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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:20

Je serai à Bordeaux le 7 mars pour une conférence concernant les directives anticipées, à l'initiative de l'ARS (agence régionale de santé):

pourquoi et comment écrire ses directives anticipées, au cas où la vie nous rendraient incapables de nous exprimer, de façon définitive, alors que notre médecine technocrate et alliée de l'industrie pharmaceutique fait toujours de l'acharnement indésirable, avec des machines de plus en plus sophistiquées qui ne nous empêcheront pas de mourir …

plus tard… mais dans quel état ? … trop tard ?

 

Les directives anticipées (avec nomination de personne de confiance) cela s'écrit dès 18 ans,

et lorsqu'on est encore en bonne santé, ensuite, il est souvent trop tard

pensez à vincent humbert à vincent lambert et à tous ceux qui attendent d'être débranchés, corps vivant artificiellement sans communication aucune et sans aucun espoir de changement d'état.

 

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/euthanasie-suicide-assiste-le-glossaire-de-la-fin-de-vie-20-02-2017-6695826.php

glossaire du Comité consultatif national d'éthique :

Sédation profonde, soins palliatifs, euthanasie active, euthanasie passive ou indirecte, suicide assisté: voici un glossaire des notions en jeu sur la question de la fin de vie,

qui fait l'objet d'une campagne d'information lancée lundi :

 

mes ajouts ou commentaires en bleu :

 

- Sédation profonde et continue

L'administration de sédatifs (substances anti-douleurs et apaisantes) de manière "profonde et continue", dont la demande par le patient est autorisée par la loi Leonetti-Claeys du 2 février 2016, (déjà autorisée depuis la loi Leonetti 2005, sur décision médicale) permet à des malades gravement atteints en phase terminale, dont la souffrance est insupportable, d'être endormis jusqu'à leur mort.

Le droit à une "sédation profonde et continue", c'est "le droit de dormir pour ne pas souffrir avant de mourir", selon la formule du député Jean Leonetti (LR).

 

- Soins palliatifs

(« en fin de vie », car les médecins doivent aussi donner des soins palliatifs lorsqu'on est guérissable : empêcher de souffrir et considérer la personne globalement dans son environnement social et familial est la base de toute médecine sincère)

"Les soins palliatifs sont tous les traitements médicamenteux et non médicamenteux donnés à une personne non guérissable, dont la maladie évolue et s'aggrave, conduisant à des souffrances physiques et morales", selon Benoît Burucoa, chef de service de l'unité de soins palliatifs de l'Hôpital Saint-André à Bordeaux.

Les objectifs de la médecine palliative sont le soulagement du corps, l'apaisement moral, la personnalisation de l'accompagnement du malade et des proches,

pas forcément dans l'optique d'un décès proche.

encore un exemple récent : un homme atteint de cancer généralisé auquel on faisait un nème chimio 3 jours avant sa mort devait aller en SP mais il est mort avant!!!,

non les SP sont faits pour aider à la dernière partie de la vie, environ 6 mois avant une mort présumée.

 

- Euthanasie

L'euthanasie, qui vient du grec « bonne mort », désigne l'acte d'un médecin, voire d'un tiers, "qui provoque la mort d'un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie" (définition Larousse).
Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE, organisme chargé de réfléchir aux questions éthiques) définit l'euthanasie comme "un acte destiné à mettre délibérément fin à la vie d'une personne atteinte d'une maladie grave et incurable, à sa demande, afin de faire cesser une situation qu'elle juge insupportable" (Rapport fin de vie d'octobre 2014).


Dans les pays ayant adopté une législation favorable à l'euthanasie, ce terme est réservé aux situations où il existe une demande formulée par la personne malade, ce qui permet de distinguer l'euthanasie de l'homicide qui est le fait de donner la mort à une personne qui ne l'a pas demandée.

 

L'euthanasie demandée par quelqu'un est une forme de suicide aidé.

 

Elle est actuellement interdite aux médecins français.

 

- Euthanasie passive et indirecte :

aucune n'est en réalité une « euthanasie » , ce sont seulement des méthodes permettant au médecin qui en décide de soulager les souffrances, l'avis du malade étant secondaire.

L'euthanasie indirecte peut se définir comme le fait de donner à une personne des substances pour réduire sa souffrance avec comme effets secondaires possibles la mort.

L'euthanasie passive est l'interruption volontaire de traitements médicamenteux ou d'appareils qui maintiennent en vie (artificiellement) une personne ou encore de l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation artificielles.

 

- Suicide assisté (ou accompagné)

Le suicide assisté, le suicide avec assistance médicale ou encore l'assistance au suicide, "diffèrent" par principe de l'euthanasie car dans ce cas "l'acte létal est accompli par la personne malade elle-même", selon le CCNE.

Evidemment et

il est bon de rappeler que

NOTRE LÉGISLATION NE S'OPPOSE PAS À LA LIBERTÉ DU SUICIDE

malgré des lois très restrictives contre cette liberté :

  • loi de non assistance à personne en danger qui ne tient pas compte de la volonté de la personne ni de son état de santé,

  • loi contre l'incitation au suicide (qui double celles contre le harcèlement)

deux lois à faire évoluer ou supprimer (pour la deuxième)

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 09:05

http://www.lamontagne.fr/gueret/social/sante/2017/02/13/une-aide-soignante-en-creuse-on-ne-peut-plus-donner-qu-une-douche-par-mois-a-nos-patients_12283240.html

 

http://sain-et-naturel.com/aide-soignante-cree-enorme-onde-de-choc-publiant-lettre-de-demission.html

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 12:06

http://www.genethique.org/fr/pays-bas-une-mobilisation-sans-precedent-contre-leuthanasie-des-personnes-dementes-67039.html

 

POURQUOI DONC ?

 

Quels médecins refusent la mort pour des personnes qui ont écrit lorsqu'elles étaient en possession de leurs moyens (directives anticipées) qu'elles la préféraient à la démence sénile plus ou moins avancée ?

 

QUELS SONT CES MÉDECINS QUI REFUSENT LE RESPECT DES DIRECTIVES ANTICIPÉES ?

 

Citation :

« Aux Pays Bas, , la « loi sur le contrôle de l’interruption de la vie sur demande et de l’aide au suicide », entrée en vigueur en 2002, a été petit à petit « assouplie ».

Elle rend possible l’euthanasie pour « des patients conscients et victimes de ‘souffrances insupportables’ et sans perspectives d’amélioration ».

La démence est « considérée comme une ‘souffrance psychique’ sans rémission possible ».

L’euthanasie en cas de démence, au départ conditionnée à une « demande anticipée » confirmée par le patient, est depuis 2015 possible sans cette confirmation :

« Ces patients peuvent être aidés à mourir, même s’ils ne sont plus capables d’exprimer leur volonté à partir du moment où ils étaient encore lucides lors du dépôt de leur déclaration anticipée ».

 

Je ne comprend pas tout sans doute :

 

Le patient étant incapable de confirmer ses directives, les directives anticipées doivent être respectées, comme tout testament, pourquoi ceci serait-il valable pour certaines maladies et pas pour d'autres ???

 

Qui remettrait en cause un testament ? sous prétexte que la personne est devenue démente et a donc été incapable de le confirmer avant sa mort (de toutes façons un mort ne peut rien confirmer)

 

Ces médecins sont encore des adeptes de la vie à n'importe quel prix, des gens qui ne considèrent pas les souffrances humaines, morales sinon physiques, de ceux qui perdent la tête, sont donc déclarés en état de démence sénile incurable, et qui deviennent des mollusques (ou plantes vertes) ou deviennent dangereux pour leur entourage (combien de déments essaient de tuer leur compagne ??? trop… )

 

Des médecins qui veulent gagner de l'argent avec l'industrie pharmaceutique qui les gouverne !

 

NON, LES PAYS BAS MONTRENT L'EXEMPLE, que la France devrait enfin suivre,

ne pas laisser souffrir des personnes qui ont demandé une aide à mourir précédemment leur perte de moyens de s'exprimer,

alors qu'elles se trouvent dans les cas qu'elles ont prévues (démence sénile à un certain stade, ou maladie physique handicapante, ou autre état de santé trop pénible à supporter).

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:04

6 février 2017

 

http://www.genethique.org/fr/un-apres-son-adoption-la-loi-sur-la-fin-de-vie-continue-de-soulever-des-interrogations-66992.html

Emmanuel Hirsch, directeur de l’Espace de réflexion éthique de la région Ile-de-France, constate une « vraie ambiguïté sur la pratique de la sédation profonde et continue dont les patients n’ont pas forcément saisi les nuances.

Certains ont du mal à comprendre qu’on leur refuse ce qui a été présenté comme un droit.

Des soignants se trouvent confrontés à des demandes qui ne correspondent pas aux critères de la loi.

Dans ce contexte, une partie du milieu des soins palliatifs s’interroge sur sa mission et sur la compatibilité de sa culture d’accompagnement avec le texte ».

Pauvres patients qui ne comprennent rien à la loi…

et qui voudraient bien qu'on cesse ces chimio du dernier jour qui les font souffrir, que cesse des soins qui font mal, alors qu'on est en train de mourir, et qui laisse les gens conscients ou à moitié, ce qui fait qu'ils souffrent au moins moralement quand ils ont demandé une sédation et qu'on leur refuse…

 

http://genethique.org/fr/faire-dormir-un-patient-nest-pas-la-solution-aux-situations-dabandon-et-de-detresses-en-fin-de-vie

Pourquoi parler d'abandon ?

La plupart des mourants sont entourés autant que la distance le permet à leur famille.

Détresse, mais laquelle ? Désolation à l'idée de mourir ? Et pourquoi ne serait-on pas heureux de mourir ? J'ai connu davantage de mourants qui lâchent prise et qui sont heureux d'en finir, alors qu'ils souffrent au moins moralement de se voir devenus grabataires jusqu'à la fin, quand la souffrance physique est absente.

Alors faire dormir en fin de vie signifie que la personne ne va plus souffrir, ni moralement, i physiquement dans son agonie, n'est-ce pas un magnifique projet ?

Sauf pour ceux qui préfèrent la souffrance… dolorisme… venant de la religion en grande partie, alors que peu de français pratiquent une quelconque religion…

Ne doit-on pas avant tout respecter la loi : respecter le désir du patient et pas celui du médecin.

Evidemment le sommeil provoqué ne doit pas s'éterniser, selon la personne et ses vœux (que l'on doit respecter) , il peut aller de quelques heures à quelques jours.

 

http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/43771

Dr Gérard Terrier, ancien chef de service des soins palliatifs au CHU de Limoges :

"La fin de vie n'est pas forcément et ne doit pas être désespérante"

 

http://www.cairn.info/fins-de-vie-ethique-et-societe--9782749251905.htm?WT.rss_f=ouvrages-philosophie&WT.tsrc=RSS

un livre de E Hirsch, connu pour son opposition au respect par les médecins des patients qui demandent une mort plus rapide, par « euthanasie », « mort volontaire aidée », ou plus lentement par sédation. Opposition liée à ses croyances catholiques : nul ne doit disposer de son corps, et choisir sa mort.

 

 

  1. https://www.santelog.com/news/gerontologie/fin-de-vie-au-domicile-elle-depend-du-niveau-de-vie-du-lieu-de-residence-et-de-la-multimorbidite_16854_lirelasuite.htm

« FIN de VIE : Au domicile elle dépend du niveau de vie et de la multimorbidité

On sait qu’environ 80% des personnes âgées souhaiteraient dans l’idéal terminer leur vie à leur domicile, cependant la réalité est toute autre : la majorité des personnes âgées meurent à l'hôpital.

Cette étude britannique a regardé quels facteurs étaient associés au choix de fin de vie au domicile, dans l’objetif de mieux répondre aux souhaits des personnes âgées et de leurs familles mais aussi de pouvoir mieux planifier les besoins associés en services de santé.

Les conclusions, présentées dans la revue BMC Medicine, aboutissent à 3 facteurs majeurs,

le niveau de revenus, le lieu de résidence et le nombre de comorbidités. »

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:04

Le 4 février 2017, ma fiche de lecture :

« Mes mille et une nuits , la maladie comme drame et comme comédie » par Ruwen Ogien.

 

Que je vous encourage à lire, passionnant !

 

R.O. s'élève tout au long de son livre contre le dolorisme : philosophie qui tend à considérer que la douleur, la souffrance nous élève dans notre vie intérieure ou notre spiritualité… venant évidemment de la souffrance rédemptrice des religions monothéistes, mais persistant en dehors...

démentie par les faits : le malade chronique s'occupe d'abord de ce qu'il doit faire : analyses, examens, prise de médicaments, en évaluer les effets indésirables, et le reste du temps, essayer d'avoir quand même un peu de vie sociale, de « profiter » de la vie pendant qu'il le peut encore.

Il questionne : qu'est-ce qu'une « maladie » ?

comment la définit-on ? Variances des définitions.

La maladie n'est pas seulement un état physique ou organique mais une condition sociale. (p123)

On a empêché de mourir un certain nombre de « malades » mais on a formé une classe massive de « malades chroniques » n'ayant aucun espoir de guérir mais pouvant mener une vie sociale malgré leur état.

 

Le droit d'être malade signifie le droit à une assistance médicale et sociale.

Du point de vue de la sociologie (et Ogien cite abondamment Parsons), le malade ne remplit plus ses devoirs sociaux, il ne participe plus au système de production.

Il doit donc prouver qu'il n'est ni un déserteur, ni un fainéant, ni un simulateur.

Il est en quelque sorte coupable d'être malade.

D'où les ordres gouvernementaux et médicaux concernant la prévention des maladies par le futur malade (tout citoyen) : nous serions responsables (coupables ?) de tout ce qui nous arrive en matière de santé et de maladie. (p141)

 

Vu ainsi, le médecin joue le rôle d'un agent de contrôle social. (p 128 à 132)

 

Le patient-expert, le patient-autonome : nouvelles conceptions

Le malade devient consommateur de biens de santé… (p144 à 148)

 

Riches et pauvres : inégalité flagrante. (p149 et suivantes)

 

La maladie chronique : produite par les médecins, source de profits chroniques. (p152 et suivantes). Les médicaments qui guérissent sont bons pour le patient mais pas pour l'industrie pharmaceutique.

 

La fin des privilèges des médecins ? (p156 et suivantes)

  • indépendants de l’Église, puis indépendants de l’État…

  • affaire d' « experts », hors d'atteinte des patients profanes…

menacé par le contrôle par l'état des finances publiques affectées à la santé.

 

J'ai le sentiment d'être un déchet social depuis ma n ième chimiothérapie… ( p160)

Il m'a fallu du temps pour prendre conscience de mon état, en raison probablement de mon penchant à nier les réalités les plus pénibles, et ce malgré les allusions de plus en plus lourdes des médecins … Je peux lire et écrire comme je le souhaite, c'est le principal.

 

Pour certains médecins, la quantité de vie a plus d'importance que sa qualité, et ce sans se préoccuper du coût des soins donnés, de plus en plus chers, assurés en très grande partie par la collectivité. (p 200 et suivantes)

Combien serais-je personnellement prêt à payer pour allonger ma vie de deux jours, de 8 jours, etc. ??? je n'en sais rien.

Pourquoi ne pas me suicider afin de laisser la place aux plus jeunes sans trop attendre ou transférer plus tôt un patrimoine ?

Ce serait une forme de politesse vis à vis des jeunes générations.

 

Définition de « la » maladie :

La maladie mentale, classification du DSM : définitions variables selon la société environnante… (p210). Mais la maladie physique n'échappe pas au relativisme social. (p212)

 

Les 4 grands principes de l'éthique médicale :

non malfaisance / bienfaisance, autonomie du patient, justice.

MAIS

  • non malfaisance = ne pas provoquer la mort, pourtant 1/3 des décès sont imputables à l'hôpital, en lien avec une décision médicale.

  • autonomie : les directives des patients sont loin d'être toujours respectées.

Une nouvelle éthique de la « vulnérabilité » s'oppose à l'autonomie des patients.

  • Justice sociale : bafouée par de grandes inégalités, inquiétante : la frontière entre recherche et soin semble floue.

 

Les réponses doloristes me paraissent particulièrement infondées et dangereuses dans la mesure où elles contribuent à discréditer la souffrance de personnes atteintes de grave maladie, à renforcer la violence sociale qui s'exerce à leur encontre, et à protéger certaines formes de paternalisme médical. (p 236/237)

 

 

J'ajouterai : « ne pas nuire » n'est pas l'équivalent de « bien faire ».

Pour moi, « bien faire » c'est accompagner le malade dans son chemin de vie, de mort, avec le plus grand respect, en tenant compte de sa personnalité, de sa philosophie de vie, de ses demandes (écouter d'abord, dire la vérité ensuite, expliquer) , et de son entourage.

Le médecin n'a pas de supériorité vis-à-vis du malade, ce sont deux êtres humains complémentaires : le médecin a certaines connaissances « scientifiques » , le malade vit la maladie dans son corps, avec son entourage, selon sa philosophie propre, il est le seul à avoir cette connaissance de lui même.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 11:47

deux émissions TV très instructives à regarder en différé absolument, questions santé:


sur arte la 7 sos santé pour tous, mercredi 31 janvier 20h50
 

et sur la 5 enquête de santé le même jour 20h45

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 12:49

http://www.20minutes.fr/marseille/2005591-20170130-marseille-vie-marwa-enfant-coma-an-entre-mains-juges

 

une nouvelle affaire vincent lambert ?

 

Pas le même âge mais les mêmes conditions :

des parents qui ne veulent pas qu'on débranche leur bébé qui devrait être mort depuis longtemps sans l'insistance médicale, et dénient la mort du bébé.

 

La différence est que Vincent Lambert adulte n'est pas sous la responsabilité de ses parents, qu'il a quitté depuis longtemps pour créer sa propre famille et que le bébé mineur est sous la responsabilité de ses parents.

 

Est-ce à la justice de décider ou bien dès lors que les soins deviennent déraisonnables les médecins doivent-ils cesser la vie artificielle et laisser mourir (en douceur, avec sédation ? )

 

Les juges peuvent -ils aller contre la loi de santé ?

 

Dans ce cas, la vie artificielle donnée au bébé ne devrait-elle pas être payée totalement par la famille et non pas par la sécurité sociale ? C'est mon opinion personnelle.

Car combien coûtent chaque jour les soins inutiles donnés  ?

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 09:41

Je relève:

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/02/09/23357-demandes-ehpad-vont-exploser-dici-2030

 

« Si l'espérance de vie explose, l'espérance de vie sans incapacité, elle, stagne.

Environ vingt ans de vie avec handicaps plus ou moins lourds !

Les années de vie que l'on gagne ne sont pas identiques à celles de nos vingt ans, mais plutôt à celles de nos quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans!

Autrement dit, il y aura de plus en plus de gens très âgés et fragiles.

Et cette période de fragilité est susceptible de basculer à tout moment vers une perte de l'autonomie. Or, lorsqu'il y a des troubles cognitifs à la clé, le choix se limite à partir vivre chez un enfant suffisamment disponible ou à rentrer dans une institution comme l'EHPAD »

 

QUESTION :

Faut-il continuer à donner des mois ou années de plus de vie pour une vie où la personne ne se reconnaît plus, a perdu toute autonomie, en particulier à cause de troubles du cerveau induits souvent par des soins agressifs et déraisonnables, parfois refusés par le malade mais donnés sous la contrainte (cela a été le cas de ma mère) , destinés à sauvegarder une vie, quelle que soit l'état de cette vie ?

Pour ma part je pense que NON .

Une société qui préfère les vies végétatives aux vraies vies va très mal.

 

On oublie que la plupart des personnes encore conscientes refusent de vivre dans ces pensions surchargées et souvent maltraitantes.

Elles s'y résignent faute d'autre solution dès lors qu'on leur refuse ce qu'elles souhaitent souvent mais n'osent pas dire : une mort douce aidée par la médecine, entourées de leurs proches.

 

En cas de nécessité de vie collective, par commodité pour les proches dépassés par les événements, les personnes pencheraient vers de petits unités de 12 personnes maximum, des studios ou deux pièces indépendants, de préférence entre personnes ayant quelques points communs.

Nul ne souhaite aller dans les usines à fric que sont les grands EHPAD, de plus en plus grands, où les gens se perdent.

 

Lorsqu'on a vécu la dernière période de sa vie seul ou en couple, les enfants partis depuis longtemps s'il y en a eu, on supporte très mal le régime de la vie collective, sans intimité possible :

  • même chambre pour tous, toujours ouverte à tous (on dit que la personne est « chez elle » mais comme la porte n'est jamais fermée – pour secours éventuel - en réalité on la rend dépendante de la volonté des administrateurs et soignants… non, elle n'est pas chez elle puisqu'elle n'a pas droit à l'intimité de la porte fermée),

  • même repas pour tous, en quantité et qualité, comme si les vieux n'avaient pas droit à des préférences alimentaires, comme si les petits maigres mangeaient la même quantité que les grands et gros (pour parler des extrêmes) , comme s'il n'y avait pas de petits appétits et de gros appétits en dehors de la constitution,

    ce qui fait que de nombreux plateaux repas partent directement à la poubelle, un gâchis énorme et scandaleux.

La sécurité est soi-disant assurée par ces boutons rouges d'appel au secours que la personne qui a « perdu la tête » ne reconnaît pas, donc cela ne sert à rien.

Alors pour surveiller les chutes fréquentes, on parque les vieux dans la salle commune, voire dans les couloirs d'entrée (distraction assurée par les entrées et sorties des visiteurs ou du personnel) sur des chaises plus qu'inconfortables (pas d'argent pour des fauteuils relax enveloppants, avec surélévation des jambes) et on voit les têtes et les dos se courber par la somnolence sur la chaise, les jambes enfler du fait de la position assise permanente… phlébites à la clé…

Par manque de personnel : entre 2 et 3 aides soignants pour 80 résidents, qui doivent assurer en plus des soins de base les repas et le ménage, une infirmière de jour, rarement de nuit, un médecin administrateur qui règle entrées et sorties sans s'occuper de la santé, assurée par un médecin extérieur qui vient on ne sait jamais quand (impossible pour la famille d'obtenir un rendez vous pour discuter), et fait donc ce qu'il veut (la quantité de médicaments prescrite en EHPAD est phénoménale !, les pharmaciens s'en réjouissent…bon chiffre d'affaire garanti ),

même l'hygiène élémentaire est rarement assurée, les épidémies prospèrent (diarrhées infectieuses, rhumes, gale, etc... ) les vieux sont bousculés : il faut aller vite !

 

Certes on essaye d'organiser des distractions : musique, jardinage pour le mieux, ateliers divers de carton, peinture, etc. sorties pour les plus valides.

Toujours collectif donc pas de personnalisation des activités de chacun.

Tout cela est artificiel et ne peut plaire qu'à ceux qui ont encore quelques facultés cognitives, de plus en plus rares.

 

Les EHPAD s'avèrent des mouroirs pas mieux que les vieux hospices de « dans le temps » tenus souvent par des religieuses qui au moins étaient dévoués pour les vieux, alors que nos aide-soignantes (presque que des femmes) font souvent ce métier par nécessité financière et le détestent, faisant leur tâche par obligation et sans amour (d'ailleurs on leur interdit de « s 'attacher » à leurs vieux ! Parce qu'ils vont mourir ! Et alors ? ).

 

Si vous développez des EHPAD de plus en plus grands comme c'est le cas actuellement, vous verrez qu'ils seront de plus en plus vides…

Alors le rapport financier escompté par les investisseurs sera bien moins bon qu'ils ne le pensent !!!

 

 

IL FAUT FAVORISER ET DÉVELOPPER LES FAMILLES D'ACCUEIL QUI PRENNENT EN CHARGE UNE OU DEUX PERSONNES SEULEMENT.

 

SINON, CRÉER DE PETITES STRUCTURES AVEC 12 PERSONNES MAXIMUM.

 

ET AUTORISER LES VIEUX (VIEILLES PLUS SOUVENT) QUI DEMANDENT UNE AIDE POUR MOURIR À L'OBTENIR DE LEUR MÉDECIN (changer les lois).

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 11:27

http://www.genethique.org/fr/des-juges-administratifs-freinent-une-tentative-deuthanasie-par-denutrition-66927.html

 

Il semblerait que le vieil homme ait demandé (disent ses proches) à être nourri artificiellement ce qui, vu son état de santé, semble être de l'obstination déraisonnable… :

cela prolonge une artificiellement quelqu'un qui peut être qualifié de mourant.

 

Mais puisque la loi permet de respecter le vœu de chacun, pourquoi ne pas prolonger cette vie ?

Chacun son choix.

 

Par contre, j'ai remarqué que la personne qui est en train de mourir n'a pas en général la sensation de faim, elle se laisse aller à mourir et ne souffre pas de la faim.

Si de plus elle est endormie pour ne pas ressentir les affres de l'agonie, elle ne sent rien.

Beaucoup de gens imaginent chez d'autres des sensations qu'ils n'ont pas.

 

N'oubliez pas de rédiger vos directives anticipées !!! et de nommer votre personne de confiance.

N'attendez pas la maladie ni l'âge avancé pour cela. On ne sait pas de quoi demain est fait.

Ne laissez pas les autres penser à votre place.

 

AAVIVRE... sa fin de vie

www.aavivre;fr

 

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 11:13

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Editorial/En-marche-pour-la-Vie

 

ATTENTION DANGER !

 

Ces gens là refusent la mort ! Comme si c'était raisonnable…

 

On sait bien que toute vie implique la mort, heureusement sinon il n'y aurait pas de renouvellement ni d'évolution possible.

 

Mais sans doute sont-ils aussi créationnistes ? Contre tout avis scientifique !

 

Des fanatiques qui veulent la vie à n'importe quel prix !

Demandons leur de payer de leur poche les soins déraisonnables pour la collectivité !

 

Ils veulent une médecine folle, soumise à l'industrie pharmaceutique et à tous ceux qui veulent faire des humains des robots, des cadavres vivants (comas éternels ou presque)

 

Ils veulent des « familles » patriarcales soumises à l'autorité du père (ou de la mère ? ) jusqu'à la mort des plus vieux (qu'ils espèrent ne jamais arriver!)

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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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