grâce aux directives écrites, dans les derniers temps être respectée dans ses vœux de mourir dans son lit, pas à l'hôpital, sans être comme mon père branchée de force à des tas de machines à vivre.

 

Un peu long, 6 semaines d'agonie, certes, pas de sédation, dommage,

mais ce n'était pas dans la loi, ni dans ses directives écrites.

 

Donc pas de regrets, elle a été respectée à l'EHPAD :

Ma mère est morte comme elle a voulu, un peu lentement, mais…

elle refusait toute idée de mort volontaire qu'elle aurait eu les moyens de réaliser chez elle.

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:27

http://www.aavivre.fr/blog/la-mort-et-le-cadavre

 

https://blogs.mediapart.fr/alexy-fortin/blog/300717/le-jour-des-morts-mest-arrive/

 

Sa bouche était grande ouverte, tendue vers un au-delà absolument irrespirable. Cette image était insupportable.

dans cette fin de monde, dans ce cri impuissant, dans cette dernière et définitive défaite.

La cavité respiratoire et nourricière, restait désespérément ouverte et hurlante.

Comment déjouer la rigidité cadavérique? Peut on forcer jusqu'à briser les os? Ou bien au bout d'un moment les muscles et tendons se ramollissent-ils? Je ne le sais toujours pas.

 

Choquée mais pas étonnée par cette lecture :

la plupart des français n'ont jamais vu un mort…

On laisse les gens mourir à l'hôpital, on ne les accompagne plus, ce sont des « professionnels » qui s'en occupent… pourquoi ? Ce n'était pas ainsi il y a seulement 50 ans.

Pourtant, la mort fait partie de la vie.

 

Cette dame, qui souffre de la mort de sa mère, interprète la bouche ouverte de la morte comme une expression qu'elle juge insupportable (pour elle).

Est-ce le premier mort qu'elle voit ? Probablement...

 

Ce phénomène est naturel, c'est le cas de tous les morts ou presque :

On leur ferme les yeux qui restent le plus souvent ouverts, on leur ferme la bouche, ouverte car ils ont respiré par la bouche les derniers moments, respiration moins pénible que par le nez.

Ce n'est pas un cri, ce n'est pas une défaite, … c'est seulement la fin de la vie, normale pour une dame d'un certain âge.

 

Voir mourir ses parents est le lot naturel de tous, lorsqu'on est adulte, rien de plus normal, selon l'attachement affectif que l'on a avec eux, cela vous rend plus ou moins triste, mais la vie continue. Voir mourir des enfants est plus difficile, ce n'est pas l'ordre des générations, bien que la vie continue aussi.

La vie est un cycle de générations qui se suivent et permettent le renouvellement de l'espère humaine (et autres êtres vivants).

 

Rien d'étonnant pour moi qui ait vu de nombreux morts et préparé mon oncle décédé (89 ans) pour son cercueil : J'adorais mon oncle. J'avais 40 ans.

Avec mon père, son jeune frère (il avait 15 ans de moins), nous n'avons pas imaginer un seul instant qu'un étranger puisse le voir ainsi et s'occuper de son corps à notre place :

Nous l'avons allongé, ce n'était pas une mince affaire, le corps était raidi et il était mort assis sur son lit en enfilant son pyjama, donc moitié nu. Nous lui avons fermé les yeux et la bouche (les professionnels utilisent un foulard, une courroie, une mentonnière pour tenir la machoire fermée). Pas d'internet à cette époque, et nous l'avons habillé convenablement avant que les pompes funèbres n'arrivent.

Nous n'avons pensé à rien d'autre. C'était un dernier hommage, un dernier acte d'amour.

 

 

 


 

 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 07:43

Nous vous conseillons d'écrire vous aussi votre lettre si vous voulez que les choses changent dans le domaine de la santé.

LETTRE OUVERTE

au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de la Santé

par Jacqueline Salenson, administratrice de AAVIVRE … sa fin de vie.

AAVIVRE… sa fin de vie / www.aavivre.fr

POUR QUE LA FIN DE LA VIE NE SOIT PLUS JAMAIS UN CAUCHEMAR...

Nous sommes des citoyennes et citoyens révoltés par la souffrance et l'indifférence qui règnent dans nos hôpitaux en général, révoltés par toutes ces morts atroces que nous avons connues, vies prolongées dans des souffrances intolérables pour l'intéressé, jamais écouté, jamais entendu, sans que le système ne se préoccupe d'une qualité de vie épouvantable imposée.

Nous sommes révoltés par le nombre de personnes qui nous appellent au secours, souhaitant une mort volontaire, mais douce, pour leur fin de vie , ne sachant pas où s'adresser pour être écoutés, voire aidés.

Faut-il s'expatrier pour bénéficier d'une mort choisie douce et apaisée, accompagnée ?

Nous militons pour obtenir

 LE DROIT DE VIVRE SELON NOTRE CHOIX JUSQU'AU DERNIER SOUFFLE DE NOTRE VIE,

AVEC ET DANS LE SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ

NOUS VOULONS LE RESPECT DES VALEURS FONDAMENTALES DE NOTRE RÉPUBLIQUE :

LIBERTÉ, ÉGALITÉ (de droits), FRATERNITÉ (solidarité) et LAÏCITÉ

 

TOUT ÊTRE HUMAIN A DROIT AU RESPECT DE L'AUTRE, tout humain doit être solidaire des autres, qu'il soit malade, handicapé, jeune ou vieux, homme ou femme, français ou étranger, médecin ou pas, soignant de métier ou non.

  • Droit de décider de sa santé, de sa vie jusqu'à sa mort :

Décider d'accepter ou de refuser les soins/traitements/opérations que la médecine publique allopathique (seule remboursée par une sécurité sociale voire des mutuelles de santé privées qui s'enrichissent de nos dons obligatoires) peut nous proposer, en nous expliquant bien le rapport bénéfices/risques, sans mentir. Lorsque ce rapport penche trop en faveur des risques, la sécurité sociale pourrait refuser le remboursement de ces soins, payés par la collectivité.

  • Droit de vouloir souffrir ou ne pas souffrir tout au long de la vie, jusqu'à la fin 

  • Droit de refuser une prolongation médicale de vie pour une vie qui a perdu tout son attrait, ses qualités indispensables pour l'intéressé.

  • Droit de vouloir terminer sa vie dans un coma plus ou moins prolongé (sédation profonde jusqu'à la mort) pour ne pas souffrir ni moralement ni physiquement, ou de le refuser.

  • Droit d'être aidé pour une mort volontaire choisie, dès lors que l'intéressé l'a décidé, selon sa propre éthique, en raison d'un état de santé qui se dégrade sans espoir de retour (incurabilité) : pas d'opposition morale au suicide : le suicide est une liberté fondamentale, donc aider quelqu'un à mourir lorsqu'il le réclame, comme délivrance de ses maux incurables, est tout simplement de la solidarité humaine.

La loi est là pour prévoir un cadre et des contrôles.

  • Droit de vouloir que la Médecine prolonge sa survie sans aucun espoir raisonnable de retour, au-delà d'une vie réelle de mouvement et de communication : en contre-partie (çà coûte très cher, pour « rien »), le « patient » devra s'engager à servir de cobaye pour la Science, sinon : pas de remboursement sécurité sociale.

 

NOUS PENSONS QUE

  •  Les libertés individuelles (naissance, mariage ou compagnonnage, sexe, santé, mort), contribuent au bien-être individuel et collectif.

  • NOTRE SANTÉ vient d'abord de notre façon de vivre (environnement social et affectif, alimentation, etc...) et de notre héritage génétique, la médecine n'intervient que pour une petite part (10% environ).

  • La médecine allopathique occidentale n'est pas plus miraculeuse que les autres, les médicaments ont des effets secondaires parfois plus néfastes que le mal qu'ils voulaient soigner, il faut s'en servir avec parcimonie, les vieilles méthodes ancestrales européennes, indiennes ou asiatiques permettent de guérir tous les « petits » maux habituels soi-même, avec quelques connaissances de base.

  • Si la vie a été prolongée d'une vingtaine d'années depuis une trentaine d'années, cette vie prolongée l'est le plus souvent avec des maladies chroniques permanentes qui détruisent petit à petit le goût de vivre, et n'empêchent pas la mort.

Pour une qualité de vie suffisante, pourquoi pas ? À quel prix (moral, et financier : payé par la collectivité) ?

Lorsqu'il s'agit seulement de quantité de vie sans la qualité requise par l'intéressé … quelle éthique peut permettre cela ?  

QUE DEMANDONS-NOUS AUX SOIGNANTS, MÉDECINS ET AUTRES ?

 Nous voulons :

  • Que nos médecins et autres soignants aient une formation humaine (empathie, écoute, connaissance de la souffrance et de la mort) avant d'être technique.

  • QUE LES MEDECINS SOIENT À L'ÉCOUTE ET AU SERVICE DE LEURS CLIENTS,

  • Qu'il soit clair pour tous que, médecine dite privée ou non, sauf les médecins qui sont totalement déconventionnés (rare), le médecin et les soignants sont payés par leurs clients, qui cotisent obligatoirement à la sécurité sociale et à leurs « mutuelles » (dont beaucoup ne méritent pas ce nom, n'étant que des assurances privées à but lucratif), et donc que LES « PATIENTS-CLIENTS » ONT LEUR MOT À DIRE : IL S'AGIT DE LEUR VIE, DE LEUR SANTÉ.

  • Que les médecins cessent d'être enseignés et intéressés financièrement par l'industrie pharmaceutique, qu'ils apprennent toutes les médecines existantes, l'allopathie mais aussi les médecines ancestrales venant d'Occident ou d'ailleurs (indiens, asiatiques).

  • QUE L'ORGANISATION DU SYSTÈME DE SANTÉ FASSE QUE LA FRANCE CESSE D'AVOIR DES DÉSERTS MÉDICAUX:

Il est urgent de former davantage de médecins, d'infirmiers, de kinésithérapeutes, etc... et en attendant, de favoriser l'introduction de médecins et soignants étrangers mais qui parlent le français !

Il faut établir un nombre de médecins relatif au nombre d'habitants d'un secteur, comme pour les pharmaciens, infirmiers, etc. et obliger les médecins à aller travailler où on a besoin d'eux comme on le fait dans bien d'autres métiers, sauf à ne pas être conventionnés. 

QUE DEMANDONS-NOUS AUX JURISTES ?

  •  DE FAIRE DES LOIS D'ÉGALITÉ qui donnent les mêmes droits et devoirs à tous, qui n'obligent pas à quitter la France pour mourir selon son choix, ce qui favorise évidemment les plus riches, ceux qui ont les moyens financiers de le faire ?

  • DE FAIRE DES LOIS DE SANTÉ OÙ LES MÉDECINS ALLOPATHES CESSENT D'ÊTRE LES SEULS DÉCIDEURS DE LA SANTÉ DES AUTRES.

POURQUOI CETTE DERNIÈRE LOI 2016 DITE LEONETTI/CLAYES EST-ELLE DISCRIMINATOIRE ENTRE CITOYENS ? Son titre seul le montre : « droits des patients et de la fin de vie ».

  • Pourquoi sépare-t-elle les droits des « patients » - usagers du système de santé - des autres citoyens ? 

  • Pourquoi cette loi sépare-t-elle les patients « quelconques » de ceux qui sont « en fin de vie » ?

  • Comment définit-on la fin de la vie ? Nul ne le sait. La fin de la vie commence bien avant l'agonie proprement dite. Seul celui ou celle qui va mourir peut le ressentir.

  • En fin de vie, cesserions-nous d'être des citoyens comme les autres ? Pourquoi nos droits seraient-ils diminués, voire supprimés ?

QUE DEMANDONS-NOUS AUX CITOYENS ?

De ne pas se croire immortels, de connaître les lois, leurs droits en santé et de les utiliser. Nous travaillons à leur apprendre ce qu'ils ne savent pas encore. Nous travaillons à leur parler de la mort, inévitable, qui pourrait être belle si elle était préparée, malgré les maladies et les handicaps, qui ne devrait laisser ni regrets ni remords, mais seulement de beaux souvenirs.

NOUS ENCOURAGEONS TOUS LES FRANÇAIS MAJEURS À PRÉPARER LEUR MORT, LEUR FIN DE VIE,

en écrivant leurs « DIRECTIVES ANTICIPÉES » personnalisées, « testament de vie » 

avec nomination de LEUR PERSONNE DE CONFIANCE.

NOUS DEMANDONS AUX MÉDECINS DE NOUS Y AIDER, avec le CNSPFV, centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.  

SÉCURITÉ SOCIALE ET ASSURANCES COMPLÉMENTAIRES SANTE

 Nous militons pour que la sécurité sociale, dont les finances sont alimentées obligatoirement par tous les citoyens -sorte d'impôt à usage précis- exerce un meilleur contrôle contre les abus de notre médecine et pharmacopée.  

Nous demandons que le titre de « mutuelle » soit exclusivement réservé aux assurances mutualistes, à but non lucratif, et interdit aux autres assurances santé privées, à but lucratif.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 07:33

Les questions réponses de l'admd pour une nouvelle loi :

encore un matraquage de dogmes erronés

il est affirmé des choses évidemment fausses, en utilisant une syntaxe défectueuse,

comme si tous les députés étaient des clones…

 

Le président de l'admd accuse tous les députés d'incompétence et de mensonges, c'est grave !

Que veut dire « LE député » ? RIEN .

Autant de députés que d'idées diverses. Seule la majorité décide.

 

Tous ces relevés de « peurs » ? ont été faits par les journalistes qui relatent les prises de position d'associations pro-vie, dont font partie quelques rares députés.

 

Je reprends un à un la liste de l'admd… une suite de dogmes tout prêts…

de cette secte qu'est devenue l'admd, à mon avis.

 

L'admd dit : « le député affirme » : …. lequel ? Lesquels ??? nul ne le sait…

 

  • qu'il faut l'unanimité pour voter une loi » : C'EST ÉVIDEMMENT FAUX, aucun député ne peut dire cela,

les lois sont toutes votées à 50 % + 1 voix, c'est la règle démocratique.

 

  • qu'on ne peut pas légiférer pour un petit nombre de personnes : IL NE S'AGIT PAS DE CELA,

il s'agit de légiférer pour tous : RESPECT de tous les patients et de leurs volontés, sans exceptions.

 

  • que la loi Leonetti-Clayes 2016 est suffisante : NON, CERTAINS LE DISENT, PAS TOUS, ÉVIDEMMENT, mais il y a déjà eu tellement de difficultés à faire voter la dernière loi après 5 ans de rapports et de discussions, qu'ils ne sont pas prêts à recommencer rapidement. On ne change pas de lois tous les ans.

Il faudrait déjà que celle-ci soit appliquée,

donc que les français se mettent à écrire leurs directives anticipées avec personne de confiance et donnent ces papiers à leurs médecins.

Car quel médecin peut suivre des directives qu'il ignore, ou qui sont confuses ?

 

  • qu'il faut attendre l'évaluation de la nouvelle loi avant de la changer : ENCORE FAUX, JE N'AI JAMAIS ENTENDU CELA.

ce n'est pas une question d'évaluation mais d'application  et de travail légiste :

on ne refait pas la loi tous les ans.

 

  • que les directives sont devenues opposables (légalement) : COMMENT POURRAIT-ON AFFIRMER CE MENSONGE ?

La réponse de l'admd est aussi fausse :

Une personne mourante, sans autre médicament que ceux de la sédation, non hydratée, meure en quelques jours, pas plus. Non alimentée, çà peut durer des mois.

 

  • que les gens ont peur de l'euthanasie : là encore,

    L'ADMD MÉPRISE NOS DÉPUTÉS ÉLUS ET LEURS ÉLECTEURS EN LEUR PRÊTANT À TOUS LES MÊMES IDÉES :

Il est évident que beaucoup ont peur de l'euthanasie (suicide assisté) parce que tout simplement, ils refusent toute idée de suicide, pas encore admis par beaucoup de personnes.

Beaucoup de personnes pensent qu'elles n'ont pas le droit de décider de leur vie, remettant leur vie entre les mains de leur médecin, de leurs enfants, etc...

Un de mes amis vient de se suicider : réflexe de son amie d'enfance : il n'avait pas le droit de faire çà ! Oui, bien sûr, il en avait le droit.

La République a donné le droit au suicide, elle a supprimé l'assimilation du suicide à un crime, ce qui était le cas du temps de la monarchie catholique.

La République devrait donc permettre de donner l'aide demandée par certains (rares) pour mourir lorsqu'ils pensent que leur vie devient insupportable et qu'il n'y a aucun espoir d'amélioration. C'est une question de respect de l'Autre.

 

  • qu'une loi autorisant dans certains cas, avec contrôles, une aide à mourir pour ceux qui la demandent favoriserait des dérives…

JE N'AI JAMAIS ENTENDU CELA DE LA PART DES DÉPUTÉS EN GÉNÉRAL, sauf dans les associations aux idées catholiques extrémistes, reniées même par le Pape… dont font partie quelques députés, peu nombreux.

NON, ÉVIDEMMENT, AU CONTRAIRE, LA LOI EST FAITE POUR ÉVITER LES DÉRIVES D'ACTES CACHÉS.

 

  • que la Suisse pratique le suicide assisté sur des personnes bien portantes :

    même remarque que précédemment,

CES CRITIQUES VIENNENT D'ASSOCIATIONS EXTRÉMISTES CATHOLIQUES ET PAS DES DÉPUTÉS EN GÉNÉRAL !

EVIDEMMENT NON, IL Y A 2 ERREURS :

l'une est de penser que quelqu'un en pleine forme voudrait mourir, ce qui est stupide, l'autre est de penser que la Suisse ne contrôle pas ces actes alors que dès qu'un suicide aidé a eu lieu, la police vient immédiatement contrôler si tout s'est passé selon les règles obligatoires.

     

    • que la Suisse fait un commerce de la mort :

    encore la même remarque,

    SI DES JOURNALISTES RELAIENT CES CRITIQUES VENANT DE MOUVEMENT PRO-VIE, PEU DE DÉPUTÉS EN FONT PARTIE.

    FAUX ÉVIDEMMENT puisque les associations aidantes sont toutes à statut non lucratif et vérifiées sans cesse.

     

    • que lorsqu'une personne en fin de vie est prise en charge par des SOINS PALLIATIFS de qualité, elle ne demande plus à mourir, même si elle le demandait avant :

    MÊME REMARQUE QUE PRÉCÉDEMMENT,

    CES CRITIQUES VIENNENT D'ASSOCIATIONS EXTRÉMISTES CATHOLIQUES ET PAS DES DÉPUTÉS EN GÉNÉRAL !

    C'EST FAUX EN GÉNÉRAL, même si cela peut arriver, et tous les personnels de soins palliatifs vous le diront :

    Certains acceptent d'être pris en charge et attendent la mort sereinement, entourés de soignants dévoués, les proches ayant souvent abandonné,

    d'autres non, dont particulièrement ceux qui ne supportent pas qu'on les « prenne en charge », préférant se prendre en charge eux-mêmes.

    Beaucoup se résignent, prisonniers d'un système qui ne les écoute pas.

    MAIS S'ILS AVAIENT RÉDIGÉ LEURS DIRECTIVES ANTICIPÉES PERSONNALISÉES, CELA AURAIT PU ÊTRE AUTREMENT.

    Ceux qui les ont rédigées sont en très grande majorité respectés, si leurs proches, au courant depuis longtemps, les respectent aussi.

    LA PLUPART DES FRANÇAIS N'ONT RIEN ÉCRIT OU ONT REMPLI DES CASES TOUTES FAITES,

    NON PERSONNALISÉES,

    AU LIEU D'EXPLIQUER LEUR POINT DE VUE SUR LA VIE, LA MORT, LEUR VIE, LEUR MORT.

    D'autre part, très peu de personnes peuvent bénéficier de soins palliatifs hospitaliers, ces services étant débordés, ils n'accueillent souvent que des agonisants (ils ne sont pas faits pour çà) les derniers jours.

    LA SEULE SOLUTION EST QUE LES SOINS PALLIATIFS SOIENT DONNÉS AU DOMICILE PAR LE MÉDECIN TRAITANT.

    (recommandé par le Pr Sicard)

     

     

     

     

     

     

     

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    Published by jacqueline.salenson
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    20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 08:37
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    11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 06:30

    https://www.pourunemortsereine.org/

    courage à ceux qui espèrent se faire élire contre jean luc romero, président actuel à vie, et ses amis... de la secte qu'est devenue pour moi l'admd française.

    moi j'ai renoncé:

    A l'époque administratrice, j'avais demandé au CA un audit financier indépendant, seule une autre administratrice était d'accord, les autres ont rejeté ma proposition comme injure au président !!!

    J'avais questionné sur le choix de l'imprimeur de nos prospectus: appel d'offre, qui les imprimait? pas de réponse autre que des insultes dont est coutumier le Président.

    J'avais demandé que deux délégués puissent être présents avec l'huissier comme assesseurs lors du dépouillement des votes pour les AG: même refus assorti d'insultes: pourquoi n'avais-je pas confiance absolue en cet huissier choisi par le président dès sa nomination, remplaçant le précédent? pas besoin d'assesseurs...

    J'avais demandé que paraissent comme auparavant le nombre d'adhérents à jour de leur cotisation: pas de réponse non plus. Inutile???

    J'avais dénoncé à l'époque l'interdiction faite aux délégués de participer aux assemblées proposées par le Dr Sicard pour parler des fins de vie en France... puis le communiqué  de l'admd qui insultait ce professeur suite à la parution du rapport que nul n'avait eu matériellement le temps de lire... (communiqué passé 1h après la parution d'un rapport de 300 pages!) ... le président m'a répondu: je ne lis jamais!!! il préférait visiblement faire la fête avec le tout-paris... (relaté par les journaux)

    A l'AG de Bordeaux où j'ai dénoncé ces faits, et les insultes reçues en réponse à mes questions,  je me suis fait insultée par le Président mais aussi par ses amis et la foule des adhérents venus applaudir le "maitre"...

    Quelle autre solution que de démissionner? je n'avais pas les moyens de faire un procès et pas assez de preuves puisque les autres administrateurs étaient à sa solde, qu'aucune des questions posées au CA n'apparaissait dans les rapports ne notant que les conclusions du conseil d'administration. Aucun accès possible au détail des finances. Ma parole contre la leur.

    Il y a longtemps que le président actuel a évincé tous ceux qui ne lui obéissaient pas, tous ceux qui dénonçaient depuis longtemps

    • des finances obscures,

    • des élections douteuses (aucun assesseur auprès de  l'huissier qui dépouille les votes, nul ne sait depuis longtemps le nombre des adhérents à jour de leur cotisation, normalement exigé pour avoir le droit de vote...),

    • des voyages du président et de ses amis financés par l'admd sans que nul ne soit au courant ni avant ni après! soi-disant pour rencontrer les associations européennes ou américaines du même genre...

    alors pourquoi le cacher? ne pas présenter avant le départ le coût de ces voyages, à faire approuver ou non par le conseil d'administration?

    pourquoi ai-je découvert ces voyages par hasard, parce que fouillant sur internet, le président lui même se vantait de pouvoir voyager aux frais de la princesse (les associations) sur son blog personnel....?

    Pourquoi, depuis l'AG de Marseille, déjà ancienne, le président et ses amis sont logés au Mercure ou autres hôtels de même qualité, alors que les autres sont logés à Ibis budget? inégalité qui, à l'époque, étaient contraires aux statuts (je ne me suis pas penchée sur les statuts actuels) ? pourquoi étais-je la seule à le dénoncer?

    Je rappelle aussi la mésaventure de Mireille Grebonval, d'abord venue travailler bénévolement à la commission d'ouverture dont le président m'avait chargée en tant qu'administratrice à mes débuts, puis nommée déléguée de la région Nantes, déjà avec quelques réticences: trop active, trop volontaire ! pas assez obéissante... démolie par l'ancien délégué qui ne la supportait pas, son activité montrait trop l'inactivité du précédent, elle a vite constaté qu'on l'empêchait de travailler à faire connaître l'association et ses motifs: améliorer les fins de vie et pas seulement agir politiquement pour le suicide assisté et l'euthanasie, sans se préoccuper du reste. Insultes, mise à l'écart, non remboursement de ses frais (elle n'a pas été la seule déléguée à ne jamais être remboursée de ses frais), calomnies graves sur le blog de l'admd donc soumises au monde entier par internet... concernant un mélange faux  de fonctions, justifiant sa dénomination de déléguée, sans qu'elle en soit informée... sans qu'elle soit convoquée pour se justifier...

    Elle a eu le courage de faire un procès à l'admd, qu'elle a gagné.

    Notification lue sur le journal de l'admd:

    "l'admd a gagné ce procès puisqu'elle a perdu moins qu'elle ne le pensait." il faut oser!!!

     

    Après l'AG de Bordeaux, dernière assemblée où administratrice sortante, ils ont oublié de me convoquer, et oublié de rembourser mes frais de déplacement...

    j'ai donc démissionné de cette association et travaillé avec Pascal Landa, fils du fondateur de l'admd, qui m'a soutenue, et d'autres, ex admd et autres,

    à la création de notre association actuelle, AAVIVRE ... sa fin de vie, où nous mettons l'accent

    sur les directives anticipées personnalisées, absolument nécessaires pour faire bouger le monde médical,

    sur la qualité de la vie avant la mort, qui nécessite le respect absolu des volontés du patient par le médecin (et son équipe).

    RESPECT qui inclut évidemment le cas où

    • la volonté du patient est de demander une aide pour mourir, suicide ou euthanasie,

    mais qui n'exclut pas le cas où

    • la volonté du patient est de voir prolonger sa vie même s'il souffre, et même s'il n'y a aucun espoir raisonnable de progrès de son état de santé, sous condition qu'il accepte de servir de cobaye pour la science (ce sont tous les français assujettis à la sécurité sociale qui paient des frais médicaux souvent exorbitants).

     

    L'admd est devenue pour moi une secte avec son gourou, un mouvement politisé au profit de son président, qui a plus d'une fois changé de parti politique... passant de la droite à la gauche extrême sans état d'âme, une banque pour ses administrateurs (qui peuvent désormais être payés... ce n'est plus une association de bénévoles!!!), qui n'ont pas à justifier leurs frais, ni avant ni après...

    le recrutement de jeunes (moins de 36 ans... pourquoi pas 50 ans? ) se fait majoritairement dans le milieu gay du président, ils paient une cotisation ridicule (5€)  et on leur offre chaque année un tour d'été des stations de vacances; mer et montagne... (comment ne pas accepter?)

    je n'ai rien contre le fait d'être gay, mais je n'apprécie pas qu'on mélange fin de vie et homosexualité, qui n'ont aucun rapport.

    je n'ai rien contre ces "jeunes", mais est-on encore si jeune et incapable de payer une cotisation de plus de 5€ par an, lorsqu'on a 36 ans? (pourquoi ne pas décider qu'on est encore jeune à 50 ans??? )

    pour moi, le seul motif de tarif réduit de cotisation dans toute association est de ne pas être imposable (pour les plus vieux) ou  d'être encore étudiant sans revenu (rare passé 25 ans), mais je l'ai déjà dit comme le reste au CA du temps que j'en faisais partie, sans succès autre que de me faire virer sur le champ de mon poste de déléguée Creuse à l'époque, et de me faire menacer si je ne quittais pas mon poste d'administratrice élue (ce que je n'ai pas fait) .

     

     

     

     

     

     

     

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    3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 09:14

    La loi actuelle n'est pas parfaite, certes, elle devrait redonner aux citoyens le droit de mener leur vie comme ils le souhaitent, y compris dans le domaine de la santé, c'est à chacun de décider de sa vie, et à nul autre. Mais il faut reconnaître qu'

    ELLE DEMANDE EN PRIORITÉ AUX MÉDECINS DE SUIVRE LES DIRECTIVES ANTICIPÉES

    même si elle accorde quelques exceptions, ne modifions pas les textes !

     

    Mais dès lors que la plupart des gens n'ont rien écrit de leurs volontés, rien écrit du moment à partir duquel ils considéreraient que le médecin doit « arrêter les frais », traitements et soins autres que destinés à ne pas souffrir (sédation),

    LES MÉDECINS NE PEUVENT PAS APPLIQUER DES DIRECTIVES QUI N'EXISTENT PAS !!!

     

    Il serait temps de s'en rendre compte… et de soutenir le CNSPFV... (centre national des soins palliatifs et de la fin de la vie) dans ses démarches :

    • POUR DÉJÀ PARLER DE LA MORT, PARLER DE SA MORT, DE CELLE DES AUTRES, DE LA FIN DES VIES autour de nous, aller voir les mourants, les malades proches de la mort (ils ont d'ailleurs souvent besoin de nous), pour réaliser comment les gens meurent en France, certains chanceux bien, d'autres, très nombreux, dans la souffrance morale sinon physique (quoique beaucoup souffrent encore physiquement, malgré les médecines possibles) dans l'indifférence médicale, voire avec des médecins qui trouvent cela « normal » et qui cherchent toujours à prolonger la vie même sans qualités, coûte que coûte, sans s'occuper des souffrances morales non seulement du mourant mais de ses proches, et très contents de savoir que çà rapporte beaucoup d'argent, à eux, à leurs amis, à l'hôpital ou à la clinique.

      Qui connaît le prix des vies prolongées ? Qui s'en préoccupe ? Je n'en entends jamais parler ou si rarement… C'est pourtant nous tous qui payons via la sécurité sociale et nos mutuelles, le plus souvent assurances privées qui font fortune sur notre dos.

      La médecine n'est pas gratuite, c'est une idée fausse. Elle coûte de plus en plus cher et promet de plus en plus de « miracles » chatoyants, mais peu réels.

       

    • POUR FAIRE CONNAÎTRE LES DIRECTIVES ANTICIPÉES ET FAIRE SAVOIR LA NÉCESSITÉ DE LES ÉCRIRE, non pas en cochant des cases sur un formulaire, mais en expliquant sa façon de vivre, sa philosophie de vie et de mort en premier, tout en notant très expressément les soins acceptés et refusés en cours et en fin de vie, au cas où on ne pourrait plus le dire, ou pour confirmer notre parole.

      Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que nourrir artificiellement (y compris en gavant à la cuiller), hydrater artificiellement prolongent les agonies. Un mourant a parfois soif, jamais faim. S'il a soif, il faut lui donner à boire et s'il ne le peut pas, humecter sa bouche très souvent. On peut agonir de longs mois avec l'hydratation artificielle qui prolonge artificiellement la vie physique (le coeur bat, les poumons respirent, mais est-ce suffisant ? ).

     

    toutes réflexions pour écrire vos directives anticipées sur le site de AAVIVRE … sa fin de vie.

     

    ATTENTION :

    Les associations d'accompagnement de soins palliatifs sont des organismes non nationaux,

    • des associations le plus souvent à dominance catholique,

    • dans l'idée de « charité »,

    • liées à la médecine privée,

    qui luttent depuis longtemps contre le refus de soins, contre le refus de prolongation de vie si la vie qui reste ne nous convient pas, et qui cherchent sans cesse des accompagnateurs à des fins de vie QUI REFUSENT D'ENTENDRE CEUX QUI DEMANDENT LA MORT COMME DÉLIVRANCE (la plupart des accompagnateurs abandonnent très vite, parce qu'il ne doivent pas écouter ceux qui demandent à mourir).

    Ils sont pour « la vie à n'importe quel prix » surtout quand çà leur rapporte…

    la vie soi-disant « sacrée »…

    Leurs dernières fiches-conseils pour limiter, voire interdire les sédations légales, vont bien dans ce sens…

    Tant pis pour ceux qui ne pensent pas comme eux.

    Ils veulent développer toujours plus de services spécialisés en soins palliatifs hospitaliers, en hôpital ou au domicile (hospitalisation à domicile), services où on entoure plus ou moins les mourants,

    où on fait tout pour repousser la mort. Çà rapporte.

     

    Ces services devraient s'adresser à ceux qui ont encore quelques mois devant eux, avec toute leur tête pour communiquer avec leurs proches, qu'on suppose présents

    C'est le cas dans quelques rares services pionniers, mais pas ailleurs.

     

    En réalité la plupart des gens viennent dans ces services les dernières heures ou jours de l'agonie, alors que c'est contraire à l'idée de départ :

    accompagner la vie dans ses derniers mois, pour une meilleure qualité de vie.

     

    Ces services spécialisés mettent la mort à l'écart de la vie : pas de mélange entre services, les chambres de SP sont loin des autres,

    on a l'impression qu'approcher la mort fait fuir… pourtant nous y passerons tous !

    On y fait des expériences dans le but de prolonger la vie.

    Et pourquoi pas des services de recherche sur la fin de la vie en effet ? Si les patients sont informés et d'accord (ce qui est rare).

     

    MAIS POURQUOI INTERDIRE LE SIMPLE ACCOMPAGNEMENT DU MÉDECIN TRAITANT À LA MAISON ?

    Tout à fait capable de faire des ordonnances pour que les mourants ne souffrent pas, de permettre à des infirmiers et des aides-soignants d'aider les proches chez eux.

    Mais certains médicaments sont réservés aux hôpitaux, pourquoi ???

     

    Associations pour l'accompagnement en soins palliatifs :

    Ce sont les mêmes personnes qui sont dans les associations qui s'opposent au droit à l'avortement, au droit à la contraception, au droit à la PMA pour tous, etc. .. qui prônent une vie « sacrée », tout en favorisant les guerres et en bénissant les armées… comme si les soldats (jeunes et en bonne santé) n'allaient ni tuer, ni mourir.

     

     

     

       

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      26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 10:19

      N'hésitez pas même en France à faire part par écrit de vos volontés en fin de vie en ce qui concerne le système de santé: soins admis ou refusés, et quelle est votre limite pour recevoir des soins autres que contre la souffrance.

      Vous pouvez prendre modèle sur les directives de cette dame.

      http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1041761/registre-directives-medicales-anticipees-bilan-inscriptions

      PRIMEUR - La Loi concernant les soins en fin de vie est surtout connue pour son volet sur l'aide médicale à mourir.

      Toutefois, elle comporte aussi une section sur l'instauration d'un registre permettant d'indiquer si l'on veut recevoir des traitements ou non avant de devenir inapte à le faire.

      Portrait de ce registre mis en place depuis déjà un an.

      Comme des milliers de Québécois aptes à consentir à des soins,

      Céline Côté s'est inscrite au registre des directives médicales anticipées en cas d'inaptitude à consentir à des soins.

      « Si j'ai une démence grave, je ne suis pas intéressé à vivre.

      Si je suis plongé dans un coma irréversible, je ne suis pas intéressé à vivre non plus

      et, si je suis en fin de vie, encore moins »

      , a-t-elle expliqué.

      En s'inscrivant au registre, qui est aussi appelé les DMA, cette résidente de Saint-Jérôme a clairement indiqué que:

      Elle refusait cinq traitements si elle était dans un état comateux irréversible ou en état de démence grave sans possibilité d'amélioration. Ces traitements sont la réanimation cardiorespiratoire, la ventilation assistée, la dialyse et l'alimentation et l'hydratation forcées ou artificielles.

      « Je refuse toute réanimation et toute manoeuvre de maintien en vie », a résumé Mme Côté.

      Céline Côté s'est inscrite au registre d'abord et avant tout pour ses proches.

      Elle veut ainsi leur éviter de devoir prendre « une décision qui peut être difficile » ou de faire des choix qui peuvent mener à des « mésententes familiales ».

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      26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:26

      Lecture:

      http://aip.ci/cote-divoire-interune-compagnie-suisse-veut-autoriser-leuthanasie-pour-les-personnes-agees/

      Une compagnie suisse, Exit, a décidé d’accorder un départ volontaire non seulement aux personnes atteintes d’une maladie mortelle et qui en souffrent, mais aussi aux personnes âgées qui ont décidé que l’heure de quitter la terre, une décision qui rencontre une opposition de la Fédération des médecins suisses.

      Nous sommes complètement opposés à la proposition de la compagnie Exit.

      Nous craignons que cette décision entraîne une hausse du nombre de suicides parmi la population âgée.

      Nous avons peur que des personnes âgées puissent subir des pressions et décider de quitter ce monde »,

      a déclaré le Dr Jürg Schlup, président de la Fédération des médecins suisses.

       

      Erreur : Exit n'est pas une « compagnie », mais une association à but non lucratif.

       

      Elle aide ceux de ses adhérents qui le souhaitent et qui répondent à certains critères (toute leur conscience, toutes leurs facultés mentales de décision, un état de souffrance incurable lié aux problèmes de leur vie actuelle) à mourir un peu plus vite que la médecine moderne ne le permet actuellement, elle qui se veut toute puissante contre la nature.

       

      N'oublions pas qu'il n'y a plus guère de vies « naturelles », sans médicaments réguliers, sans interventions de la sphère médicale moderne.

      Pas de « vie naturelle », donc guère de « mort naturelle », puisque la mort est inhérente à la vie.

       

      Ensuite qu'oppose-t-on à ceux qui souhaitent avancer un peu la date de leur mort, compte tenu de ce qui précède ? LA PEUR… rien de raisonnable…

       

      Peur de l'augmentation des suicides chez les personnes âgées ? Peut-être

      car actuellement tout est fait pour les empêcher de mourir… par suicide ou autrement.

      On sait que beaucoup de « vieux » renoncent au suicide parce qu'ils ne savent pas comment mourir en douceur, accompagnés humainement.

      Ils ne veulent pas pour leurs proches du fusil ou de la pendaison. Ils voudraient s'endormir et ne pas se réveiller, tout simplement.

      Ils ne veulent pas rester seuls au moment de leur mort, comme autrefois : on veillait les mourants.

      On respecte leurs idées, ou on leur interdit ce qu'ils souhaitent ardemment?

      Nombre de pressions subies dans ce sens : interdit de suicide ! Pourquoi ? Nul ne le sait… AUCUN RESPECT des personnes.

       

      Remarque : dans les pays qui ont autorisé l'euthanasie depuis très longtemps (mort liée à la volonté de l'intéressé/e et aidée), moins de 2 % des morts se font ainsi… la plupart des gens restent marqués par l'ancien interdit du suicide par les églises.

      Alors n'ayons pas peur d'une augmentation subite de décès qui n'a été constaté dans aucun des pays qui ont libéralisé le suicide assisté !

       

      Certains disent « la vie est sacrée », oui, pour eux-mêmes, mais pour ceux qui ne le croient pas ?

      Liberté ou obéissance de force à des dogmes étrangers à eux ? AUCUN RESPECT des autres !

       

      Certains ne supportent pas l'idée de mourir, pour eux mêmes… dommage car ils mourront quand même…

      Mais de quel droit vouloir imposer aux autres leurs idées de vie éternelle sur terre (transhumanité et autres sornettes dangereuses) ?

       

      Peur de la médecine officielle et de la pharmacie (industrie) de perdre des clients ?

      Nul n'ose le dire, mais pourtant, le « mourir » rapporte énormément d'argent aux professionnels, surtout en France où la sécurité sociale et les mutuelles payent à peu près tout les yeux fermés…

      donc nous tous nous payons, la médecine n'est pas gratuite contrairement à ce que certains veuelent nous faire croire…

      Les mourants sont de bons clients, ils subissent et ne se plaignent pas… ils ne le peuvent pas…

       

       

       

       

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