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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 08:15

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/saintes/anne-bert-59-ans-souffre-maladie-incurable-elle-decide-partir-belgique-se-faire-euthanasier-1220893.html

n'hésitez pas à regarder la video.

1) écrivez vos directives anticipées et nommez votre personne de confiance: dites ce que vous voudriez au cas où vous ne pourriez plus vous exprimer et surtout ce dont vous ne voulez pas: définissez ce qui serait pour vous de l'obstination déraisonnable, dont vous ne voulez pas.
voir aide avec AAVIVRE ... sa fin de vie


2) pour ceux qui veulent une aide pour mourir en quelques minutes, accompagné, pas d'autre solution légale actuellement que la Suisse (comptez 10000 € minimum)... pourquoi pas en France?

quant à la Belgique, impossible d'utiliser la loi belge si vous n'êtes pas suivi depuis au moins 6 mois par un médecin belge, ce qui demande soit d'y habiter, soit d'être frontalier, sinon, c'est impossible.


3) en remplacement, la France propose que vous demandiez une sédation continue avant votre mort, dans le cadre de soins palliatifs, mais dans la pratique (la loi ne peut pas préciser absolument tout, mais elle laisse les médecins décideurs en dernier recours) les médecins restreignent son application à ceux qui sont entrés dans la phase d'agonie et exclut donc tous ceux qui se voient dégradés inexorablement par des maladies incurables, sans être au seuil de la mort.

Il faut absolument que les lois allant à l'encontre de notre liberté de mourir par notre choix, lorsque nous sommes en très mauvaise santé et incurables, soient modifiées:

loi de non  assistance à personne en danger

loi contre la "provocation" au suicide (qui n'existe pas hors harcèlement  mais il existe des lois contre le harcèlement)

et il faut que la loi sur les fins de vie permette le respect absolu des demandes du mourant.

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Published by jacqueline.salenson
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 09:33

Historiquement :

Les peuples dits premiers n'ont pas peur de la mort, ils la côtoient chaque jour et l'acceptent.

De nombreux rites de passage à l'âge adulte sont même une confrontation avec la mort possible.

De nombreux humains ont vis à vis de la mort une attitude fataliste : c'est la vie !

D'ailleurs le simple bon sens nous conseille d'accepter la mort, puisqu'elle nous est donnée avec la vie, que c'est la mort des parents qui permet le développement de la vie des enfants, qui permet l'évolution, donc la continuité du cycle de la Vie. Vrai pour tout ce qui est vivant, humain et autres.

Est-ce vraiment la mort qui fait peur, ou la Vie ?

La mort des proches signifie leur absence, la séparation, plus ou moins difficile, selon son âge, selon la relation avec l'absent.

Sa propre mort signifie une certaine disparition : on continue de vivre dans le coeur de nos proches, et par ce qu'on a pu transmettre autour de soi, mais on n'est plus au présent.

QU'EST QUE LA VIE ? C'EST LE MOUVEMENT, LA COMMUNICATION AVEC LES AUTRES, C'EST ÊTRE CAPABLE DE SE NOURRIR.

ALORS CE QUI FAIT PEUR EN RÉALITÉ, PLUS QUE LA DISPARITION, C'EST D'ÊTRE CONTRAINT À VIVRE MAL, par une médecine acharnée : Etre non plus dans un bien-être (toujours relatif) mais dans un mal-être constant et imparable: ne plus pouvoir bouger, ne plus pouvoir communiquer, ne plus pouvoir se nourrir, et ce sans espoir de récupération,

 

VOS DIRECTIVES ANTICIPEES :

Donner les limites entre votre bien-être et votre mal-être définitif est important pour les autres. C'est lié à votre philosophie de vie/de mort.

C'est cela qui va définir l'acharnement médical : l'acharnement ou obstination déraisonnable,

c'est aller contre votre façon de vivre, ne pas respecter votre propre éthique.

 

Chacun sait qu'il va mourir, même lorsqu'il fait semblant de l'ignorer, souvent dans l'idée de protéger les autres.

 

NOS MÉDECINS SONT LES PREMIERS À AVOIR PEUR DE LA MORT, à espérer l'éradiquer complètement (rêve impossible). ILS ONT PEUR D'EN PARLER aux mourants et à leurs proches. ILS NE SONT PAS FORMÉS A ÇÀ.

POURQUOI PROLONGER LA VIE ?

Pour soi même, tout gain de durée est apprécié dès lors que la qualité de vie est suffisante, qu'après un épisode de souffrances, d'hospitalisation, la vie revient.

Mais lorsque la prolongation de vie donnée est celle de grabataire, de dément, de personne incapable de communiquer, de comateux, ayant perdu toute qualité de vie humaine,

À QUI CETTE PROLONGATION DE VIE SANS ESPOIR DE RÉCUPÉRATION, dont chacun sait que la seule issue est la mort à plus ou moins long terme PROFITE ?

  • SÛREMENT PAS À L'INTÉRESSÉ, qui la plupart du temps, attend la mort comme délivrance, même s'il ne pense pas à la provoquer.

  • AUX FAMILLES ? OUI, PARFOIS, lorsque la mort signifie perte de revenus indispensables, perte de logement.

  • AU SYSTÈME MÉDICAL ? OUI SANS AUCUN DOUTE, cela rapporte de l'argent, cela donne du travail à des personnes, cela permet d'utiliser ces corps mourants comme cobayes de la science, sans demander un accord qu'ils ne peuvent plus donner ni refuser. Cela nourrit aussi l'industrie pharmaceutique et les EHPAD, très rentables.

Pensez à en parler dans VOS DIRECTIVES ANTICIPÉES :

Etre cobaye de la science, vous agrée ou vous révulse ? Chacun son choix.

Être donneur d'organes ou de tissus vous agrée ou pas ?

Où souhaitez-vous terminer votre vie ?

À l'hôpital, en EHPAD ou ailleurs, chez vous, chez un proche, dans une famille d'accueil ?

 

Quelques éléments de connaissance extraits de http://www.medix.free.fr/sim/societes-mort.php

 

DÉFINITION DE LA MORT BIOLOGIQUE , par la Médecine :

On est passé de la mort définie par l'arrêt respiratoire, arrêt cardiaque à la mort cérébrale,

à la faveur du développement des greffes d'organes.

On peut donc être mort et respirer, avoir le coeur qui bat, avoir l'air « vivant » encore…

Le problème est de savoir ce que la société peut s'autoriser à faire avec le corps.

LA GESTION DE LA MORT passe de plus en plus du domaine familial et communautaire vers un milieu spécialisé : LE MILIEU HOSPITALIER.

On vient de plus en plus mourir à l'hôpital, entouré de professionnels mal ou pas préparés à ce travail. C'est l'opposé des vœux majoritaires des personnes.

LES RITES FUNÉRAIRES (DONT LA TOILETTE DU MORT) SONT AUJOURD'HUI RÉALISÉS PAR DES PROFESSIONNELS POSE UN DOUBLE PROBLÈME : 1)  Les gens sont « protégés » du contact avec la mort, mais du coup ils la maîtrisent d'autant plus mal psychologiquement 2) Le fait d'être dépossédé des rituels de deuil rend celui-ci d'autant plus difficile à faire pour les proches

L'ACCOMPAGNEMENT DU DÉFUNT : C'est l'occasion de la manifestation des sentiments des vivants. Rassemblement des vivants autour du mourant et mort. Rendu difficile voire impossible par la mort à l'hôpital, où les horaires de visite sont limitées.

Dans les sociétés modernes, LES FONCTIONS SOCIALES FUNÉRAIRES SONT ASSUMÉS PAR DES PROFESSIONNELS DE LA MORT, PAR LES ENTREPRISES DE POMPES FUNÈBRES.

DRAMATISATION DE LA MORT : La mort est perçue comme une séparation entre l'être qui est détruit et l'âme qui persiste. Idée de vie éternelle. Notions d'enfer, de purgatoire, de paradis, de résurrection finale. REPRÉSENTÉE PRINCIPALEMENT PAR LES MONOTHÉISMES.

La mort dans les sociétés modernes : MÉDICALISATION, MARCHANDISATION: Cette médicalisation touche plusieurs aspects : La définition de la mort, la décision même de la mort, sa prise en charge technique et institutionnelle sont médicalisées.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 11:51

http://www.leparisien.fr/societe/fin-de-vie-jean-leonetti-appelle-le-prochain-president-a-faire-appliquer-la-loi-24-03-2017-6791022.php

 

A LIRE AUSSI : fin de vie : «Parlons-en», une campagne sur les directives anticipées

Ce que dit la loi :

Les majeurs peuvent rédiger des «directives anticipées», faisant part de leur volonté de refuser des traitements, mais aussi, à l'inverse, de leur volonté de les poursuivre, selon leur état de santé incurable ou pas.

Jean Leonetti est un catholique élevé par les jésuites. Il en reste quelque chose.

Sa conviction personnelle est de soulager les souffrances mais de refuser l'aide à mourir pour ceux qui la demandent, conformément aux lois de l’Église catholique qui interdit le suicide.

Bien qu'il ait déjà dit avoir aidé à mourir en toute conscience au cours de sa carrière de médecin, et pas forcément sur la demande de l'intéressé, pour faire cesser des souffrances épouvantables, hypocrisie jésuite qui cache la réalité et surtout veut conserver le pouvoir médical contre celui des citoyens.

Pour lui, seul le médecin doit avoir le pouvoir de décider.

 

POUR NOUS, SEUL L'INTÉRESSÉ A LE DROIT DE DÉCIDER DE SA VIE, DE DIRE ce qu'il veut ou pas du système de santé et L'ÉCRIRE SURTOUT :

CE SONT LES DIRECTIVES ANTICIPÉES) :

  • je veux souffrir ou ne pas souffrir dans ma fin de vie,

  • je veux une sédation partielle ou continue pour ne pas souffrir, dès lors que je suis incurable

  • je veux qu'on cesse tous les traitements et soins dès lors que mon état de santé me deviendrait insupportable :

    préciser vos limites, différentes pour chacun : l'acharnement médical n'est pas défini dans la loi, car seul vous pouvez dire quand les traitements donnés deviennent de l'acharnement pour vous même)

  • pour ceux qui ont cette conviction : je veux qu'on m'aide activement à mourir car ma philosophie de vie est celle-ci, même si la loi ne le permet pas encore.

Protéger quelqu'un contre son gré (de quoi ? de la mort qui arrive, lorsqu'on n'y peut rien ? ) est l'infantiliser, et le mépriser en tant que citoyen responsable de sa propre vie.

 

Je respecte sa conviction mais j'aimerai qu'il comprenne que :

Il serait bon que notre République et ses lois laïques, hors des églises de toute sorte, respectent aussi la mienne, et celle d'autres personnes :

philosophie stoïcienne pour laquelle la plus belle mort est la mort brutale, naturelle ou provoquée, au bout d'une vie bien remplie.

Notre République affiche « liberté, égalité, fraternité », elle a autorisé le suicide depuis la révolution, mais elle est loin de respecter ces valeurs dans ses lois, en particulier dans le système public de santé, pris en otage par des médecins privés et une industrie pharmaceutique qui ne pense qu'au profit.

Tout reste fait pour empêcher la mort volontaire et l'aide à mourir, sans considération de l'état de santé incurable ou non, sans considération des croyances de chacun.

Il faut évidemment distinguer une tentative de suicide (souvent ratée plus ou moins volontairement : appel au secours) liée à un événement (chagrin d'amour, deuil, perte de travail le plus souvent) pour laquelle d'ailleurs les gens ne demandent jamais d'aide, car leur geste est en général spontané, avec la volonté de mort volontaire en fin de vie, réfléchie depuis longtemps, pour une personne usée par la vie (avec ou sans maladies, handicaps)

Citations :

Jean Leonetti : C'est un débat éternel, comme l'humain.

. je continue à défendre l'idée que donner la mort à une personne, même à sa demande, constitue une franche rupture de fraternité et de solidarité. ………...

Des pays ont pourtant légalisé l'aide active à mourir :

Il existe deux grandes valeurs qui tournent dans ce monde.

Celle de la liberté de la personne qui dit : «C'est moi qui choisis» et

celle de fragilité, de vulnérabilité, qui appelle la solidarité et qui dit : «Nous te protégeons.»

Je vais le répéter :

lorsqu'on dort (sous sédation ou naturellement), on n'a ni faim ni soif.

La seule chose que j'ai à dire au prochain président est qu'il fasse appliquer la loi qui existe :

Que partout en France le droit à un accompagnement palliatif soit appliqué, qu'on ne vous abandonne pas, qu'on ne vous laisse pas souffrir et qu'on ne vous impose pas d'acharnement thérapeutique.

Si on respectait déjà ces principes essentiels, on ferait un immense progrès.

 

SEULE SOLUTION ACTUELLEMENT :

QUE CHAQUE CITOYEN MAJEUR

(responsable de lui même, et mortel comme tout être vivant)

  • ÉCRIVE ses convictions sur sa vie, sa mort, et SES DIRECTIVES ANTICIPÉES (volontés de subir des traitements ou de les refuser, selon son état de santé)

  • NOMME DANS LE MÊME TEMPS SA PERSONNE DE CONFIANCE,

au cas où, proche de la mort, il ne pourrai plus s'exprimer .

Papiers à diffuser autour de vous, pour vos proches, vos médecins :

PIÈCE LÉGALE DU DOSSIER MÉDICAL

Pensez que la mort peut arriver à tout moment, à tout âge…

 

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:44

un livre à lire pour tous les catholiques qui doutent

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:40

ATTAQUE EN REGLE CONTRE LE CNSPFV  des catholiques (intégristes? )

Présidente VERONIQUE FOURNIER

Qui démarre un cycle de conférences d'information auprès du public citoyen.

 

Genethique.org reprend les attaques de ces médecins catholiques qui ont peur pour leur propre philosophie de vie qu'ils veulent imposer aux autres (la vie à n'importe quel prix, moral et financier, aux frais de la sécurité sociale donc de tous) et surtout pour leur porte-monnaie ??? (la fin de la vie est d'un grand rapport financier via les EHPAD – meilleur placement d'argent actuellement - et autres structures privées de soins palliatifs où on prolonge les agonies)

 

Alors que la réponse est simple :

la plupart des citoyens ignore leurs droits dans le système de santé, personne ne leur en a jamais parlé !!!

sauf quelques associations qui ont l'air de prôner les suicides et font peur aux gens (le suicide ou mort volontaire est loin d'être admis communément)

les médecins (catholiques ou non) refusent d'en parler, par peur de la mort, peur de perdre des clients, peur de ne plus être suivis aveuglément dans leurs prescriptions, etc.

 

AAVIVRE … sa fin de vie, a fait le choix de se battre pour que les citoyens soient informés de leurs, droits et de leur liberté d'être, dans la vie et au seuil de la mort aussi.

Bien sûr nous sommes favorables à la liberté de choix de vie :

Souffrir pour mourir, ou pas, prolonger sa vie au maximum, quel que soit son état de santé, avec les machines à vivre connues, ou au contraire, à partir d'un certain état de santé que seul la personne concernée peut désigner, demander de l'aide pour mourir, vite ou lentement, pour ne pas souffrir.

Le suicide doit rester un droit pour tous, et l'aide à la mort volontaire, lorsqu'elle est demandée en fin de vie, n'a rien de scandaleux et il est humain d'y faire face et de la donner, prolonger la vie peut être une torture infligée au mourant.

La demande d'aide pour mourir en fin de vie n'a aucun rapport avec les suicides passionnels consécutifs à un événement particulier (déprime liée à un chagrin d'amour, un deuil mal vécu, la perte de travail, etc. où d'ailleurs les « suicidés » n'ont rien demandé à personne).

Elle est très rare, même dans les pays qui l'ont autorisé (moins de 2 % des mourants demandent une mort rapide type injection mortelle)

 

la Fontaine le disait : « plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes »

 

mais à l'époque les possibilités de prolongation de vie artificiellement avec des machines spéciales n'existaient pas !!!

et le catholicisme obligatoire interdisait le suicide par idéologie.

 

Libres de vivre avec le système de santé, en le suivant d'un œil critique et non pas aveuglément.

 

Avoir confiance en un médecin, souvent inconnu et qui ne nous écoute pas ? Pas nécessairement.

Suivre les prescriptions d'un médecin, le plus souvent inconnu si on arrive en fin de vie aux urgences, pourquoi pas si on peut le faire en toute sérénité, après des explications comprises convenables et le rapport bénéfices/risques connu ?

 

Les médecins ne sont pas des dieux, ils se trompent comme tout le monde, et chez nous ils suivent trop souvent les consignes d'une industrie pharmaceutique , qui les forme, plus soucieuse de ses bénéfices que du bien-être des personnes, au vu des scandales qui se succèdent.

La science médicale n'est pas une science exacte, c'est une science humaine qui hésite, tâtonne, à juste titre, et n'a pas de certitudes.

 

Le malade se connaît mieux lui même que tout médecin, et il a le droit d'avoir une éthique différente de celle du médecin dans le service duquel il a échoué la plupart du temps, sans pouvoir choisir.

Nous devons être libres de préférer vivre mal grâce à une science qui prolonge artificiellement les vies, dément, grabataire, comateux, de longs jours ou mois, années, avant sa mort,

ou de préférer la mort à une situation de fin de vie trop difficile pour eux mêmes.

 

C'est au patient de décider de sa vie, pas aux médecins.

 

http://www.genethique.org/fr/pourquoi-une-campagne-pour-mettre-en-avant-un-droit-la-fin-de-vie-67269.html

A l’occasion de la Campagne d’information lancée par le gouvernement, Bertrand Galichon, président du Centre catholique des médecins français (CCMF) s’interroge :

« Pourquoi les malades ne se saisissent-ils pas de ces ‘nouveaux droits’ qui leur sont donnés ? ». Pourquoi le bénéficiaire de cette loi « refuse-t-il de façon implicite de l’aborder de façon ‘moderne et rationnelle ‘, ne serait-ce qu’en désignant une personne de confiance et en écrivant ses directives ?

Ne faut-il pas aussi interroger cette contradiction apparente entre son intérêt pour la question et son ‘immobilisme’ » ?  

Face à la fin de la vie, « n’est-ce pas la part la plus essentielle de notre être qui est concernée ?

En changeant son regard sur la mort, l’homme voit sa vie différemment.

La fin de vie ne peut se réduire à une affaire de ‘droits à’ ».

Aussi, il regrette :

« Mettre l’autonomie comme principe éthique premier permet à une campagne d’information bien conduite sur la loi Claeys de considérer l’inéluctabilité de l’euthanasie ».

 

CE QUI EST FAUX,

la loi nouvelle permet aux médecins de refuser de suivre les directives anticipées d'un mourant, parce qu'ils les trouvent inadaptées !!! (à quoi ? À qui ? )

elle leur permet en urgence de réanimer puis de lire ensuite que le malde refusait toute réanimation !!!

 

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 16:24

http://www.la-croix.com/Debats/Chroniques/Fin-aller-plus-vite-musique-2017-03-21-1200833522

le 21/03/2017 à 10h19

Bertrand Galichon, président du Centre catholique des médecins français (CCMF),

urgences de l’hôpital Lariboisière

JE SUIS RÉVOLTÉE PAR CET ARTICLE,

MONTRANT BIEN L'OPPOSITION DES MÉDECINS CATHOLIQUES, EN PARTIE DU MOINS, À LA LIBERTÉ DE CHOIX DE VIE DE LEURS PATIENTS.

Et pourtant, DES MÉDECINS CATHOLIQUES SONT FAVORABLES AU RESPECT des idées sur la vie, la mort, de leurs patients, même si elles sont différentes des leurs.

(lire le livre : un médecin catholique...)

Ma critique de cet article très marqué par le mépris catholique pour le « bon peuple »… en bleu, ces médecins catholiques qui veulent imposer leurs convictions philosophiques aux autres, contre lesquels M Leonetti puis M Clayes avec lui a essayé de poser des droits pour les malades.

Extraits avec mes commentaires :

…………...

Pourquoi le gouvernement lance-t-il cette campagne « d’information » ?

Il s'agit simplement d'informer les citoyens de leurs droits dans le système de santé : directives anticipées (nos volontés pour notre fin de vie) et personne de confiance qui vont de pair, puisqu'on constate que jusque là, rien n'a été fait pour faire connaître ce dispositif.

……………...

La conclusion de l'article:

« Les personnes de confiance commencent timidement à être nommées.

Directives anticipées et demandes de sédation ne sont pas retrouvées dans les dossiers des patients… Cela a bien une signification… »

Oui, justement,

  • que les patients ne connaissent pas leurs droits,

  • qu'ils n'ont pas réfléchi à écrire ce qu'ils veulent pour leur fin de vie et surtout ce dont ils ne veulent pas, et

  • que des médecins comme ceux là ne les encouragent pas du tout à le faire, voulant garder le pouvoir sur la vie des autres…

Où commence pour eux l'acharnement médical ? Car c'est de cela qu'il s'agit, l'obstination déraisonnable de la loi n'est pas définie, à juste titre, car ce qui est raisonnable pour l'un est déraisonnable pour l'autre, en ce qui concerne un reste de vie.

C'EST DONC AU PATIENT DE DIRE CE QUI, POUR LUI, EST RAISONNABLE OU PAS.

Continuer des traitements jusqu'à quel état de santé irréversible ?

La vraie question est : pourquoi les malades ne se saisissent-ils pas de ces « nouveaux droits » qui leur sont donnés ?

Le but poursuivi est de créer les conditions pour une loi explicitement favorable à l’euthanasie.

Non. Une loi « favorable à l'euthanasie » est une façon de parler qui condamne par avance la liberté de choix de la personne sur sa vie : le mot « favorable » est mal choisi, délibérément sans aucun doute...

Il ne s'agit pas de « favoriser » mais de PERMETTRE que des médecins puissent soulager des patients de leur souffrance de la fin de vie, comme chaque patient le souhaite.

Les aider à mourir, lentement ou vite, avec ou sans souffrances, selon leur propre éthique.

Le but est d'ÉDUQUER LES CITOYENS à faire valoir leurs droits, et à ne plus se laisser gouverner par des médecins plus soucieux de la vie à n'importe quel prix et de leurs gains trop souvent, que du bien-être de leur « mourant ».

Ne plus laisser les gens SUBIR la décision médicale, fusse-t-elle avec une équipe médicale et un 2ème médecin,

DÉCISION QUI EST TOUT SAUF « COLLÉGIALE »,

SI ON COMPREND LE SENS JURIDIQUE DE CE TERME :

un collège est un groupe indépendant en nombre impair de personnes désignées de différentes façons, sur toute la France de la même façon, qui prend ses décisions par vote à 50 % plus 1 voix (comme les jurés d'assise, et pas par consensus unanime!!!)

En cas d'égalité de voix, c'est le président qui décide : Président qui, pour la fin de la vie, devrait être non pas le médecin mais le « mourant », car c'est de SA VIE qu'il s'agit.

Qui devrait faire partie de ce collège ?

  • Les soignants concernés (mais l'équipe médicale n'est pas indépendante de son chef de service ) certes,

  • mais aussi et d'abord l'intéressé ou sa personne de confiance qui devrait être mandaté pour le remplacer s'il ne peut plus s'exprimer,

  • et il faudrait des personnes neutres (type « jurés », tirés au sort ? ) non soignantes extérieures à l'hôpital qui accueille le malade ?

LA NOTION DE DÉCISION COLLÉGIALE EST À REVOIR TOTALEMENT.

La loi devrait modifier le dit collège actuel, qui n'en est pas un en réalité.

…………….

Nous sommes passés d’un soin souvent perçu comme non ajusté au patient (acharnement ou abandon) avec l’arrière-pensée d’une douleur rédemptrice, à la volonté de proximité avec le souffrant et la recherche de la dignité du soin. Ainsi, la loi Claeys ne peut pas s’affranchir de la lente maturation des esprits. Ce ne sont pas les nouveaux droits et des opérations de « com’» qui vont rapidement changer la donne. (n'est-ce pas insultant pour les médecins qui se chargent d'informer la population de ses droits ? )

…………………..

Pourquoi le bon peuple conscient de sa finitude, inquiet des modalités de sa fin inéluctable, refuse-t-il de façon implicite de l’aborder de façon « moderne et rationnelle », ne serait-ce qu’en désignant une personne de confiance et en écrivant ses directives ?

Les gens NE REFUSENT PAS d'aborder le sujet de leur fin de vie, dès lors qu'on leur explique le pourquoi et le comment, mais ILS N'ONT PAS L'HABITUDE de s'exprimer quant à la fin de leur vie :

ILS ONT SOUVENT PEUR DES MÉDECINS, et encore l'habitude de s'incliner devant la toute puissance médicale :

ceux qui y renâclent se font « mal voir », donc mal soigner, on les laisse souffrir pour les « punir », çà se dit couramment dans le public et je l'ai malheureusement vérifié plusieurs fois.

Ne faut-il pas aussi interroger cette contradiction apparente entre son intérêt pour la question et son « immobilisme » ? Avons-nous pris toute la dimension de cette ambivalence qui cherche un ultime espace de liberté repoussant les protocoles « ceinture et bretelles » ? j'ignore de quoi il s'agit…

N’est-ce pas la part la plus essentielle de notre être qui est concernée ? En changeant son regard sur la mort, l’homme voit sa vie différemment. La fin de vie ne peut se réduire à une affaire de « droits à ». Elle est fondamentalement habitée par le désir d’un abandon apaisé.

De lourdes questions restent en suspens.

La sédation profonde et terminale ne permet-elle pas de masquer « l’intention euthanasique » pour certains soignants ?

TOUJOURS LE SOUPÇON catholique ... comme si un médecin pouvait vouloir « tuer » un patient… cela ne peut être que condamné, cela l'est toujours dans les pays qui ont donné aux patients la liberté de choix de leur vie et la possibilité d'être aidé dans sa mort volontaire.

L'euthanasie ( la mort volontaire, accompagnée, aidée) n'est pas affaire de décision médicale,

CE DOIT ÊTRE LA SEULE DÉCISION DU MOURANT, en fonction de sa propre éthique ou philosophie de vie , qu'il a pu exprimer depuis longtemps dans ses directives anticipées, et répéter au cours de ses années de vie.

Les directives anticipées : comment mettre des mots, et lesquels, pour devoir maîtriser un imprévisible indicible ? Que dirons-nous vraiment au pied du mur ?

Toujours cette idée saugrenue que notre philosophie de vie pourrait changer brutalement, près de la mort.

Non, un être humain adulte responsable qui a longuement réfléchi à sa mort, ne change pas d'éthique brutalement, et les directives ne sont destinées qu'à permettre l'expression de quelqu'un qui ne peut plus s'exprimer, définitivement !

Remet-on un testament en cause, parce que le mort a passé une partie de sa fin de vie incapable de s'exprimer ? Non.

L'expression de toute personne est toujours prioritaire sur ses écrits précédents.

Mettre l’autonomie comme principe éthique premier permet à une campagne d’information bien conduite sur la loi Claeys de considérer l’inéluctabilité de l’euthanasie.

……………….

La confiance réciproque ne doit-t-elle pas être la pointe ultime du soin ou l’essentiel épuré du soin ultime ?

Serait-ce idéal ? Je ne sais pas, on revient à l'idée patriarcale de la médecine.

Actuellement comment avoir confiance en des médecins qui ne vous écoutent pas, qui veulent vous imposer leurs choix, qui ne nous connaissent pas la plupart du temps lorsque nous arrivons en urgence à l'hôpital, loin de chez nous, et qui sont des acteurs de la gabegie de l'industrie pharmaceutique, qui ne nous respectent pas ?

Certes, tous les médecins ne sont pas ainsi, mais il y a trop d'influence de l'industrie dans notre système de santé.

N’est-ce pas à cette paix-là que la sagesse du bon peuple aspire ?

Ainsi, il aurait été plus ajusté de parler de devoirs, comme une exigence, de mettre notre dignité au service de celle du patient. Le reste en découlerait humainement.

Les familles à l’hôpital ne nous demandent pas autre chose.

Il ne s'agit pas des « familles » ! IL S'AGIT DU MOURANT, pas des autres personnes.

Et comment définit-on « la famille », mot passe-partout qui n'a pas de sens précis ?

Famille réduite, élargie, recomposée… ?

Si les proches sont au courant des directives anticipées de leurs membres, si celles ci sont écrites et connues depuis longtemps, il n'y a pas de réclamation en général :

LES PROCHES N'ONT QU'UN DROIT : LES FAIRE RESPECTER, QUELLES QU'ELLES SOIENT , comme on doit respecter un testament après la mort.

MAIS CHACUN A LE DEVOIR DE FAIRE CONNAÎTRE SES IDÉES SUR SA VIE, SA MORT, ET DE LES ÉCRIRE COMME PIÈCE ESSENTIELLE DU DOSSIER MÉDICAL.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 09:25

l'admd publie régulièrement des sondages de ce type (favorables au droit à l'euthanasie, mort volontaire aidée) ,

mais quelles ont été les questions?

on sait bien qu'on peut tout faire dire aux sondages.

mon expérience est contraire:

(6 ans déléguée admd, puis devant la gestion douteuse et les pratiques dictatoriales des chefs admd, création de AAVIVRE ..; sa fin de vie)

la plupart des français sont opposés à l'idée de mort volontaire (suicide),
la plupart des français ne veulent pas penser à leur mort et refusent de penser à écrire des directives anticipées autres que cocher parfois un formulaire tout prêt, ce qui n'a pas de sens!

le travail à faire (et que l'admd a refusé de faire jusque là)

est un grand débat permanent pour rappeler aux gens que nous sommes tous mortels, à tout âge, que la mort est un phénomène naturel et qu'il faut s'y préparer, dès que nous sommes responsables de nous même: dès 18 ans.


Le problème est que notre médecine prolonge la vie des gens sans s'occuper de la qualité de la vie ainsi donnée, on prolonge à toutes forces aussi bien le vieillard que le dément, le jeune comateux à vie, de façon déraisonnable et déraisonnée.

si on veut éviter une prolongation de vie absurde par des médecins fanatiques et patriarches qui veulent nous imposer  la vie à n'importe quel prix, humain et financier (nous payons tous!),

une seule solution: écrire nos volontés en deux parties:
1) notre philosophie de vie: notre vie nous appartient, on est favorable à la mort volontaire, ou au contraire, on remet notre vie dans les mains des médecins , de notre famille (attention à la charge qu'on leur fera subir) ou d'un dieu quelconque
2) les traitements acceptés ou refusés dès lors que la mort se présente et que nous sommes incurables : nourrir et hydrater un mourant ou un comateux à vie qui ne demande rien, l'oxygéner revient seulement à prolonger son agonie, pourquoi? était-ce son choix? ou non?

il est bon de le savoir pour pouvoir le respecter.

la loi actuelle demande aux médecins de suivre nos directives.

certes il y a un bémol: un SAUF  qui peut tout annuler: le médecin décide seul (avec son équipe) en cas d'urgence, et s'il juge nos directives inadéquates (seul juge!!!)

ce bémol sera à annuler par la suite, dans une nouvelle loi si on veut que chaque citoyen soit seul responsable de sa vie.
l'industrie pharmaceutique s'y oppose, l'industrie des EHPAD s'y oppose et beaucoup de médecins... les religions aussi... trop d'argent en jeu pour ces industries capitalistes libérales

quel travail en perspective, mais il faudra le faire:

seuls les citoyens le peuvent en écrivant leurs directives anticipées! .

Véronique Fournier (présidente du nouveau Centre national de la fin de vie)

démarre un programme pour inciter les français à écrire leurs directives anticipés, avec les soins palliatifs,

mieux vaut tard que jamais (la loi permettant les directives anticipées date de 2005!!!) :

informer les citoyens de leurs droits, les inciter à s'en servir,

1er pas indispensable et sérieux.

quand les médecins recevront très régulièrement des directives, ils prendront les patients au sérieux, pas avant.

prochain débat à Poitiers le 28 mars 2017

 

 

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 08:05

http://www.ufal.org/elections/laicite-elections/elections-2017-lufal-interpelle-les-candidat-e-s-sur-la-laicite/

suite au commentaire de

Wanda Diébolt, Inspectrice générale honoraire de l’équipement
Bruno Bertrand, Magistrat
Jean Petrilli, Avocat
Francois Braize, Inspecteur général honoraire des affaires culturelles

 

Très bien, SAUF que j'ai du retirer de votre texte l'accent mis sur l'islam intégriste ou radical car n'oubliez pas les autres intégrismes radicaux que ceux de l'islam, les catholiques et protestants radicaux qui prônent la haine de l'Autre tout en se réclamant du droit à la vie y compris pour les foetus, et les agonisants pour vouloir interdire l'IVG et toute idée d'aide à mourir, ne serait-ce que la sédation continue avant la mort pour éviter les souffrances, les juifs radicaux qui vont dans le même sens:

Asservir la femme dans un rôle de « esclave du mâle » , procréatrice seulement, lui prendre ses enfants dès le sevrage pour les éduquer dans ces cultes, mépriser voire tuer la femme qui n'a pas d'enfants, que ce soit son choix ou la nature (répudiation obligatoire de toute femme stérile), mais tout de même asservir encore des femmes pour satisfaire les soi-disant besoins sexuels incommensurables des mâles c'est-à dire pour la prostitution.

Aucune des grandes religions actuelles ( à ma connaissance) n'établit à l'heure actuelle l'égalite des droits mâle-femelle dans l'espèce humaine.

Il faut donc lutter contre toutes ces religions qui interdisent aux femmes la liberté de l'usage de leur corps, qui leur imposent le mariage à vie, qui autorisent les mâles à les asservir pour leurs besoins sexuels et d'enfants.

Cela n'interdit pas les croyances personnelles de chacun, mais interdit tout prosélytisme religieux, dont l'islam radical n'est pas le seul usager.

Ma boîte à mails croule sous une avalanche de textes d'intégrismes catholiques, protestants, pour

  • interdire l'avortement, et la contraception

  • interdire toute idée d'aide à mourir : il faut souffrir pour aller au paradis !,

  • interdire le soulagement des souffrances et prôner l'acharnement médical

  • interdire les relations sexuelles hors mariage,

mais qui dans le même temps veulent rouvrir les maisons de passe … pour qui ?

Les célibataires hommes seulement ?

Et apparemment personne n'interdit ce prosélytisme de masse…

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 09:05

http://www.genethique.org/fr/euthanasie-aucun-benefice-ne-peut-compenser-le-tort-fait-aux-personnes-vulnerables-67189.html

 

Encore un plaidoyer contre la mort volontaire par des personnes bien-pensantes, imbues de leur pouvoir. Il est vrai que notre « mourir » rapporte tellement d'argent à certains...Le seul tort qu'on peur faire aux personnes est d'aller contre leur volonté.

Qui sont les personnes « fragiles », l'ont-elles toujours été ?

Qui décide de leur « fragilité » ?

Ont-elles écrit leurs volontés avant de devenir « fragiles » ?

Des médecins continuent de vouloir infantiliser les personnes handicapées par diverses maladies et souffrances dues à des causes différentes, et quel que soit leur âge.

Et pourtant, de nombreuses personnes, certes affaiblies par la maladie, les suites d'accident ou l'âge sont encore tout à fait conscientes de leur volonté quant à leur choix de vie et de mort.

Contrairement à ce qui se dit souvent, notre philosophie de vie, bien étable à partir d'un certain âge, change rarement.

Je l'ai vécu de nombreuses fois et je n'ai pas vu changer d'avis ceux qui avaient réfléchi à leur « mourir » bien avant que cela n'arrive.

Un médecin disait mardi soir à Bordeaux le vœu principal écrit dans ses directives :

« qu'on me considère comme un être humain responsable jusqu'au bout de ma vie ! »

LE SEUL MOYEN DE SE DÉFENDRE AVANT D'ÊTRE FRAGILISÉ :

anticipez et écrivez vos directives anticipées, faites les connaître à vos proches et à vos médecins.

DONC RÉFLÉCHISSEZ ! Qu'attendez-vous du système public médical?

Qu'il prolonge votre vie quel que soit votre état de santé ?

Qu'il prolonge certes un peu, mais pas au-delà d'un certain état de santé, ce qui vous semblerait alors déraisonnable (donc interdit par la loi) ?

Qu'il vous laisse souffrir ou pas ?

Qu'il vous fasse mourir à l'hôpital, en général la nuit, seul, ou qu'il vous laisse rentrer chez vous (ou dans une maison de votre choix) pour mourir dans un meilleur environnement ?

ÉCRIVEZ VOS DIRECTIVES ANTICIPÉES (AVEC PERSONNE DE CONFIANCE) BIEN AVANT QUE LA MORT NE SE PROFILE À L'HORIZON.

Seuls ceux qui n'y ont pas pensé et restent hésitants sont plus facilement influençables, quoique… dès qu'ils y réfléchissent, en général ils savent ce qu'ils ne veulent pas subir, donc ce qu'ils acceptent et refusent d'une médecine devenue trop technocrate. Les proches souhaitent une mort plus rapide lorsqu'ils voient leur proche souffrir « pour rien », lorsqu'on sait que la mort tient à quelques jours de plus ou de moins, voire quelques semaines.

La peur d'un désir de mort lié à de l'argent (héritage, assurance vie) est toujours évoquée, et pourtant, un héritage peut durer 10 ans avant d'être réalisé, ce qui n'incite pas à vouloir raccourcir la vie de quelques semaines seulement pour l'argent !

Pourtant c'est très rare.

Regarder un être que l'on aime souffrir et mourir à petit feu est une souffrance terrible pour les proches. On préfère souvent que la mort vienne plus vite, c'est la mort délivrance.

Elle délivre de toutes ces souffrances, celle du mourant, et celles de ses proches.

Ce que les médecins déplorent encore trop fréquemment et que j'ai vécu dans ma famille, ce sont ces épouses au foyer ou des concubins/concubines qui désirent la prolongation de la vie de leur pourvoyeur de fonds, même grabataire et dément, même souffrant, pour pouvoir encore un peu bénéficier de ses revenus et pouvoir rester chez elles.

A la mort du mari ou concubin (rarement concubine) « porte-feuille » ou « banquier » selon ce que j'ai entendu, elles perdent la moitié de leur revenu, ce qui les oblige parfois à quitter leur logement qu'elles ne peuvent plus assumer.

L'hôpital est gratuit et elles économisent au maximum pendant ce temps pour survivre parfois, nul ne peut leur reprocher humainement, mais…

Est-ce à la collectivité à pourvoir à l'incompétence de ces maris ou concubins qui n'ont pas pensé à mettre leur épouse ou compagne à l'abri du besoin ?

D'autres personnes sont dans le même cas : un enfant adulte au chômage longue durée qui vit avec le parent et qui peut perdre à la fois revenu et logement en cas de décès, s'il y a des frères et sœurs pas forcément prêts à le laisser profiter de la manne.

 

 

 

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 20:04

Jacqueline SALENSON, Felletin 23500

AAVIVRE … sa fin de vie ; www.aavivre.fr

pour des fins de vie meilleures pour tous, dans le respect de leur choix.

aavivre23@yahoo.com ; 06 60 95 11 31

www.jacquelinesalenson.com

 

7 mars 2017, 18h/20h ; Bordeaux. Station Ausone (lieu culturel de la librairie Mollat)

JE SUIS INVITÉE À PARTICIPER AU PREMIER DÉBAT LANCÉ PAR LE CNSPFV

(centre national des soins palliatifs et de la fin de vie) pour « parler de la fin de vie » et

INVITER LES CITOYENS À

ÉCRIRE LEURS DIRECTIVES ANTICIPÉES

ET NOMINATION DE LEUR PERSONNE DE CONFIANCE

Je remercie les organisateurs de leur invitation et tous de leur accueil.

http://www.parlons-fin-de-vie.fr/fin-vie-et-si-parlait

prochaine conférence :28 mars Poitiers (espace mendès france)

ma position et celle de mon association « AAVIVRE… sa fin de vie » :

POURQUOI ÉCRIRE VOS DIRECTIVES ANTICIPÉES ?

Après une longue période de médecine patriarcale qui décidait à notre place, les lois ont donné la parole aux « patients », et la liberté pour eux de donner leur point de vue.

Depuis les années 1980, la médecine moderne possède des « machines à vivre » très sophistiquées, qui empêchent la mort de se réaliser, même si la mort cérébrale est déjà là par ailleurs, on peut faire survivre un corps pendant 10 à 20 ans avec ces machines. Elle a gardé l'habitude d'imposer la survie, « merveille de la science », sans se préoccuper de l'avis de l'intéressé, des conséquences sur la qualité de la vie restante. Les usagers déplorent trop souvent un manque d'explications claires quant au rapport bénéfices risques des traitements proposés, un manque de sincérité quant à l'efficacité des traitements poursuivis.

Les lois successives depuis 1999 (Kouchner, puis Leonetti et Leonetti bis) ont mis l'accent sur le fait de la liberté de l'usager quant à ses choix de vie, jusqu'au moment de la mort, et sur le fait que

LA QUALITÉ DE LA VIE EST PLUS IMPORTANTE QUE SA DURÉE

TOUT CITOYEN DOIT CONNAÎTRE SES DROITS POUR POUVOIR LES UTILISER.

UN DROIT ET UNE LIBERTÉ CONQUISES DOIVENT ÊTRE UTILISÉS !

(même si nous n'avons pas encore conquis la liberté totale de notre sort dans le système de santé actuelle, s'il faut encore se battre pour aller de l'avant)

1) LES DIRECTIVES NOUS PROTÈGENT ET PROTÈGENT NOS PROCHES :

Prévoir sa fin de vie veut dire réaliser que nous sommes mortels et permet de mieux profiter de chaque jour de vie, nul ne sait ce que sera demain…

Prévoir l'avant comme l'après la mort, quant à nos idées, la gestion de notre santé, et aussi quant aux contingences matérielles, peut éviter à nos proches bien des soucis en cas d'accident, de maladie brutale, ou de mort brutale. On peut ainsi les protéger au-delà de notre mort.

Il faut parler autour de moi de mes volontés pour ma vie, jusqu'à sa fin, quant à une obstination médicale que JE considérerai comme déraisonnable à partir de … (à chacun de dire ce qu'il ressent) , expliquer pourquoi, demander le respect de mes volontés.

Surtout ne demandez pas aux autres de partager votre point de vue. Chacun est différent.

2) LES DIRECTIVES PROTÈGENT NOS MÉDECINS :

Vos directives sont un outil qui va aider le médecin à prendre les bonnes décisions par rapport à votre propre éthique. Cela va l'aider à discuter avec les proches, avec son équipe. Nos médecins ont peur à juste titre d'éventuels procès lorsque les familles sont divisées et que l'intéressé n'a rien écrit de ses volontés.

Nous demandons aux médecins le respect de notre propre philosophie de vie, de notre propre éthique, de nos volontés quant à notre santé et sa prise en charge relative au cas où nous ne pourrions plus nous exprimer. Encore faut-il qu'ils puissent les connaître.

Rien ne peut leur arriver de dommageable s'ils respectent nos volontés comme la loi le leur permet.

3) QUE METTRE DANS VOS DIRECTIVES ? Nous sommes tous différents.

Deux parties sont nécessaires :

1) votre philosophie de vie, vos convictions, vos croyances, qui vont déterminer vos choix par la suite.

2) selon vos idées, selon votre état de santé actuel, écrire les traitements médicaux, les « machines à vivre » que vous refuserez (ou demanderez) dès lors que vous serez dans un état de santé qui annonce votre mort prochaine, que vous serez incurable, et que cela vous fera nécessairement souffrir moralement sinon physiquement.

A vous de préciser l'état de santé qui serait la limite intolérable pour vous-même, qui définirait l'obstination déraisonnable pour vous-même (ce qui paraît déraisonnable pour l'un peut paraître raisonnable à un autre).

 

« AAVIVRE … sa fin de vie » vous propose des éléments de réflexion

et son aide éventuelle pour rédiger vos directives

et choisir votre personne de confiance.

www.aavivre.fr

 

DANS LA SALLE

(en bleu, mes remarques postérieurement à la soirée, trop courte pour pouvoir développer)

Mme Fournier présente le débat : il s'agit de faire s'exprimer le plus possible de personnes sur l'idée qu'ils se font des directives, les ont-ils écrites ? Les écriront-ils ? Sinon pourquoi ?

Mourir dans son lit ou à l'hôpital ? Là ou ailleurs. Déjà très important.

Elle rappelle qu'elle est médecin. Pour elle, les directives anticipées doivent être encouragées.

Denis Mollat rappelle qu'avant d'être libraire, il était médecin. Il est favorable aux directives anticipées.

Nous le remercions d'avoir prêté sa salle à ce débat.

Didier Nordon, mathématicien et philosophe, explique ses difficultés à anticiper ce qu'il voudrait dans un cas dramatique où, incurable, il ne pourrait plus s'exprimer. Il a peur de la mort, comme beaucoup pense-t-il, et peine à l'imaginer. Il a tout de même écrit des directives en suivant un modèle. Il pense que c'est un domaine où il lui paraît compliqué de légiférer.

Je suis invitée à exposer mes idées : directives et personne de confiance indispensables pour s'emparer d'un droit et d'une liberté enfin donnée aux usagers du système de santé, pour protéger : nous-mêmes, nos proches, nos médecins. Je n'ai pas peur de la mort, mais je tiens à exprimer mes idées sur MA vie, mes directives sont faites pour çà. Il est essentiel que mes médecins et ma famille les connaissent.

Puis la parole est donnée à la salle : la salle est pleine, divers intervenants : nombreux soignants et médecins en soins palliatifs, quelques membres de l'admd, des personnes intéressées.

Je retiens quelques unes des interventions:

1) la personne qui est contre ce dispositif qui, pour elle, met en cause la confiance donnée aux médecins et soignants : Elle pense que sa famille est unie, proche, et ils font confiance totale aux médecins.

remarque : vous pouvez écrire dans vos directives : je fais totale confiance à ma famille et à mes médecins pour décider au mieux de ma vie … mais … rejeter ainsi la responsabilité de votre vie sur d'autres personnes, n'est-ce pas « gênant », lourd, pour eux ?

oui, évidemment, pas de confiance absolue dans une médecine qui saurait tout mieux que tout autre :

les médecins et soignants sont des humains comme les autres, la science médicale n'est pas une science exacte, nos médecins sont heureusement sujets à hésitations, questionnements sur la suite à donner lorsqu'ils constatent leur inefficacité à soulager les souffrances et/ou à prolonger une vie dont la qualité sera acceptable pour la personne. Même si le médecin travaille en équipe, cela ne résout pas tous les problèmes.

Quel papier, mieux que mes directives, peut aider les médecins à aller dans le sens de ce qui, pour moi, est acceptable ? Je n'en vois pas.

2) plusieurs interventions de médecins vont dans ce sens :

les directives et la personne de confiance sont une aide précieuse pour eux, elles permettent un meilleur dialogue avec les proches.

3) ceux qui ne savent pas quoi y mettre :

Ils n'ont pas encore réfléchi, ils ont peur de la mort, peur de souffrir, mais ne voient pas comment établir leurs volontés quant au système de santé qui pourrait les accompagner.

Anticiper une éventuelle souffrance de vie prolongée de façon déraisonnable, penser qu'ils ne pourraient plus s'expliquer, leur paraît compliqué. Imaginer ce qu'ils voudraient alors est difficile.

C'est pour cela que ce débat a lieu, que des associations sont là pour vous aider à réfléchir, à écrire, à modifier vos écrits (le premier jet sera à améliorer sans doute), et que médecins et soignants sont conviés à participer à ce dialogue.

3) Michèle Delaunay :

Elle parle de l'euthanasie et du suicide pour elle inacceptables dans la loi. Les médecins devraient-ils cesser d'essayer de sauver un suicidé ? Car il a montré sa volonté de mourir…

  • Sauf qu'elle ne distingue pas les cas de suicide-éclair (décidé sur un coup de tête, ou suite à une dépression passagère) et les cas de mort volontaire parce qu'on sait la mort proche et que notre état incurable nous fait souffrir.

  • Sauf que le mot »euthanasie » recouvre des choses différentes, elle parle d'ailleurs d'euthanasie passive ou active, mots au sens tellement controversé qu'on préfère ne plus les utiliser.

3) question sur le vocabulaire : mourir « dans la dignité » ?

Bonne question car la dignité de l'un n'est pas celle de l'autre. Pas de dignité universelle.

Respecter la dignité de l'autre, c'est respecter ses idées sur sa propre vie.

4) soins palliatifs de qualité : quelqu'un rappelle qu'ils sont loin d'être accessibles à tous.

Ces soins devraient être pouvoir donnés par le médecin traitant à domicile, sans passer par les lourdeurs des protocoles de l'hospitalisation à domicile.

5) C. Michel (admd) réclame une prolongation de la loi actuelle pour que nos directives soient absolument suivies, y compris en cas de demande d'euthanasie ou de suicide assisté.

« AAVIVRE … sa fin de vie » œuvre aussi pour que les lois permettent aux médecins de suivre nos directives même si elles leur paraissent déraisonnables (demande d'aide à mourir dans le cas où la qualité de vie à laquelle nous tenons absolument ferait défaut, de façon définitive), mais les mots « suicide » et « euthanasie » nous paraissent trop controversés, interprétés différemment selon les uns ou les autres, pour être efficaces.

D'autre part, nous pensons que la juridiction ne saurait évoluer alors que, depuis 2005, et la loi qui les a inscrites, moins de 5 % de la population a utilisé le dispositif des directives anticipées.

LA PRIORITÉ EST DE FAIRE QUE LA MAJORITÉ DES CITOYENS LES AIENT ÉCRITES, DE 18 ANS À PLUS DE 100 ANS.

C'est une pièce essentielle du dossier médical, beaucoup plus facile à écrire lorsqu'on est encore en relative bonne santé.

Elle est valable indéfiniment, sauf parole contraire (votre parole de ce jour est prioritaire sur vos écrits antérieurs), ou modification datée, mais nous vous conseillons de la revoir régulièrement au cours de votre vie.

Selon notre âge, nos responsabilités, notre état de santé, elles peuvent naturellement varier.

le texte en pdf

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  • : lois et santé, fin de vie, mort: pour que les lois permettent enfin aux médecins de respecter les volontés des "patients" dont les demandes d'aide à mourir (euthanasie volontaire) dans certaines conditions, quand l'intéressé estime que sa vie n'est plus digne d'être vécue (agonie, lourd handicap lié ou non à une maladie, incurabilité et souffrances)
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